Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- ״אֶת״ לָא דָּרֵישׁ. כִּדְתַנְיָא: שִׁמְעוֹן הָעַמְסוֹנִי וְאָמְרִי לַהּ נְחֶמְיָה הָעַמְסוֹנִי הָיָה דּוֹרֵשׁ כׇּל אֶתִּין שֶׁבַּתּוֹרָה. כֵּיוָן שֶׁהִגִּיעַ לְ״אֶת ה׳ אֱלֹהֶיךָ תִּירָא״, פֵּירַשׁ.« Èt », il ne l'interprète pas : ce Sage ne tire aucun enseignement du mot èt (particule qui introduit le complément d'objet). Comme il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Chimon HaAmassoni, et certains disent Né'hémia HaAmassoni, interprétait tous les èt de la Torah, en en déduisant chaque fois une inclusion. Lorsqu'il arriva à « Èt Hachem ton D.ieu tu craindras » (Deutéronome 6, 13), il se retira de cette méthode, car que pourrait-on inclure dans la crainte de D.ieu ?
- אָמְרוּ לוֹ תַּלְמִידָיו: רַבִּי, כׇּל אֶתִּין שֶׁדָּרַשְׁתָּ מָה תְּהֵא עֲלֵיהֶם? אָמַר לָהֶם: כְּשֵׁם שֶׁקִּבַּלְתִּי שָׂכָר עַל הַדְּרִישָׁה, כָּךְ קִבַּלְתִּי עַל הַפְּרִישָׁה. עַד שֶׁבָּא רַבִּי עֲקִיבָא וְלִימֵּד: ״אֶת ה׳ אֱלֹהֶיךָ תִּירָא״ – לְרַבּוֹת תַּלְמִידֵי חֲכָמִים.Ses élèves lui dirent : Maître, tous les èt que tu as interprétés, qu'en sera-t-il ? Il leur dit : De même que j'ai reçu une récompense pour l'interprétation, ainsi je reçois une récompense pour le retrait. Et le verset demeura sans explication jusqu'à ce que vienne Rabbi Akiva, qui enseigna : « Èt Hachem ton D.ieu tu craindras » – c'est pour inclure les disciples des Sages : on doit les craindre comme on craint D.ieu.
- בְּעֶגְלָה עֲרוּפָה: מְנָלַן? אָמְרִי דְּבֵי רַבִּי יַנַּאי: ״כַּפָּרָה״ כְּתִיב בַּהּ, כְּקָדָשִׁים.La Michna a enseigné qu'on ne consacre pas une femme avec la génisse à la nuque brisée (égla aroufa). D'où le savons-nous, qu'il est interdit d'en tirer profit ? Ceux de l'école de Rabbi Yanaï ont dit : Le mot « expiation » est écrit à son sujet (Deutéronome 21, 8), comme pour les offrandes consacrées ; elle est donc, comme elles, interdite de tout profit.
- ״צִיפּוֹרֵי מְצוֹרָע״ מְנָלַן? דְּתָנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: נֶאֱמַר מַכְשִׁיר וּמְכַפֵּר מִבִּפְנִים, וְנֶאֱמַר מַכְשִׁיר וּמְכַפֵּר מִבַּחוּץ.« Les oiseaux du metsora » (lépreux) : d'où le savons-nous ? Comme l'a enseigné l'école de Rabbi Ichmaël : Il a été dit dans la Torah un rite qui habilite et un rite qui fait expiation à l'intérieur du Temple, et il a été dit un rite qui habilite et un rite qui fait expiation à l'extérieur. À l'intérieur, ce sont l'acham (sacrifice de culpabilité) du metsora qui l'habilite, et les sacrifices en général qui font expiation ; à l'extérieur, ce sont les oiseaux du metsora et la génisse à la nuque brisée.
- מָה מַכְשִׁיר וּמְכַפֵּר הָאָמוּר בִּפְנִים עָשָׂה בּוֹ מַכְשִׁיר כִּמְכַפֵּר – אַף מַכְשִׁיר וּמְכַפֵּר הָאָמוּר בַּחוּץ עָשָׂה בּוֹ מַכְשִׁיר כִּמְכַפֵּר.De même que, pour ce qui habilite et ce qui fait expiation, mentionnés à l'intérieur, Il a rendu ce qui habilite semblable à ce qui fait expiation quant à l'interdit de profit, de même, pour ce qui habilite et ce qui fait expiation, mentionnés à l'extérieur, Il a rendu ce qui habilite semblable à ce qui fait expiation.
