Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- חוּפָּה שֶׁגּוֹמֶרֶת – אֵינוֹ דִּין שֶׁתִּקְנֶה? מָה לְכֶסֶף, שֶׁכֵּן פּוֹדִין בּוֹ הֶקְדֵּשׁוֹת וּמַעֲשֵׂר שֵׁנִי. בִּיאָה תּוֹכִיחַ.la 'houppa (dais nuptial), qui achève le mariage, n'est-il pas logique qu'elle acquière à elle seule ? On réfute : Qu'en est-il de l'argent ? C'est qu'on rachète avec lui les biens consacrés et la seconde dîme. On répond : la relation conjugale le prouvera, puisqu'elle acquiert la femme sans servir à aucune autre acquisition.
- מָה לְבִיאָה, שֶׁכֵּן קוֹנָה בִּיבָמָה. כֶּסֶף יוֹכִיחַ. וְחָזַר הַדִּין: לֹא רְאִי זֶה כִרְאִי זֶה, וְלֹא רְאִי זֶה כִּרְאִי זֶה, הַצַּד הַשָּׁוֶה שֶׁבָּהֶן: שֶׁקּוֹנִין בְּעָלְמָא וְקוֹנִין כָּאן, אַף אֲנִי אָבִיא חוּפָּה שֶׁקּוֹנָה בְּעָלְמָא, וְקוֹנָה כָּאן.On réfute : Qu'en est-il de la relation conjugale ? C'est qu'elle acquiert la yevama (veuve tenue au lévirat). On répond : l'argent le prouvera, puisqu'il n'acquiert pas la yevama. Et le raisonnement est revenu à son point de départ : l'aspect de celui-ci n'est pas comme l'aspect de celui-là, et l'aspect de celui-là n'est pas comme l'aspect de celui-ci ; leur point commun est qu'ils acquièrent ailleurs et qu'ils acquièrent ici ; moi aussi j'apporterai la 'houppa, qui acquiert ailleurs, et elle acquerra ici.
- מָה לְצַד הַשָּׁוֶה שֶׁבָּהֶן, שֶׁכֵּן הֲנָאָתָן מְרוּבָּה. שְׁטָר יוֹכִיחַ. מָה לִשְׁטָר, שֶׁכֵּן מוֹצִיא בְּבַת יִשְׂרָאֵל. כֶּסֶף וּבִיאָה יוֹכִיחוּ.On réfute : Qu'en est-il du point commun entre eux ? C'est que leur jouissance est grande. On répond : l'acte le prouvera. On réfute : Qu'en est-il de l'acte ? C'est qu'il fait sortir une fille d'Israël de son mariage. On répond : l'argent et la relation conjugale le prouveront.
- וְחָזַר הַדִּין: לֹא רְאִי זֶה כִּרְאִי זֶה, וְלֹא רְאִי זֶה כִּרְאִי זֶה, הַצַּד הַשָּׁוֶה שֶׁבָּהֶן: שֶׁקּוֹנִין בְּעָלְמָא וְקוֹנִין כָּאן – אַף אֲנִי אָבִיא חוּפָּה, שֶׁקּוֹנָה בְּעָלְמָא וְקוֹנָה כָּאן.Et le raisonnement est revenu à son point de départ : l'aspect de celui-ci n'est pas comme l'aspect de celui-là, et l'aspect de celui-là n'est pas comme l'aspect de celui-ci ; leur point commun est qu'ils acquièrent ailleurs et qu'ils acquièrent ici ; moi aussi j'apporterai la 'houppa, qui acquiert ailleurs, et elle acquerra ici.
- מָה לְהַצַּד הַשָּׁוֶה שֶׁבָּהֶן, שֶׁכֵּן יֶשְׁנָן בְּעַל כׇּרְחָהּ. וְרַב הוּנָא – כֶּסֶף מִיהָא בְּאִישׁוּת לָא אַשְׁכְּחַן בְּעַל כׇּרְחָהּ.On réfute : Qu'en est-il du point commun entre eux ? C'est qu'ils opèrent contre son gré. Et Rav Houna répond : l'argent, du moins, en matière de mariage, nous ne l'avons pas trouvé contre son gré.
- אָמַר רָבָא: שְׁתֵּי תְשׁוּבוֹת בַּדָּבָר. חֲדָא, דְּ״שָׁלֹשׁ״ תְּנַן וְ״אַרְבַּע״ לָא תְּנַן.Rava a dit : Il y a deux réfutations à cela. L'une, que nous avons appris dans la Michna « trois » modes d'acquisition, et nous n'avons pas appris « quatre ».
- וְעוֹד: כְּלוּם חוּפָּה גּוֹמֶרֶת אֶלָּא עַל יְדֵי קִידּוּשִׁין, וְכִי גָּמְרִינַן חוּפָּה שֶׁלֹּא עַל יְדֵי קִידּוּשִׁין מֵחוּפָּה שֶׁעַל יְדֵי קִידּוּשִׁין?Et de plus : la 'houppa n'achève-t-elle pas le mariage uniquement par le biais des fiançailles qui la précèdent ? Et déduirons-nous une 'houppa sans fiançailles d'une 'houppa précédée de fiançailles ?
