Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הָאֶחָד חוֹלֵץ לִשְׁתֵּיהֶן, וְהַשְּׁנַיִם – אֶחָד חוֹלֵץ וְאֶחָד מְיַבֵּם. אִם קָדְמוּ וְכָנְסוּ – אֵין מוֹצִיאִין אוֹתָן מִיָּדָם.celui qui est seul fait la 'halitsa (cérémonie libérant la veuve du lévirat) avec les deux, et parmi les deux frères, l'un fait la 'halitsa et l'autre accomplit le lévirat. S'ils ont pris les devants et les ont épousées, on ne les leur retire pas.
- דַּוְקָא מִיחְלָץ וַהֲדַר יַבּוֹמֵי, אֲבָל יַבּוֹמֵי וַהֲדַר מִיחְלָץ – לָא, דְּקָא פָּגַע בִּיבָמָה לַשּׁוּק.La nouveauté est que c'est précisément ainsi : faire la 'halitsa et ensuite accomplir le lévirat. Mais accomplir le lévirat et ensuite faire la 'halitsa, non, car il risquerait de se heurter à une yevama (veuve soumise au lévirat) destinée au dehors : celle qu'il a épousée pourrait être la yevama de l'autre, encore interdite à tout autre homme tant que le frère de celui-ci n'a pas fait la 'halitsa.
- תָּא שְׁמַע, דְּתָנֵי טָבְיוֹמֵי: לְזֶה חֲמִשָּׁה בָּנִים וּלְזֶה חֲמִשָּׁה בָּנוֹת, וְאָמַר: ״אַחַת מִבְּנוֹתֶיךָ מְקוּדֶּשֶׁת לְאֶחָד מִבָּנַי״ – כׇּל אַחַת וְאַחַת צְרִיכָה חֲמִשָּׁה גִּיטִּין. מֵת אֶחָד מֵהֶם – כׇּל אַחַת וְאַחַת צְרִיכָה אַרְבָּעָה גִּיטִּין, וַחֲלִיצָה מֵאֶחָד מֵהֶן.Viens et entends, car Tavyomi a enseigné dans une baraïta : Si celui-ci a cinq fils et celui-là cinq filles, et qu'il a dit : « L'une de tes filles est consacrée à l'un de mes fils », chacune d'elles a besoin de cinq guittin (actes de divorce), un de chaque fils, à cause du doute. Si l'un d'eux est mort, chacune a besoin de quatre guittin et de la 'halitsa par l'un d'eux, au cas où elle aurait été consacrée au défunt. Or, selon Rava, ces kiddouchin (consécrations matrimoniales) ne sont pas livrés à la cohabitation et devraient être sans valeur !
- וְכִי תֵּימָא: הָכִי נָמֵי כְּשֶׁהוּכְּרוּ וּלְבַסּוֹף נִתְעָרְבוּ, הָא ״אַחַת מִבְּנוֹתֶיךָ לְאֶחָד מִבָּנַי״ קָתָנֵי, תְּיוּבְתָּא דְרָבָא, תְּיוּבְתָּא. וְהִילְכְתָא כְּווֹתֵיהּ דְּאַבָּיֵי בְּיַעַ״ל קַגַ״ם.Et si tu dis qu'ici aussi, il s'agit du cas où elles ont été identifiées et où elles ont fini par se confondre, voici qu'il est enseigné : « L'une de tes filles à l'un de mes fils » : ces kiddouchin n'ont jamais été livrés à la cohabitation, et ils sont pourtant valables. La teyouvta (réfutation définitive) de Rava est une teyouvta. Et la halakha est conforme à Abayé dans les cas de Ya'al Kagam, moyen mnémotechnique de six points : yéouch (renoncement inconscient du propriétaire), èd (le témoin réfuté, disqualifié rétroactivement), lé'hi (le montant isolé), kiddouchin non livrés à la cohabitation, guilouï da'ata (intention révélée dans un get) et moumar (l'apostat par provocation). Partout ailleurs, la halakha suit Rava contre Abayé.
- מַעֲשֶׂה בְּחָמֵשׁ נָשִׁים. אָמַר רַב: שְׁמַע מִינַּהּ מִמַּתְנִיתִין אַרְבַּע, וְנָקֵיט רַב בִּידֵיהּ תְּלָת.On a enseigné : Il y eut un fait avec cinq femmes, parmi lesquelles deux sœurs. Rav a dit : Déduis-en quatre règles de la Michna. Et Rav tenait trois d'entre elles en main, dans l'ordre de son étude.
