Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- גֵּר צָרִיךְ שְׁלֹשָׁה. מַאי טַעְמָא: ״מִשְׁפָּט״ כְּתִיב בֵּיהּ כַּדִּין, מִי יֵימַר דְּמִזְדַּקְּקוּ לֵיהּ הָנֵי תְּלָתָא.le converti requiert trois personnes pour sa conversion. Quelle en est la raison ? « Loi » [michpat] est écrit à son sujet (Lévitique 24, 22), comme pour un jugement, lequel exige trois juges. Et qui dit que ces trois-là s'occuperont de lui ? Il n'est donc pas en son pouvoir de se convertir quand il le veut.
- מַתְקֵיף לַהּ רַבִּי אַבָּא בַּר מֶמֶל: אֶלָּא מֵעַתָּה, הַנּוֹתֵן פְּרוּטָה לְשִׁפְחָתוֹ, וְאָמַר: ״הֲרֵי אַתְּ מְקוּדֶּשֶׁת לִי לְאַחַר שֶׁאֲשַׁחְרְרִיךְ״ – הָכִי נָמֵי דְּהָווּ קִידּוּשִׁין? הָכִי הַשְׁתָּא?! הָתָם – מֵעִיקָּרָא בְּהֵמָה, הַשְׁתָּא – דַּעַת אַחֶרֶת.Rabbi Abba bar Mémel a objecté : à ce compte, celui qui donne une perouta (petite pièce) à sa servante en disant : « Te voici consacrée à moi après que je t'aurai affranchie », dira-t-on aussi que c'est une consécration ? Réponse : comment comparer ? Là-bas, à l'origine elle a le statut d'un animal, et maintenant, une fois affranchie, c'est une autre conscience, une personne indépendante ; l'acte qui manque est donc considérable.
- וְאֶלָּא הָא דְּאָמַר רַבִּי אוֹשַׁעְיָא: הַנּוֹתֵן פְּרוּטָה לְאִשְׁתּוֹ וְאָמַר לָהּ: ״הֲרֵי אַתְּ מְקוּדֶּשֶׁת לִי לְאַחַר שֶׁאֲגָרְשִׁיךְ״ – אֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת, הָכִי נָמֵי לְרַבִּי יוֹחָנָן דְּהָווּ קִידּוּשִׁין? נְהִי דִּבְיָדוֹ לְגָרְשָׁהּ, בְּיָדוֹ לְקַדְּשָׁהּ?Mais alors, ce qu'a dit Rabbi Ochaya : celui qui donne une perouta à sa femme et lui dit : « Te voici consacrée à moi après que je t'aurai divorcée », elle n'est pas consacrée ; dira-t-on aussi, selon Rabbi Yo'hanan, que c'est une consécration ? Réponse : admettons qu'il soit en son pouvoir de la divorcer, est-il en son pouvoir de la consacrer ? Une fois divorcée, elle peut refuser.
- תִּפְשׁוֹט דְּבָעֵי רַב אוֹשַׁעְיָא: הַנּוֹתֵן שְׁתֵּי פְּרוּטוֹת לְאִשָּׁה, בְּאַחַת אָמַר לָהּ: ״הִתְקַדְּשִׁי לִי הַיּוֹם״, וּבְאַחַת אָמַר לָהּ: ״הִתְקַדְּשִׁי לִי לְאַחַר שֶׁאֲגָרְשִׁיךְ״, תִּפְשׁוֹט מִינַּהּ דְּלָא הָווּ קִידּוּשִׁין! דִּלְמָא כִּי הֵיכִי דְּתָפְסִי קִידּוּשִׁין הַשְׁתָּא – תָּפְסִי נָמֵי לְאַחַר כֵּן.Tranche alors, à partir d'ici, la question qu'a posée Rav Ochaya : celui qui donne deux perouta à une femme, et avec l'une il lui dit : « Sois consacrée à moi aujourd'hui », et avec l'autre il lui dit : « Sois consacrée à moi après que je t'aurai divorcée » ; tranche-en que ce n'est pas une consécration ! Réponse : ce n'est pas comparable, car peut-être que, de même que la consécration a prise maintenant, puisqu'elle est libre et consent, elle a prise aussi pour la suite.
