Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- ״שׁוֹרְךָ נִרְבַּע״ וְהַלָּה שׁוֹתֵק – נֶאֱמָן, וְתַנָּא תּוּנָא: וְשֶׁנֶּעֶבְדָה בּוֹ עֲבֵירָה, וְשֶׁהֵמִית עַל פִּי עֵד אֶחָד אוֹ עַל פִּי הַבְּעָלִים – נֶאֱמָן. הַאי ״עַל פִּי עֵד אֶחָד״, הֵיכִי דָמֵי? אִי דְּקָא מוֹדוּ בְּעָלִים, הַיְינוּ ״עַל פִּי הַבְּעָלִים״, אֶלָּא לָאו דְּשָׁתֵיק?« Ton bœuf a servi à un acte de bestialité », et que l'autre se tait, il est cru, et l'animal est impropre au sacrifice. Et le Tanna a enseigné de même (Bekhorot 41a) : et l'animal avec lequel une transgression a été commise, et celui qui a tué, sur la parole d'un seul témoin ou sur la parole des propriétaires, il est cru. Ce « sur la parole d'un seul témoin », quel est le cas ? Si les propriétaires l'admettent, c'est le cas de « sur la parole des propriétaires » ! N'est-ce donc pas qu'il se tait ?
- וּצְרִיכָא, דְּאִי אַשְׁמְעִינַן הָךְ קַמַּיְיתָא, אִי לָאו דְּקִים לֵיהּ בְּנַפְשֵׁיהּ דַּעֲבַד – חוּלִּין בַּעֲזָרָה לָא הֲוָה מַיְיתֵי.Et c'est nécessaire d'enseigner chacun de ces cas d'Abayé. Car s'il nous avait enseigné seulement le premier, celui du 'helev (graisse interdite), on aurait dit qu'il est cru parce que, s'il n'était pas certain en lui-même de l'avoir fait, il n'aurait pas apporté de bête profane dans le parvis du Temple, ce qui est une faute ;
- אֲבָל ״נִטְמְאוּ טׇהֳרוֹתֶיךָ״ – מֵימָר אָמְרִינַן: הַאי דְּשָׁתֵיק – דְּסָבַר, חֲזֵי לֵיהּ בִּימֵי טוּמְאָתוֹ.mais pour « tes aliments purs sont devenus impurs », on dirait : s'il se tait, c'est qu'il pense que cela lui convient pour ses jours d'impureté ; son silence ne serait donc pas un aveu.
- וְאִי אַשְׁמְעִינַן הָא, מִשּׁוּם דְּקָא מַפְסֵיד לֵיהּ בִּימֵי טׇהֳרָתוֹ, אֲבָל ״שׁוֹרוֹ נִרְבַּע״ מֵימָר אָמַר: כֹּל השְׁווֹרִים לָאו לְגַבֵּי מִזְבֵּחַ קָיְימִי, צְרִיכָא.Et s'il nous avait enseigné celui-ci, on aurait dit qu'il est cru parce qu'il lui cause une perte pour ses jours de pureté, de sorte que son silence vaut aveu ; mais pour « son bœuf a servi à la bestialité », il pourrait dire : tous les bœufs ne sont pas destinés à l'autel, et ne pas prendre la peine de nier. C'est donc nécessaire.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: אִשְׁתּוֹ זִינְּתָה בְּעַד אֶחָד וְשׁוֹתֵק, מַהוּ? אָמַר אַבָּיֵי: נֶאֱמָן. רָבָא אָמַר: אֵינוֹ נֶאֱמָן. הָוֵי דָּבָר שֶׁבְּעֶרְוָה, וְאֵין דָּבָר שֶׁבְּעֶרְוָה פָּחוֹת מִשְּׁנַיִם.Ils ont posé la question : sa femme a commis l'adultère selon un seul témoin, et il se tait, qu'en est-il ? Abayé a dit : il est cru. Rava a dit : il n'est pas cru. C'est une affaire d'union interdite, et une affaire d'union interdite n'exige pas moins de deux témoins.
- אָמַר אַבָּיֵי: מְנָא אָמֵינָא לַהּ, דְּהָהוּא סַמְיָא דַּהֲוָה מְסַדַּר מַתְנְיָיתָא קַמֵּיהּ דְּמָר שְׁמוּאֵל. יוֹמָא חַד נְגַהּ לֵיהּ וְלָא הֲוָה קָאָתֵי. שַׁדַּר שְׁלִיחָא אַבָּתְרֵיהּ. אַדְּאָזֵיל שְׁלִיחַ בַּחֲדָא אוֹרְחָא, אֲתָא אִיהוּ בַּחֲדָא. כִּי אֲתָא שָׁלִיחַ, אָמַר: אִשְׁתּוֹ זִינְּתָה. אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּמָר שְׁמוּאֵל, אֲמַר לֵיהּ: אִי מְהֵימַן לָךְ – זִיל אַפְּקַהּ, וְאִי לָא – לָא תַּפֵּיק.Abayé a dit : d'où est-ce que je le dis ? Du fait qu'un certain aveugle récitait les michnayot devant Mar Chmouel. Un jour, il était en retard et n'arrivait pas. Il envoya un émissaire après lui. Pendant que l'émissaire allait par un chemin, lui vint par un autre. Quand l'émissaire revint, il dit : sa femme a commis l'adultère. Il vint devant Mar Chmouel, qui lui dit : s'il est digne de foi pour toi, va la renvoyer, et sinon, ne la renvoie pas.
