Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מְנָא אָמֵינָא לַהּ, דִּתְנַן: אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן: מַעֲשֶׂה בִּמְגוֹרָה שֶׁל דִּסְקִים בְּיַבְנֶה שֶׁהָיְתָה עוֹמֶדֶת בְּחֶזְקַת שְׁלֵימָה, וּמָדְדוּ וְנִמְצֵאת חֲסֵירָה –D'où est-ce que je le dis ? C'est-à-dire qu'un seul témoin n'est pas cru en matière d'unions interdites. Car nous avons appris (dans une Michna, enseignement des Tannaïm) : Rabbi Chimon a dit : il arriva, pour la réserve d'eau de Diskim à Yavné, qu'elle était présumée complète, c'est-à-dire contenant les quarante séa requis pour un mikvé (bain rituel), et on la mesura et elle se trouva incomplète.
- כׇּל טְהָרוֹת שֶׁנַּעֲשׂוּ עַל גַּבָּהּ הָיָה רַבִּי טַרְפוֹן מְטַהֵר, וְרַבִּי עֲקִיבָא מְטַמֵּא. אָמַר רַבִּי טַרְפוֹן: מִקְוֶה זֶה בְּחֶזְקַת שָׁלֵם הוּא עוֹמֵד, מִסָּפֵק אַתָּה בָּא לְחַסְּרוֹ – אַל תְּחַסְּרֶנּוּ מִסָּפֵק. אָמַר רַבִּי עֲקִיבָא: אָדָם זֶה בְּחֶזְקַת טָמֵא הוּא עוֹמֵד, מִסָּפֵק אַתָּה בָּא לְטַהֲרוֹ – אַל תְּטַהֲרֶנּוּ מִסָּפֵק.Tous les actes de purification effectués en elle, Rabbi Tarfon les déclarait tahor (rituellement purs), et Rabbi Akiva les déclarait tamé (impurs). Rabbi Tarfon dit : ce mikvé est présumé complet ; c'est par doute que tu viens le déclarer incomplet : ne le déclare pas incomplet par doute. Rabbi Akiva dit : cet homme est présumé tamé ; c'est par doute que tu viens le purifier : ne le purifie pas par doute.
- אָמַר רַבִּי טַרְפוֹן: מָשָׁל לְעוֹמֵד וּמַקְרִיב עַל גַּבֵּי הַמִּזְבֵּחַ, וְנוֹדַע שֶׁהוּא בֶּן גְּרוּשָׁה אוֹ בֶּן חֲלוּצָה, שֶׁעֲבוֹדָתוֹ כְּשֵׁירָה. אָמַר רַבִּי עֲקִיבָא: מָשָׁל לְעוֹמֵד וּמַקְרִיב עַל גַּבֵּי הַמִּזְבֵּחַ וְנוֹדַע שֶׁהוּא בַּעַל מוּם, שֶׁעֲבוֹדָתוֹ פְּסוּלָה.Rabbi Tarfon dit : c'est comparable à celui qui se tient et sacrifie sur l'autel, et l'on apprend qu'il est fils d'une divorcée ou fils d'une 'haloutsa (femme libérée du lévirat), dont le service est valable. Rabbi Akiva dit : c'est comparable à celui qui se tient et sacrifie sur l'autel, et l'on apprend qu'il est porteur d'une tare, dont le service est invalide.
- אָמַר רַבִּי טַרְפוֹן: אַתָּה דִּימִּיתוֹ לְבַעַל מוּם, וַאֲנִי דִּמִּיתִיו לְבֶן גְּרוּשָׁה אוֹ לְבֶן חֲלוּצָה, נִרְאֶה לְמִי דּוֹמֶה. אִי דּוֹמֶה לְבֶן גְּרוּשָׁה וּלְבֶן חֲלוּצָה – נְדוּנֶנּוּ כְּבֶן גְּרוּשָׁה אוֹ כְּבֶן חֲלוּצָה, אִם דּוֹמֶה לְבַעַל מוּם – נְדוּנֶנּוּ כְּבַעַל מוּם.Rabbi Tarfon dit : toi, tu l'as comparé au porteur de tare, et moi je l'ai comparé au fils d'une divorcée ou au fils d'une 'haloutsa. Voyons à qui il ressemble. S'il ressemble au fils d'une divorcée ou au fils d'une 'haloutsa, jugeons-le comme le fils d'une divorcée ou le fils d'une 'haloutsa ; s'il ressemble au porteur de tare, jugeons-le comme le porteur de tare.
