Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- כְּשֶׁבָּרַח. וְטַעְמָא דְּבָרַח, הָא לֹא בָּרַח – קָנְסִינַן לְמוֹכֵר. וְנִקְנְסֵיהּ לְלוֹקֵחַ! לָאו עַכְבְּרָא גַּנָּב אֶלָּא חוֹרָא גַּנָּב.Il s'agit du cas où il a pris la fuite : le vendeur s'est enfui avec l'argent, et la vente ne peut être annulée. La Guemara commente : Et la raison est qu'il a pris la fuite ; mais s'il n'a pas pris la fuite, nous sanctionnons le vendeur, en l'obligeant à rendre l'argent. Mais qu'on sanctionne plutôt l'acheteur ! La Guemara répond : Ce n'est pas la souris qui vole, c'est le trou qui vole : sans trou pour cacher son butin, la souris ne volerait pas ; de même, sans le vendeur, l'argent n'aurait pas été désacralisé.
- וְאִי לָא עַכְבְּרָא, חוֹרָא מַאי קָעָבֵיד? מִסְתַּבְּרָא, כֹּל הֵיכָא דְּאִיכָּא אִיסּוּרָא – הָתָם קָנְסִינַן.La Guemara objecte : Mais s'il n'y avait pas la souris, que ferait le trou ? Tous deux seraient donc à sanctionner. Elle répond : Il est logique que, partout où se trouve l'interdit – l'argent, ici entre les mains du vendeur –, c'est là que nous sanctionnons.
- מַתְנִי׳ הַמְקַדֵּשׁ בְּעׇרְלָה, בְּכִלְאֵי הַכֶּרֶם, בְּשׁוֹר הַנִּסְקָל, וּבְעֶגְלָה עֲרוּפָה, בְּצִפּוֹרֵי מְצוֹרָע, וּבִשְׂעַר נָזִיר, וּפֶטֶר חֲמוֹר, וּבָשָׂר בְּחָלָב, וְחוּלִּין שֶׁנִּשְׁחֲטוּ בַּעֲזָרָה – אֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת. מְכָרָן וְקִידֵּשׁ בִּדְמֵיהֶן – מְקוּדֶּשֶׁת.Michna : Celui qui sanctifie une femme (par les kiddouchin, l'acte de mariage) avec de l'orla (fruits des trois premières années d'un arbre), avec des kilayim de la vigne (mélange de semences dans un vignoble), avec un bœuf condamné à la lapidation, avec la génisse dont la nuque est brisée, avec les oiseaux du metsora (lépreux), avec les cheveux d'un nazir, avec un premier-né d'âne, avec de la viande cuite dans du lait, ou avec des animaux profanes abattus dans le parvis du Temple : elle n'est pas sanctifiée, car on ne peut tirer profit de tout cela. S'il les a vendus et l'a sanctifiée avec leur prix, elle est sanctifiée.
- גְּמָ׳ בְּעׇרְלָה מְנָלַן? דְּתַנְיָא: ״עֲרֵלִים לֹא יֵאָכֵל״ – אֵין לִי אֶלָּא אִיסּוּר אֲכִילָה, הֲנָאָה מִנַּיִן? שֶׁלֹּא יֵהָנֶה מִמֶּנּוּ, וְלֹא יִצְבַּע בּוֹ, וְלֹא יַדְלִיק בּוֹ אֶת הַנֵּר? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וַעֲרַלְתֶּם אֶת עׇרְלָתוֹ״ – לְרַבּוֹת אֶת כּוּלָּם.Guemara : Pour l'orla, d'où le savons-nous ? Que le profit en est interdit ? Comme il a été enseigné (dans une baraïta) : « Ils seront pour vous incirconcis (arélim), il ne sera pas mangé » (Lévitique 19, 23). Je n'ai là que l'interdit de manger ; le profit, d'où le savons-nous ? Qu'on ne doit pas en tirer profit, ni teindre avec, ni allumer la lampe avec ? Le verset enseigne : « Vous tiendrez pour incirconcis (araltem) son fruit (orlato) » (ibid.), pour inclure tout cela.
- בְּכִלְאֵי הַכֶּרֶם מְנָלַן? אָמַר חִזְקִיָּה: אָמַר קְרָא: ״פֶּן תִּקְדַּשׁ״ – פֶּן תּוּקַד אֵשׁ.Pour les kilayim de la vigne, d'où le savons-nous ? 'Hizkiya a dit : Le verset dit : « de peur qu'il ne soit sanctifié (pen tikdach) » (Deutéronome 22, 9), ce qui s'entend comme : de peur qu'il ne brûle par le feu (pen toukad ech), c'est-à-dire qu'il doit être détruit par le feu, sans qu'on en tire profit.
