Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לִישָּׁנֵי בָּתְרָאֵי קָא מַשְׁמַע לַן: הָכָא כְּתִיב ״כִּי יִקַּח״ – וְלֹא שֶׁיַּקַּח אֶת עַצְמוֹ. וְהָכָא כְּתִיב ״וְשִׁלְּחָהּ״ – וְלֹא שֶׁיְּשַׁלַּח אֶת עַצְמוֹ.Ce sont les dernières expressions que Chmouel vient nous enseigner : pour elles, il n'y a aucune crainte qu'un mariage ou un divorce ait été effectué. Pourquoi ? Ici, à propos des fiançailles, il est écrit : « Quand un homme prend » une femme (Deutéronome 24, 1) – c'est l'homme qui agit sur la femme, et non qu'il se prenne lui-même ou se donne à elle, comme celui qui dit « je suis ton mari ». Et ici, à propos du divorce, il est écrit : « et il la renvoie » (Deutéronome 24, 1), et non qu'il se renvoie lui-même d'elle, comme celui qui dit « je ne suis pas ton mari ».
- תָּנוּ רַבָּנַן: ״הֲרֵי אַתְּ אִשְׁתִּי״, ״הֲרֵי אַתְּ אֲרוּסָתִי״, ״הֲרֵי אַתְּ קְנוּיָה לִי״ – מְקוּדֶּשֶׁת. ״הֲרֵי אַתְּ שֶׁלִּי״, ״הֲרֵי אַתְּ בִּרְשׁוּתִי״, ״הֲרֵי אַתְּ זְקוּקָה לִי״ – מְקוּדֶּשֶׁת. וְלִיתְנִינְהוּ כּוּלְּהוּ כַּחֲדָא! תַּנָּא תְּלָת תְּלָת, שַׁמְעִינְהוּ וְגַרְסִינְהוּ.Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : si un homme dit à une femme : « Te voici ma femme », « Te voici ma fiancée », « Te voici acquise à moi », elle est consacrée (fiancée). S'il lui dit : « Te voici à moi », « Te voici sous mon autorité », « Te voici liée à moi », elle est consacrée. La Guemara demande : Mais qu'il les enseigne toutes ensemble ! Pourquoi les diviser en deux groupes ? Réponse : Le Tanna (Sage de l'époque de la Michna) les a reçues trois par trois ; il les a entendues ainsi de ses maîtres et les a récitées sous cette forme.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: ״מְיוּחֶדֶת לִי״ מַהוּ? ״מְיוֹעֶדֶת לִי״ מַהוּ? ״עֶזְרָתִי״ מַהוּ? ״נֶגְדָּתִי״ מַהוּ? ״עֲצוּרָתִי״ מַהוּ? ״צַלְעָתִי״ מַהוּ? ״סְגוּרָתִי״ מַהוּ? ״תַּחְתַּי״ מַהוּ? ״תְּפוּשָׂתִי״ מַהוּ? ״לְקוּחָתִי״ מַהוּ?Ils ont posé la question : s'il lui dit : « Te voici unie à moi », qu'en est-il ? Est-elle consacrée ? « Te voici désignée pour moi », qu'en est-il ? « Te voici mon aide », qu'en est-il ? « Te voici mon vis-à-vis », qu'en est-il ? « Te voici mon associée » (litt. « rassemblée avec moi »), qu'en est-il ? « Te voici ma côte », qu'en est-il ? « Te voici ma refermée », qu'en est-il ? « Te voici sous moi », qu'en est-il ? « Te voici ma saisie », qu'en est-il ? « Te voici ma prise », qu'en est-il ?
- פְּשׁוֹט מִיהָא חֲדָא, דְּתַנְיָא: הָאוֹמֵר ״לְקוּחָתִי״ – הֲרֵי זוֹ מְקוּדֶּשֶׁת, מִשּׁוּם ״שֶׁנֶּאֱמַר כִּי יִקַּח אִישׁ אִשָּׁה״.La Guemara propose : Tranche au moins un de ces cas, car il a été enseigné (dans une baraïta) : celui qui dit à une femme : « Te voici ma prise » – elle est consacrée, car il est dit : « Quand un homme prend une femme » (Deutéronome 24, 1).
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: ״חֲרוּפָתִי״ מַהוּ? תָּא שְׁמַע, דְּתַנְיָא: הָאוֹמֵר ״חֲרוּפָתִי״ – מְקוּדֶּשֶׁת, שֶׁכֵּן בִּיהוּדָה קוֹרִין לָאֲרוּסָה ״חֲרוּפָה״. וִיהוּדָה הָוְיָא רוּבָּא דְּעָלְמָא?Ils ont posé la question : s'il lui dit : « Te voici ma promise » ('harouffati), qu'en est-il ? Viens et entends une preuve, car il a été enseigné (dans une baraïta) : celui qui dit : « ma promise » – elle est consacrée, car en Judée on appelle la fiancée 'haroufa (promise). La Guemara objecte : Et la Judée constitue-t-elle la majorité du monde ? Pourquoi une loi générale reposerait-elle sur un usage local ?