- מַאי לָאו אִי מְהֵימַן עֲלָךְ דְּלָאו גַּזְלָנָא הוּא? וְרָבָא: אִי מְהֵימַן לָךְ כְּבֵי תְרֵי – זִיל אַפְּקַהּ, וְאִי לָא – לָא תַּפְּקַהּ.N'est-ce pas : s'il est digne de foi pour toi, en ce qu'il n'est pas un voleur, c'est-à-dire qu'il est un témoin valable ? Cela prouverait qu'un seul témoin suffit. Et Rava l'explique ainsi : s'il est digne de foi pour toi comme deux, va la renvoyer, et sinon, ne la renvoie pas.
- וְאָמַר אַבָּיֵי: מְנָא אָמֵינָא לַהּ, דְּתַנְיָא: מַעֲשֶׂה בִּינַאי הַמֶּלֶךְ שֶׁהָלַךְ לְכוּחְלִית שֶׁבַּמִּדְבָּר, וְכִיבֵּשׁ שָׁם שִׁשִּׁים כְּרַכִּים, וּבַחֲזָרָתוֹ הָיָה שָׂמֵחַ שִׂמְחָה גְּדוֹלָה. וְקָרָא לְכׇל חַכְמֵי יִשְׂרָאֵל, אָמַר לָהֶם: אֲבוֹתֵינוּ הָיוּ אוֹכְלִים מְלוּחִים בִּזְמַן שֶׁהָיוּ עֲסוּקִים בְּבִנְיַן בֵּית הַמִּקְדָּשׁ, אַף אָנוּ נֹאכַל מְלוּחִים זֵכֶר לַאֲבוֹתֵינוּ. וְהֶעֱלוּ מְלוּחִים עַל שׁוּלְחָנוֹת שֶׁל זָהָב, וְאָכְלוּ.Et Abayé a dit : d'où est-ce que je le dis ? Car il a été enseigné (dans une baraïta) : Il arriva que le roi Yannaï alla à Ko'hlit dans le désert, et y conquit soixante villes. À son retour, il se réjouit d'une grande joie. Il appela tous les Sages d'Israël et leur dit : nos ancêtres mangeaient des herbes salées lorsqu'ils étaient occupés à la construction du Temple ; nous aussi mangerons des herbes salées, en souvenir de nos ancêtres. Et on servit des herbes salées sur des tables d'or, et ils mangèrent.
- וְהָיָה שָׁם אֶחָד, אִישׁ לֵץ לֵב רַע וּבְלִיַּעַל, וְאֶלְעָזָר בֶּן פּוֹעֵירָה שְׁמוֹ. וַיֹּאמֶר אֶלְעָזָר בֶּן פּוֹעֵירָה לְיַנַּאי הַמֶּלֶךְ: יַנַּאי הַמֶּלֶךְ, לִבָּם שֶׁל פְּרוּשִׁים עָלֶיךָ. וּמָה אֶעֱשֶׂה? הָקֵם לָהֶם בַּצִּיץ שֶׁבֵּין עֵינֶיךָ. הֵקִים לָהֶם בַּצִּיץ שֶׁבֵּין עֵינָיו.Et il y avait là un homme, moqueur, au cœur mauvais, un vaurien, nommé Eléazar ben Poïra. Et Eléazar ben Poïra dit au roi Yannaï : roi Yannaï, le cœur des Perouchim (les Pharisiens, c'est-à-dire les Sages) est contre toi. Le roi répondit : et que ferai-je pour m'en assurer ? Fais-les se lever par le tsits (plaque d'or du grand Cohen, portant le Nom divin) entre tes yeux. Yannaï, de la famille cohanique des 'Hachmonaïm, officiait aussi comme grand Cohen. Il les fit se lever par le tsits entre ses yeux.
- הָיָה שָׁם זָקֵן אֶחָד וִיהוּדָה בֶּן גְּדִידְיָה שְׁמוֹ, וַיֹּאמֶר יְהוּדָה בֶּן גְּדִידְיָה לְיַנַּאי הַמֶּלֶךְ: יַנַּאי הַמֶּלֶךְ! רַב לְךָ כֶּתֶר מַלְכוּת, הַנַּח כֶּתֶר כְּהוּנָּה לְזַרְעוֹ שֶׁל אַהֲרֹן. שֶׁהָיוּ אוֹמְרִים: אִמּוֹ נִשְׁבֵּית בְּמוֹדִיעִים. וַיְבוּקַּשׁ הַדָּבָר וְלֹא נִמְצָא. וַיִּבָּדְלוּ חַכְמֵי יִשְׂרָאֵל בְּזַעַם.Il y avait là un vieillard nommé Yehouda ben Guedidya. Et Yehouda ben Guedidya dit au roi Yannaï : roi Yannaï, la couronne de la royauté te suffit ; laisse la couronne de la prêtrise à la descendance d'Aharon. Car on disait : sa mère a été captive à Modi'in, ce qui l'aurait rendue inapte à épouser un Cohen et aurait fait de Yannaï un 'halal (fils de Cohen disqualifié de la prêtrise). On rechercha la chose et on ne la trouva pas. Et les Sages d'Israël furent séparés dans la fureur du roi.
