Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַאי בֵּינַיְיהוּ? אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ שֶׁנִּתְקָרַע הַגֵּט אוֹ שֶׁאָבַד, לְרַב הוּנָא הָוֵי גֵּט, לְרַב יְהוּדָה לָא הָוֵי גֵּט.Quelle est la différence entre eux ? Même pour Rav Houna, elle ne peut se remarier avant d'avoir donné l'argent. La différence entre eux est le cas où le get (acte de divorce) s'est déchiré ou s'est perdu avant qu'elle ne donne : pour Rav Houna, c'est un get ; pour Rav Yehouda, ce n'est pas un get.
- וּצְרִיכָא, דְּאִי אַשְׁמְעִינַן גַּבֵּי קִידּוּשִׁין, בְּהָא קָאָמַר רַב הוּנָא, מִשּׁוּם דִּלְקָרוֹבַהּ קָאָתֵי, אֲבָל גֵּירוּשִׁין, דִּלְרַחוֹקַהּ קָאָתֵי, אֵימָא מוֹדֵי לֵיהּ לְרַב יְהוּדָה.Et c'est nécessaire de rapporter les deux divergences : car s'il nous l'avait enseigné à propos des kiddouchin (première étape du mariage), j'aurais dit : c'est là que Rav Houna parle ainsi, parce qu'il vient la rapprocher ; mais pour le divorce, où il vient l'éloigner, je dirais qu'il reconnaît à Rav Yehouda que le get ne vaut qu'à partir du moment où elle donne.
- וְאִי אִיתְּמַר בְּהָךְ: בְּהָךְ קָאָמַר רַב הוּנָא, מִשּׁוּם דְּאִיהוּ לָא כְּסִיף לֵיהּ לְמִתְבְּעַהּ, אֲבָל הָכָא, דְּאִיהִי כְּסִיפָא לַהּ לְמִיתְבְּעֵיהּ אֵימָא מוֹדֵי לֵיהּ לְרַב יְהוּדָה, צְרִיכָא.Et si cela avait été dit à propos de celui-ci, le divorce, j'aurais dit : c'est dans celui-ci que Rav Houna parle ainsi, parce que lui n'a pas honte de le lui réclamer ; mais ici, pour les kiddouchin, où elle a honte de le lui réclamer, je dirais qu'il reconnaît à Rav Yehouda qu'elle n'y consent pas avant de recevoir l'argent. C'est nécessaire.
- מֵיתִיבִי: ״הֲרֵי זֶה גִּיטִּיךְ עַל מְנָת שֶׁתִּתְּנִי לִי מָאתַיִם זוּז״, אַף עַל פִּי שֶׁנִּתְקָרַע הַגֵּט אוֹ שֶׁאָבַד – הֲרֵי זוֹ מְגוֹרֶשֶׁת, לְאַחֵר לֹא תִּנָּשֵׂא עַד שֶׁתִּתֵּן.On a objecté à Rav Yehouda : « Voici ton get, à condition que tu me donnes deux cents zouz » (pièces d'argent) : même si le get s'est déchiré ou s'est perdu, elle est divorcée ; à un autre, elle ne se mariera pas jusqu'à ce qu'elle donne.
- וְעוֹד תַּנְיָא: אָמַר לָהּ ״הֲרֵי זֶה גִּיטִּיךְ עַל מְנָת שֶׁתִּתְּנִי לִי מָאתַיִם זוּז״ וָמֵת, נָתְנָה – אֵין זְקוּקָה לַיָּבָם, לֹא נָתְנָה – זְקוּקָה לְיָבָם. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: נוֹתֶנֶת לְאָחִיו אוֹ לְאָבִיו אוֹ לְאֶחָד מִן הַקְּרוֹבִים.Et il a encore été enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : il lui a dit : « Voici ton get, à condition que tu me donnes deux cents zouz », et il est mort sans enfants : si elle a donné, elle n'est pas liée au yavam (beau-frère soumis au lévirat) ; si elle n'a pas donné, elle est liée au yavam. Rabban Chimon ben Gamliel dit : elle donne à son frère, ou à son père, ou à l'un des proches.
