Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- נֶאֱמָן לִנְדָרִים, וְלַחֲרָמִים, וּלְהֶקְדֵּשׁוֹת וְלַעֲרָכִים, אֲבָל לֹא לְמַכּוֹת וְלָעוֹנָשִׁין.le père est cru pour les vœux : leurs vœux sont valables ; pour les 'haramim (biens voués au Temple), pour les consécrations et pour les évaluations (engagement de verser au Temple la valeur fixée d'une personne) ; mais non pour les coups de fouet ni pour les châtiments.
- מַתְנִי׳ ״קִדַּשְׁתִּי אֶת בִּתִּי״, ״קִדַּשְׁתִּיהָ וְגֵרַשְׁתִּיהָ כְּשֶׁהִיא קְטַנָּה״, וַהֲרֵי הִיא קְטַנָּה – נֶאֱמָן. ״קִדַּשְׁתִּיהָ וְגֵרַשְׁתִּיהָ כְּשֶׁהִיא קְטַנָּה״, וַהֲרֵי הִיא גְּדוֹלָה – אֵינוֹ נֶאֱמָן. נִשְׁבֵּית וּפְדִיתִיהָ, בֵּין שֶׁהִיא קְטַנָּה בֵּין שֶׁהִיא גְּדוֹלָה – אֵינוֹ נֶאֱמָן.MICHNA : Si un père dit : « J'ai consacré ma fille par les kiddouchin (premier stade du mariage) », ou : « Je l'ai consacrée et j'ai reçu son divorce lorsqu'elle était mineure », alors qu'elle est encore mineure – il est cru, pour l'interdire à tout homme comme femme mariée, ou à un Cohen (prêtre) comme divorcée. « Je l'ai consacrée et j'ai reçu son divorce lorsqu'elle était mineure », alors qu'elle est maintenant adulte – il n'est pas cru. « Elle a été captive et je l'ai rachetée », qu'elle soit mineure ou adulte – il n'est pas cru pour la rendre inapte à un Cohen.
- גְּמָ׳ מַאי שְׁנָא רֵישָׁא וּמַאי שְׁנָא סֵיפָא? רֵישָׁא בִּידֵיהּ, סֵיפָא לָאו בִּידֵיהּ.GUEMARA : Quelle différence y a-t-il entre la première clause et la dernière clause ? Dans la première clause, c'est en son pouvoir de la consacrer ; dans la dernière clause, ce n'est pas en son pouvoir : il ne peut ni consacrer sa fille adulte, ni la livrer à un non-Juif.
- וְלָא? וַהֲרֵי בְּיָדוֹ לְהַשִּׂיאָהּ לְחָלָל, דְּקָא פָסְלַהּ מִכְּהוּנָּה!N'est-ce pas en son pouvoir de la disqualifier ? Or il est en son pouvoir de la marier à un 'halal (fils d'un Cohen et d'une femme qui lui était interdite), ce qui la rend inapte à la kehouna (l'état de Cohen) !
- הָא לָא קַשְׁיָא, כְּרַבִּי דּוֹסְתַּאי בֶּן יְהוּדָה דְּאָמַר: בְּנוֹת יִשְׂרָאֵל מִקְוֵה טׇהֳרָה לַחֲלָלִין.Ceci n'est pas difficile : notre Michna est conforme à Rabbi Dostaï ben Yehouda, qui a dit : les filles d'Israël sont un mikvé de pureté pour les 'halalim : une Israélite qui épouse un 'halal rend ses enfants aptes, et sa fille peut épouser un Cohen. Elle-même n'est donc pas disqualifiée par cette union, et le père n'a pas le pouvoir de l'exclure de la kehouna.
- וַהֲרֵי בְּיָדוֹ לְהַשִּׂיאָהּ לְמַמְזֵר! כְּרַבִּי עֲקִיבָא דְּאָמַר: אֵין קִדּוּשִׁין תּוֹפְסִין בְּחַיָּיבֵי לָאוִין.Or il est en son pouvoir de la marier à un mamzer (enfant né d'une union interdite), ce qui la disqualifie ! La Michna est conforme à Rabbi Akiva, qui a dit : les kiddouchin ne prennent pas effet avec celles dont la relation entraîne seulement la transgression d'un interdit négatif ; ils ne prennent donc pas effet avec un mamzer.