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: הָא דְּקָאָמְרַתְּ ״שָׁלֹשׁ״ תְּנַן וְ״אַרְבַּע״ לָא תְּנַן – תַּנָּא מִילְּתָא דִּכְתִיבָא בְּהֶדְיָא קָתָנֵי, מִילְּתָא דְּלָא כְּתִיבָא בְּהֶדְיָא לָא קָתָנֵי.Abayé lui a dit : Ce que tu as dit, « nous avons appris trois et nous n'avons pas appris quatre » : le Tanna enseigne une chose écrite explicitement dans la Torah ; une chose qui n'est pas écrite explicitement, comme la 'houppa, il ne l'enseigne pas.
- וּדְקָאָמְרַתְּ ״כְּלוּם חוּפָּה גּוֹמֶרֶת אֶלָּא עַל יְדֵי קִידּוּשִׁין״ – רַב הוּנָא נָמֵי הָכִי קָאָמַר: וּמָה כֶּסֶף שֶׁאֵינוֹ גּוֹמֵר אַחַר כֶּסֶף – קוֹנֶה, חוּפָּה שֶׁגּוֹמֶרֶת אַחַר כֶּסֶף – אֵינוֹ דִּין שֶׁתִּקְנֶה?Et ce que tu as dit, « la 'houppa n'achève-t-elle pas uniquement par le biais des fiançailles » : Rav Houna aussi dit ainsi : si l'argent, qui n'achève pas le mariage après de l'argent, acquiert, la 'houppa, qui achève après de l'argent, n'est-il pas logique qu'elle acquière ?
- תָּנוּ רַבָּנַן: כֵּיצַד בְּכֶסֶף? נָתַן לָהּ כֶּסֶף אוֹ שָׁוֶה כֶּסֶף, וְאָמַר לָהּ: ״הֲרֵי אַתְּ מְקוּדֶּשֶׁת לִי״, ״הֲרֵי אַתְּ מְאוֹרֶסֶת לִי״, ״הֲרֵי אַתְּ לִי לְאִינְתּוּ״ – הֲרֵי זוֹ מְקוּדֶּשֶׁת. אֲבָל הִיא שֶׁנָּתְנָה, וְאָמְרָה הִיא: ״הֲרֵינִי מְקוּדֶּשֶׁת לְךָ״, ״הֲרֵינִי מְאוֹרֶסֶת לְךָ״, ״הֲרֵינִי לְךָ לְאִינְתּוּ״ – אֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : Comment les fiançailles se font-elles par l'argent ? Il lui a donné de l'argent ou la valeur d'argent et lui a dit : « Te voici consacrée [mekoudéchèt] à moi », « Te voici fiancée [meorassèt] à moi », « Te voici à moi pour épouse » – elle est consacrée. Mais si c'est elle qui a donné et qu'elle a dit : « Me voici consacrée à toi », « Me voici fiancée à toi », « Me voici à toi pour épouse » – elle n'est pas consacrée.
- מַתְקֵיף לַהּ רַב פָּפָּא: טַעְמָא דְּנָתַן הוּא וְאָמַר הוּא, הָא נָתַן הוּא וְאָמְרָה הִיא – אֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת. אֵימָא סֵיפָא: אֲבָל הִיא שֶׁנָּתְנָה לוֹ וְאָמְרָה הִיא – לָא הָווּ קִידּוּשִׁין. טַעְמָא דְּנָתְנָה הִיא וְאָמְרָה הִיא, הָא נָתַן הוּא וְאָמְרָה הִיא – הָווּ קִידּוּשִׁין!Rav Pappa objecte : Du début on déduit que la raison en est qu'il a donné et qu'il a dit ; mais s'il a donné et qu'elle a dit, elle n'est pas consacrée. Dis maintenant la fin : « Mais si c'est elle qui lui a donné et qu'elle a dit », ce ne sont pas des fiançailles. La raison en est qu'elle a donné et qu'elle a dit ; mais s'il a donné et qu'elle a dit, ce sont des fiançailles !
- רֵישָׁא דַּוְקָא, סֵיפָא כְּדִי נַסְבַהּ. וְתָנֵי סֵיפָא מִילְּתָא דְּסָתְרָא לַהּ לְרֵישָׁא?La Guemara répond : Le début est précis ; la fin a été citée sans raison particulière, par symétrie. On objecte : Et le Tanna enseignerait-il dans la fin une chose qui contredit le début ?