- עַד כָּאן לָא פְּלִיגִי אֶלָּא דְּמָר סָבַר: ״לִי וְלֹא לְיוֹרְשַׁיי״, וּמָר סָבַר: ״אֲפִילּוּ לְיוֹרְשַׁיי״, דְּכוּלֵּי עָלְמָא מִיהָא תְּנָאָה הָוֵי, תְּיוּבְתָּא דְרַב יְהוּדָה!Ils ne divergent que sur ceci : l'un estime « à moi et non à mes héritiers », et l'autre estime « même à mes héritiers » ; mais pour tous, c'est une condition. Teyouvta (réfutation définitive) de Rav Yehouda !
- אָמַר לָךְ רַב יְהוּדָה: הָא מַנִּי – רַבִּי הִיא. דְּאָמַר רַב הוּנָא אָמַר רַבִּי: כׇּל הָאוֹמֵר ״עַל מְנָת״ כְּאוֹמֵר ״מֵעַכְשָׁיו״ דָּמֵי, וּפְלִיגִי רַבָּנַן עֲלֵיהּ. וַאֲנָא דַּאֲמַרִי כְּרַבָּנַן.Rav Yehouda te dira : celle-ci, de qui est-elle ? De Rabbi (Yehouda HaNassi). Car Rav Houna a dit que Rabbi a dit : quiconque dit « à condition » est comme celui qui dit « à partir de maintenant ». Et les Sages divergent d'avec lui, et moi, je parle selon les Sages.
- גּוּפָא, אָמַר רַב הוּנָא אָמַר רַבִּי: כׇּל הָאוֹמֵר ״עַל מְנָת״ כְּאוֹמֵר ״מֵעַכְשָׁיו״ דָּמֵי. אָמַר רַבִּי זֵירָא: כִּי הֲוֵינַן בְּבָבֶל הֲוָה אָמְרִינַן: הָא דְּאָמַר רַב הוּנָא אָמַר רַבִּי: כׇּל הָאוֹמֵר ״עַל מְנָת״ כְּאוֹמֵר ״מֵעַכְשָׁיו״ דָּמֵי, פְּלִיגִי רַבָּנַן עֲלֵיהּ.Revenons au texte même : Rav Houna a dit que Rabbi a dit : quiconque dit « à condition » est comme celui qui dit « à partir de maintenant ». Rabbi Zeira a dit : quand nous étions à Babylone, nous disions : ce qu'a dit Rav Houna que Rabbi a dit, que quiconque dit « à condition » est comme celui qui dit « à partir de maintenant », les Sages divergent d'avec lui.
- כִּי סָלְקִי לְהָתָם אַשְׁכְּחֵיהּ לְרַבִּי אַסִּי דְּיָתֵיב וְקָאָמַר לַהּ מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן: הַכֹּל מוֹדִים בְּאוֹמֵר ״עַל מְנָת״ כְּאוֹמֵר ״מֵעַכְשָׁיו״ דָּמֵי, לֹא נֶחְלְקוּ אֶלָּא: ״מֵהַיּוֹם וּלְאַחַר מִיתָה״.Quand je suis monté là-bas, en Erets Israël, j'ai trouvé Rabbi Assi, qui était assis et le disait au nom de Rabbi Yo'hanan : tous reconnaissent que celui qui dit « à condition » est comme celui qui dit « à partir de maintenant » ; ils n'ont divergé que sur « à partir d'aujourd'hui et après la mort ».
- וְהָתַנְיָא: ״מֵהַיּוֹם וּלְאַחַר מִיתָה״ – גֵּט וְאֵינוֹ גֵּט, דִּבְרֵי חֲכָמִים. רַבִּי אוֹמֵר: כָּזֶה גֵּט.Et c'est bien ce qui a été enseigné : « À partir d'aujourd'hui et après la mort » : c'est un get et ce n'est pas un get, paroles des Sages. Rabbi dit : un tel acte est un get.