- רַב אָשֵׁי אָמַר: ״פֶּן יִהְיֶה קֹדֶשׁ״. אִי מָה קֹדֶשׁ תּוֹפֵס אֶת דָּמָיו וְיוֹצֵא לְחוּלִּין – אַף כִּלְאֵי הַכֶּרֶם תּוֹפֵס אֶת דָּמָיו וְיוֹצֵא לְחוּלִּין! אֶלָּא מְחַוַּורְתָּא כִּדְחִזְקִיָּה.Rav Achi a dit : le mot signifie « de peur qu'il ne soit kodech (saint) », et il est interdit au profit comme un bien consacré. La Guemara objecte : Si, de même que le bien consacré transmet sa sainteté à son prix et sort vers le profane, de même les kilayim de la vigne devraient transmettre leur interdit à leur prix et sortir vers le profane ! Or la Michna enseigne que leur prix est permis. Plutôt, il est clair qu'il faut retenir l'explication de 'Hizkiya.
- ״שׁוֹר הַנִּסְקָל״ מִנַּיִן? דְּתַנְיָא: מִמַּשְׁמָע שֶׁנֶּאֱמַר: ״סָקוֹל יִסָּקֵל הַשּׁוֹר״ – אֵינִי יוֹדֵעַ שֶׁנְּבֵילָה הִיא, וּנְבֵילָה אֲסוּרָה בַּאֲכִילָה? מָה תַּלְמוּד לוֹמַר: ״לֹא יֵאָכֵל אֶת בְּשָׂרוֹ״? מַגִּיד לָךְ שֶׁאִם שְׁחָטוֹ לְאַחַר שֶׁנִּגְמַר דִּינוֹ – אָסוּר בַּאֲכִילָה.Le bœuf condamné à la lapidation, d'où le savons-nous ? Comme il a été enseigné (dans une baraïta) : De ce qui est dit : « le bœuf sera lapidé » (Exode 21, 28), ne sais-je pas que c'est une charogne (nevéla), et qu'une charogne est interdite à la consommation ? Que nous enseigne le verset : « Et sa chair ne sera pas mangée » ? Il t'indique que si on l'a abattu rituellement après la conclusion de son jugement, il est interdit à la consommation.
- בַּהֲנָאָה מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וּבַעַל הַשּׁוֹר נָקִי״. מַאי מַשְׁמַע? שִׁמְעוֹן בֶּן זוֹמָא אוֹמֵר: כְּאָדָם שֶׁאוֹמֵר לַחֲבֵירוֹ: ״יָצָא פְּלוֹנִי נָקִי מִנְּכָסָיו וְאֵין לוֹ בָּהֶם הֲנָאָה שֶׁל כְּלוּם״.Le profit, d'où le savons-nous ? Le verset enseigne : « Et le propriétaire du bœuf sera net » (ibid.). Que veut dire cela ? Chimon ben Zoma dit : Comme un homme qui dit à son prochain : « Un tel est sorti net de ses biens, et il n'en a aucun profit ».
- מִמַּאי דְּהַאי ״לֹא יֵאָכֵל אֶת בְּשָׂרוֹ״ לְהֵיכָא דְּשָׁחֵיט לְאַחַר שֶׁנִּגְמַר דִּינוֹ הוּא דַּאֲתָא? דִּילְמָא הֵיכָא דְּשָׁחֵיט לְאַחַר שֶׁנִּגְמַר דִּינוֹ שְׁרֵי, וְהָא ״לֹא יֵאָכֵל״ – הֵיכָא דְּסַקְלֵיהּ מִיסְקָל הוּא דַּאֲתָא, וְכִדְרַבִּי אֲבָהוּ אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר.La Guemara demande : D'où sait-on que ce « sa chair ne sera pas mangée » vient pour le cas où on l'a abattu après la conclusion de son jugement ? Peut-être que, si on l'a abattu après la conclusion de son jugement, il est permis ; et ce « ne sera pas mangé » vient pour le cas où on l'a effectivement lapidé, pour en interdire le profit, selon le propos de Rabbi Abahou au nom de Rabbi Elazar.
- דְּאָמַר רַבִּי אֲבָהוּ אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: כׇּל מָקוֹם שֶׁנֶּאֱמַר: ״לֹא יֹאכַל״ ״לֹא תֹאכַל״ וְ״לֹא תֹאכְלוּ״ – אֶחָד אִיסּוּר אֲכִילָה וְאֶחָד אִיסּוּר הֲנָאָה, עַד שֶׁיִּפְרֹט לְךָ הַכָּתוּב כְּדֶרֶךְ שֶׁפָּרַט לְךָ בִּנְבֵילָה!Car Rabbi Abahou a dit que Rabbi Elazar a dit : Partout où il est dit : « il ne mangera pas », « tu ne mangeras pas » ou « vous ne mangerez pas », il s'agit aussi bien de l'interdit de manger que de l'interdit d'en tirer profit, à moins que le texte ne te le précise, comme il te l'a précisé pour la nevéla, en permettant de la vendre à un étranger (Deutéronome 14, 21) !