- הִתְחִיל רַבִּי עֲקִיבָא לָדוּן: מִקְוֶה פְּסוּלוֹ בְּיָחִיד, וּבַעַל מוּם פְּסוּלוֹ בְּיָחִיד, וְאַל יוֹכִיחַ בֶּן גְּרוּשָׁה וּבֶן חֲלוּצָה שֶׁפְּסוּלוֹ בִּשְׁנַיִם.Rabbi Akiva commença à raisonner : le mikvé, son invalidité s'établit par un seul témoin, et le porteur de tare, son invalidité s'établit par un seul ; et que ne prouve pas le contraire le fils d'une divorcée ou le fils d'une 'haloutsa, dont l'invalidité s'établit par deux.
- דָּבָר אַחֵר: מִקְוֶה פְּסוּלוֹ בְּגוּפוֹ, בַּעַל מוּם פְּסוּלוֹ בְּגוּפוֹ, וְאַל יוֹכִיחַ בֶּן גְּרוּשָׁה וּבֶן חֲלוּצָה שֶׁפְּסוּלוֹ מֵאֲחֵרִים. אֲמַר לֵיהּ רַבִּי טַרְפוֹן: עֲקִיבָא! כׇּל הַפּוֹרֵשׁ מִמְּךָ כְּפוֹרֵשׁ מִן הַחַיִּים.Autre argument : le mikvé, son invalidité est en lui-même ; le porteur de tare, son invalidité est en lui-même ; et que ne prouve pas le contraire le fils d'une divorcée ou le fils d'une 'haloutsa, dont l'invalidité vient d'autres, à savoir de sa mère. Rabbi Tarfon lui dit : Akiva ! Quiconque se sépare de toi, c'est comme s'il se séparait de la vie.
- הַאי בַּעַל מוּם שֶׁפְּסוּלוֹ בְּיָחִיד הֵיכִי דָמֵי? אִי דְּקָא מַכְחֵישׁ לֵיהּ, מִי מְהֵימַן? אֶלָּא דְּשָׁתֵיק,La Guemara revient à son sujet : ce porteur de tare, dont l'invalidité s'établit par un seul, quel est le cas ? S'il le contredit, le témoin est-il cru ? Plutôt, il se tait,
- וְדִכְוָתֵיהּ גַּבֵּי בֶּן גְּרוּשָׁה וּבֶן חֲלוּצָה דְּשָׁתֵיק, וְקָתָנֵי: מִקְוֶה פְּסוּלוֹ בְּיָחִיד וּבַעַל מוּם פְּסוּלוֹ בְּיָחִיד, וְאַל יוֹכִיחַ בֶּן גְּרוּשָׁה וּבֶן חֲלוּצָה שֶׁפְּסוּלוֹ בִּשְׁנַיִם.et de même pour le fils d'une divorcée ou le fils d'une 'haloutsa, il se tait ; et il est enseigné : le mikvé, son invalidité s'établit par un seul, et le porteur de tare, son invalidité s'établit par un seul ; et que ne prouve pas le contraire le fils d'une divorcée ou le fils d'une 'haloutsa, dont l'invalidité s'établit par deux. Cela prouve que, même s'il se tait, un seul témoin ne suffit pas en matière de lignage.