- אִיתְּמַר: צִיפּוֹרֵי מְצוֹרָע מֵאֵימָתַי אֲסוּרִים? רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: מִשְּׁעַת שְׁחִיטָה, וְרֵישׁ לָקִישׁ אָמַר: מִשְּׁעַת לְקִיחָה. רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר מִשְּׁעַת שְׁחִיטָה, שְׁחִיטָה הוּא דְּאָסְרָה לַהּ. רֵישׁ לָקִישׁ אָמַר: מִשְּׁעַת לְקִיחָה, מֵעֶגְלָה עֲרוּפָה נָפְקָא, מָה עֶגְלָה עֲרוּפָה מֵחַיִּים – אַף צִיפּוֹרֵי מְצוֹרָע מֵחַיִּים.Il a été dit par les Amoraïm (Sages de l'époque de la Guemara) : Les oiseaux du metsora, à partir de quand sont-ils interdits ? Rabbi Yo'hanan a dit : À partir du moment de l'abattage ; et Rech Lakich a dit : À partir du moment où ils sont pris et désignés. Rabbi Yo'hanan a dit : À partir du moment de l'abattage, car c'est l'abattage qui l'interdit, l'oiseau n'étant pas consacré auparavant. Rech Lakich a dit : À partir du moment où ils sont pris, car cela se déduit de la génisse à la nuque brisée : de même que la génisse à la nuque brisée est interdite de son vivant, de même les oiseaux du metsora sont interdits de leur vivant.
- וְעֶגְלָה עֲרוּפָה גּוּפַהּ מֵאֵימָתַי? אָמַר רַבִּי יַנַּאי: גְּבוּל שָׁמַעְתִּי בָּהּ וְשָׁכַחְתִּי, וְנָסְבִין חַבְרַיָּא לוֹמַר: יְרִידָתָהּ לְנַחַל אֵיתָן הִיא אוֹסַרְתָּהּ. אִי מָה עֶגְלָה עֲרוּפָה מִשְּׁעַת לְקִיחָה לָא מִיתַּסְרָא, אַף צִיפּוֹרֵי מְצוֹרָע נָמֵי מִשְּׁעַת לְקִיחָה לָא מִיתַּסְרִי! הָכִי הַשְׁתָּא?! הָתָם אִית לֵיהּ גְּבוּל אַחֲרִינָא, הָכָא מִי אִית לֵיהּ גְּבוּל אַחֲרִינָא?!Et la génisse à la nuque brisée elle-même, à partir de quand est-elle interdite ? Rabbi Yanaï a dit : J'ai entendu une limite à son sujet et je l'ai oubliée. Et les collègues furent portés à dire : C'est sa descente vers le torrent impétueux qui l'interdit. On objecte : Si c'est ainsi, de même que la génisse à la nuque brisée n'est pas interdite dès le moment où elle est prise, de même les oiseaux du metsora ne devraient pas non plus être interdits dès le moment où ils sont pris ! On répond : Comment comparer ? Là-bas, il y a une autre limite, la descente vers le torrent ; ici, y a-t-il une autre limite ? Sitôt pris, ils sont abattus.
- אֵיתִיבֵיהּ רַבִּי יוֹחָנָן לְרֵישׁ לָקִישׁ: ״כׇּל צִפּוֹר טְהֹרָה תֹּאכֵלוּ״ – לְרַבּוֹת אֶת הַמְשׁוּלַּחַת, ״וְזֶה אֲשֶׁר לֹא תֹאכְלוּ מֵהֶם״ – לְרַבּוֹת אֶת הַשְּׁחוּטָה. וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ מֵחַיִּים אֲסוּרָה, לְאַחַר שְׁחִיטָה מִיבַּעְיָא?! מַהוּ דְּתֵימָא מִידֵּי דְּהָוֵה אַקֳּדָשִׁים, דְּמֵחַיִּים אֲסִירִי, וְאָתְיָא שְׁחִיטָה וּמַכְשְׁרָה לְהוּ, קָא מַשְׁמַע לַן.Rabbi Yo'hanan objecta à Rech Lakich à partir d'une baraïta : « Tout oiseau pur vous mangerez » (Deutéronome 14, 11) – c'est pour inclure dans la permission l'oiseau renvoyé ; « Et voici ceux dont vous ne mangerez pas » (Deutéronome 14, 12) – c'est pour inclure dans l'interdit l'oiseau abattu. Or, s'il te venait à l'esprit qu'il est interdit de son vivant, faudrait-il un verset pour l'interdire après l'abattage ? On répond : Le verset est nécessaire, de crainte que tu ne dises : Il en va comme des offrandes consacrées, qui sont interdites de leur vivant, puis l'abattage vient et les rend permises. Il nous enseigne donc qu'ici l'interdit demeure.
- אֵיתִיבֵיהּ: שְׁחָטָהּ וְנִמְצֵאת טְרֵיפָה – יִקַּח זוּג לַשְּׁנִיָּה, וְהָרִאשׁוֹנָה מוּתֶּרֶת בַּהֲנָאָה. וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ מֵחַיִּים אֲסוּרָה, הָרִאשׁוֹנָה אַמַּאי מוּתֶּרֶת בַּהֲנָאָה? אֲמַר לֵיהּ: הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן, כְּגוֹן שֶׁנִּמְצֵאת טְרֵיפָה בִּבְנֵי מֵעֶיהָ, דְּלָא חָל עֲלַהּ קְדוּשָּׁה כְּלָל.Il lui objecta encore, à partir d'une Michna (Négaïm 14, 5) : S'il l'a abattu et qu'il s'est avéré terèfa (atteint d'une lésion mortelle), il prendra un compagnon pour le second oiseau, et le premier est permis au profit. Or, s'il te venait à l'esprit qu'il est interdit de son vivant, pourquoi le premier est-il permis au profit ? Rech Lakich lui dit : De quoi s'agit-il ici ? D'un cas où il s'est avéré terèfa dans ses entrailles, de sorte que la sainteté n'a jamais pris effet sur lui, dès avant sa prise.
