Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וּבָא אַחֵר וְאָמַר לָהּ: ״הֲרֵי אַתְּ מְקוּדֶּשֶׁת לִי מֵעַכְשָׁיו וּלְאַחַר עֲשָׂרָה יָמִים״, מֵרִאשׁוֹן וּמֵאַחֲרוֹן – צְרִיכָה גֵּט, מֵאֶמְצָעִי – אֵינָהּ צְרִיכָה גֵּט.et qu'un autre est venu et lui a dit : « Te voici consacrée à moi à partir de maintenant et après dix jours » : du premier et du dernier elle a besoin d'un get (acte de divorce), du médian elle n'a pas besoin de get.
- מָה נַפְשָׁךְ – אִי תְּנָאָה הֲוַאי, דְּקַמָּא קִידּוּשֵׁי, דְּהָנָךְ לָאו קִידּוּשֵׁי. אִי חֲזָרָה הֲוַאי, דְּבָתְרָא קִידּוּשֵׁי, דְּהָנָךְ לָאו קִידּוּשֵׁי.De toute façon : si c'est une condition, ceux du premier sont des kiddouchin (première étape du mariage), et ceux de ces deux autres ne sont pas des kiddouchin ; si c'est une rétractation, ceux du dernier sont des kiddouchin, et ceux de ces deux autres ne sont pas des kiddouchin.
- פְּשִׁיטָא! מַהוּ דְּתֵימָא: הַאי לִישָּׁנָא מַשְׁמַע תְּנָאָה וּמַשְׁמַע חֲזָרָה וְתִיבְעֵי גִּיטָּא מִכֹּל חַד וְחַד, קָא מַשְׁמַע לַן.C'est évident ! Pourquoi Abayé le dit-il ? Tu aurais pu dire que cette expression signifie une condition et signifie une rétractation, et qu'il faille un get de chacun : l'un aurait visé la rétractation, l'autre la condition. Il nous enseigne donc que la formule a un seul sens pour tous, et que le médian n'a jamais de kiddouchin.
- עוּלָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אֲפִילּוּ מֵאָה תּוֹפְסִין בָּהּ. וְכֵן אָמַר רַבִּי אַסִּי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אֲפִילּוּ מֵאָה תּוֹפְסִין בָּהּ. אֲמַר לֵיהּ רַב מְשַׁרְשְׁיָא בְּרֵיהּ דְּרַב אַמֵּי לְרַבִּי אַסִּי: אַסְבְּרַהּ לָךְ טַעְמָא דְּרַבִּי יוֹחָנָן: שַׁוּוֹ נַפְשַׁיְהוּ כִּי שִׁרְגָּא דְלִיבְנֵי, דְּכֹל חַד וְחַד רְוָחָא לְחַבְרֵיהּ שְׁבַק.Oula a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : même cent ont prise sur elle. Et de même Rabbi Assi a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : même cent ont prise sur elle. Rav Mecharchia, fils de Rav Ami, dit à Rabbi Assi : je vais t'expliquer la raison de Rabbi Yo'hanan : ils se sont rendus comme une rangée de briques, où chacun laisse de l'espace à son compagnon.
- מֵתִיב רַב חֲנִינָא: ״מֵהַיּוֹם וּלְאַחַר מִיתָה״ – גֵּט וְאֵינוֹ גֵּט, וְאִם מֵת – חוֹלֶצֶת וְלֹא מִתְיַיבֶּמֶת.Rav 'Hanina objecta à partir d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : si un homme dit à sa femme : « À partir d'aujourd'hui et après la mort » : c'est un get et ce n'est pas un get ; et s'il meurt, elle fait la 'halitsa (cérémonie qui libère la veuve du lévirat) et ne fait pas le yiboum (mariage léviratique).
- בִּשְׁלָמָא לְרַב – מְסַיְּיעָא לֵיהּ, לִשְׁמוּאֵל נָמֵי: הָא מַנִּי – רַבָּנַן הִיא, וַאֲנַן דְּאָמְרִי כְּרַבִּי.Certes, pour Rav, cela le soutient. Pour Chmouel aussi il n'y a pas de difficulté : celle-ci, de qui est-elle ? Des Sages ; et moi, je parle selon Rabbi (Yehouda HaNassi).
