Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֶלָּא לָאו דַּאֲמַר לְהוּ: ״אַחַת מִכֶּם״ וְקָתָנֵי: אֵין אֲחָיוֹת מְקוּדָּשׁוֹת? לְרָבָא קַשְׁיָא רֵישָׁא, לְאַבָּיֵי קַשְׁיָא סֵיפָא. אַבָּיֵי מְתָרֵץ לְטַעְמֵיהּ, רָבָא מְתָרֵץ לְטַעְמֵיהּ.Mais alors, n'est-ce pas le cas où il leur a dit : « L'une d'entre vous » est consacrée, et il est enseigné : Les sœurs ne sont pas consacrées, puisque ces kiddouchin (consécrations matrimoniales) ne sont pas livrés à la cohabitation ? La Guemara conclut : Pour Rava, le début de la Michna fait difficulté ; pour Abayé, la fin fait difficulté. Abayé explique selon son raisonnement, Rava explique selon son raisonnement.
- אַבָּיֵי מְתָרֵץ לְטַעְמֵיהּ: הַמְקַדֵּשׁ אִשָּׁה וּבִתָּהּ, אוֹ אִשָּׁה וַאֲחוֹתָהּ כְּאַחַת – אֵינָן מְקוּדָּשׁוֹת. הָא אַחַת מֵאִשָּׁה וּבִתָּהּ, מֵאִשָּׁה וַאֲחוֹתָהּ – מְקוּדֶּשֶׁת.Abayé explique selon son raisonnement : Celui qui consacre une femme et sa fille, ou une femme et sa sœur, en une fois – elles ne sont pas consacrées. Il en ressort que s'il consacre l'une d'une paire femme et sa fille ou femme et sa sœur, en disant : « L'une de vous », elle est consacrée : chacune l'est par doute et a besoin d'un get (acte de divorce), bien que ces kiddouchin ne soient pas livrés à la cohabitation.
- וְאִם אָמַר: ״הָרְאוּיָה לְבִיאָה תִּתְקַדֵּשׁ לִי״ – אֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת. וּמַעֲשֶׂה נָמֵי בְּחָמֵשׁ נָשִׁים וּבָהֶן שְׁתֵּי אֲחָיוֹת, וְלִיקֵּט אֶחָד כַּלְכַּלָּה שֶׁל תְּאֵנִים וְאָמַר: ״הָרְאוּיָה לִי מִכֶּם תִּתְקַדֵּשׁ לִי״, וְאָמְרוּ חֲכָמִים: אֵין אֲחָיוֹת מְקוּדָּשׁוֹת.Et s'il a dit : « Que celle qui convient à la cohabitation soit consacrée à moi », elle n'est pas consacrée, car il ne peut vivre avec aucune des deux, faute de savoir laquelle est sa fiancée. Et le fait rapporté parle aussi de cinq femmes parmi lesquelles se trouvaient deux sœurs. Quelqu'un cueillit une corbeille de figues et dit : « Que celle d'entre vous qui me convient soit consacrée à moi », et les Sages ont dit : Les sœurs ne sont pas consacrées.
- וְרָבָא מְתָרֵץ לְטַעְמֵיהּ: הַמְקַדֵּשׁ אַחַת מֵאִשָּׁה וּבִתָּהּ אוֹ אַחַת מֵאִשָּׁה וַאֲחוֹתָהּ – נַעֲשָׂה כְּמִי שֶׁקִּידֵּשׁ אִשָּׁה וּבִתָּהּ, אוֹ אִשָּׁה וַאֲחוֹתָהּ כְּאַחַת, וְאֵינָן מְקוּדָּשׁוֹת. וּמַעֲשֶׂה נָמֵי בְּחָמֵשׁ נָשִׁים וּבָהֶם שְׁתֵּי אֲחָיוֹת, וְלִיקֵּט אֶחָד כַּלְכַּלָּה שֶׁל תְּאֵנִים וְאָמַר: הֲרֵי כּוּלְּכֶם וְאַחַת מִשְׁתֵּי אֲחָיוֹת מְקוּדָּשׁוֹת לִי בְּכַלְכַּלָּה זוֹ, וְאָמְרוּ חֲכָמִים: אֵין אֲחָיוֹת מְקוּדָּשׁוֹת.Et Rava explique selon son raisonnement : Celui qui consacre l'une d'une paire femme et sa fille, ou l'une d'une paire femme et sa sœur, est considéré comme celui qui a consacré une femme et sa fille, ou une femme et sa sœur, en une fois, et elles ne sont pas consacrées, car des kiddouchin non livrés à la cohabitation sont sans valeur. Et le fait rapporté parle aussi de cinq femmes parmi lesquelles se trouvaient deux sœurs. Quelqu'un cueillit une corbeille de figues et dit : « Vous toutes, et l'une des deux sœurs, êtes consacrées à moi par cette corbeille », et les Sages ont dit : Les sœurs ne sont pas consacrées. La Michna pouvant se lire des deux façons, on n'en peut rien prouver.
