Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- ״לֹא תַסְגִּיר עֶבֶד אֶל אֲדֹנָיו״, רַבִּי אוֹמֵר: בְּלוֹקֵחַ עֶבֶד עַל מְנָת לְשַׁחְרְרוֹ הַכָּתוּב מְדַבֵּר. הֵיכִי דָּמֵי? אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: כְּגוֹן דִּכְתַב לֵיהּ: ״לִכְשֶׁאֶקָּחֲךָ, הֲרֵי עַצְמְךָ קָנוּי לְךָ מֵעַכְשָׁיו״.« Tu ne livreras pas un esclave à son maître » (Deutéronome 23, 16) : Rabbi Yehouda HaNassi dit : le verset parle de celui qui achète un esclave à condition de l'affranchir ; le tribunal ne doit pas le lui livrer, car ce maître n'a aucun droit de l'asservir. De quel cas s'agit-il ? Rav Na'hman bar Yits'hak a dit : par exemple, lorsqu'il lui a écrit dans son acte d'affranchissement : « Lorsque je t'aurai acheté, te voici acquis à toi-même dès maintenant. » L'esclave s'acquiert alors lui-même, bien que l'acheteur ne le possède pas encore. Rabbi Yehouda HaNassi admet donc qu'on peut transmettre une chose qui n'est pas encore venue au monde.
- רַבִּי מֵאִיר, דְּתַנְיָא: הָאוֹמֵר לְאִשָּׁה: ״הֲרֵי אַתְּ מְקוּדֶּשֶׁת לִי לְאַחַר שֶׁאֶתְגַּיֵּיר״, ״לְאַחַר שֶׁתִּתְגַּיְּירִי״, ״לְאַחַר שֶׁאֶשְׁתַּחְרֵר״, ״לְאַחַר שֶׁתִּשְׁתַּחְרְרִי״, ״לְאַחַר שֶׁיָּמוּת בַּעְלִיךְ״, ״לְאַחַר שֶׁתָּמוּת אֲחוֹתִיךְ״, ״לְאַחַר שֶׁיַּחְלוֹץ לָךְ יְבָמִיךְ״ – אֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת. רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: מְקוּדֶּשֶׁת. רַבִּי יוֹחָנָן הַסַּנְדְּלָר אוֹמֵר: אֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת.Rabbi Méïr admet lui aussi qu'on peut transmettre une chose qui n'est pas encore venue au monde, comme il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : celui qui dit à une femme : « Te voici consacrée à moi (par les kiddouchin, premier stade du mariage) après que je me serai converti », « après que tu te seras convertie », « après que j'aurai été affranchi », « après que tu auras été affranchie », « après que ton mari sera mort », « après que ta sœur sera morte », « après que ton yavam (le frère de ton mari défunt) aura accompli pour toi la 'halitsa (le rite qui libère du lévirat) » – elle n'est pas consacrée. Rabbi Méïr dit : elle est consacrée. Rabbi Yo'hanan HaSandlar dit : elle n'est pas consacrée.
- רַבִּי יְהוּדָה הַנָּשִׂיא אוֹמֵר: מְקוּדֶּשֶׁת. וּמָה טַעַם אָמְרוּ ״אֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת״ – מִשּׁוּם אֵיבָה.Rabbi Yehouda HaNassi dit : selon la Torah, elle est consacrée. Et pour quelle raison les Sages ont-ils dit : « elle n'est pas consacrée » ? À cause de l'inimitié : consacrer une femme mariée pour après la mort de son mari, ou une sœur pour après la mort de l'autre, risque de susciter l'inimitié entre elle et son mari, ou entre les deux sœurs. Rabbi Méïr et Rabbi Yehouda HaNassi admettent néanmoins qu'on peut consacrer une femme qui lui est actuellement interdite.
- וְנִחְשׁוֹב נָמֵי רַבִּי יְהוּדָה הַנָּשִׂיא! הַיְינוּ רַבִּי, הַיְינוּ רַבִּי יְהוּדָה הַנָּשִׂיא.La Guemara demande : Comptons donc aussi Rabbi Yehouda HaNassi parmi ceux qui admettent qu'on peut transmettre une chose qui n'est pas encore venue au monde ! La Guemara répond : c'est le même que Rabbi, Rabbi est Rabbi Yehouda HaNassi : il s'agit d'une seule personne, déjà comptée.
- וְנִחְשׁוֹב נָמֵי רַבִּי עֲקִיבָא, דְּתַנְיָא: ״קֻוֽנָּם שֶׁאֲנִי עוֹשָׂה לְפִיךָ״ – אֵין צָרִיךְ לְהָפֵר.Comptons donc aussi Rabbi Akiva, comme il a été enseigné : si une femme a dit à son mari : « Que soit konam (interdit comme une offrande, formule de vœu) pour toi ce que je produis pour ta bouche », y compris le travail qu'elle lui doit, le mari n'a pas besoin d'annuler ce vœu, qui est sans effet puisqu'elle est tenue envers lui à ce travail.
- רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: יָפֵר, שֶׁמָּא תַּעֲדִיף עָלָיו יָתֵר מִן הָרָאוּי לוֹ. הָאִיתְּמַר עֲלַהּ, אָמַר רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ: בְּאוֹמֶרֶת: ״יִקְדְּשׁוּ יָדַי לְעוֹשֵׂיהֶם״, וְיָדַיִם אִיתַנְהוּ בָּעוֹלָם.Rabbi Akiva dit : il doit tout de même l'annuler, de peur qu'elle ne produise en excédent pour lui plus que ce qui lui revient ; le vœu porterait sur cet excédent, auquel il n'a pas droit, et qui n'est pas encore venu au monde. La Guemara rejette cette preuve : N'a-t-il pas été dit à ce sujet que Rav Houna, fils de Rav Yehochoua, a dit : il s'agit d'une femme qui dit : « Que mes mains soient sanctifiées à Celui qui les a faites » ? Elle sanctifie ses mains elles-mêmes, et les mains existent bien dans le monde.
- מַתְנִי׳ הָאוֹמֵר לָאִשָּׁה ״הֲרֵי אַתְּ מְקוּדֶּשֶׁת לִי עַל מְנָת שֶׁאֲדַבֵּר עָלַיִךְ לַשִּׁלְטוֹן״, ״וְאֶעֱשֶׂה עִמָּךְ כְּפוֹעֵל״, דִּבֵּר עָלֶיהָ לַשִּׁלְטוֹן וְעָשָׂה עִמָּהּ כְּפוֹעֵל – מְקוּדֶּשֶׁת, וְאִם לָאו – אֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת.MICHNA : Celui qui dit à une femme : « Te voici consacrée à moi (par les kiddouchin, premier stade du mariage) à condition que je parle en ta faveur aux autorités », ou : « et que je travaille pour toi comme un ouvrier » : s'il a parlé en sa faveur aux autorités et a travaillé pour elle comme un ouvrier, elle est consacrée ; sinon, elle n'est pas consacrée.
- גְּמָ׳ אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: וְהוּא שֶׁנָּתַן לָהּ שָׁוֶה פְּרוּטָה. וּבְשָׂכָר לָא? וְהָתַנְיָא: בִּשְׂכַר שֶׁהִרְכַּבְתִּיךְ עַל הַחֲמוֹר שֶׁהוֹשַׁבְתִּיךְ בְּקָרוֹן אוֹ בִּסְפִינָה – אֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת.GUEMARA : Rech Lakich a dit : et cela, seulement s'il lui a donné un objet d'une valeur d'une pérouta (la plus petite pièce de monnaie) au moment des kiddouchin : ce n'est pas par son intervention ou par son travail qu'elle est consacrée, car ceux-ci ne sont que de simples conditions. La Guemara demande : Et par le salaire, la valeur de son service, elle ne serait pas consacrée ? Or il a été enseigné dans une baraïta : si un homme dit à une femme : « Sois consacrée à moi pour le salaire de t'avoir fait monter sur l'âne, de t'avoir fait asseoir dans un chariot ou dans un bateau » – elle n'est pas consacrée, car ce salaire est déjà une dette et on ne consacre pas une femme au moyen d'une dette.
- בִּשְׂכַר שֶׁאַרְכִּיבִךְ עַל הַחֲמוֹר, שֶׁאוֹשִׁיבִךְ בְּקָרוֹן אוֹ בִּסְפִינָה – מְקוּדֶּשֶׁת. וְכִי תֵּימָא הָכָא נָמֵי בְּדִיהַב לַהּ שָׁוֶה פְּרוּטָה, וְהָא בִּשְׂכַר קָאָמַר.Mais s'il dit : « Pour le salaire de te faire monter sur l'âne, de te faire asseoir dans un chariot ou dans un bateau » – elle est consacrée. Et si tu dis : ici aussi, il s'agit d'un cas où il lui a donné un objet d'une valeur d'une pérouta, or la baraïta dit bien : « pour le salaire », c'est donc par ce salaire qu'elle est consacrée !
