Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דְּמוּחְזָק לַן בְּאַחֵי וְלָא מוּחְזָק לַן בִּבְנֵי, דְּאָמְרִינַן: ״מָה לִי לְשַׁקֵּר״: מַאי קָאָמַר, לְמִיפְטְרַהּ מִיָּבָם? מָצֵי אֲמַר: פָּטַרְנָא לִךְ בְּגִיטָּא.traite du cas où nous avons une présomption pour des frères, et pas de présomption pour des enfants. Car nous disons : « Pourquoi mentirais-je ? » Que dit-il ? Si c'est pour la dispenser du yavam (le frère du mari défunt, soumis au lévirat), il pourrait dire : « Je te dispense par un get » (acte de divorce). Puisqu'il aurait pu obtenir le même résultat autrement, on le croit lorsqu'il dit avoir des enfants.
- רַבִּי סָבַר: ״מָה לִי לְשַׁקֵּר״ כִּי עֵדִים דָּמֵי, וְאָתוּ עֵדִים עָקְרִי חֲזָקָה. וְרַבִּי נָתָן סָבַר: ״מָה לִי לְשַׁקֵּר״ כִּי חֲזָקָה דָּמֵי, לָא אַתְיָא חֲזָקָה וְעָקְרָה חֲזָקָה לִגְמָרֵי.Rabbi Yehouda HaNassi pense que « Pourquoi mentirais-je ? » est semblable à des témoins, et des témoins viennent déraciner une présomption : ce qu'il a dit au moment des kiddouchin (premier stade du mariage) a déraciné la présomption initiale, et il ne peut plus la rétablir au moment de sa mort. Et Rabbi Natan pense que « Pourquoi mentirais-je ? » est semblable à une présomption, et une présomption ne vient pas déraciner complètement une présomption : s'il se rétracte, on revient à la présomption initiale, et il est cru même pour interdire.
- מַתְנִי׳ הַמְקַדֵּשׁ אֶת בִּתּוֹ סְתָם – אֵין הַבּוֹגְרוֹת בַּכְּלָל. מִי שֶׁיֵּשׁ לוֹ שְׁתֵּי כִּיתֵּי בָנוֹת מִשְׁתֵּי נָשִׁים, וְאָמַר: ״קִדַּשְׁתִּי אֶת בִּתִּי הַגְּדוֹלָה, וְאֵינִי יוֹדֵעַ אִם גְּדוֹלָה שֶׁבַּגְּדוֹלוֹת, אוֹ גְּדוֹלָה שֶׁבַּקְּטַנּוֹת, אוֹ קְטַנָּה שֶׁבַּגְּדוֹלוֹת שֶׁהִיא גְּדוֹלָה מִן הַגְּדוֹלוֹת שֶׁבַּקְּטַנּוֹת״ – כּוּלָּן אֲסוּרוֹת חוּץ מִן הַקְּטַנָּה שֶׁבַּקְּטַנּוֹת, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: כּוּלָּן מוּתָּרוֹת, חוּץ מִן הַגְּדוֹלָה שֶׁבַּגְּדוֹלוֹת.MICHNA : Celui qui consacre sa fille sans précision – les bogrot (filles pleinement adultes) ne sont pas incluses, car il n'a aucun droit de les consacrer. Celui qui a deux groupes de filles issues de deux femmes, et qui a dit : « J'ai consacré ma fille la grande, et je ne sais pas s'il s'agit de la grande des grandes, ou de la grande des petites, ou de la petite des grandes, qui est plus grande que les grandes des petites » – toutes sont interdites, sauf la petite des petites ; telles sont les paroles de Rabbi Méïr. Rabbi Yossé dit : toutes sont permises, sauf la grande des grandes.
- ״קִדַּשְׁתִּי אֶת בִּתִּי הַקְּטַנָּה, וְאֵינִי יוֹדֵעַ אִם קְטַנָּה שֶׁבַּקְּטַנּוֹת, אוֹ קְטַנָּה שֶׁבַּגְּדוֹלוֹת, אוֹ גְּדוֹלָה שֶׁבַּקְּטַנּוֹת שֶׁהִיא קְטַנָּה מִן הַקְּטַנּוֹת שֶׁבַּגְּדוֹלוֹת״ – כּוּלָּן אֲסוּרוֹת חוּץ מִן הַגְּדוֹלָה שֶׁבַּגְּדוֹלוֹת, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: כּוּלָּן מוּתָּרוֹת, חוּץ מִן הַקְּטַנָּה שֶׁבַּקְּטַנּוֹת.« J'ai consacré ma fille la petite, et je ne sais pas s'il s'agit de la petite des petites, ou de la petite des grandes, ou de la grande des petites, qui est plus petite que les petites des grandes » – toutes sont interdites, sauf la grande des grandes ; telles sont les paroles de Rabbi Méïr. Rabbi Yossé dit : toutes sont permises, sauf la petite des petites.
