Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְהָא מַתְנִיתִין, דְּגָזֵל דִּידַהּ, וְקָאָמַר רַב: אֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת! לָא קַשְׁיָא: הָא – דְּשַׁדֵּיךְ, הָא – דְּלָא שַׁדֵּיךְ.Mais voici notre Michna, où il s'agit d'un objet volé à elle-même, et Rav a dit : Elle n'est pas consacrée ! La Guemara répond : Ce n'est pas difficile : celle-ci, la baraïta, traite du cas où il a déjà parlé mariage avec elle – elle lui remet alors l'objet en l'acceptant – et celle-là, la Michna, du cas où il n'a pas parlé mariage.
- הָהִיא אִיתְּתָא דַּהֲוָה קָא מָשְׁיָא כַּרְעַאּ בִּמְשִׁיכְלָא דְמַיָּא, אֲתָא הָהוּא גַּבְרָא, חֲטַף זוּזֵי מֵחַבְרֵיהּ וּשְׁדָא לַהּ. אֲמַר לַהּ: מִיקַּדְּשַׁתְּ לִי. אֲתָא הָהוּא גַּבְרָא לְקַמֵּיהּ דְּרָבָא. אֲמַר: לֵית דְּחָשׁ לְהָא דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן, דְּאָמַר: סְתַם גְּזֵילָה – יֵאוּשׁ בְּעָלִים הָוֵי.Une certaine femme se lavait les pieds dans une bassine d'eau. Un certain homme vint, arracha des zouzim à son compagnon, les lui lança et lui dit : « Tu es consacrée à moi. » Cet homme vint devant Rava, qui dit : Personne ne tient compte de cet avis de Rabbi Chimon, qui a dit : Un vol ordinaire comporte le renoncement des propriétaires ; on présume au contraire que le propriétaire n'a pas renoncé : l'argent n'est donc pas à lui, et les kiddouchin (consécration matrimoniale) sont sans effet.
- הָהוּא אֲרִיסָא דְּקַדֵּישׁ בְּמוֹזָא דְשַׁמְכֵי, אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרָבָא. אֲמַר לֵיהּ: מַאן אַחֲלָךְ? וְהָנֵי מִילֵּי בְּמוֹזָא, אֲבָל כִּישָׁא, מָצֵי אֲמַר לֵיהּ: אֲנָא שְׁקַלִי כִּישָׁא, שְׁקֵיל אַתְּ כִּישָׁא, כִּישָׁא כִּי כִישָׁא.Un certain métayer consacra une femme avec une poignée d'oignons pris dans le champ qu'il travaillait. Il vint devant Rava, qui lui dit : Qui te l'a concédé ? Ces oignons sont donc volés et elle n'est pas consacrée. La Guemara précise : Et cela ne vaut que pour une poignée. Mais une botte, le métayer peut lui dire : « J'ai pris une botte, prends une botte ; une botte vaut une botte. »
- הָהוּא סְרָסְיָא דְּקַדֵּישׁ בִּפְרוּמָא דְשִׁיכְרָא. אֲתָא מָרֵיהּ דְּשִׁיכְרָא אַשְׁכְּחֵיהּ. אֲמַר לֵיהּ: אַמַּאי לָא תִּיתֵּיב מֵהַאי חָרִיפָא? אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרָבָא. אֲמַר: לֹא אָמְרוּ ״כְּלָךְ אֵצֶל יָפוֹת״, אֶלָּא לְעִנְיַן תְּרוּמָה בִּלְבָד.Un certain brasseur, qui fabriquait de la bière de dattes pour autrui, consacra une femme avec du marc de bière. Le propriétaire de la bière vint, le trouva et lui dit : « Pourquoi ne donnes-tu pas de celui-ci, le fort ? » Il vint devant Rava, qui dit : On n'a dit « Va plutôt vers les beaux » qu'au sujet de la terouma (prélèvement donné au Cohen) seulement.
- דְּתַנְיָא: כֵּיצַד אָמְרוּ: תּוֹרֵם שֶׁלֹּא מִדַּעַת תְּרוּמָתוֹ תְּרוּמָה? הֲרֵי שֶׁיָּרַד לְתוֹךְ שְׂדֵה חֲבֵירוֹ וְלִיקֵּט וְתָרַם שֶׁלֹּא בִּרְשׁוּת, אִם חוֹשֵׁשׁ מִשּׁוּם גָּזֵל – אֵין תְּרוּמָתוֹ תְּרוּמָה, וְאִם לָאו – תְּרוּמָתוֹ תְּרוּמָה.Comme il a été enseigné dans une baraïta : Comment a-t-on dit que pour celui qui prélève la terouma sans le consentement du propriétaire, sa terouma est une terouma ? Celui qui est descendu dans le champ de son prochain, a cueilli et a prélevé sans autorisation : si le propriétaire s'en soucie au titre de vol, sa terouma n'est pas une terouma ; et sinon, sa terouma est une terouma.