- תַּנְיָא כְּוָתֵיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן: אֵין תּוֹרְמִין מִן הַתָּלוּשׁ עַל הַמְחוּבָּר, וְאִם תָּרַם – אֵין תְּרוּמָתוֹ תְּרוּמָה. כֵּיצַד? אָמַר: ״פֵּירוֹת עֲרוּגָה זוֹ תְּלוּשִׁין יִהְיוּ תְּרוּמָה עַל פֵּירוֹת עֲרוּגָה זוֹ מְחוּבֶּרֶת״, ״פֵּירוֹת עֲרוּגָה זוֹ מְחוּבֶּרֶת יִהְיוּ תְּרוּמָה עַל פֵּירוֹת עֲרוּגָה זוֹ תְּלוּשִׁין״ – לֹא אָמַר כְּלוּם. אֲבָל אָמַר ״לִכְשֶׁיִּתָּלְשׁוּ״ וְנִתְלְשׁוּ – דְּבָרָיו קַיָּימִין.Il a été enseigné dans une baraïta conformément à Rabbi Yo'hanan : On ne prélève pas la terouma à partir de ce qui est détaché pour ce qui est attaché ; et s'il l'a prélevée, sa terouma n'est pas une terouma. Comment cela ? S'il a dit : « Les fruits détachés de cette plate-bande seront terouma pour les fruits attachés de cette plate-bande », « les fruits attachés de cette plate-bande seront terouma pour les fruits détachés de cette plate-bande », il n'a rien dit. Mais s'il a dit : « lorsqu'ils seront détachés », et qu'ils ont été détachés, ses paroles sont maintenues.
- יָתֵר עַל כֵּן אָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב: אֲפִילּוּ אָמַר ״פֵּירוֹת עֲרוּגָה זוֹ תְּלוּשִׁין יִהְיוּ תְּרוּמָה עַל פֵּירוֹת עֲרוּגָה זוֹ מְחוּבֶּרֶת״, ״פֵּירוֹת עֲרוּגָה זוֹ מְחוּבֶּרֶת יִהְיוּ תְּרוּמָה עַל פֵּירוֹת עֲרוּגָה זוֹ תְּלוּשִׁין לִכְשֶׁיָּבִיאוּ שְׁלִישׁ וְיִתָּלְשׁוּ״, וְהֵבִיאוּ שְׁלִישׁ וְנִתְלְשׁוּ – דְּבָרָיו קַיָּימִין.Bien plus, Rabbi Eliézer ben Yaakov a dit : même s'il a dit : « Les fruits détachés de cette plate-bande seront terouma pour les fruits attachés de cette plate-bande », « les fruits attachés de cette plate-bande seront terouma pour les fruits détachés de cette plate-bande, lorsqu'ils auront atteint le tiers de leur croissance et qu'ils seront détachés », et qu'ils ont atteint le tiers et ont été détachés, ses paroles sont maintenues.
- אָמַר רַבָּה: לֹא אָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב אֶלָּא בְּשַׁחַת, אֲבָל בַּאֲגַם – לֹא. רַב יוֹסֵף אָמַר: אֲפִילּוּ בַּאֲגַם. מַאי מַשְׁמַע דְּהַאי אֲגַם לִישָּׁנָא דְּבוּצְלָנָא הוּא? אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: דְּאָמַר קְרָא: ״הֲלָכֹף כְּאַגְמֹן רֹאשׁוֹ״.Rabba a dit : Rabbi Eliézer ben Yaakov ne l'a dit que pour le fourrage [cha'hat], la céréale déjà montée en tige, mais pas pour la pousse tendre [agam]. Rav Yossef a dit : même pour la pousse tendre. D'où sait-on que ce mot agam désigne une pousse [boutslana] ? Rabbi Elazar a dit : car le verset dit : « Est-ce pour courber sa tête comme un jonc [agmon] ? » (Isaïe 58, 5).
