Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- ״כׇּל מָקוֹם״ דְּסֵיפָא – לְאֵתוֹיֵי גֵּר שֶׁנָּשָׂא מַמְזֶרֶת. אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ רַבִּי יוֹסֵי הִיא, ״כׇּל מָקוֹם״ דְּרֵישָׁא – כְּדַאֲמַרַן, ״אֵיזוֹ זוֹ״ – כְּדַאֲמַרַן, אֶלָּא ״כׇּל מָקוֹם״ דְּסֵיפָא לְאֵתוֹיֵי מַאי?« tout cas » de la dernière partie sert à inclure le converti qui a épousé une mamzérèt (femme née d'une union interdite). Mais si tu dis que c'est l'avis de Rabbi Yossé, « tout cas » de la première partie est comme nous l'avons dit (il inclut l'Israélite qui a épousé une 'halala, femme disqualifiée pour la prêtrise) ; « et quel est-il ? » est comme nous l'avons dit (il exclut les enseignements de Ravin ou de Rav Dimi) ; mais « tout cas » de la dernière partie, que vient-il inclure ?
- וּלְטַעְמָיךְ, לְרַבִּי יְהוּדָה ״אֵיזוֹ זוֹ״ דְּסֵיפָא לְמָה לִי? אֶלָּא: אַיְּידֵי דִּתְנָא רֵישָׁא ״אֵיזוֹ זוֹ״, תְּנָא סֵיפָא ״אֵיזוֹ זוֹ״. הָכִי נָמֵי אַיְּידֵי דִּתְנָא רֵישָׁא ״כׇּל מָקוֹם״, תְּנָא נָמֵי סֵיפָא ״כׇּל מָקוֹם״.Et selon ton raisonnement, selon Rabbi Yehouda aussi, pourquoi ai-je besoin de « et quel est-il ? » de la dernière partie ? Mais tu dois dire : puisque la Michna a enseigné « et quel est-il ? » dans la première partie, elle a enseigné « et quel est-il ? » dans la dernière partie, par symétrie de style. De même ici, puisqu'elle a enseigné « tout cas » dans la première partie, elle a enseigné aussi « tout cas » dans la dernière partie.
- גּוּפָא: כִּי אֲתָא רָבִין, אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: בָּאוּמּוֹת – הַלֵּךְ אַחַר הַזָּכָר. נִתְגַּיְּירוּ – הַלֵּךְ אַחַר הַפָּגוּם שֶׁבִּשְׁנֵיהֶם.Revenons au sujet lui-même : lorsque Ravin est arrivé d'Erets Israël, il a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : pour les nations, si des membres de deux nations se sont unis alors qu'ils étaient non-juifs, suis le père. S'ils se sont convertis, suis le parent entaché des deux.
- מַאי ״בָּאוּמּוֹת הַלֵּךְ אַחַר הַזָּכָר״? כִּדְתַנְיָא: מִנַּיִן לְאֶחָד מִן הָאוּמּוֹת שֶׁבָּא עַל הַכְּנַעֲנִית וְהוֹלִיד בֵּן שֶׁאַתָּה רַשַּׁאי לִקְנוֹתוֹ בְּעֶבֶד?Que signifie « pour les nations, suis le père » ? Comme il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : d'où savons-nous, pour un membre des nations étrangères à Canaan qui s'est uni à une Cananéenne et a engendré un fils, que tu as le droit de l'acheter comme esclave ?
- תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְגַם מִבְּנֵי הַתּוֹשָׁבִים הַגָּרִים עִמָּכֶם מֵהֶם תִּקְנוּ״. יָכוֹל אַף עֶבֶד שֶׁבָּא עַל שִׁפְחָה מִן הָאוּמּוֹת וְהוֹלִיד בֵּן שֶׁאַתָּה רַשַּׁאי לִקְנוֹתוֹ בְּעֶבֶד? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אֲשֶׁר הוֹלִידוּ בְּאַרְצְכֶם״ – מִן הַנּוֹלָדִין בְּאַרְצְכֶם, וְלֹא מִן הַגָּרִים בְּאַרְצְכֶם.Le verset dit : « Et aussi parmi les fils des résidents qui séjournent avec vous, c'est d'eux que vous pourrez acheter » (Lévitique 25, 45). On pourrait croire que même pour un esclave cananéen qui s'est uni à une servante des autres nations et a engendré un fils, tu aurais le droit de l'acheter comme esclave ? Le verset dit : « qu'ils ont engendrés dans votre pays » (Lévitique 25, 45) : parmi ceux qui sont nés dans votre pays, dont le père n'est pas des nations cananéennes, et non parmi ceux qui résident dans votre pays, dont le père est des sept nations.