- גְּמָ׳ הָא קְטַנּוֹת בַּכְּלָל,GUEMARA : On déduit de la Michna : mais les mineures sont incluses dans le doute, s'il en a plusieurs.
- שָׁמְעַתְּ מִינַּהּ: קִידּוּשִׁין שֶׁאֵין מְסוּרִים לְבִיאָה, הָווּ קִידּוּשִׁין! הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן, כְּשֶׁאֵין שָׁם אֶלָּא גְּדוֹלָה וּקְטַנָּה.Tu en déduis que des kiddouchin qui ne sont pas ouverts à la relation conjugale sont des kiddouchin : chacune pouvant être la sœur de sa femme, le mari ne peut s'unir à aucune, et elles auraient pourtant besoin d'un get ! La Guemara répond : De quoi traitons-nous ici ? D'un cas où il n'y a là qu'une adulte et une mineure.
- וְהָא ״בּוֹגְרוֹת״ קָתָנֵי! מַאי בּוֹגְרוֹת – בּוֹגְרוֹת דְּעָלְמָא.Mais la Michna enseigne « bogrot », au pluriel ! Que signifie bogrot ? Les bogrot en général, de tous les pères qui consacrent leur fille.
- פְּשִׁיטָא, בּוֹגְרוֹת מַאי עֲבִידְתַּיְיהוּ? הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן, דְּשַׁוִּיתֵיהּ שָׁלִיחַ, מַהוּ דְּתֵימָא: כִּי מְקַבֵּל קִידּוּשֵׁי אַדַּעְתָּא דִידַהּ קָא מְקַבֵּל, קָא מַשְׁמַע לַן: לָא שָׁבֵיק אִינִישׁ מִידֵּי דְּאִית לֵיהּ הֲנָאָה מִינֵּיהּ, וְעָבֵיד מִידֵּי דְּלֵית לֵיהּ הֲנָאָה מִינֵּיהּ.C'est évident ! Qu'ont à faire les bogrot ici ? Un père ne peut consacrer sa fille adulte. De quoi traitons-nous ici ? D'un cas où la fille adulte l'a nommé mandataire pour recevoir ses kiddouchin. Tu aurais pu dire que lorsqu'il reçoit des kiddouchin, c'est avec son intention à elle qu'il les reçoit ; on nous apprend donc qu'un homme ne délaisse pas une chose dont il tire profit (les kiddouchin de sa fille mineure, dont l'argent lui revient) pour faire une chose dont il ne tire pas profit.
- מִי לָא עָסְקִינַן דְּאָמְרָה לֵיהּ: ״קִדּוּשַׁיי לָךְ״? אֲפִילּוּ הָכִי, לָא שָׁבֵיק אִינִישׁ מִצְוָה דְּרַמְיָא עֲלֵיהּ וְעָבֵיד מִצְוָה דְּלָא רַמְיָא עֲלֵיהּ.Ne traitons-nous pas aussi du cas où elle lui a dit : « Que mes kiddouchin soient à toi » ? Même ainsi, un homme ne délaisse pas une mitsva qui lui incombe (marier sa fille mineure) pour faire une mitsva qui ne lui incombe pas.
- מִי שֶׁיֵּשׁ לוֹ שְׁתֵּי כִּיתֵּי בָנוֹת. וּצְרִיכָא, דְּאִי אַשְׁמְעִינַן קַמַּיְיתָא, בְּהָךְ קָאָמַר רַבִּי מֵאִיר דְּכֵיוָן דְּאִיכָּא זוּטְרָא מִינַּהּ לְהָךְ גְּדוֹלָה קָרֵי לַהּ,« Celui qui a deux groupes de filles. » Les deux cas, celui de la grande et celui de la petite, sont nécessaires. Car si l'on nous avait appris le premier seul, j'aurais dit que c'est dans celui-ci que Rabbi Méïr parle, car puisqu'il y en a une plus petite qu'elle, il l'appelle « grande ».