- וְאַבָּיֵי אָמַר: לְעוֹלָם דְּקָא מַכְחֵישׁ לֵיהּ, וּדְקָאָמְרַתְּ: ׳אַמַּאי מְהֵימַן׳ – דְּאָמַר לֵיהּ: שְׁלַח אַחְוִי. וְהַיְינוּ דְּקָתָנֵי: מִקְוֶה פְּסוּלוֹ בְּגוּפוֹ וּבַעַל מוּם פְּסוּלוֹ בְּגוּפוֹ, וְאַל יוֹכִיחַ בֶּן גְּרוּשָׁה וּבֶן חֲלוּצָה שֶׁפְּסוּלוֹ מֵאֲחֵרִים.Et Abayé a dit : en réalité, il le contredit. Et quant à ce que tu as dit : « pourquoi est-il cru ? », c'est qu'il lui dit : déshabille-toi et montre. Comme la chose peut être vérifiée, le témoin est cru. Et c'est ce qui est enseigné : le mikvé, son invalidité est en lui-même, et le porteur de tare, son invalidité est en lui-même ; et que ne prouve pas le contraire le fils d'une divorcée ou le fils d'une 'haloutsa, dont l'invalidité vient d'autres.
- וּבֶן גְּרוּשָׁה וּבֶן חֲלוּצָה דַּעֲבוֹדָתוֹ כְּשֵׁירָה, מְנָלַן? אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: דְּאָמַר קְרָא: ״וְהָיְתָה לּוֹ וּלְזַרְעוֹ אַחֲרָיו״ – בֵּין זֶרַע כָּשֵׁר וּבֵין זֶרַע פָּסוּל.Et le fils d'une divorcée ou le fils d'une 'haloutsa, dont le service est valable, d'où le savons-nous ? Rav Yehouda a dit que Chmouel a dit : car le verset dit : « Et elle sera pour lui et pour sa descendance après lui » (Nombres 25, 13) : aussi bien une descendance valide qu'une descendance inapte.
- אֲבוּהּ דִּשְׁמוּאֵל אָמַר: מֵהָכָא: ״בָּרֵךְ ה׳ חֵילוֹ וּפֹעַל יָדָיו תִּרְצֶה״ – אֲפִילּוּ חוּלִּין שֶׁבּוֹ תִּרְצֶה.Le père de Chmouel a dit : c'est d'ici : « Bénis, Hachem, sa force ('heilo), et agrée l'œuvre de ses mains » (Deutéronome 33, 11) : même ses profanes ('houllin), agrée-les.
- רַבִּי יַנַּאי אָמַר: מֵהָכָא: ״וּבָאתָ אֶל הַכֹּהֵן אֲשֶׁר יִהְיֶה בַּיָּמִים הָהֵם״, וְכִי תַּעֲלֶה עַל דַּעְתְּךָ שֶׁאָדָם הוֹלֵךְ אֵצֶל כֹּהֵן שֶׁלֹּא הָיָה בְּיָמָיו? אֶלָּא זֶה כָּשֵׁר וְנִתְחַלֵּל.Rabbi Yannaï a dit : c'est d'ici : « Et tu viendras auprès du Cohen qui sera en ces jours-là » (Deutéronome 26, 3). Te viendrait-il à l'esprit qu'un homme aille auprès d'un Cohen qui n'est pas de son temps ? Plutôt, il s'agit de celui qui était valide et qui a été profané, dont le service passé reste valable.
- בַּעַל מוּם דַּעֲבוֹדָתוֹ פְּסוּלָה, מְנָלַן? אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: דְּאָמַר קְרָא: ״לָכֵן אֱמֹר הִנְנִי נֹתֵן לוֹ אֶת בְּרִיתִי שָׁלוֹם״ – כְּשֶׁהוּא שָׁלֵם וְלֹא כְּשֶׁהוּא חָסֵר. וְהָא ״שָׁלוֹם״ כְּתִיב! אָמַר רַב נַחְמָן: וָיו דְּשָׁלוֹם קְטִיעָה הִיא.Le porteur de tare, dont le service est invalide, d'où le savons-nous ? Rav Yehouda a dit que Chmouel a dit : car le verset dit : « C'est pourquoi dis : voici que Je lui donne Mon alliance de paix » (chalom, Nombres 25, 12) : lorsqu'il est entier (chalem), et non lorsqu'il lui manque quelque chose. Mais il est écrit chalom ! Rav Na'hman a dit : le vav de chalom est coupé, de sorte qu'on peut lire le mot comme s'il n'y avait pas de vav.