- תָּא שְׁמַע: הַמְקַדֵּשׁ אֶת בִּתּוֹ סְתָם – אֵין הַבּוֹגְרוֹת בַּכְּלָל. הָא קְטַנּוֹת בַּכְּלָל. וְאַמַּאי? קִידּוּשִׁין שֶׁאֵין מְסוּרִין לְבִיאָה נִינְהוּ, וּתְיוּבְתָּא דְּרָבָא!Viens et entends une preuve de la Michna (plus loin, 64b) : Celui qui consacre sa fille sans préciser laquelle – les filles majeures ne sont pas comprises, car il n'a pas pouvoir sur elles. Il en ressort que les mineures sont comprises, et chacune est consacrée par doute. Et pourquoi ? Ce sont des kiddouchin qui ne sont pas livrés à la cohabitation, puisqu'on ignore laquelle est visée ! Et c'est une teyouvta (réfutation définitive) de Rava !
- אָמַר לָךְ רָבָא: הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן, כְּשֶׁאֵין שָׁם אֶלָּא גְּדוֹלָה וּקְטַנָּה.Rava te dira : De quoi s'agit-il ici ? Du cas où il n'y a là qu'une grande et une petite : la majeure étant écartée, il est clair que le père a consacré la mineure, et ces kiddouchin sont livrés à la cohabitation.
- הָא בּוֹגְרוֹת קָתָנֵי! מַאי בּוֹגְרוֹת – בּוֹגְרוֹת דְּעָלְמָא. אִי הָכִי מַאי לְמֵימְרָא?Mais il est enseigné « les majeures », au pluriel ! Que signifie « les majeures » ? Les majeures en général : quiconque consacre sa fille sans préciser ne vise pas une fille majeure. S'il en est ainsi, à quoi bon le dire ? C'est une évidence, puisque seule reste la mineure.
- הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן, דְּשַׁוִּיתֵיהּ שָׁלִיחַ. מַהוּ דְּתֵימָא כִּי מְקַבֵּל קִידּוּשֵׁי – אַדַּעְתַּהּ דִּידַהּ קָא מְקַבֵּל, קָא מַשְׁמַע לַן דְּלָא שָׁבֵיק אִינִישׁ מִידֵּי דְּאִית לֵיהּ הֲנָאָה מִינֵּיהּ.De quoi s'agit-il ici ? Du cas où sa fille majeure l'a institué mandataire pour la consacrer. Tu aurais pu dire que lorsqu'il accepte des kiddouchin, il les accepte en pensant à elle, la majeure ; il nous enseigne donc qu'un homme ne délaisse pas une chose dont il a un profit – les kiddouchin de sa fille mineure, dont l'argent lui revient – au profit de ce dont il n'en a pas.
- מִי לָא עָסְקִינַן דְּאָמְרָה לֵיהּ ״קִידּוּשַׁי לְדִידָךְ״? אֲפִילּוּ הָכִי, לָא שָׁבֵיק אִינִישׁ מִצְוָה דְּרַמְיָא עֲלֵיהּ וְעָבֵיד מִצְוָה דְּלָא רַמְיָא עֲלֵיהּ.Ne s'agit-il pas aussi du cas où elle lui a dit : « Mes kiddouchin sont pour toi » ? Le père tire alors profit des deux. La Guemara répond : Même ainsi, un homme ne délaisse pas une mitsva qui lui incombe – marier sa fille mineure – pour accomplir une mitsva qui ne lui incombe pas.