- וּמִנַּיִן הָיָה יוֹדֵעַ אִם חוֹשֵׁשׁ מִשּׁוּם גָּזֵל אִם לָאו? הֲרֵי שֶׁבָּא בַּעַל הַבַּיִת וּמְצָאוֹ וְאָמַר לוֹ: ״כְּלָךְ אֵצֶל יָפוֹת״ אִם נִמְצְאוּ יָפוֹת מֵהֶם – תְּרוּמָתוֹ תְּרוּמָה, וְאִם לָאו – אֵין תְּרוּמָתוֹ תְּרוּמָה. הָיוּ הַבְּעָלִים מְלַקְּטִים וּמוֹסִיפִים, בֵּין כָּךְ וּבֵין כָּךְ – תְּרוּמָתוֹ תְּרוּמָה.Et d'où pouvait-il savoir s'il s'en soucie au titre de vol ou non ? Si le propriétaire est venu, l'a trouvé et lui a dit : « Va plutôt vers les beaux » : si l'on en a trouvé de plus beaux, sa terouma est une terouma – le propriétaire était sincère – et sinon, sa terouma n'est pas une terouma, car il parlait par ironie. Si les propriétaires cueillaient et ajoutaient, dans un cas comme dans l'autre, sa terouma est une terouma.
- אֲבָל הָכָא, מִשּׁוּם כִּיסּוּפָא הוּא דַּעֲבַד, וְאֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת.Mais ici, dans le cas du brasseur, le propriétaire a agi par gêne, et elle n'est pas consacrée.
- מַתְנִי׳ הַמְקַדֵּשׁ בְּחֶלְקוֹ, בֵּין קׇדְשֵׁי קֳדָשִׁים, בֵּין קֳדָשִׁים קַלִּים – אֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת. בְּמַעֲשֵׂר שֵׁנִי, בֵּין שׁוֹגֵג בֵּין מֵזִיד – לֹא קִידֵּשׁ, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בְּשׁוֹגֵג – לֹא קִידֵּשׁ, בְּמֵזִיד – קִידֵּשׁ.MICHNA : Celui qui consacre avec sa part de sacrifices, le Cohen ayant reçu sa portion, que ce soit de sacrifices très saints ou de sacrifices de sainteté légère, elle n'est pas consacrée. Avec la seconde dîme, que ce soit par inadvertance ou délibérément, il n'a pas consacré ; telles sont les paroles de Rabbi Méïr. Rabbi Yehouda dit : Par inadvertance, il n'a pas consacré ; délibérément, il a consacré.
- וּבַהֶקְדֵּשׁ, בְּמֵזִיד – קִידֵּשׁ, וּבְשׁוֹגֵג – לֹא קִידֵּשׁ, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בְּשׁוֹגֵג – קִידֵּשׁ, בְּמֵזִיד – לֹא קִידֵּשׁ.Et avec un bien du hékdèch (consacré au Temple), délibérément, il a consacré ; et par inadvertance, il n'a pas consacré ; telles sont les paroles de Rabbi Méïr. Rabbi Yehouda dit : Par inadvertance, il a consacré ; délibérément, il n'a pas consacré.
- גְּמָ׳ נֵימָא מַתְנִיתִין דְּלָא כְּרַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי, דְּתַנְיָא: ״וּמָעֲלָה מַעַל בַּה׳״ – לְרַבּוֹת קֳדָשִׁים קַלִּים שֶׁהֵן מָמוֹנוֹ, דִּבְרֵי רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי.GUEMARA : Disons que notre Michna n'est pas conforme à Rabbi Yossé HaGuelili ! Car il a été enseigné dans une baraïta : « Et il commet une infidélité envers Hachem » (Lévitique 5, 21) : ceci vient inclure dans l'obligation du sacrifice le faux serment sur les sacrifices de sainteté légère, qui sont son bien ; telles sont les paroles de Rabbi Yossé HaGuelili. La part du Cohen lui appartiendrait donc, et il devrait pouvoir consacrer avec elle !
- אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי, כִּי קָאָמַר רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי – מֵחַיִּים, אֲבָל לְאַחַר שְׁחִיטָה – לָא. מַאי טַעְמָא? כִּי קָא זָכוּ – מִשֻּׁלְחַן גָּבוֹהַּ קָא זָכוּ.Tu peux même dire que notre Michna est conforme à Rabbi Yossé HaGuelili : lorsque Rabbi Yossé HaGuelili a parlé, c'était du vivant de l'animal ; mais après l'égorgement, non. Quelle en est la raison ? Lorsqu'ils acquièrent, c'est de la table du Très-Haut qu'ils acquièrent.
- דַּיְקָא נָמֵי, דְּקָתָנֵי: הַמְקַדֵּשׁ בְּחֶלְקוֹ, בֵּין קׇדְשֵׁי קֳדָשִׁים וּבֵין קֳדָשִׁים קַלִּים – לֹא קִידֵּשׁ. שְׁמַע מִינַּהּ.C'est aussi ce que l'on déduit du texte, car il est enseigné : Celui qui consacre avec sa part, que ce soit de sacrifices très saints ou de sacrifices de sainteté légère, n'a pas consacré. Déduis-en bien cela : il ne s'agit que de la part reçue après l'égorgement.