- הֲרֵי בְּיָדוֹ לְהַשִּׂיאָהּ אַלְמָנָה לְכֹהֵן גָּדוֹל, וּכְרַבִּי סִימַאי, דְּתַנְיָא, רַבִּי סִימַאי אוֹמֵר: מִן הַכֹּל עוֹשֶׂה רַבִּי עֲקִיבָא מַמְזֵר, חוּץ מֵאַלְמָנָה לְכֹהֵן גָּדוֹל, שֶׁהֲרֵי אָמְרָה תּוֹרָה: ״לֹא יִקָּח... וְלֹא יְחַלֵּל״: – חִלּוּלִים עוֹשֶׂה, וְאֵין עוֹשֶׂה מַמְזֵרִים.Or il est en son pouvoir de la marier, veuve, à un Cohen Gadol (grand prêtre), et ce conformément à Rabbi Simaï, comme il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Simaï dit : pour tous les cas, Rabbi Akiva déclare l'enfant mamzer, sauf pour une veuve avec un Cohen Gadol, puisque la Torah a dit : « Il ne prendra pas... et il ne profanera pas sa descendance » (Lévitique 21, 14-15) : il en fait des 'halalim et il n'en fait pas des mamzerim ; les kiddouchin sont donc valables dans ce cas.
- כְּרַבִּי יְשֵׁבָב, דְּאָמַר: בּוֹאוּ וְנִצְוַוח עַל עֲקִיבָא בֶּן יוֹסֵף שֶׁהָיָה אוֹמֵר: כֹּל שֶׁאֵין לוֹ בִּיאָה בְּיִשְׂרָאֵל הַוָּלָד מַמְזֵר.La Michna est conforme à Rabbi Yechévav, qui a dit : Venez, crions contre Akiva ben Yossef, qui disait : tout homme qui ne peut avoir de relation avec une femme d'Israël, s'il le fait, l'enfant est mamzer, y compris le cas d'une veuve avec un Cohen Gadol. Le père ne peut donc pas disqualifier sa fille.
- הָנִיחָא לְרַבִּי יְשֵׁבָב אִי לְטַעְמֵיהּ דְּנַפְשֵׁיהּ – שַׁפִּיר. אֶלָּא אִי לְאַפּוֹקֵי מִטַּעְמָא דְּרַבִּי סִימַאי קָאָתֵי, הֲרֵי בְּיָדוֹ לְהַשִּׂיאָהּ לְחַיָּיבֵי עֲשֵׂה!Cela va bien pour Rabbi Yechévav s'il énonce sa propre raison, un principe général contre Rabbi Akiva : c'est bien. Mais s'il vient seulement exclure la raison de Rabbi Simaï, sur le seul cas de la veuve et du Cohen Gadol, il admettrait que les kiddouchin sont valables pour une transgression d'un commandement positif : il serait alors en son pouvoir de la marier à ceux dont la relation transgresse un commandement positif, qui la disqualifient !
- אָמַר רַב אָשֵׁי וְתִסְבְּרַאּ רֵישָׁא מִשּׁוּם דִּבְיָדוֹ הוּא? נְהִי דִּבְיָדוֹ לְקַדְּשָׁהּ, בְּיָדוֹ לְגָרְשָׁהּ? וְעוֹד, אִילּוּ אֲמַר הַאי דְּלָא נִיחָא [לֵיהּ] בְּגַוַּהּ מִי מָצֵי מְקַדֵּשׁ [לַהּ] נִיהֲלֵיהּ בְּעַל כֻּרְחֵיהּ?Rav Achi a dit : Et comment peux-tu penser que la première clause est due au fait que c'est en son pouvoir ? Admettons qu'il soit en son pouvoir de la consacrer ; est-il en son pouvoir de la divorcer ? Et de plus, si cet homme dit qu'il ne lui convient pas de la prendre, le père peut-il la lui consacrer contre son gré ?
- אֶלָּא אָמַר רַב אָשֵׁי: רֵישָׁא רַחֲמָנָא הֵימְנֵיהּ, כְּרַב הוּנָא, דְּאָמַר רַב הוּנָא אָמַר רַב: מִנַּיִן לְאָב שֶׁנֶּאֱמָן לֶאֱסוֹר אֶת בִּתּוֹ מִן הַתּוֹרָה? שֶׁנֶּאֱמַר: ״אֶת בִּתִּי נָתַתִּי לָאִישׁ הַזֶּה״, ״לָאִישׁ״ – אֲסָרָהּ, ״הַזֶּה״ – הִתִּירָהּ.Mais Rav Achi a dit : dans la première clause, c'est le Miséricordieux qui lui a accordé crédit, conformément à Rav Houna, car Rav Houna a dit au nom de Rav : d'où savons-nous que le père est cru, selon la Torah, pour interdire sa fille ? Comme il est dit : « J'ai donné ma fille à cet homme » (Deutéronome 22, 16) : « à l'homme » : il l'a interdite à tous les hommes ; « cet » : il l'a permise à celui-ci.