- אֶלָּא הָכִי קָאָמַר: נָתַן הוּא וְאָמַר הוּא – פְּשִׁיטָא דְּהָווּ קִידּוּשִׁין. נָתַן הוּא וְאָמְרָה הִיא – נַעֲשָׂה כְּמִי שֶׁנָּתְנָה הִיא וְאָמְרָה הִיא, וְלָא הָווּ קִידּוּשִׁין. וְאִי בָּעֵית אֵימָא: נָתַן הוּא וְאָמַר הוּא – מְקוּדֶּשֶׁת. נָתְנָה הִיא וְאָמְרָה הִיא – אֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת. נָתַן הוּא וְאָמְרָה הִיא – סְפֵיקָא הִיא וְחָיְישִׁינַן מִדְּרַבָּנַן.Voici plutôt ce qu'il veut dire : s'il a donné et qu'il a dit, il est évident que ce sont des fiançailles ; s'il a donné et qu'elle a dit, c'est comme si elle avait donné et qu'elle avait dit, et ce ne sont pas des fiançailles. Et si tu veux, dis : s'il a donné et qu'il a dit, elle est consacrée ; si elle a donné et qu'elle a dit, elle n'est pas consacrée ; s'il a donné et qu'elle a dit, c'est un doute, et nous en tenons compte d'ordre rabbinique.
- אָמַר שְׁמוּאֵל: בְּקִידּוּשִׁין, נָתַן לָהּ כֶּסֶף וְשָׁוֶה כֶּסֶף וְאָמַר לָהּ: ״הֲרֵי אַתְּ מְקוּדֶּשֶׁת״, ״הֲרֵי אַתְּ מְאוֹרֶסֶת״, ״הֲרֵי אַתְּ (לִי) לְאִינְתּוּ״ – הֲרֵי זוֹ מְקוּדֶּשֶׁת. ״הֲרֵינִי אִישֵּׁךְ״, ״הֲרֵינִי בַּעְלֵיךְ״, ״הֲרֵינִי אֲרוּסֵיךְ״ – אֵין כָּאן בֵּית מֵיחוֹשׁ.Chmouel a dit : En matière de fiançailles, s'il lui a donné de l'argent ou la valeur d'argent et lui a dit : « Te voici consacrée », « Te voici fiancée », « Te voici (à moi) pour épouse » – elle est consacrée. « Me voici ton homme », « Me voici ton mari », « Me voici ton fiancé » – il n'y a pas lieu de s'en inquiéter : ce n'est même pas un doute de fiançailles, car la formule doit porter sur le lien de la femme envers l'homme, et non l'inverse.
- וְכֵן בְּגֵירוּשִׁין, נָתַן לָהּ וְאָמַר לָהּ: ״הֲרֵי אַתְּ מְשׁוּלַּחַת״, ״הֲרֵי אַתְּ מְגוֹרֶשֶׁת״, ״הֲרֵי אַתְּ מוּתֶּרֶת לְכׇל אָדָם״ – הֲרֵי זוֹ מְגוֹרֶשֶׁת. ״אֵינִי אִישֵּׁךְ״, ״אֵינִי בַּעְלֵיךְ״, ״אֵינִי אֲרוּסֵיךְ״ – אֵין כָּאן בֵּית מֵיחוֹשׁ.Et de même en matière de divorce : s'il lui a donné le get (acte de divorce) et lui a dit : « Te voici renvoyée », « Te voici divorcée », « Te voici permise à tout homme » – elle est divorcée. « Je ne suis pas ton homme », « Je ne suis pas ton mari », « Je ne suis pas ton fiancé » – il n'y a pas lieu de s'en inquiéter.
- אֲמַר לֵיהּ רַב פָּפָּא לְאַבָּיֵי: לְמֵימְרָא דְּסָבַר שְׁמוּאֵל יָדַיִם שֶׁאֵין מוֹכִיחוֹת, הָוְיָין יָדַיִם?Rav Pappa a dit à Abayé : Est-ce à dire que Chmouel pense que des yadayim (expressions incomplètes) qui ne sont pas probantes sont de véritables yadayim ? En effet, il n'a pas dit « consacrée à moi », et pourtant elle est consacrée.
- וְהָתְנַן: הָאוֹמֵר ״אֱהֵא״ – הֲרֵי זֶה נָזִיר. וְהָוֵינַן בַּהּ: וְדִילְמָא ״אֱהֵא בְּתַעֲנִית״ קָאָמַר? וְאָמַר שְׁמוּאֵל, וְהוּא שֶׁהָיָה נָזִיר עוֹבֵר לְפָנָיו. טַעְמָא דִּנְזִיר עוֹבֵר לְפָנָיו, הָא לָאו הָכִי – לָא!Or nous avons appris dans une Michna (Nazir 2a) : celui qui dit « je serai » est nazir. Et nous en avons discuté : peut-être a-t-il voulu dire « je serai en jeûne » ? Et Chmouel a dit : il s'agit du cas où un nazir passait devant lui. La raison en est donc qu'un nazir passait devant lui ; mais sinon, non ! Chmouel pense donc que des yadayim non probantes ne valent pas.
- הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן, דְּאָמַר ״לִי״. אִי הָכִי, מַאי קָמַשְׁמַע לַן? הָנֵיLa Guemara répond : De quoi traitons-nous ici ? Du cas où il a dit « à moi » (« te voici consacrée à moi »). On objecte : S'il en est ainsi, que nous enseigne-t-il ? On répond : Ces
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.