Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- עַל מְנָת שֶׁיִּשְׁתּוֹק אַבָּא. אֵימָא סֵיפָא: מֵת הַבֵּן – מְלַמְּדִין אֶת הָאָב לוֹמַר שֶׁאֵינוֹ רוֹצֶה. אַמַּאי? וְהָא שְׁתֵיק! אֶלָּא אֲמַר לַהּ ״עַל מְנָת שֶׁלֹּא יְמַחֶה אַבָּא״.cela signifie : « À condition que mon père se taise » lorsqu'il l'apprendra, sans protester. Mais alors, cite la clause finale : « Si le fils meurt, on enseigne au père à dire qu'il ne veut pas. » Pourquoi ? Il s'est tu ! Son silence aurait déjà validé les kiddouchin (premier stade du mariage). Mais il faut dire qu'il lui a dit : « À condition que mon père ne proteste pas », à aucun moment.
- רֵישָׁא בְּחַד טַעְמָא וּמְצִיעֲתָא וְסֵיפָא בְּחַד טַעְמָא! אָמַר רַבִּי יַנַּאי: אִין. אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: שְׁמַע מִינַּהּ לִדְרַבִּי יַנַּאי דָּחֲקִינַן וּמוֹקְמִינַן מַתְנִיתִין בִּתְרֵי טַעֲמֵי וְאַלִּיבָּא דְּחַד תַּנָּא וְלָא מוֹקְמִינַן בִּתְרֵי תַּנָּאֵי וּבְחַד טַעְמָא.Le début de la Michna s'expliquerait donc selon une raison, et le milieu et la fin selon une autre raison ! Rabbi Yannaï a dit : oui. Rech Lakich a dit : déduis-en que, selon Rabbi Yannaï, nous forçons le texte et établissons la Michna selon deux raisons, mais conformément à un seul Tanna, plutôt que de l'établir selon deux Tannaïm et une seule raison.
- רַב יוֹסֵף בַּר אַמֵּי אָמַר: לְעוֹלָם חַד טַעְמָא הוּא, וּמַאי ״עַל מְנָת שֶׁיִּרְצֶה אַבָּא״ – עַל מְנָת שֶׁלֹּא יְמַחֶה אַבָּא מִכָּאן וְעַד שְׁלֹשִׁים יוֹם.Rav Yossef bar Ami a dit : en réalité, il s'agit d'une seule raison dans toute la Michna. Et que signifie « à condition que mon père le veuille » ? À condition que mon père ne proteste pas d'ici à trente jours.
- מַתְנִי׳ ״קִדַּשְׁתִּי אֶת בִּתִּי וְאֵינִי יוֹדֵעַ לְמִי קִידַּשְׁתִּיהָ״, וּבָא אֶחָד וְאָמַר ״אֲנִי קִידַּשְׁתִּיהָ״ – נֶאֱמָן. זֶה אָמַר ״אֲנִי קִידַּשְׁתִּיהָ״ וְזֶה אָמַר ״אֲנִי קִידַּשְׁתִּיהָ״ – שְׁנֵיהֶם נוֹתְנִים גֵּט. וְאִם רָצוּ – אֶחָד נוֹתֵן גֵּט, וְאֶחָד כּוֹנֵס.MICHNA : Si un homme dit : « J'ai consacré ma fille mineure par les kiddouchin et je ne sais pas à qui je l'ai consacrée », et qu'un homme vient et dit : « C'est moi qui l'ai consacrée » – il est cru. Si l'un dit : « C'est moi qui l'ai consacrée » et que l'autre dit : « C'est moi qui l'ai consacrée » – tous deux donnent un get (acte de divorce), pour la permettre à tout autre homme. Et s'ils le veulent, l'un donne un get et l'autre l'épouse.
- גְּמָ׳ אָמַר רַב: – נֶאֱמָן לִיתֵּן גֵּט, וְאֵין נֶאֱמָן לִכְנוֹס. נֶאֱמָן לִיתֵּן גֵּט, אֵין אָדָם חוֹטֵא וְלֹא לוֹ. וְאֵין נֶאֱמָן לִכְנוֹס? אֵימָא יִצְרוֹ תּוֹקְפוֹ.GUEMARA : Rav a dit : il est cru pour donner un get, mais il n'est pas cru pour l'épouser. Il est cru pour donner un get, car un homme ne pèche pas sans en tirer profit : ne pouvant l'épouser, il n'aurait aucune raison de mentir. Et il n'est pas cru pour l'épouser, car je dirais que son penchant l'a emporté sur lui et l'a conduit à mentir.