- הָנֵי מִילֵּי הֵיכָא דְּנָפְקָא לַן אִיסּוּר אֲכִילָה מִ״לֹּא יֹאכַל״, הָכָא אִיסּוּר אֲכִילָה מִ״סָּקוֹל יִסָּקֵל״ נָפְקָא. דְּאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ לְאִיסּוּר הֲנָאָה הוּא דִּכְתִיב, נִכְתּוֹב קְרָא: ״לֹא יֵהָנֶה״.La Guemara répond : Ces paroles de Rabbi Abahou ne valent que lorsque nous déduisons l'interdit de manger de « il ne mangera pas ». Ici, l'interdit de manger se déduit de « il sera lapidé », qui en fait une nevéla. Car si tu pensais que c'est pour l'interdit de profit qu'il est écrit, que le verset écrive : « On n'en tirera pas profit ».
- אִי נָמֵי: ״לֹא יֵאָכֵל״, ״אֶת בְּשָׂרוֹ״ לְמָה לִי?! אַף עַל גַּב דְּשַׁחְטֵיהּ כְּעֵין בָּשָׂר – אָסוּר.Ou bien : même si « ne sera pas mangé » indiquait l'interdit de profit, pourquoi ai-je besoin de « sa chair » ? Pour enseigner que, même si on l'a abattu comme de la viande, après sa condamnation, il est interdit.
- מַתְקֵיף לַהּ מָר זוּטְרָא: וְאֵימָא הָנֵי מִילֵּי הֵיכָא דְּבָדַק צוּר וְשָׁחַט בָּהּ, דְּמִיחֲזֵי כִּסְקִילָה, אֲבָל שַׁחְטֵיהּ בְּסַכִּין – לָא! מִידֵּי סַכִּין בְּאוֹרָיְיתָא כְּתִיב? וְעוֹד תַּנְיָא: בַּכֹּל שׁוֹחֲטִין, בֵּין בְּצוֹר, בֵּין בִּזְכוּכִית, בֵּין בִּקְרוּמִית שֶׁל קָנֶה.Mar Zoutra objecte : Mais dis que ces paroles ne valent que lorsqu'on a vérifié une pierre coupante et qu'on a abattu avec elle, ce qui ressemble à une lapidation ; mais si on l'a abattu avec un couteau, non ! La Guemara répond : Un couteau est-il donc écrit dans la Torah ? Et de plus, il a été enseigné (Tossefta 'Houlin 1, 2) : On abat avec tout, que ce soit une pierre coupante, du verre ou la tige d'un roseau.
- וְהַשְׁתָּא דְּנָפְקָא לַן אִיסּוּר אֲכִילָה וְאִיסּוּר הֲנָאָה תַּרְוַיְיהוּ מִ״לֹּא יֵאָכֵל״, הַאי ״בַּעַל הַשּׁוֹר נָקִי״ לְמַאי אֲתָא? לַהֲנָאַת עוֹרוֹ. סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: ״לֹא יֵאָכֵל אֶת בְּשָׂרוֹ״ כְּתִיב, בְּשָׂרוֹ אָסוּר וְעוֹרוֹ מוּתָּר.Et maintenant que nous avons déduit l'interdit de manger et l'interdit de profit tous deux de « ne sera pas mangé », ce « le propriétaire du bœuf sera net », pour quoi vient-il ? Pour le profit de sa peau. Car il aurait pu te venir à l'esprit de dire : Il est écrit : « sa chair ne sera pas mangée » : sa chair est interdite, et sa peau est permise.
- וּלְהָנָךְ תַּנָּאֵי דְּמַפְּקִי לֵיהּ הַאי ״בַּעַל הַשּׁוֹר נָקִי״ לַחֲצִי כּוֹפֶר וְלִדְמֵי וַלְדוֹת, הֲנָאַת עוֹרוֹ מְנָא לְהוּ?Et pour ces Tannaïm qui tirent de ce « le propriétaire du bœuf sera net » la dispense du demi-kofèr (rançon due si un bœuf a tué un homme) et du prix des enfants (si le bœuf a fait avorter une femme), le profit de sa peau, d'où le savent-ils ?
- מֵ״אֶת בְּשָׂרוֹ״, אֶת הַטָּפֵל לִבְשָׂרוֹ. וְאִידַּךְ?De « et bessaro » (« sa chair ») : le mot et inclut ce qui est accessoire à sa chair, c'est-à-dire la peau. La Guemara demande : Et l'autre Tanna, que tire-t-il du mot et ?
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