- וּלְרַב יְהוּדָה, דְּאָמַר בְּ״עַל מְנָת״ נָמֵי פְּלִיגִי, אַדְּמִיפַּלְגִי בְּ״מֵהַיּוֹם וּלְאַחַר מִיתָה״ – נִיפְלְגֵי בְּ״עַל מְנָת״?Et pour Rav Yehouda, qui a dit qu'ils divergent aussi sur « à condition », au lieu de diverger sur « à partir d'aujourd'hui et après la mort », qu'ils divergent sur « à condition » !
- לְהוֹדִיעֲךָ כֹּחַ דְּרַבִּי, דְּ״מֵהַיּוֹם וּלְאַחַר מִיתָה״ נָמֵי הֲרֵי זֶה גֵּט. וְנִיפְלְגִי בְּ״עַל מְנָת״, לְהוֹדִיעֲךָ כֹּחַ דְּרַבָּנַן! כֹּחַ דְּהֶיתֵּירָא עֲדִיף.C'est pour te faire connaître la force de Rabbi : que même « à partir d'aujourd'hui et après la mort » est un get. Mais qu'ils divergent sur « à condition », pour te faire connaître la force des Sages ! La force de la permission est préférable.
- ״עַל מְנָת שֶׁאֶתֵּן לְךָ מִכָּאן וְכוּ׳״. פְּשִׁיטָא! מַהוּ דְּתֵימָא: לָאו תְּנָאָה הוּא, וּלְזָרוֹזֵיהּ קָאָמְרָ[ה], קָא מַשְׁמַע לַן.« À condition que je te donne d'ici », etc. : s'il n'a pas donné dans les trente jours, elle n'est pas consacrée. C'est évident ! Tu aurais pu dire que ce n'est pas une condition, et qu'elle l'a dit seulement pour le stimuler ; il nous enseigne donc que c'est une condition véritable.
- ״עַל מְנָת שֶׁיֵּשׁ לִי מָאתַיִם זוּז״ וְכוּ׳. וְנֵיחוּשׁ שֶׁמָּא יֵשׁ לוֹ! וְעוֹד, תַּנְיָא: חָיְישִׁינַן שֶׁמָּא יֵשׁ לוֹ!« À condition que j'aie deux cents zouz », etc. : sinon, elle n'est pas consacrée. Mais craignons qu'il n'en ait peut-être ! De plus, il a été enseigné : nous craignons qu'il n'en ait peut-être !
- לָא קַשְׁיָא: הָא בְּקִידּוּשֵׁי וַדַּאי, הָא בְּקִידּוּשֵׁי סָפֵק.Ce n'est pas difficile : l'une parle de kiddouchin certains, lorsqu'on sait qu'il en a, l'autre de kiddouchin douteux, lorsqu'on ne le sait pas.
- ״עַל מְנָת שֶׁאַרְאֵךְ מָאתַיִם זוּז״ וְכוּ׳. תָּנָא: לֹא נִתְכַּוְּנָה אֶלָּא לִרְאוֹת מִשֶּׁלּוֹ. וְאִם הֶרְאָה לָהּ עַל הַשֻּׁלְחָן – אֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת. פְּשִׁיטָא! לָא צְרִיכָא דְּאַף עַל גַּב דְּנָקֵט דְּמֵי בְּעִיסְקָא.« À condition que je te montre deux cents zouz », etc. Il a été enseigné : elle n'entendait voir que ce qui est à lui. « Et s'il lui a montré sur la table, elle n'est pas consacrée. » C'est évident ! Ce n'est nécessaire que pour le cas où, même s'il détient l'argent en association commerciale, elle n'est pas consacrée.