- אֵיתִיבֵיהּ: שְׁחָטָהּ שֶׁלֹּא בְּאֵזוֹב וְשֶׁלֹּא בְּעֵץ אֶרֶז וְשֶׁלֹּא בִּשְׁנִי תוֹלַעַת, רַבִּי יַעֲקֹב אוֹמֵר: הוֹאִיל וְהוּקְצָה לְמִצְוָתָהּ – אֲסוּרָה, רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: הוֹאִיל וְנִשְׁחֲטָה שֶׁלֹּא כְּמִצְוָתָהּ – מוּתֶּרֶת.Il lui objecta encore, à partir d'une baraïta : S'il l'a abattu sans hysope, sans bois de cèdre et sans laine écarlate, Rabbi Yaakov dit : Puisqu'il a été mis à part pour sa mitsva (commandement), il est interdit. Rabbi Chimon dit : Puisqu'il a été abattu contrairement à sa mitsva, il est permis.
- עַד כָּאן לָא פְּלִיגִי אֶלָּא מָר סָבַר: שְׁחִיטָה שֶׁאֵינָהּ רְאוּיָה – שְׁמָהּ שְׁחִיטָה, וּמָר סָבַר: שְׁחִיטָה שֶׁאֵינָהּ רְאוּיָה – לֹא שְׁמָהּ שְׁחִיטָה. דְּכוּלֵּי עָלְמָא מִיהָא מֵחַיִּים לָא מִיתַּסְרָא!Rabbi Yo'hanan en déduit : Ils ne divergent que sur ceci : l'un estime qu'un abattage impropre s'appelle abattage, et l'oiseau est donc interdit, et l'autre estime qu'un abattage impropre ne s'appelle pas abattage. Mais tous s'accordent à dire qu'il n'est pas interdit de son vivant !
- תַּנָּאֵי הִיא, דְּתָנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: נֶאֱמַר מַכְשִׁיר וּמְכַפֵּר מִבִּפְנִים, וְנֶאֱמַר מַכְשִׁיר וּמְכַפֵּר בַּחוּץ.Rech Lakich répond : C'est une divergence entre Tannaïm (Sages de l'époque de la Michna), et je suis l'avis opposé. Comme l'a enseigné l'école de Rabbi Ichmaël : Il a été dit un rite qui habilite et un rite qui fait expiation à l'intérieur, et il a été dit un rite qui habilite et un rite qui fait expiation à l'extérieur.
- מָה מַכְשִׁיר וּמְכַפֵּר הָאָמוּר בִּפְנִים – עָשָׂה בּוֹ מַכְשִׁיר כִּמְכַפֵּר, אַף מַכְשִׁיר וּמְכַפֵּר הָאָמוּר בַּחוּץ – עָשָׂה בּוֹ מַכְשִׁיר כִּמְכַפֵּר.De même que, pour ce qui habilite et ce qui fait expiation, mentionnés à l'intérieur, Il a rendu ce qui habilite semblable à ce qui fait expiation, de même, pour ce qui habilite et ce qui fait expiation, mentionnés à l'extérieur, Il a rendu ce qui habilite semblable à ce qui fait expiation. Ainsi, les oiseaux seraient, comme la génisse, interdits de leur vivant.
- גּוּפָא: ״כָּל צִפּוֹר טְהֹרָה תֹּאכֵלוּ״ – לְרַבּוֹת אֶת הַמְשׁוּלַּחַת, ״וְזֶה אֲשֶׁר לֹא תֹאכְלוּ מֵהֶם״ – לְרַבּוֹת אֶת הַשְּׁחוּטָה.Revenons au texte même de la baraïta : « Tout oiseau pur vous mangerez » – c'est pour inclure l'oiseau renvoyé ; « Et voici ceux dont vous ne mangerez pas » – c'est pour inclure l'oiseau abattu.
- וְאֵיפוֹךְ אֲנָא! אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַי: לֹא מָצִינוּ בַּעֲלֵי חַיִּים שֶׁאֲסוּרִים. מַתְקֵיף לַהּ רַב שְׁמוּאֵל בַּר רַב יִצְחָק: וְלָא הֲרֵיMais je pourrais inverser : permettre l'oiseau abattu et interdire l'oiseau renvoyé ! Rabbi Yo'hanan a dit au nom de Rabbi Chimon ben Yo'haï : Nous n'avons pas trouvé d'êtres vivants qui soient interdits de façon permanente ; c'est donc l'oiseau abattu qui est interdit. Rav Chmouel bar Rav Its'hak objecta : Mais n'y a-t-il pas
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