- ״נִתְגַּיְּירוּ הַלֵּךְ אַחַר הַפָּגוּם שֶׁבִּשְׁנֵיהֶם״ – בְּמַאי? אִילֵימָא בְּמִצְרִי שֶׁנָּשָׂא עַמּוֹנִית, מַאי פָּגוּם אִיכָּא, ״עַמּוֹנִי״ – וְלֹא עַמּוֹנִית!« S'ils se sont convertis, suis le parent entaché des deux » : dans quel cas ? Si l'on dit qu'il s'agit d'un Égyptien qui a épousé une Ammonite, quelle tache y a-t-il du côté de la mère ? Il est écrit « Ammonite » (Deutéronome 23, 4) : un Ammonite, et non une Ammonite !
- אֶלָּא בְּעַמּוֹנִי שֶׁנָּשָׂא מִצְרִית, וְאִי זָכָר הָוֵי – הַאי שִׁדְיֵהּ אַבָּתְרֵיהּ דִּידֵיהּ, וְאִם נְקֵבָה הָוְיָא – שִׁדְיַהּ אַבָּתְרַהּ דִּידַהּ.Il s'agit plutôt d'un Ammonite qui a épousé une Égyptienne, et si l'enfant est un garçon, rattache-le à celui-ci, à lui (au père), et il est interdit à jamais comme Ammonite ; et si c'est une fille, rattache-la à celle-ci, à elle (à la mère), et elle est considérée comme une Égyptienne de deuxième génération.
- כֹּל שֶׁאֵין לָהּ עָלָיו קִידּוּשִׁין. מְנָא הָנֵי מִילֵּי? דְּאָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן וּמָטוּ בָּהּ מִשּׁוּם דְּרַבִּי יַנַּאי, וְרַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרָבָא וּמָטוּ בָּהּ מִשּׁוּם רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי: אָמַר קְרָא: ״וְיָצְאָה מִבֵּיתוֹ וְהָלְכָה וְהָיְתָה לְאִישׁ אַחֵר״ – לַאֲחֵרִים וְלֹא לִקְרוֹבִים.La Michna enseigne : dans tout cas où elle ne peut avoir avec lui de kiddouchin (consécration matrimoniale) mais peut en avoir avec d'autres, l'enfant est mamzer. D'où savons-nous cela ? Car Rabbi 'Hiya bar Abba a dit au nom de Rabbi Yo'hanan, et certains l'ont fait remonter à Rabbi Yannaï ; et Rav A'ha fils de Rava l'a fait remonter à Rabbi Yossé HaGuelili : le verset dit, de la femme divorcée : « Elle sortira de sa maison, elle s'en ira et elle sera à un autre homme » (Deutéronome 24, 2) : à d'autres, et non à des proches : les kiddouchin ne prennent pas sur les proches interdits.
- מַתְקֵיף לַהּ רַבִּי אַבָּא: וְאֵימָא ״לְאַחֵר״ וְלֹא לְבֵן! בֵּן בְּהֶדְיָא כְּתִיב בֵּיהּ: ״לֹא יִקַּח אִישׁ אֶת אֵשֶׁת אָבִיו״, ״אַחֵר״ לְמָה לִי? שְׁמַע מִינַּהּ לַאֲחֵרִים וְלֹא לִקְרוֹבִים.Rabbi Abba a objecté à cela : mais dis plutôt : « à un autre », et non au fils de son mari (seule la femme du père serait exclue, mais non les autres proches) ! Il est explicitement écrit à propos du fils : « Un homme ne prendra pas la femme de son père » (Deutéronome 23, 1). Alors pourquoi ai-je besoin de « un autre » ? Déduis-en : à d'autres, et non à des proches.
- וְאֵימָא: אִידֵּי וְאִידֵּי לְבֵן, הָא – לְכַתְּחִילָּה, וְהָא – דִּיעֲבַד.Mais dis que l'un et l'autre verset portent sur le fils : celui-ci (« ne prendra pas ») interdit lekhat'hila (a priori), et celui-là (« elle sera à un autre homme ») enseigne que même bédiavad (a posteriori), ses kiddouchin sont sans effet.
- לְכַתְּחִילָּה מֵאֲחוֹת אִשָּׁה נָפְקָא: וּמָה אֲחוֹת אִשָּׁה, בְּכָרֵת לָא תָּפְסִי בַּהּ קִידּוּשִׁין, חַיָּיבֵי מִיתוֹת בֵּית דִּין לֹא כׇּל שֶׁכֵּן?L'interdit lekhat'hila de la femme du père découle de la sœur de l'épouse : si, pour la sœur de l'épouse, passible de karèt (retranchement), les kiddouchin ne prennent pas sur elle, en vertu de « tu ne prendras pas » (Lévitique 18, 18), les unions passibles de la peine de mort par le tribunal, à plus forte raison, n'est-ce pas ?