- תָּא שְׁמַע: מִי שֶׁיֵּשׁ לוֹ שְׁתֵּי כִּתֵּי בָנוֹת מִשְׁתֵּי נָשִׁים, וְאָמַר: ״קִידַּשְׁתִּי אֶת בִּתִּי הַגְּדוֹלָה, וְאֵינִי יוֹדֵעַ אִם גְּדוֹלָה שֶׁבַּגְּדוֹלוֹת וְאִם גְּדוֹלָה שֶׁבַּקְּטַנּוֹת, אִם קְטַנָּה שֶׁבַּגְּדוֹלוֹת שֶׁהִיא גְּדוֹלָה מִן הַגְּדוֹלָה שֶׁבַּקְּטַנּוֹת״ – כּוּלָּן אֲסוּרוֹת, חוּץ מִקְּטַנָּה שֶׁבַּקְּטַנּוֹת, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר.Viens et entends une preuve de la Michna (plus loin, 64b) : Celui qui a deux groupes de filles de deux femmes et qui a dit : « J'ai consacré ma fille aînée, et je ne sais si c'est la plus âgée des aînées, ou la plus âgée des cadettes, ou la plus jeune des aînées, qui est plus âgée que la plus âgée des cadettes » – toutes sont interdites, sauf la plus jeune des cadettes ; telles sont les paroles de Rabbi Méïr. Or ces kiddouchin ne sont pas livrés à la cohabitation, chacune pouvant être la sœur de la fiancée, et ils sont pourtant valables, sans quoi elles n'auraient pas besoin de get.
- הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן, כְּשֶׁהוּכְּרוּ וּלְבַסּוֹף נִתְעָרְבוּ. דַּיְקָא נָמֵי דְּקָתָנֵי: ״אֵינִי יוֹדֵעַ״, וְלָא קָתָנֵי ״אֵין יָדוּעַ״, שְׁמַע מִינַּהּ.La Guemara répond : De quoi s'agit-il ici ? Du cas où elles ont été identifiées et où elles ont fini par se confondre : il avait précisé laquelle il consacrait, puis l'a oublié ; les kiddouchin étaient donc livrés à la cohabitation. C'est aussi ce que l'on déduit du texte, car il est enseigné : « Je ne sais pas », et non : « On ne sait pas ». Déduis-en bien cela.
- אִי הָכִי מַאי לְמֵימְרָא? לְאַפּוֹקֵי מִדְּרַבִּי יוֹסֵי, דְּאָמַר: לָא מַחֵית אִינִישׁ נַפְשֵׁיהּ לִסְפֵיקָא. קָא מַשְׁמַע לַן דְּמַחֵית אִינִישׁ נַפְשֵׁיהּ לִסְפֵיקָא.S'il en est ainsi, à quoi bon le dire ? La Guemara répond : Il s'agit d'exclure l'opinion de Rabbi Yossé, qui a dit : Un homme ne se met pas lui-même dans le doute : en disant « aînée », il a forcément visé la plus âgée de toutes. Rabbi Méïr nous enseigne qu'un homme se met lui-même dans le doute.
- תָּא שְׁמַע: מִי שֶׁקִּידֵּשׁ אַחַת מִשְׁתֵּי אֲחָיוֹת וְאֵינוֹ יוֹדֵעַ אֵיזוֹ קִידֵּשׁ – נוֹתֵן גֵּט לָזוֹ וְגֵט לָזוֹ. הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן, כְּשֶׁהוּכְּרוּ וּלְבַסּוֹף נִתְעָרְבוּ. דַּיְקָא נָמֵי, דְּקָתָנֵי: ״אֵינוֹ יוֹדֵעַ״, וְלָא קָתָנֵי: ״אֵינוֹ יָדוּעַ״.Viens et entends une preuve de la Michna (Yevamot 23b) : Celui qui a consacré l'une de deux sœurs et ne sait pas laquelle il a consacrée donne un get à celle-ci et un get à celle-là. Or ces kiddouchin ne sont pas livrés à la cohabitation ! La Guemara répond : De quoi s'agit-il ici ? Du cas où elles ont été identifiées et où elles ont fini par se confondre. C'est aussi ce que l'on déduit du texte, car il est enseigné : « Il ne sait pas », et non : « Ce n'est pas su ».