- הָכִי קָאָמַר: הָאוֹמֵר ״חֲרוּפָתִי״ – מְקוּדֶּשֶׁת, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְהִיא שִׁפְחָה נֶחֱרֶפֶת לְאִישׁ״. וְעוֹד, בִּיהוּדָה קוֹרִין לָאֲרוּסָה ״חֲרוּפָה״. וִיהוּדָה וְעוֹד לִקְרָא? אֶלָּא הָכִי קָאָמַר: הָאוֹמֵר ״חֲרוּפָה״ בִּיהוּדָה – מְקוּדֶּשֶׁת, שֶׁכֵּן בִּיהוּדָה קוֹרִין לָאֲרוּסָה ״חֲרוּפָה״.Réponse : Voici ce qu'elle veut dire : celui qui dit : « ma promise » – elle est consacrée, comme il est dit : « et elle est une servante promise (néhérèfèt) à un homme » (Lévitique 19, 20) ; et de plus, en Judée on appelle la fiancée 'haroufa. La Guemara objecte : Et l'usage de la Judée viendrait-il en « de plus » pour appuyer un verset ? Mais plutôt, voici ce qu'elle veut dire : celui qui dit « promise » en Judée – elle est consacrée, car en Judée on appelle la fiancée 'haroufa.
- בְּמַאי עָסְקִינַן? אִילֵימָא בְּשֶׁאֵין מְדַבֵּר עִמָּהּ עַל עִסְקֵי גִּיטָּהּ וְקִידּוּשֶׁיהָ – מְנָא יָדְעָה מַאי קָאָמַר לַהּ? וְאֶלָּא בִּמְדַבֵּר עִמָּהּ עַל עִסְקֵי גִּיטָּהּ וְקִידּוּשֶׁיהָ – אַף עַל גַּב דְּלָא אָמַר לָהּ נָמֵי,Question générale sur toutes ces expressions : De quoi traitons-nous ? Si l'on dit qu'il s'agit d'un cas où il ne lui parlait pas de questions de son divorce ou de ses kiddouchin (consécration, mariage), et qu'il a soudain prononcé l'une de ces phrases, comment sait-elle ce qu'il lui dit ? Hors contexte, ces phrases ne désignent pas forcément le mariage. Mais plutôt, il s'agit d'un cas où il lui parlait de questions de son divorce ou de ses kiddouchin : alors, même s'il ne lui avait rien dit, aussi elle serait consacrée en recevant l'argent !
- דִּתְנַן: הָיָה מְדַבֵּר עִם אִשָּׁה עַל עִסְקֵי גִּיטָּהּ וְקִידּוּשֶׁיהָ, וְנָתַן לָהּ גִּיטָּהּ וְקִידּוּשֶׁיהָ וְלֹא פֵּירֵשׁ – רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: דַּיּוֹ. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: צָרִיךְ לְפָרֵשׁ. וְאָמַר רַב הוּנָא אָמַר שְׁמוּאֵל: הֲלָכָה כְּרַבִּי יוֹסֵי!Car nous avons appris (dans une Michna, Maasser Chéni 4, 7) : s'il parlait avec une femme de questions de son divorce ou de ses kiddouchin, et lui a donné son get (acte de divorce) ou ses kiddouchin (l'argent ou l'acte de consécration) sans préciser – Rabbi Yossé dit : cela lui suffit, car elle comprend son intention par le contexte. Rabbi Yehouda dit : il doit préciser. Et Rav Houna a dit au nom de Chmouel : la halakha est conforme à Rabbi Yossé ! Dès lors, à plus forte raison est-elle consacrée s'il prononce l'une de ces expressions.
- אָמְרִי: לְעוֹלָם בִּמְדַבֵּר עִמָּהּ עַל עִסְקֵי גִּיטָּהּ וְקִידּוּשֶׁיהָ, וְאִי דְּיָהֵיב לַהּ וְשָׁתֵיק הָכִי נָמֵי, הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן דִּיהַב לַהּ וַאֲמַר לַהּ בְּהָנֵי לִישָּׁנֵי,On répond : En réalité, il s'agit d'un cas où il lui parlait de questions de son divorce ou de ses kiddouchin ; et s'il lui avait donné l'argent en se taisant, effectivement elle serait consacrée. Ici, de quoi traitons-nous ? D'un cas où il lui a donné quelque chose et lui a dit l'une de ces expressions,
- וְהָכִי קָא מִיבְּעֵי לֵיהּ: הָנֵי לִישָּׁנֵי לְקִידּוּשֵׁי קָאָמַר לַהּ, אוֹ דִילְמָא לִמְלָאכָה קָאָמַר לַהּ? תֵּיקוּ.et voici ce qui fait question : ces expressions, les lui a-t-il dites pour les kiddouchin, ou peut-être les lui a-t-il dites pour un travail – c'est-à-dire pour l'engager, revenant sur son intention de la consacrer ? Sa parole rend donc la situation moins claire que s'il s'était tu. Tékou (la question reste en suspens).