- אֲבָל בְּהָא, אֵימָא מוֹדֵי לֵיהּ לְרַבִּי יוֹסֵי דִּ״קְטַנָּה״ – לְהָךְ קְטַנָּה דְּכוּלְּהוּ קָרֵי לַהּ. וְאִי אִיתְּמַר בְּהָא, בְּהָא קָאָמַר רַבִּי יוֹסֵי, אֲבָל בְּהָךְ, אֵימָא מוֹדֵי לֵיהּ לְרַבִּי מֵאִיר, צְרִיכָא.Mais dans celui-là, je dirais qu'il admet l'avis de Rabbi Yossé, que « petite », il ne l'appelle ainsi que celle qui est la plus petite de toutes. Et si cela avait été dit de celui-ci seul, j'aurais dit que c'est dans celui-ci que Rabbi Yossé parle, mais que dans celui-là, je dirais qu'il admet l'avis de Rabbi Méïr. C'est donc nécessaire.
- לְמֵימְרָא דְּרַבִּי מֵאִיר סָבַר: מַחֵית אִינִישׁ נַפְשֵׁיהּ לִסְפֵיקָא, וְרַבִּי יוֹסֵי סָבַר: לָא מַחֵית אִינִישׁ לִסְפֵיקָא. וְהָאִיפְכָּא שָׁמְעִינַן לְהוּ, דִּתְנַן: הַנּוֹדֵר ״עַד הַפֶּסַח״ – אָסוּר עַד שֶׁיַּגִּיעַ, ״עַד שֶׁיְּהֵא פֶּסַח״ – אָסוּר עַד שֶׁיֵּצֵא,Cela veut-il dire que Rabbi Méïr pense qu'un homme se place dans le doute, et que Rabbi Yossé pense qu'un homme ne se place pas dans le doute ? Or nous avons entendu d'eux le contraire, car nous avons appris : dans la Michna (Nedarim 60a) : celui qui fait un vœu « jusqu'au Pessa'h », c'est interdit jusqu'à ce que Pessa'h arrive ; « jusqu'à ce qu'il soit Pessa'h », c'est interdit jusqu'à ce qu'il se termine.
- ״עַד פְּנֵי פֶסַח״ – רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: אָסוּר עַד שֶׁיַּגִּיעַ, רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: עַד שֶׁיֵּצֵא.« Jusqu'à devant Pessa'h » : Rabbi Méïr dit : c'est interdit jusqu'à ce qu'il arrive ; Rabbi Yossé dit : jusqu'à ce qu'il se termine. Rabbi Méïr admet donc qu'on ne se place pas dans le doute, et Rabbi Yossé qu'on s'y place : c'est l'inverse de notre Michna.
- אָמַר רַבִּי חֲנִינָא בַּר אַבְדִּימִי אָמַר רַב: מוּחְלֶפֶת הַשִּׁיטָה. וְהָתַנְיָא: זֶה הַכְּלָל: כֹּל שֶׁזְּמַנּוֹ קָבוּעַ, וְאָמַר: ״עַד פְּנֵי״ – רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: עַד שֶׁיָּצָא, רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: עַד שֶׁיַּגִּיעַ.Rabbi 'Hanina bar Avdimi a dit au nom de Rav : les opinions sont interverties dans cette Michna de Nedarim. Et il a bien été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : voici la règle : tout ce dont le temps est fixe, et qu'il a dit : « jusqu'à devant » : Rabbi Méïr dit : jusqu'à ce qu'il se termine ; Rabbi Yossé dit : jusqu'à ce qu'il arrive.
- אָמַר אַבָּיֵי: מַחֲלוֹקֶת בִּשְׁתֵּי כִּיתֵּי בָנוֹת, אֲבָל בְּכַת אַחַת – דִּבְרֵי הַכֹּל גְּדוֹלָה מַמָּשׁ, קְטַנָּה מַמָּשׁ, אֶמְצָעִית בִּשְׁמָהּ קָרֵי לַהּ.Abayé a dit : la ma'hloket (divergence) porte sur deux groupes de filles ; mais pour un seul groupe, de l'avis de tous, la grande est réellement la grande, la petite est réellement la petite, et celle du milieu, il l'appelle par son nom.
- אֲמַר לֵיהּ רַב אַדָּא בַּר מַתְנָה לְאַבָּיֵי: אֶלָּא מֵעַתָּה,Rav Ada bar Matna a dit à Abayé : mais alors,
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.