- אֶלָּא לְרַבִּי יוֹחָנָן, דְּאָמַר שִׁיּוּרָא הָוֵי, כֹּל גִּיטָּא דִּמְשַׁיַּיר בַּהּ וְלָא כְּלוּם הוּא. יַבּוֹמֵי מְיַיבֵּם!Mais pour Rabbi Yo'hanan, qui a dit : c'est une réserve, et tout get dans lequel on réserve quelque chose n'est rien, qu'il fasse le yiboum !
- אָמַר רָבָא: גֵּט לְהוֹצִיא, וּמִיתָה לְהוֹצִיא, מַה שֶּׁשִּׁיֵּיר גֵּט, גְּמָרַתּוּ מִיתָה. אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: מִי דָּמֵי? גֵּט מוֹצִיאה מֵרְשׁוּת יָבָם, מִיתָה מַכְנֶסֶת לִרְשׁוּת יָבָם!Rava a dit : le get sert à faire sortir, et la mort sert à faire sortir ; ce que le get a réservé, la mort l'a achevé. Abayé lui dit : est-ce comparable ? Le get fait sortir de l'autorité du yavam (beau-frère soumis au lévirat), la mort fait entrer sous l'autorité du yavam !
- אֶלָּא אָמַר אַבָּיֵי: הָתָם טַעְמָא מַאי? גְּזֵירָה ״מִשּׁוּם מֵהַיּוֹם אִם מַתִּי״ – הֲרֵי זֶה גֵּט.Mais Abayé a dit : là-bas, quelle en est la raison ? C'est un décret à cause de « à partir d'aujourd'hui si je meurs », qui est un get.
- וְנִגְזוֹר ״מֵהַיּוֹם אִם מַתִּי״ דְּתַחְלוֹץ, אַטּוּ ״מֵהַיּוֹם וּלְאַחַר מִיתָה״! אִם אַתָּה אוֹמֵר חוֹלֶצֶת – מִתְיַיבֶּמֶת.Et décrétons, pour « à partir d'aujourd'hui si je meurs », qu'elle fasse la 'halitsa, à cause de « à partir d'aujourd'hui et après la mort » ! Si tu dis qu'elle fait la 'halitsa, on en viendra à dire qu'elle fait le yiboum.
- הָכָא נָמֵי אִם אַתָּה אוֹמֵר חוֹלֶצֶת – מִתְיַיבֶּמֶת! תִּתְיַיבֵּם וְאֵין בְּכָךְ כְּלוּם, חֲשָׁשָׁא דְרַבָּנַן הוּא.Ici aussi, si tu dis qu'elle fait la 'halitsa, on en viendra à dire qu'elle fait le yiboum ! Qu'elle fasse le yiboum, il n'y a rien à cela : ce n'est qu'une crainte des Sages.
- מַתְנִי׳ הָאוֹמֵר לְאִשָּׁה ״הֲרֵי אַתְּ מְקוּדֶּשֶׁת לִי עַל מְנָת שֶׁאֶתֵּן לִךְ מָאתַיִם זוּז״ – הֲרֵי זוֹ מְקוּדֶּשֶׁת, וְהוּא יִתֵּן. ״עַל מְנָת שֶׁאֶתֵּן לִךְ מִכָּאן וְעַד שְׁלֹשִׁים יוֹם״, נָתַן לָהּ בְּתוֹךְ שְׁלֹשִׁים – מְקוּדֶּשֶׁת, וְאִם לָאו – אֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת.Michna : Celui qui dit à une femme : « Te voici consacrée à moi par cette perouta (la plus petite pièce) à condition que je te donne deux cents zouz » (pièces d'argent) : elle est consacrée, et il donnera. « À condition que je te donne d'ici à trente jours » : s'il lui a donné dans les trente jours, elle est consacrée ; et sinon, elle n'est pas consacrée.