- מַתְנִי׳ ״עַל מְנָת שֶׁיֵּשׁ לִי בֵּית כּוֹר עָפָר״ – הֲרֵי זוֹ מְקוּדֶּשֶׁת, וְיֵשׁ לוֹ. ״עַל מְנָת שֶׁיֵּשׁ לִי בְּמָקוֹם פְּלוֹנִי״, אִם יֵשׁ לוֹ בְּאוֹתוֹ מָקוֹם – מְקוּדֶּשֶׁת, וְאִם לָאו – אֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת. ״עַל מְנָת שֶׁאַרְאֵךְ בֵּית כּוֹר עָפָר״ – הֲרֵי זוֹ מְקוּדֶּשֶׁת, וְיַרְאֶנָּה. וְאִם הֶרְאָהּ בַּבִּקְעָה – אֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת.Michna : « À condition que j'aie un beit kor (terrain où l'on sème trente séa de grain) de terre » : elle est consacrée, s'il en a. « À condition que j'en aie en tel endroit » : s'il en a à cet endroit, elle est consacrée ; et sinon, elle n'est pas consacrée. « À condition que je te montre un beit kor de terre » : elle est consacrée, et il le lui montrera. Et s'il le lui a montré dans la vallée, parmi des champs qui ne sont pas à lui, elle n'est pas consacrée.
- גְּמָ׳ וְנֵיחוּשׁ שֶׁמָּא יֵשׁ לוֹ! וְעוֹד, תַּנְיָא: חָיְישִׁינַן שֶׁמָּא יֵשׁ לוֹ! לָא קַשְׁיָא. הָא בְּקִידּוּשֵׁי וַדַּאי, הָא בְּקִידּוּשֵׁי סָפֵק.Guemara : Mais craignons qu'il n'en ait peut-être ! De plus, il a été enseigné : nous craignons qu'il n'en ait peut-être ! Ce n'est pas difficile : l'une parle de kiddouchin certains, l'autre de kiddouchin douteux.
- לְמָה לִי לְמִיתְנֵא גַּבֵּי אַרְעָא וּלְמָה לִי לְמִיתְנֵא גַּבֵּי זוּזֵי! צְרִיכָא, דְּאִי אַשְׁמְעִינַן גַּבֵּי זוּזֵי, מִשּׁוּם דַּעֲבִידִי אִינָשֵׁי דְּמַצְנְעִי. אֲבָל אַרְעָא, אֵימָא: אִי דְּאִית לֵיהּ אַרְעָא – קָלָא אִית לֵיהּ, קָא מַשְׁמַע לַן.Pourquoi ai-je besoin de l'enseigner à propos de la terre, et pourquoi ai-je besoin de l'enseigner à propos des zouz ? C'est nécessaire : car s'il nous l'avait enseigné à propos des zouz, j'aurais dit que c'est parce que les gens ont coutume de les cacher ; mais pour la terre, je dirais : s'il a une terre, cela se sait ; il nous enseigne donc que non.
- ״עַל מְנָת שֶׁיֵּשׁ לִי בְּמָקוֹם פְּלוֹנִי״, אִם יֵשׁ לוֹ וְכוּ׳. פְּשִׁיטָא! מַהוּ דְּתֵימָא: אֲמַר לַהּ: מַאי נָפְקָא לָךְ מִינַּהּ, אֲנָא טָרַחְנָא וּמַיְיתֵינָא! קָמַשְׁמַע לַן.« À condition que j'en aie en tel endroit » : s'il en a, etc. C'est évident ! Tu aurais pu dire qu'il lui dit : quelle différence cela fait-il pour toi ? Moi, je me donnerai la peine et je ferai venir la récolte ; il nous enseigne donc qu'elle n'est pas consacrée.
- ״עַל מְנָת שֶׁאַרְאֵךְ בֵּית כּוֹר עָפָר״. תָּאנָא: לֹא נִתְכַּוְּונָה זוֹ אֶלָּא לִרְאוֹת מִשֶּׁלּוֹ. וְאִם הֶרְאָהּ בַּבִּקְעָה – אֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת. פְּשִׁיטָא! לָא צְרִיכָא דְּנָקֵיט בְּדִיסְתּוּרָא.« À condition que je te montre un beit kor de terre ». Il a été enseigné : celle-ci n'entendait voir que ce qui est à lui. « Et s'il le lui a montré dans la vallée, elle n'est pas consacrée. » C'est évident ! Ce n'est nécessaire que pour le cas où il le tient en métayage.
- גַּבֵּי הֶקְדֵּשׁ תְּנַן:À propos du hekdèch (biens consacrés au Temple), nous avons appris dans une Michna (Arakhin 25a) :
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