- וַיֹּאמֶר אֶלְעָזָר בֶּן פּוֹעֵירָה לְיַנַּאי הַמֶּלֶךְ: יַנַּאי הַמֶּלֶךְ, הֶדְיוֹט שֶׁבְּיִשְׂרָאֵל כָּךְ הוּא דִּינוֹ, וְאַתָּה מֶלֶךְ וְכֹהֵן גָּדוֹל כָּךְ הוּא דִּינָךְ? וּמָה אֶעֱשֶׂה? אִם אַתָּה שׁוֹמֵעַ לַעֲצָתִי: רוֹמְסֵם. וְתוֹרָה מָה תְּהֵא עָלֶיהָ? הֲרֵי כְּרוּכָה וּמוּנַּחַת בְּקֶרֶן זָוִית, כָּל הָרוֹצֶה לִלְמוֹד יָבוֹא וְיִלְמוֹד.Et Eléazar ben Poïra dit au roi Yannaï : roi Yannaï, pour un homme du commun en Israël, tel est le jugement : supporter l'injure ; et toi, roi et grand Cohen, tel serait ton jugement ? Et que ferai-je ? Si tu écoutes mon conseil : écrase-les. Et la Torah, que deviendra-t-elle ? Voici qu'elle est enroulée et posée dans un coin : quiconque veut étudier, qu'il vienne et étudie !
- אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: מִיָּד נִזְרְקָה בּוֹ מִינוּת, דַּהֲוָה לֵיהּ לְמֵימַר: תִּינַח תּוֹרָה שֶׁבִּכְתָב, תּוֹרָה שֶׁבְּעַל פֶּה מַאי? מִיָּד: וַתּוּצַץ הָרָעָה עַל יְדֵי אֶלְעָזָר בֶּן פּוֹעֵירָה, וַיֵּהָרְגוּ כׇּל חַכְמֵי יִשְׂרָאֵל, וְהָיָה הָעוֹלָם מִשְׁתּוֹמֵם, עַד שֶׁבָּא שִׁמְעוֹן בֶּן שָׁטַח וְהֶחְזִיר אֶת הַתּוֹרָה לְיוֹשְׁנָהּ.Rav Na'hman bar Its'hak a dit : aussitôt, l'hérésie fut jetée en lui, car il aurait dû dire : cela va pour la Torah écrite ; mais la Torah orale, qu'en sera-t-il ? La baraïta poursuit : Aussitôt, le mal s'embrasa par Eléazar ben Poïra ; tous les Sages d'Israël furent tués, et le monde resta désolé, jusqu'à ce que vienne Chimon ben Chéta'h, qui rendit à la Torah sa splendeur d'antan.
- הֵיכִי דָמֵי? אִילֵּימָא דְּבֵי תְרֵי אָמְרִי: ״אִישְׁתְּבַאי״ וּבֵי תְרֵי אָמְרִי: ״לָא אִישְׁתְּבַאי״ – מַאי חָזֵית דְּסָמְכַתְּ אַהָנֵי, סְמוֹךְ אַהָנֵי!Abayé demande : quel est le cas ? Comment a-t-on écarté la rumeur ? Si l'on dit que deux disaient : « elle a été captive », et deux disaient : « elle n'a pas été captive », qu'as-tu vu pour t'appuyer sur ceux-ci ? Appuie-toi sur ceux-là !
- אֶלָּא בְּעֵד אֶחָד, וְטַעְמָא דְּקָא מַכְחֲשִׁי לֵיהּ בֵּי תְרֵי, הָא לָאו הָכִי מְהֵימַן.Plutôt, il s'agit d'un seul témoin qui disait qu'elle avait été captive, et la raison pour laquelle il n'a pas été cru est que deux le contredisaient ; sinon, il aurait été cru.
- וְרָבָא: לְעוֹלָם תְּרֵי וּתְרֵי, וְכִדְאָמַר רַב אַחָא בַּר רַב מִנְיוֹמֵי: בְּעֵדֵי הֲזָמָה. הָכָא נָמֵי, בְּעֵדֵי הֲזָמָה.Et Rava répond : en réalité, il s'agit de deux contre deux, et comme l'a dit Rav A'ha bar Rav Minyoumi dans un autre contexte : avec des témoins de hazama (qui établissent que les premiers témoins n'étaient pas sur les lieux). Ici aussi, avec des témoins de hazama.
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא כִּדְרַבִּי יִצְחָק, דְּאָמַר רַבִּי יִצְחָק: שִׁפְחָה הִכְנִיסוּ תַּחְתֶּיהָ.Et si tu veux, dis : selon Rabbi Its'hak, car Rabbi Its'hak a dit : on a introduit une servante à sa place.
- אָמַר רָבָא:Rava a dit :
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