- בְּנִישּׂוּאִין הֵימְנֵיהּ רַחֲמָנָא לְאָב, בִּשְׁבוּיָיה לָא הֵימְנֵיהּ.Pour le mariage, le Miséricordieux a accordé crédit au père ; pour une captive, Il ne lui a pas accordé crédit.
- מַתְנִי׳ מִי שֶׁאָמַר בִּשְׁעַת מִיתָתוֹ ״יֵשׁ לִי בָּנִים״ – נֶאֱמָן. ״יֵשׁ לִי אַחִים״ – אֵינוֹ נֶאֱמָן.MICHNA : Celui qui a dit au moment de sa mort : « J'ai des enfants » – il est cru, et sa femme n'aura pas besoin de lévirat. S'il a dit : « J'ai des frères » – il n'est pas cru pour la lier au lévirat.
- גְּמָ׳ אַלְמָא נֶאֱמָן לְהַתִּיר וְאֵין נֶאֱמָן לֶאֱסוֹר. נֵימָא מַתְנִיתִין דְּלָא כְּרַבִּי נָתָן,GUEMARA : Il apparaît qu'il est cru pour permettre et n'est pas cru pour interdire. Disons que notre Michna n'est pas conforme à Rabbi Natan.
- דְּתַנְיָא: בִּשְׁעַת קִידּוּשִׁין אָמַר יֵשׁ לוֹ בָּנִים, בִּשְׁעַת מִיתָה אָמַר אֵין לוֹ בָּנִים, בִּשְׁעַת קִידּוּשִׁין אָמַר אֵין לוֹ אַחִים, בִּשְׁעַת מִיתָה אָמַר יֵשׁ לוֹ אַחִים – נֶאֱמָן לְהַתִּיר וְאֵין נֶאֱמָן לֶאֱסוֹר, דִּבְרֵי רַבִּי. רַבִּי נָתָן אוֹמֵר: אַף נֶאֱמָן לֶאֱסוֹר.Comme il a été enseigné dans une baraïta : s'il a dit au moment des kiddouchin qu'il a des enfants, et au moment de sa mort qu'il n'a pas d'enfants ; s'il a dit au moment des kiddouchin qu'il n'a pas de frères, et au moment de sa mort qu'il a des frères – il est cru pour permettre et n'est pas cru pour interdire ; telles sont les paroles de Rabbi Yehouda HaNassi. Rabbi Natan dit : il est cru même pour interdire.
- אָמַר רָבָא: שָׁאנֵי הָתָם, כֵּיוָן דְּבִשְׁעַת מִיתָה קָא הָדַר בֵּיהּ, אֵימָא קוּשְׁטָא קָאָמַר. אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: וְלָאו כָּל דְּכֵן הוּא? הַשְׁתָּא, וּמָה הָתָם דְּקָא מַרַע לֵיהּ לְדִבּוּרֵיהּ, אָמְרַתְּ קוּשְׁטָא קָאָמַר, מַתְנִיתִין, דְּלָא קָא מַרַע לֵיהּ לְדִבּוּרֵיהּ, לֹא כׇּל שֶׁכֵּן?Rava a dit : là-bas, c'est différent : puisqu'il revient sur ses paroles au moment de sa mort, je dirais qu'il dit la vérité. Abayé lui a dit : n'est-ce pas à plus forte raison le cas ici ? Maintenant, si là-bas, où il affaiblit ses propres paroles, tu as dit qu'il dit la vérité, dans notre Michna, où il n'affaiblit pas ses paroles – il n'a rien déclaré auparavant – à plus forte raison !
- אֶלָּא אָמַר אַבָּיֵי: מַתְנִיתִין דְּלָא מוּחְזָק לַן בְּאַחֵי וְלָא מוּחְזָק לַן בִּבְנֵי, דְּאָמְרִינַן: כֵּיוָן דְּלָא מוּחְזָק לַן בִּבְנֵי וְלָא בְּאַחֵי אָמַר: ״יֵשׁ לִי בָּנִים״ – נֶאֱמָן, ״יֵשׁ לִי אַחִים״ – אֵינוֹ נֶאֱמָן. לָאו כֹּל כְּמִינֵּיהּ דְּאָסַר לַהּ אַכּוּלֵּי עָלְמָא. בָּרַיְיתָאMais Abayé a dit : notre Michna traite du cas où nous n'avons pas de présomption pour des frères et pas de présomption pour des enfants. Car nous disons : puisque nous n'avons de présomption ni pour des enfants ni pour des frères, s'il a dit : « J'ai des enfants », il est cru ; « J'ai des frères », il n'est pas cru : il n'est pas en son pouvoir de l'interdire à tout le monde. La baraïta
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