- ״עַל מְנָת שֶׁיֵּשׁ לִי מָאתַיִם זוּז״ – הֲרֵי זוֹ מְקוּדֶּשֶׁת, וְיֵשׁ לוֹ. ״עַל מְנָת שֶׁאַרְאֵךְ מָאתַיִם זוּז״ – הֲרֵי זוֹ מְקוּדֶּשֶׁת, וְיַרְאֶה לָהּ. וְאִם הֶרְאָה עַל הַשֻּׁלְחָן – אֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת.« À condition que j'aie deux cents zouz » : elle est consacrée, s'il les a. « À condition que je te montre deux cents zouz » : elle est consacrée, et il les lui montrera. Et s'il a montré de l'argent sur la table de changeur, qui n'est pas à lui, elle n'est pas consacrée.
- גְּמָ׳ אִיתְּמַר, רַב הוּנָא אָמַר: ״וְהוּא יִתֵּן״. רַב יְהוּדָה אָמַר: ״לִכְשֶׁיִּתֵּן״. רַב הוּנָא אָמַר: ״וְהוּא יִתֵּן״ תְּנָאָה הָוֵי, מְקַיֵּים תְּנָאָה וְאָזֵיל. רַב יְהוּדָה אָמַר: ״לִכְשֶׁיִּתֵּן״ לְכִי יָהֵיב הָווּ קִידּוּשֵׁי, הַשְׁתָּא מִיהָא לָא הָווּ קִידּוּשֵׁי.Guemara : Il a été dit : Rav Houna a dit : « et il donnera ». Rav Yehouda a dit : « lorsqu'il donnera ». Rav Houna a dit « et il donnera » : c'est une condition, il va accomplir la condition, et elle est consacrée dès à présent. Rav Yehouda a dit « lorsqu'il donnera » : c'est lorsqu'il donnera que ce seront des kiddouchin ; maintenant, en tout cas, ce ne sont pas des kiddouchin.
- מַאי בֵּינַיְיהוּ? אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ שֶׁפָּשְׁטָה יָדָהּ וְקִבְּלָה קִידּוּשִׁין מֵאַחֵר. לְרַב הוּנָא לָא הָווּ קִידּוּשֵׁי, לְרַב יְהוּדָה הָווּ קִידּוּשֵׁי.Quelle est la différence entre eux ? La différence entre eux est le cas où elle a tendu la main et a reçu des kiddouchin d'un autre : pour Rav Houna, ce ne sont pas des kiddouchin ; pour Rav Yehouda, ce sont des kiddouchin.
- וּתְנַן נָמֵי גַּבֵּי גִיטִּין כִּי הַאי גַוְונָא: הָאוֹמֵר לְאִשָּׁה ״הֲרֵי זֶה גִּיטִּיךְ עַל מְנָת שֶׁתִּתְּנִי לִי מָאתַיִם זוּז״ – הֲרֵי זוֹ מְגוֹרֶשֶׁת, וְהִיא תִּתֵּן. אִיתְּמַר רַב הוּנָא אָמַר: ״וְהִיא תִּתֵּן״. רַב יְהוּדָה אָמַר: ״לִכְשֶׁתִּתֵּן״. רַב הוּנָא אָמַר: ״וְהִיא תִּתֵּן״, תְּנָאָה הָוֵי, מְקַיְּימָא תְּנָאָה וְאָזְלָה. רַב יְהוּדָה אָמַר: ״לִכְשֶׁתִּתֵּן״, לְכִי יָהֲבָה לֵיהּ הוּא דְּהָוֵי גֵּט, הַשְׁתָּא מִיהָא לָא הָוֵי גֵּט.Et nous avons aussi appris dans une Michna, à propos des guittin, un cas semblable (Guittin 74a) : celui qui dit à une femme : « Voici ton get à condition que tu me donnes deux cents zouz » : elle est divorcée, et elle donnera. Il a été dit : Rav Houna a dit : « et elle donnera ». Rav Yehouda a dit : « lorsqu'elle donnera ». Rav Houna a dit « et elle donnera » : c'est une condition, elle va accomplir la condition. Rav Yehouda a dit « lorsqu'elle donnera » : c'est lorsqu'elle lui donnera que ce sera un get ; maintenant, en tout cas, ce n'est pas un get.
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