- כְּמַאן אָזְלָא הָא דְּתַנְיָא: הָאוֹמֵר לַחֲבֵרוֹ ״אִם יָלְדָה אִשְׁתְּךָ נְקֵבָה, מְקוּדֶּשֶׁת לִי״ – לֹא אָמַר כְּלוּם. וְאָמַר רַבִּי חֲנִינָא: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁאֵין אִשְׁתּוֹ מְעוּבֶּרֶת, אֲבָל אִשְׁתּוֹ מְעוּבֶּרֶת – דְּבָרָיו קַיָּימִין. כְּמַאן? אִי כְּרַבָּה כְּשֶׁהוּכַּר עוּבָּרָהּ, אִי כְּרַב יוֹסֵף – אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא הוּכַּר עוּבָּרָהּ.Selon qui va ce qui a été enseigné : celui qui dit à son prochain : « Si ta femme met au monde une fille, elle est consacrée à moi », il n'a rien dit ? Et Rabbi 'Hanina a dit : on ne l'a enseigné que si sa femme n'est pas enceinte, mais si sa femme est enceinte, ses paroles sont maintenues. Selon qui ? Selon tous : si c'est selon Rabba, lorsque sa grossesse est reconnaissable, comme les tiges du fourrage ; si c'est selon Rav Yossef, même si sa grossesse n'est pas reconnaissable.
- וְאִיכָּא דְּאָמְרִי: אָמַר רַבָּה: לָא אָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב אֶלָּא בְּשַׁחַת דְּבֵי כִיבְשָׁא, אֲבָל בְּשַׁחַת דְּבֵי שָׁקְיָא – לָא. רַב יוֹסֵף אָמַר: אֲפִילּוּ בְּשַׁחַת דְּבֵי שָׁקְיָא.Et certains disent : Rabba a dit : Rabbi Eliézer ben Yaakov ne l'a dit que pour le fourrage d'un champ non irrigué, mais pas pour le fourrage d'un champ irrigué. Rav Yossef a dit : même pour le fourrage d'un champ irrigué.
- כְּמַאן אָזְלָא הָא דְּתַנְיָא: הָאוֹמֵר לַחֲבֵירוֹ: ״אִם יָלְדָה אִשְׁתְּךָ נְקֵבָה מְקוּדֶּשֶׁת לִי״ – לֹא אָמַר כְּלוּם. וְאָמַר רַבִּי חֲנִינָא: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁאֵין אִשְׁתּוֹ מְעוּבֶּרֶת, אֲבָל אִשְׁתּוֹ מְעוּבֶּרֶת – דְּבָרָיו קַיָּימִים. כְּמַאן – כְּשֶׁהוּכַּר עוּבָּרָהּ, וְדִבְרֵי הַכֹּל.Selon cette version, selon qui va ce qui a été enseigné : celui qui dit à son prochain : « Si ta femme met au monde une fille, elle est consacrée à moi », il n'a rien dit ? Et Rabbi 'Hanina a dit : on ne l'a enseigné que si sa femme n'est pas enceinte, mais si sa femme est enceinte, ses paroles sont maintenues. Selon qui ? Lorsque sa grossesse est reconnaissable, et c'est l'avis de tous.
- אָמַר אַבָּיֵי: רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב, וְרַבִּי, וְרַבִּי מֵאִיר כּוּלְּהוּ סְבִירָא לְהוּ – אָדָם מַקְנֶה דָּבָר שֶׁלֹּא בָּא לְעוֹלָם. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב – הָא דַּאֲמַרַן. רַבִּי – דְּתַנְיָא:Abayé a dit : Rabbi Eliézer ben Yaakov, Rabbi (Yehouda HaNassi) et Rabbi Méïr pensent tous qu'un homme peut transférer une chose qui n'est pas venue au monde. Rabbi Eliézer ben Yaakov : c'est ce que nous avons dit. Rabbi : car il a été enseigné dans une baraïta :
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