- גּוּפָא: הָיָה מְדַבֵּר עִם הָאִשָּׁה עַל עִיסְקֵי גִּיטָּהּ וְקִידּוּשֶׁיהָ, וְנָתַן לָהּ גִּיטָּהּ וְקִידּוּשֶׁיהָ וְלֹא פֵּירֵשׁ – רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: דַּיּוֹ. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: צָרִיךְ לְפָרֵשׁ. אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: וְהוּא שֶׁעֲסוּקִין בְּאוֹתוֹ עִנְיָן.Revenons au texte même cité : s'il parlait avec la femme de questions de son divorce ou de ses kiddouchin, et lui a donné son get ou ses kiddouchin sans préciser – Rabbi Yossé dit : cela lui suffit. Rabbi Yehouda dit : il doit préciser. Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : la règle de Rabbi Yossé s'applique à condition qu'ils soient occupés à ce même sujet au moment du don, sans être passés à autre chose.
- וְכֵן אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר אָמַר רַבִּי אוֹשַׁעְיָא: וְהוּא שֶׁעֲסוּקִין בְּאוֹתוֹ עִנְיָן. כְּתַנָּאֵי: רַבִּי אוֹמֵר: וְהוּא שֶׁעֲסוּקִין בְּאוֹתוֹ עִנְיָן. רַבִּי אֶלְעָזָר בַּר רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: אַף עַל פִּי שֶׁאֵין עֲסוּקִין בְּאוֹתוֹ עִנְיָן.Et de même, Rabbi Elazar a dit au nom de Rabbi Ochaya : à condition qu'ils soient occupés à ce même sujet. Cette question fait l'objet d'une divergence entre Tannaïm : Rabbi (Yehouda HaNassi) dit : à condition qu'ils soient occupés à ce même sujet. Rabbi Elazar bar Rabbi Chimon dit : même s'ils ne sont pas occupés à ce même sujet.
- וְאִי לָאו דַּעֲסוּקִין בְּאוֹתוֹ עִנְיָן, מְנָא יָדְעָה מַאי קָאָמַר לַהּ? אָמַר אַבָּיֵי: מֵעִנְיָן לְעִנְיָן בְּאוֹתוֹ עִנְיָן.La Guemara demande : Et s'ils ne sont pas occupés à ce même sujet, comment sait-elle ce qu'il lui dit ? Abayé a dit : ils sont passés d'un sujet à un autre sujet à l'intérieur du même sujet général : ils ne parlaient plus directement du mariage, mais de questions qui s'y rattachent ; son intention était donc claire pour elle.
- אָמַר רַב הוּנָא אָמַר שְׁמוּאֵל: הֲלָכָה כְּרַבִּי יוֹסֵי. אֲמַר לֵיהּ רַב יֵימַר לְרַב אָשֵׁי: וְאֶלָּא הָא דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: כׇּל שֶׁאֵינוֹ יוֹדֵעַ בְּטִיב גִּיטִּין וְקִידּוּשִׁין לֹא יְהֵא לוֹ עֵסֶק עִמָּהֶם, אֲפִילּוּ לָא שְׁמִיעַ לֵיהּ הָא דְּרַב הוּנָא אָמַר שְׁמוּאֵל? אֲמַר לֵיהּ: אִין, הָכִי נָמֵי.Rav Houna a dit au nom de Chmouel : la halakha est conforme à Rabbi Yossé. Rav Yeimar a dit à Rav Achi : Mais alors, ce que Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : « Quiconque ne connaît pas la nature des divorces et des kiddouchin ne doit pas s'en occuper » (ne doit pas juger ces affaires), cela s'applique-t-il même à celui qui n'a pas entendu cette règle de Rav Houna au nom de Chmouel ? Ce cas étant rare, un tel homme est-il considéré comme ignorant ces lois ? Il lui a répondu : Oui, effectivement.
- וְכֵן בְּגֵירוּשִׁין, נָתַן לָהּ גִּיטָּהּ וְאָמַר לָהּ: ״הֲרֵי אַתְּ מְשׁוּלַּחַת״ ״הֲרֵי אַתְּ מְגוֹרֶשֶׁת״, ״הֲרֵי אַתְּ מוּתֶּרֶת לְכׇל אָדָם״ – הֲרֵי הִיא מְגוֹרֶשֶׁת. פְּשִׁיטָא נָתַן לָהּ גִּיטָּהּ, וְאָמַר לָהּ לְאִשְׁתּוֹ: ״הֲרֵי אַתְּ בַּת חוֹרִין״Retour à la déclaration de Chmouel : Et de même pour le divorce : s'il lui a donné son get et lui a dit : « Te voici renvoyée », « Te voici divorcée », « Te voici permise à tout homme » – elle est divorcée. C'est évident que s'il lui a donné son get et a dit à sa femme : « Te voici libre »
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