- שְׁמַע מִינַּהּ: הַמְקַדֵּשׁ בְּפֵירוֹת שְׁבִיעִית – מְקוּדֶּשֶׁת, וּשְׁמַע מִינַּהּ: קִידְּשָׁהּ בְּגָזֵל – אֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת, אֲפִילּוּ בְּגָזֵל דִּידַהּ. מִמַּאי? מִדְּקָתָנֵי: שֶׁלָּהֶם הָיְתָה וְשֶׁל שְׁבִיעִית הָיְתָה – טַעְמָא דִּשְׁבִיעִית, דְּהֶפְקֵר הוּא, הָא דִּשְׁאָר שְׁנֵי שָׁבוּעַ – לָא.Déduis-en que celui qui consacre avec des fruits de la chevi'it (année sabbatique), elle est consacrée. Et déduis-en que s'il l'a consacrée avec un objet volé, elle n'est pas consacrée, même si c'est un objet volé à elle-même. D'où le sait-on ? De ce qu'il est enseigné : « Elles étaient à elles et de la chevi'it ». La raison est que c'était de la chevi'it, qui est un bien sans maître ; il en ressort que pour le reste des années du cycle, non : ils ne seraient pas consacrés.
- וּשְׁמַע מִינַּהּ: אִשָּׁה נַעֲשֵׂית שָׁלִיחַ לַחֲבֶירְתָּהּ, וַאֲפִילּוּ בִּמְקוֹם שֶׁנַּעֲשֵׂית לָהּ צָרָה.Et déduis-en qu'une femme peut devenir mandataire de sa compagne pour accepter ses kiddouchin, même dans le cas où elle devient sa rivale.
- וְאִידַּךְ מַאי הִיא? קִידּוּשִׁין שֶׁאֵין מְסוּרִים לְבִיאָה. וְנִיחְשְׁבַהּ! מִשּׁוּם דִּמְסַפְּקָא לֵיהּ אִי כְּאַבָּיֵי אִי כְּרָבָא.Et quelle est l'autre règle ? Celle des kiddouchin qui ne sont pas livrés à la cohabitation. Qu'il la compte donc ! C'est parce qu'il doute si l'on doit suivre Abayé ou Rava dans l'explication de la Michna.
- כִּי סְלֵיק רַבִּי זֵירָא אַמְרַהּ לְהָא שְׁמַעְתָּא קַמֵּיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן. אֲמַר לֵיהּ: מִי אָמַר רַב הָכִי? וְהוּא לָא אֲמַר?! וְהָאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: גָּזַל וְלֹא נִתְיָיאֲשׁוּ הַבְּעָלִים – שְׁנֵיהֶם אֵינָם יְכוֹלִים לְהַקְדִּישׁ, זֶה לְפִי שֶׁאֵינוֹ שֶׁלּוֹ, וְזֶה לְפִי שֶׁאֵינוֹ בִּרְשׁוּתוֹ. הָכִי קָאָמַר לֵיהּ: מִי אָמַר רַב כְּווֹתִי?Quand Rabbi Zeira est monté en Terre d'Israël, il a dit cet enseignement devant Rabbi Yo'hanan, qui lui a dit : Rav a-t-il dit cela ? La Guemara s'étonne : Et lui-même ne l'a-t-il pas dit ?! Rabbi Yo'hanan n'a-t-il pas dit : S'il a volé et que les propriétaires n'ont pas renoncé, tous deux ne peuvent consacrer l'objet : celui-ci parce qu'il n'est pas à lui, et celui-là parce qu'il n'est pas en sa possession. La Guemara répond : Voici ce qu'il lui a dit : Rav a-t-il parlé comme moi ?
- מֵיתִיבִי: קִידְּשָׁהּ בְּגָזֵל, בְּחָמָס, וּבִגְנֵיבָה, אוֹ שֶׁחָטַף סֶלַע מִיָּדָהּ וְקִדְּשָׁהּ – מְקוּדֶּשֶׁת! הָתָם בְּגָזֵל דִּידַהּ.On a objecté à Rav à partir d'une baraïta : S'il l'a consacrée avec un objet volé, extorqué ou dérobé, ou s'il a arraché un séla (pièce d'argent) de sa main et l'a consacrée avec, elle est consacrée ! La Guemara répond : Là-bas, il s'agit d'un objet volé à elle-même : en l'acceptant, elle renonce à sa réclamation.
- הָא מִדְּקָתָנֵי סֵיפָא: אוֹ שֶׁחָטַף סֶלַע מִשֶּׁלָּהּ – מִכְּלָל דְּרֵישָׁא בְּגָזֵל דְּעָלְמָא עָסְקִינַן! פָּירוּשֵׁי קָא מְפָרֵשׁ: קִידְּשָׁהּ בְּגָזֵל, בְּחָמָס, וּבִגְנֵיבָה כֵּיצַד? כְּגוֹן שֶׁחָטַף סֶלַע מִיָּדָהּ וְקִדְּשָׁהּ בּוֹ.Mais du fait que la fin enseigne : « Ou s'il a arraché un séla qui était à elle », il en ressort que le début traite d'un objet volé à d'autres ! La Guemara répond : Ce ne sont pas deux cas distincts : il explique sa pensée : S'il l'a consacrée avec un objet volé, extorqué ou dérobé, comment cela ? Par exemple s'il a arraché un séla de sa main et l'a consacrée avec.
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