- תָּנוּ רַבָּנַן: לְאַחַר פְּטִירָתוֹ שֶׁל רַבִּי מֵאִיר אָמַר לָהֶם רַבִּי יְהוּדָה לְתַלְמִידָיו: אַל יִכָּנְסוּ תַּלְמִידֵי רַבִּי מֵאִיר לְכָאן, מִפְּנֵי שֶׁקַּנְתְּרָנִים הֵם, וְלֹא לִלְמוֹד תּוֹרָה הֵם בָּאִים אֶלָּא לְקַפְּחֵנִי בַּהֲלָכוֹת הֵם בָּאִים. דָּחַק סוֹמְכוֹס וְנִכְנַס. אָמַר לָהֶם: כָּךְ שָׁנָה לִי רַבִּי מֵאִיר: הַמְקַדֵּשׁ בְּחֶלְקוֹ, בֵּין קׇדְשֵׁי קֳדָשִׁים וּבֵין קֳדָשִׁים קַלִּים – לֹא קִידֵּשׁ.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : Après le décès de Rabbi Méïr, Rabbi Yehouda dit à ses disciples : Que les disciples de Rabbi Méïr n'entrent pas ici, car ce sont des querelleurs ; et ils ne viennent pas pour étudier la Torah, mais pour m'accabler de halakhot. Soumkhos força le passage et entra. Il leur dit : Voici ce que m'a enseigné Rabbi Méïr : Celui qui consacre avec sa part, que ce soit de sacrifices très saints ou de sacrifices de sainteté légère, n'a pas consacré.
- כָּעַס רַבִּי יְהוּדָה (עֲלֵיהֶם). אָמַר לָהֶם: לֹא כָּךְ אָמַרְתִּי לָכֶם: אַל יִכָּנְסוּ מִתַּלְמִידֵי רַבִּי מֵאִיר לְכָאן מִפְּנֵי שֶׁקַּנְתְּרָנִים הֵם, וְלֹא לִלְמוֹד תּוֹרָה הֵם בָּאִים אֶלָּא לְקַפְּחֵנִי בַּהֲלָכוֹת הֵם בָּאִים. וְכִי אִשָּׁה בַּעֲזָרָה מִנַּיִן?!Rabbi Yehouda se mit en colère (contre eux). Il leur dit : Ne vous ai-je pas dit ainsi : Que des disciples de Rabbi Méïr n'entrent pas ici, car ce sont des querelleurs ; et ils ne viennent pas pour étudier la Torah, mais pour m'accabler de halakhot ? Et une femme dans la cour du Temple, d'où viendrait-elle ?! Les sacrifices très saints se mangent dans la cour : le cas ne se présente pas.
- אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: יֹאמְרוּ: מֵאִיר שָׁכַב, יְהוּדָה כָּעַס, יוֹסֵי שָׁתַק – (דִּבְרֵי) תוֹרָה מָה תְּהֵא עָלֶיהָ? וְכִי אֵין אָדָם עָשׂוּי לְקַבֵּל קִידּוּשִׁין לְבִתּוֹ בַּעֲזָרָה? וְאֵין אִשָּׁה עֲשׂוּיָה לַעֲשׂוֹת לָהּ שָׁלִיחַ לְקַבֵּל קִידּוּשֶׁיהָ בַּעֲזָרָה? וְעוֹד: דָּחֲקָה וְנִכְנְסָה מַאי?Rabbi Yossé dit : On dira : Méïr est couché dans la mort, Yehouda s'est mis en colère, Yossé s'est tu – (les paroles de) la Torah, que deviendront-elles ? Un homme n'a-t-il pas l'habitude d'accepter des kiddouchin pour sa fille dans la cour ? Et une femme n'a-t-elle pas l'habitude d'instituer un mandataire pour accepter ses kiddouchin dans la cour ? Et de plus : Si elle a forcé le passage et est entrée, qu'en est-il ?
- תַּנְיָא, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: מְקוּדֶּשֶׁת, רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: אֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת. אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: שְׁנֵיהֶם מִקְרָא אֶחָד דָּרְשׁוּ: ״זֶה יִהְיֶה לְךָ מִקֹּדֶשׁ הַקֳּדָשִׁים מִן הָאֵשׁ״. רַבִּי יְהוּדָה סָבַר: ״לְךָ״ – וּלְכׇל צְרָכֶיךָ. וְרַבִּי יוֹסֵי סָבַר: כְּאֵשׁ. מָה אֵשׁ לַאֲכִילָה, אַף הוּא נָמֵי לַאֲכִילָה.Il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Yehouda dit : Elle est consacrée ; Rabbi Yossé dit : Elle n'est pas consacrée. Rabbi Yo'hanan a dit : Tous deux ont interprété un même verset : « Ceci sera pour toi parmi les choses très saintes, de ce qui provient du feu » (Nombres 18, 9). Rabbi Yehouda pense : « Pour toi » – et pour tous tes besoins, y compris consacrer une femme. Et Rabbi Yossé pense : la part du Cohen est comparée au feu : de même que le feu est pour la consommation, elle aussi est pour la consommation, et non pour autre chose.
- אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן:Rabbi Yo'hanan a dit :
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