- רַב אַסִּי אָמַר: אַף נֶאֱמָן לִכְנוֹס. וּמוֹדֶה רַב אַסִּי בְּאוֹמֶרֶת ״נִתְקַדַּשְׁתִּי וְאֵינִי יוֹדַעַת לְמִי נִתְקַדַּשְׁתִּי״ וּבָא אֶחָד וְאָמַר ״קִידַּשְׁתִּיהָ״ שֶׁאֵין נֶאֱמָן לִכְנוֹס.Rav Assi a dit : il est cru même pour l'épouser, car il n'oserait pas mentir devant le père. Et Rav Assi admet, pour une femme qui dit : « J'ai été consacrée et je ne sais pas à qui j'ai été consacrée », et qu'un homme vient et dit : « Je l'ai consacrée », qu'il n'est pas cru pour l'épouser ; elle pourrait en effet être de connivence avec lui, comme il va être expliqué.
- תְּנַן: רָצוּ – אֶחָד נוֹתֵן גֵּט וְאֶחָד כּוֹנֵס, תְּיוּבְתָּא דְרַב! אָמַר לְךָ רַב: שָׁאנֵי הָתָם, דְּכֵיוָן דְּאִיכָּא אַחֵר בַּהֲדֵיהּ – אִירְתוֹתֵי מִירְתַת.Nous avons appris dans la Michna : « S'ils le veulent, l'un donne un get et l'autre l'épouse. » C'est une teyouvta (réfutation définitive) contre Rav ! Rav pourrait te dire : là-bas, c'est différent, car puisqu'il y a un autre prétendant avec lui, il a peur de mentir.
- תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַב אַסִּי: קִידַּשְׁתִּי אֶת בִּתִּי וְאֵינִי יוֹדֵעַ לְמִי קִידַּשְׁתִּיהָ, וּבָא אֶחָד וְאָמַר קִידַּשְׁתִּיהָ – אַף נֶאֱמָן לִכְנוֹס. כְּנָסָהּ וּבָא אַחֵר וְאָמַר אֲנִי קִדַּשְׁתִּיהָ – לֹא כׇּל הֵימֶנּוּ לְאוֹסְרָהּ עָלָיו.Il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) conformément à Rav Assi : « J'ai consacré ma fille et je ne sais pas à qui je l'ai consacrée », et qu'un homme vient et dit : « Je l'ai consacrée » – il est cru même pour l'épouser. S'il l'a épousée et qu'un autre vient et dit : « C'est moi qui l'ai consacrée » – il n'est pas en son pouvoir de l'interdire à celui-ci.
- הָאִשָּׁה שֶׁאָמְרָה ״נִתְקַדַּשְׁתִּי וְאֵינִי יוֹדַעַת לְמִי נִתְקַדַּשְׁתִּי״ וּבָא אֶחָד וְאָמַר ״אֲנִי קִידַּשְׁתִּי״ – אֵין נֶאֱמָן לִכְנוֹס. מִפְּנֵי שֶׁהִיא מְחַפָּה עָלָיו.La femme qui a dit : « J'ai été consacrée et je ne sais pas à qui j'ai été consacrée », et qu'un homme vient et dit : « C'est moi qui l'ai consacrée » – il n'est pas cru pour l'épouser, parce qu'elle le couvre : peut-être vient-elle de décider de l'épouser et prétend-elle que c'est lui.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: מַהוּ לִסְקוֹל עַל יָדוֹ? רַב אָמַר: אֵין סוֹקְלִין. וְרַב אַסִּי אָמַר: סוֹקְלִין.Ils ont posé la question : qu'en est-il de lapider sur sa déclaration ? Le père qui dit avoir consacré sa fille est-il cru au point qu'elle soit lapidée comme adultère, si elle a une relation avec un autre homme ? Rav a dit : on ne lapide pas. Et Rav Assi a dit : on lapide.