- אִי הָכִי מַאי לְמֵימְרָא? סֵיפָא אִיצְטְרִיכָא לֵיהּ: מֵת וְלוֹ אָח אֶחָד, חוֹלֵץ לִשְׁתֵּיהֶן. הָיוּ לוֹ שְׁנַיִם – אֶחָד חוֹלֵץ וְאֶחָד מְיַיבֵּם. אִם קָדְמוּ וְכָנְסוּ, אֵין מוֹצִיאִין אוֹתָם מִיָּדָם.S'il en est ainsi, à quoi bon le dire ? La Guemara répond : La fin de cette Michna lui était nécessaire : S'il est mort et qu'il a un seul frère, celui-ci fait la 'halitsa (cérémonie libérant la veuve du lévirat) avec les deux ; il ne peut en épouser aucune, l'une étant peut-être la sœur de la femme à laquelle il est lié. S'il en avait deux, l'un fait la 'halitsa et l'autre accomplit le lévirat. S'ils ont pris les devants et les ont épousées, on ne les leur retire pas.
- דַּוְקָא מִיחְלָץ וַהֲדַר יַבּוֹמֵי, אֲבָל יַבּוֹמֵי וַהֲדַר מִיחְלָץ – לָא, דְּקָא פָּגַע בַּאֲחוֹת זְקוּקָתוֹ.La nouveauté est que c'est précisément ainsi : faire la 'halitsa et ensuite accomplir le lévirat. Mais accomplir le lévirat et ensuite faire la 'halitsa, non, car il risquerait de se heurter à la sœur de la femme liée à lui par le lévirat, tant que celle-ci n'a pas été libérée par la 'halitsa.
- תָּא שְׁמַע: שְׁנַיִם שֶׁקִּדְּשׁוּ שְׁתֵּי אֲחָיוֹת, זֶה אֵינוֹ יוֹדֵעַ אֵיזוֹ קִידֵּשׁ וְזֶה אֵינוֹ יוֹדֵעַ אֵיזוֹ קִידֵּשׁ – זֶה נוֹתֵן שְׁנֵי גִטִּין, וְזֶה נוֹתֵן שְׁנֵי גִטִּין! הָכָא נָמֵי, שֶׁהוּכְּרוּ וּלְבַסּוֹף נִתְעָרְבוּ. דַּיְקָא נָמֵי דְּקָתָנֵי: ״אֵינוֹ יוֹדֵעַ״, וְלָא קָתָנֵי: ״אֵין יָדוּעַ״, שְׁמַע מִינַּהּ.Viens et entends la suite de cette Michna : Deux hommes qui ont consacré deux sœurs, celui-ci ne sachant pas laquelle il a consacrée et celui-là ne sachant pas laquelle il a consacrée – celui-ci donne deux guittin (actes de divorce) et celui-là donne deux guittin ! Or ces kiddouchin ne sont pas livrés à la cohabitation. La Guemara répond : Ici aussi, c'est le cas où elles ont été identifiées et où elles ont fini par se confondre. C'est aussi ce que l'on déduit du texte, car il est enseigné : « Il ne sait pas », et non : « On ne sait pas ». Déduis-en bien cela.
- אִי הָכִי, מַאי לְמֵימְרָא? סֵיפָא אִיצְטְרִיכָא לֵיהּ: מֵת, וְלָזֶה אָח וְלָזֶה אָח – זֶה חוֹלֵץ לִשְׁתֵּיהֶן וְזֶה חוֹלֵץ לִשְׁתֵּיהֶן. לָזֶה אֶחָד וְלָזֶה שְׁנַיִם –S'il en est ainsi, à quoi bon le dire ? La Guemara répond : La fin de cette Michna lui était nécessaire : S'il est mort – chacun des deux hommes, avant de divorcer – et que celui-ci ait un frère et celui-là un frère, celui-ci fait la 'halitsa avec les deux et celui-là fait la 'halitsa avec les deux. Si celui-ci en a un et celui-là deux,
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