- וְעוֹד תַּנְיָא: שֵׁב עִמִּי בְּצַוְותָּא וְאֶקַּדֵּשׁ לָךְ, שְׂחוֹק לְפָנַי, רְקוֹד לְפָנַי, עֲשֵׂה כַּדִּימוֹס הַזֶּה – שָׁמִין, אִם יֵשׁ בּוֹ שָׁוֶה פְּרוּטָה – מְקוּדֶּשֶׁת, וְאִם לָאו – אֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת. וְכִי תֵּימָא, הָכָא נָמֵי בְּדִיהַב לַהּ שָׁוֶה פְּרוּטָה, וְהָא שָׁמִין אוֹתוֹ קָאָמַר! תְּיוּבְתָּא דְּרֵישׁ לָקִישׁ.Et de plus, il a été enseigné dans une baraïta : si une femme dit à un homme : « Assieds-toi avec moi pour me tenir compagnie et je me consacrerai à toi », ou : « Divertis-moi », ou : « Danse devant moi », ou : « Fais un travail comme cette assise de pierres (dimos) », on évalue son service : s'il vaut une pérouta, elle est consacrée ; sinon, elle n'est pas consacrée. Et si tu dis : ici aussi, il s'agit d'un cas où il lui a donné un objet d'une valeur d'une pérouta, or la baraïta dit bien : « on l'évalue » ! S'il ne s'agissait que d'une condition, nulle évaluation ne serait nécessaire. C'est une teyouvta (réfutation définitive) contre Rech Lakich !
- אָמַר לָךְ רֵישׁ לָקִישׁ: הַאי תַּנָּא בָּרָא סָבַר: אֵינָהּ לִשְׂכִירוּת אֶלָּא לְבַסּוֹף. וְתַנָּא דִידַן סָבַר יֶשְׁנָהּ לִשְׂכִירוּת מִתְּחִילָּה וְעַד סוֹף.La Guemara répond : Rech Lakich pourrait te dire : ce Tanna de la baraïta pense que le salaire n'est dû qu'à la fin de la période de travail ; elle est donc consacrée par de l'argent et non par une dette. Et notre Tanna, celui de la Michna, pense que le salaire est dû au fur et à mesure, du début jusqu'à la fin : à la fin du service, tout le salaire est déjà une dette, et une dette ne peut pas servir aux kiddouchin.
- וּמַאי דּוּחְקֵיהּ דְּרֵישׁ לָקִישׁ לְאוֹקוֹמַיהּ לְמַתְנִיתִין בְּיֶשְׁנָהּ לִשְׂכִירוּת מִתְּחִילָּה וְעַד סוֹף, וּבְדִיהַב לַהּ?La Guemara demande : Et qu'est-ce qui contraint Rech Lakich à établir notre Michna selon l'avis que le salaire est dû du début jusqu'à la fin, et dans le cas où il lui a donné une pérouta ? Pourquoi ne pas l'expliquer sans pérouta supplémentaire, selon l'avis que le salaire n'est dû qu'à la fin ?
- אָמַר רָבָא: מַתְנִיתִין קְשִׁיתֵיהּ, מַאי אִירְיָא דְּתָנֵי ״עַל מְנָת״? נִיתְנֵי ״בִּשְׂכַר״, אֶלָּא שְׁמַע מִינַּהּ: כֹּל ״עַל מְנָת״ הֵיכָא דִּיהַב לַהּ הוּא.Rava a dit : c'est notre Michna qui lui posait une difficulté : pourquoi enseigne-t-elle précisément « à condition » ? Qu'elle enseigne : « pour le salaire » ! Mais déduis-en que tout « à condition » désigne une véritable condition, et qu'il s'agit donc d'un cas où il lui a donné une pérouta.
- מַתְנִי׳ ״עַל מְנָת שֶׁיִּרְצֶה אַבָּא״, רָצָה הָאָב – מְקוּדֶּשֶׁת, וְאִם לָאו – אֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת. מֵת הָאָב – הֲרֵי זוֹ מְקוּדֶּשֶׁת. מֵת הַבֵּן – מְלַמְּדִין הָאָב לוֹמַר שֶׁאֵינוֹ רוֹצֶה.MICHNA : Si un homme consacre une femme en disant : « À condition que mon père le veuille » : si le père le veut, elle est consacrée ; sinon, elle n'est pas consacrée. Si le père meurt, elle est consacrée. Si le fils meurt, on enseigne au père à dire qu'il ne veut pas, afin que les kiddouchin soient annulés rétroactivement et qu'elle ne soit pas liée au lévirat.
- גְּמָ׳ מַאי ״עַל מְנָת שֶׁיִּרְצֶה אַבָּא״? אִילֵּימָא עַד דְּאָמַר אַבָּא ״אִין״, אֵימָא מְצִיעֲתָא: מֵת הָאָב – הֲרֵי זוֹ מְקוּדֶּשֶׁת, וְהָא לָא אֲמַר ״אִין״! אֶלָּא:GUEMARA : Que signifie « à condition que mon père le veuille » ? Si l'on dit : elle n'est consacrée que lorsque le père aura dit « oui », cite alors la clause du milieu : « Si le père meurt, elle est consacrée » ; or il n'a pas dit « oui » ! Plutôt :
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