- רַב אָמַר: אֵין סוֹקְלִין, כִּי הֵימְנֵיהּ רַחֲמָנָא לְאָב, לְאִיסּוּרָא, לִקְטָלָא לָא הֵימְנֵיהּ. רַב אַסִּי אָמַר: סוֹקְלִין, לְכוּלַּהּ מִילְּתֵיהּ הֵימְנֵיהּ רַחֲמָנָא לְאָב. אָמַר רַב אַסִּי: וּמוֹדֵינָא בְּאוֹמֶרֶת ״נִתְקַדַּשְׁתִּי״, שֶׁאֵין סוֹקְלִים.Rav a dit : on ne lapide pas, car lorsque le Miséricordieux a accordé crédit au père, c'est pour l'interdit (pour l'interdire à tout homme) ; pour la peine de mort, Il ne lui a pas accordé crédit. Rav Assi a dit : on lapide, car le Miséricordieux a accordé crédit au père pour l'ensemble de la question. Rav Assi a dit : et j'admets, pour celle qui dit : « J'ai été consacrée », qu'on ne lapide pas sur sa propre déclaration.
- וְאָמַר רַב אַסִּי: הָנֵי שְׁמַעְתָּתָא דִּידִי מְרַפְּסָן אִיגָּרֵי. הַשְׁתָּא, וּמָה בִּמְקוֹם שֶׁאִם בָּא לִכְנוֹס כּוֹנֵס – אָמַרְתָּ סוֹקְלִים, מְקוֹם שֶׁאִם בָּא לִכְנוֹס אֵין כּוֹנֵס – אֵינוֹ דִּין שֶׁסּוֹקְלִין?Et Rav Assi a dit : ces enseignements qui sont les miens brisent les toits : ils sont difficiles à comprendre. Maintenant, si là où, lorsqu'un homme vient pour l'épouser, il l'épouse (la déclaration du père), tu as dit qu'on lapide, là où, lorsqu'il vient pour l'épouser, il ne l'épouse pas (la déclaration de la femme), n'est-il pas logique qu'on lapide ?
- וְלָא הִיא, לְאָב הֵימְנֵיהּ רַחֲמָנָא, לְדִידַהּ לָא הֵימְנַהּ.Mais il n'en est rien : c'est au père que le Miséricordieux a accordé crédit, si bien qu'elle peut être lapidée, mais à elle, Il n'a pas accordé crédit.
- וְרַב חִסְדָּא אָמַר: אֶחָד זֶה וְאֶחָד זֶה – אֵין סוֹקְלִין. וְאַזְדָּא רַב חִסְדָּא לְטַעְמֵיהּ, דְּאָמַר רַב חִסְדָּא: ״בְּנִי זֶה בֶּן תֵּשַׁע שָׁנִים וְיוֹם אֶחָד״, ״בִּתִּי זוֹ בַּת שָׁלֹשׁ שָׁנִים וְיוֹם אֶחָד״ – נֶאֱמָן לְקׇרְבָּן, אֲבָל לֹא לְמַכּוֹת וְלֹא לָעוֹנָשִׁין.Et Rav 'Hisda a dit : dans un cas comme dans l'autre, on ne lapide pas. Et Rav 'Hisda suit son opinion, car Rav 'Hisda a dit : si un père déclare : « Mon fils que voici a neuf ans et un jour », « Ma fille que voici a trois ans et un jour » – il est cru pour le sacrifice que doit apporter l'adulte qui a eu avec eux par inadvertance une relation interdite, mais non pour les coups de fouet ni pour les châtiments.
- תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַב חִסְדָּא: ״בְּנִי זֶה בֶּן שְׁלֹשׁ עֶשְׂרֵה שָׁנָה וְיוֹם אֶחָד״ ״בִּתִּי זוֹ בַּת שְׁתֵּים עֶשְׂרֵה שָׁנָה וְיוֹם אֶחָד״ –Il a été enseigné dans une baraïta conformément à Rav 'Hisda : « Mon fils que voici a treize ans et un jour », « Ma fille que voici a douze ans et un jour » –
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