Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- קָא מַשְׁמַע לַן ״וְיָצְאָה חִנָּם כּוּ׳״.C'est pourquoi le verset superflu « elle sortira gratuitement, etc. » nous enseigne que la vente d'une aylonit est valable, et qu'elle sort à sa bagrout (majorité).
- וּלְמָר בַּר רַב אָשֵׁי, דְּאָמַר: וְלָאו קַל וָחוֹמֶר הוּא, הָא אָמְרִינַן מִילְּתָא דְּאָתְיָא בְּקַל וָחוֹמֶר טָרַח וְכָתַב לַהּ קְרָא! הָנֵי מִילֵּי הֵיכָא דְּלֵיכָּא לְשַׁנּוֹיֵי, אֲבָל הֵיכָא דְּאִיכָּא לְשַׁנּוֹיֵי – מְשַׁנִּינַן.La Guemara demande : Et selon Mar bar Rav Achi, qui a dit : « N'est-ce pas un kal va'homer ? » (raisonnement a fortiori), nous disons pourtant : une chose qui découle d'un kal va'homer, le verset prend la peine de l'écrire ! Elle répond : Cela ne vaut que là où il n'y a pas d'autre moyen de répondre ; mais là où il y a un autre moyen de répondre, on répond ainsi.
- וְתַנָּא מַיְיתֵי לַהּ מֵהָכָא, דְּתַנְיָא: ״כִּי יִקַּח אִישׁ אִשָּׁה וּבְעָלָהּ וְהָיָה אִם לֹא תִמְצָא חֵן בְּעֵינָיו כִּי מָצָא בָהּ וְגוֹ׳״ – אֵין קִיחָה אֶלָּא בְּכֶסֶף. וְכֵן הוּא אוֹמֵר: ״נָתַתִּי כֶּסֶף הַשָּׂדֶה קַח מִמֶּנִּי״.Et un Tanna (Sage de l'époque de la Michna) tire la règle des fiançailles par l'argent d'ici, car il a été enseigné dans une baraïta : « Lorsqu'un homme prend une femme et s'unit à elle, et s'il advient qu'elle ne trouve pas grâce à ses yeux, parce qu'il a trouvé en elle, etc. » (Deutéronome 24, 1) : la « prise » ne se fait que par l'argent. Et de même il dit (Avraham à Efron) : « J'ai donné l'argent du champ, prends-le de moi » (Genèse 23, 13).
- וַהֲלֹא דִּין הוּא: וּמָה אָמָה הָעִבְרִיָּה שֶׁאֵינָהּ נִקְנֵית בְּבִיאָה – נִקְנֵית בְּכֶסֶף, זוֹ, שֶׁנִּקְנֵית בְּבִיאָה – אֵינוֹ דִּין שֶׁתִּקָּנֶה בְּכֶסֶף?La baraïta demande : Mais n'est-ce pas une déduction logique ? Si la servante hébreue, qui ne s'acquiert pas par la relation conjugale, s'acquiert par l'argent, celle-ci (la femme), qui s'acquiert par la relation conjugale pour le mariage, n'est-il pas logique qu'elle s'acquière par l'argent ?
- יְבָמָה תּוֹכִיחַ, שֶׁנִּקְנֵית בְּבִיאָה וְאֵינָהּ נִקְנֵית בְּכֶסֶף! מָה לִיבָמָה, שֶׁכֵּן אֵין נִקְנֵית בִּשְׁטָר, תֹּאמַר בְּזוֹ, שֶׁנִּקְנֵית בִּשְׁטָר!On objecte : la yevama (veuve tenue au lévirat) le prouvera : elle s'acquiert par le yavam par la relation conjugale, et ne s'acquiert pas par l'argent ! On réfute : Qu'en est-il de la yevama ? C'est qu'elle ne s'acquiert pas par un acte écrit. Le diras-tu de celle-ci, qui s'acquiert par un acte ?
- תַּלְמוּד לוֹמַר: ״כִּי יִקַּח אִישׁ״. הָא לְמָה לִי קְרָא, הָא אָתְיָא לַהּ! אָמַר רַב אָשֵׁי: מִשּׁוּם דְּאִיכָּא לְמֵימַר מֵעִיקָּרָא דְּדִינָא פִּירְכָא.Le verset dit pourtant : « Lorsqu'un homme prend ». La Guemara demande : Pourquoi ai-je besoin de ce verset ? Cela découle déjà du raisonnement ! Rav Achi a dit : Il est nécessaire parce qu'on peut dire que la base même du raisonnement présente une réfutation.
- מֵהֵיכָא קָא מַיְיתֵית לַהּ – מֵאָמָה הָעִבְרִיָּה. מָה לְאָמָה הָעִבְרִיָּה, שֶׁכֵּן יוֹצְאָה בְּכֶסֶף, תֹּאמַר בְּזוֹ, שֶׁאֵינָהּ יוֹצְאָה בְּכֶסֶף. תַּלְמוּד לוֹמַר ״כִּי יִקַּח אִישׁ״.D'où le tires-tu ? De la servante hébreue. Qu'en est-il de la servante hébreue ? C'est qu'elle sort par l'argent, en se rachetant. Le diras-tu de celle-ci, qui ne sort pas par l'argent ? C'est pourquoi le verset dit : « Lorsqu'un homme prend ».