- מַתְנִי׳ כׇּל מָקוֹם שֶׁיֵּשׁ קִידּוּשִׁין וְאֵין עֲבֵירָה – הַוָּלָד הוֹלֵךְ אַחַר הַזָּכָר. וְאֵיזֶה זוֹ – זוֹ כֹּהֶנֶת, לְוִיָּה, וְיִשְׂרְאֵלִית שֶׁנִּשְּׂאוּ לְכֹהֵן, לֵוִי, וְיִשְׂרָאֵל.MICHNA : Partout où il y a kiddouchin (l'acte de mariage prend effet) et pas de transgression, l'enfant suit le père. Et quel est ce cas ? C'est celui de la fille de Cohen, de la fille de Lévi et de la fille d'Israël mariées à un Cohen, un Lévi et un Israël.
- וְכׇל מָקוֹם שֶׁיֵּשׁ קִידּוּשִׁין וְיֵשׁ עֲבֵירָה – הַוָּלָד הוֹלֵךְ אַחַר הַפָּגוּם. וְאֵיזֶה זוֹ – זוֹ אַלְמָנָה לְכֹהֵן גָּדוֹל, גְּרוּשָׁה וַחֲלוּצָה לְכֹהֵן הֶדְיוֹט, מַמְזֶרֶת וּנְתִינָה לְיִשְׂרָאֵל, בַּת יִשְׂרָאֵל לְמַמְזֵר וּלְנָתִין.Et partout où il y a kiddouchin et où il y a transgression, l'enfant suit le parent entaché. Et quel est ce cas ? C'est celui de la veuve mariée à un grand Cohen, de la divorcée ou de la 'haloutsa mariée à un Cohen ordinaire, de la mamzèrèt (enfant née d'une union interdite) ou de la netina (descendante des Guivonim) mariée à un Israël, de la fille d'Israël mariée à un mamzer ou à un natin.
- וְכׇל מִי שֶׁאֵין לָהּ עָלָיו קִידּוּשִׁין, אֲבָל יֵשׁ לָהּ עַל אֲחֵרִים קִידּוּשִׁין – הַוָּלָד מַמְזֵר. וְאֵיזֶה זֶה – זֶה הַבָּא עַל אַחַת מִכׇּל הָעֲרָיוֹת שֶׁבַּתּוֹרָה. וְכׇל מִי שֶׁאֵין לָהּ לֹא עָלָיו וְלֹא עַל אֲחֵרִים קִידּוּשִׁין – הַוָּלָד כְּמוֹתָהּ. וְאֵיזֶה זֶה – זֶה וְלַד שִׁפְחָה וְנׇכְרִית.Et toute femme qui ne peut pas avoir de kiddouchin avec lui, mais qui peut avoir des kiddouchin avec d'autres, l'enfant est mamzer. Et quel est ce cas ? C'est celui qui s'unit à l'une de toutes les unions interdites de la Torah. Et toute femme qui ne peut avoir de kiddouchin ni avec lui ni avec d'autres, l'enfant est comme elle. Et quel est ce cas ? C'est l'enfant d'une servante cananéenne ou d'une non-juive.
- גְּמָ׳ כׇּל מָקוֹם שֶׁיֵּשׁ קִידּוּשִׁין. אֲמַר לֵיהּ רַבִּי שִׁמְעוֹן לְרַבִּי יוֹחָנָן: כְּלָלָא הוּא דְּכׇל מָקוֹם שֶׁיֵּשׁ קִידּוּשִׁין וְאֵין עֲבֵירָה הַוָּלָד הוֹלֵךְ אַחַר הַזָּכָר? הֲרֵיGUEMARA : Partout où il y a kiddouchin. Rabbi Chimon dit à Rabbi Yo'hanan : est-ce une règle que partout où il y a kiddouchin et pas de transgression, l'enfant suit le père ? Voici
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