- וְאֵימָא: אִידֵּי וְאִידֵּי בַּאֲחוֹת אִשָּׁה, הָא – לְכַתְּחִילָּה, הָא – דִיעֲבַד! אִין הָכִי נָמֵי.Mais dis que l'un et l'autre verset portent sur la sœur de l'épouse : celui-ci (« tu ne prendras pas ») interdit lekhat'hila, celui-là (« elle sera à un autre homme ») enseigne l'absence d'effet bédiavad ! Oui, en effet, c'est ainsi qu'il faut l'entendre.
- אַשְׁכְּחַן אֲחוֹת אִשָּׁה, שְׁאָר עֲרָיוֹת מְנָלַן? יָלְפִינַן מֵאֲחוֹת אִשָּׁה: מָה אֲחוֹת אִשָּׁה מְיוּחֶדֶת, שֶׁהִיא עֶרְוָה וְחַיָּיבִין עַל זְדוֹנָהּ כָּרֵת וְעַל שִׁגְגָתָהּ חַטָּאת – וְלָא תָּפְסִי בָּהּ קִידּוּשִׁין, אַף כֹּל שֶׁהִיא עֶרְוָה וְחַיָּיבִין עַל זְדוֹנָהּ כָּרֵת וְעַל שִׁגְגָתָהּ חַטָּאת – לָא תָּפְסִי בָּהּ קִידּוּשִׁין.Nous avons trouvé la source pour la sœur de l'épouse ; pour les autres unions interdites, d'où le savons-nous ? Nous le déduisons de la sœur de l'épouse : de même que la sœur de l'épouse a ceci de particulier qu'elle est une union interdite, passible de karèt si elle est délibérée et d'un sacrifice expiatoire si elle est involontaire, et que les kiddouchin ne prennent pas sur elle ; de même, toute union interdite passible de karèt si elle est délibérée et d'un sacrifice expiatoire si elle est involontaire, les kiddouchin ne prennent pas sur elle.
- בִּשְׁלָמָא כּוּלְּהוּ אָתְיָין, אֶלָּא אֵשֶׁת אִישׁ וְאֵשֶׁת אָח – אִיכָּא לְמִיפְרַךְ: מָה לַאֲחוֹת אִשָּׁה, שֶׁכֵּן אֵין לָהּ הֶיתֵּר בִּמְקוֹם מִצְוָה – תֹּאמַר בְּאֵשֶׁת אָח שֶׁיֵּשׁ לָהּ הֶיתֵּר בִּמְקוֹם מִצְוָה.Certes, tous les autres cas s'en déduisent ; mais la femme mariée et la femme du frère, on peut réfuter l'analogie : qu'en est-il de la sœur de l'épouse ? Elle n'a pas de permission en cas de mitsva, même lorsque s'applique le lévirat ; comment le dirais-tu de la femme du frère, qui a une permission en cas de mitsva du lévirat ?
- אֵשֶׁת אִישׁ נָמֵי אִיכָּא לְמִיפְרַךְ: מָה לְהָנָךְ, שֶׁכֵּן אֵין לָהּ הֶיתֵּר בְּחַיֵּי אוֹסְרָן – תֹּאמַר בְּאֵשֶׁת אִישׁ שֶׁיֵּשׁ לָהּ הֶיתֵּר בְּחַיֵּי אוֹסְרָן!La femme mariée aussi, on peut réfuter ainsi : qu'en est-il de celles-là (la sœur de l'épouse et la femme du frère) ? Elles n'ont pas de permission du vivant de celui ou de celle qui les rend interdites ; comment le dirais-tu de la femme mariée, qui a une permission du vivant de celui qui la rend interdite, par le divorce ?
- אֶלָּא אָמַר רַבִּי יוֹנָה וְאִיתֵּימָא רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ: אָמַר קְרָא: ״כׇּל אֲשֶׁר יַעֲשֶׂה מִכֹּל הַתּוֹעֵבֹת הָאֵלֶּה וְנִכְרְתוּ״, הוּקְשׁוּ כׇּל הָעֲרָיוֹת כּוּלָּם לַאֲחוֹת אִשָּׁה, מָה אֲחוֹת אִשָּׁה לֹא תָּפְסִי בָּהּ קִידּוּשִׁין – אַף כׇּל עֲרָיוֹת כּוּלָּם לֹא תָּפְסִי בָּהּ קִידּוּשִׁין.Mais Rabbi Yona a dit, et d'aucuns disent que c'est Rav Houna fils de Rav Yehochoua : le verset dit : « Car quiconque commettra l'une de toutes ces abominations… seront retranchées » (Lévitique 18, 29) : toutes les unions interdites ont ainsi été rapprochées par hékech (rapprochement de deux sujets dans un même verset) de la sœur de l'épouse. De même que, pour la sœur de l'épouse, les kiddouchin ne prennent pas, de même, pour toutes les unions interdites, les kiddouchin ne prennent pas.
- אִי הָכִי,S'il en est ainsi,
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