- וְאִיצְטְרִיךְ לְמִיכְתַּב ״וְיָצְאָה חִנָּם״, וְאִיצְטְרִיךְ לְמִיכְתַּב ״כִּי יִקַּח אִישׁ״. דְּאִי כְּתַב רַחֲמָנָא ״כִּי יִקַּח״, הֲוָה אָמֵינָא: קִידּוּשִׁין דִּיהַב לַהּ בַּעַל – דִּידַהּ הָווּ, כְּתַב רַחֲמָנָא ״וְיָצְאָה חִנָּם״.Et il était nécessaire d'écrire « elle sortira gratuitement », et il était nécessaire d'écrire « lorsqu'un homme prend ». Car si le Miséricordieux (la Torah) avait écrit seulement « lorsqu'il prend », j'aurais dit : l'argent des fiançailles que lui donne le mari est à elle ; c'est pourquoi le Miséricordieux a écrit « elle sortira gratuitement », pour enseigner que, tant qu'elle n'est pas majeure, il revient à son père.
- וְאִי כְּתַב רַחֲמָנָא ״וְיָצְאָה חִנָּם״, הֲוָה אָמֵינָא: הֵיכָא דְּיָהֲבָה לֵיהּ אִיהִי לְדִידֵיהּ וְקִידְּשַׁתּוּ – הָווּ קִידּוּשֵׁי, כְּתַב רַחֲמָנָא ״כִּי יִקַּח״ – וְלָא ״כִּי תִּקַּח״.Et si le Miséricordieux avait écrit seulement « elle sortira gratuitement », j'aurais dit : lorsque c'est elle qui lui donne de l'argent à lui et le consacre, ce sont des fiançailles valables ; c'est pourquoi le Miséricordieux a écrit « lorsqu'il prend », et non « lorsqu'elle prend ».
- ״וּבְעָלָהּ״ – מְלַמֵּד שֶׁנִּקְנֵית בְּבִיאָה. וַהֲלֹא דִּין הוּא: וּמָה יְבָמָה שֶׁאֵין נִקְנֵית בְּכֶסֶף – נִקְנֵית בְּבִיאָה, זוֹ, שֶׁנִּקְנֵית בְּכֶסֶף – אֵינוֹ דִּין שֶׁנִּקְנֵית בְּבִיאָה?La baraïta poursuit : « Et s'unit à elle » – enseigne qu'une femme s'acquiert par la relation conjugale. Mais n'est-ce pas logique ? Si la yevama, qui ne s'acquiert pas par l'argent, s'acquiert par la relation conjugale, celle-ci, qui s'acquiert par l'argent, n'est-il pas logique qu'elle s'acquière par la relation conjugale ?
- אָמָה הָעִבְרִיָּה תּוֹכִיחַ, שֶׁנִּקְנֵית בְּכֶסֶף וְאֵין נִקְנֵית בְּבִיאָה. מָה לְאָמָה הָעִבְרִיָּה, שֶׁאֵין קִנְיָנָהּ לְשׁוּם אִישׁוּת, תֹּאמַר בְּזוֹ, שֶׁקִּנְיָנָהּ לְשׁוּם אִישׁוּת.On objecte : la servante hébreue le prouvera : elle s'acquiert par l'argent et ne s'acquiert pas par la relation conjugale ! On réfute : Qu'en est-il de la servante hébreue ? C'est que son acquisition n'est pas en vue du mariage. Le diras-tu de celle-ci, dont l'acquisition est en vue du mariage ?
- תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וּבְעָלָהּ״. וּלְמָה לִי קְרָא, הָא אָתְיָא לַהּ! אָמַר רַב אָשֵׁי: מִשּׁוּם דְּאִיכָּא לְמֵימַר מֵעִיקָּרָא דְּדִינָא פִּירְכָא: מֵהֵיכָא קָא מַיְיתֵית לַהּ – מִיְּבָמָה.Le verset dit pourtant : « et s'unit à elle ». La Guemara demande : Et pourquoi ai-je besoin d'un verset ? Cela découle du raisonnement ! Rav Achi a dit : Il est nécessaire parce qu'on peut dire que la base même du raisonnement présente une réfutation : d'où le tires-tu ? De la yevama.
- מָה לִיבָמָה, שֶׁכֵּן זְקוּקָה וְעוֹמֶדֶת, תֹּאמַר בָּזוֹ, שֶׁאֵין זְקוּקָה וְעוֹמֶדֶת. תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וּבְעָלָהּ״.Qu'en est-il de la yevama ? C'est qu'elle est liée au yavam et en attente. Le diras-tu de celle-ci, qui n'est pas liée et en attente ? C'est pourquoi le verset dit : « et s'unit à elle ».
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