Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- גֵּט פָּשׁוּט, עֵדָיו מִתּוֹכוֹ. מְקוּשָּׁר, עֵדָיו מֵאֲחוֹרָיו. פָּשׁוּט שֶׁכָּתְבוּ עֵדָיו מֵאֲחוֹרָיו, וּמְקוּשָּׁר שֶׁכָּתְבוּ עֵדָיו מִתּוֹכוֹ – שְׁנֵיהֶם פְּסוּלִים. רַבִּי חֲנִינָא בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: מְקוּשָּׁר שֶׁכָּתְבוּ עֵדָיו מִתּוֹכוֹ – כָּשֵׁר, שֶׁיָּכוֹל לַעֲשׂוֹתוֹ פָּשׁוּט. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: הַכֹּל כְּמִנְהַג הַמְּדִינָה.Un acte simple : ses témoins signent à l'intérieur, c'est-à-dire sur la face écrite. Un acte plié et noué : ses témoins signent au dos. Un acte simple dont les témoins ont écrit leur signature au dos, et un acte noué dont les témoins ont écrit leur signature à l'intérieur : tous deux sont invalides. Rabbi 'Hanina ben Gamliel dit : un acte noué dont les témoins ont écrit leur signature à l'intérieur est valide, car on peut en faire un acte simple en le dépliant. Rabban Chimon ben Gamliel dit : tout se règle selon la coutume du pays.
- וְהָוֵינַן בַּהּ: וְתַנָּא קַמָּא לֵית לֵיהּ מִנְהַג הַמְּדִינָה? וְאָמַר רַב אָשֵׁי: בְּאַתְרָא דִּנְהִיגִי בְּפָשׁוּט וַעֲבַד לֵיהּ מְקוּשָּׁר, אִי נָמֵי: בְּאַתְרָא דִּנְהִיגִי בִּמְקוּשָּׁר וַעֲבַד לֵיהּ פָּשׁוּט – כּוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דְּוַדַּאי קְפִידָא.Et nous en avons discuté : le premier Tanna (Sage de l'époque de la Michna) n'admet-il donc pas la coutume du pays ? Et Rav Achi a dit : il s'agit de celui qui a chargé un scribe de lui écrire un acte. Dans un endroit où l'on a coutume d'écrire un acte simple et qu'il lui en a fait un noué, ou bien dans un endroit où l'on a coutume d'écrire un acte noué et qu'il lui en a fait un simple, tout le monde s'accorde à dire que c'est certainement une exigence de sa part, et l'acte est invalide.
- כִּי פְּלִיגִי, בְּאַתְרָא דִּנְהִיגִי בֵּין בְּפָשׁוּט בֵּין בִּמְקוּשָּׁר, וַאֲמַר לֵיהּ: ״עֲבֵיד לִי פָּשׁוּט״, וַאֲזַל וַעֲבַד לֵיהּ מְקוּשָּׁר. מָר סָבַר: קְפֵידָא, וּמָר סָבַר: מַרְאֶה מָקוֹם הוּא לוֹ.Là où ils divergent, c'est dans un endroit où l'on a coutume d'écrire aussi bien un acte simple que un acte noué, et qu'il lui a dit : « Fais-moi un acte simple », et qu'il est allé lui en faire un noué. Un Maître, le premier Tanna, pense que c'est une exigence de sa part ; et un Maître, Rabban Chimon ben Gamliel, pense qu'il lui indique simplement un endroit, c'est-à-dire qu'il voulait seulement lui épargner de la peine, sans exiger cette forme.
- רַבִּי אֶלְעָזָר – דִּתְנַן: הָאִשָּׁה שֶׁאָמְרָה: ״הִתְקַבֵּל לִי גִּיטִּי מִמָּקוֹם פְּלוֹנִי״, וְקִבֵּל לָהּ גִּיטָּהּ מִמָּקוֹם אַחֵר – פָּסוּל, וְרַבִּי אֶלְעָזָר מַכְשִׁיר. אַלְמָא קָסָבַר: מַרְאָה מָקוֹם הִיא לוֹ.Rabbi Elazar pense de même, car nous avons appris dans la Michna (Guittin 65a) : La femme qui a dit à son envoyé : « Reçois pour moi mon get (acte de divorce) à tel endroit », et qu'il a reçu pour elle son get à un autre endroit, il est invalide ; et Rabbi Elazar le déclare valide. Il en ressort donc qu'il pense : elle lui indique simplement un endroit, où il pourra le recevoir, sans l'exiger.
- אָמַר עוּלָּא: מַחֲלוֹקֶת בְּשֶׁבַח מָמוֹן, אֲבָל בְּשֶׁבַח יוּחֲסִין, דִּבְרֵי הַכֹּל – אֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת. מַאי טַעְמָא – ״מְסָאנָא דְּרַב מִכַּרְעַאי לָא בָּעֵינָא״. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: מוֹדֶה רַבִּי שִׁמְעוֹן, אִם הִטְעָהּ לִשְׁבַח יוּחֲסִים אֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת.Oulla a dit : la machlokèt (divergence d'opinions) de la Michna entre le premier Tanna et Rabbi Chimon, qui porte sur celui qui a trompé une femme à son avantage, ne vaut que s'il s'agit d'un avantage d'argent ; mais pour un avantage de lignée, où il s'est dit de moindre lignée qu'il n'est, de l'avis de tous, elle n'est pas consacrée (liée par les kiddouchin, les fiançailles). Quelle en est la raison ? Elle dit : « Une chaussure plus grande que mon pied, je n'en veux pas » ; elle ne veut pas d'un mari d'un rang bien supérieur au sien. On a aussi enseigné ainsi dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Chimon reconnaît que s'il l'a trompée sur un avantage de lignée, elle n'est pas consacrée.
- אָמַר רַב אָשֵׁי: מַתְנִיתִין נָמֵי דַּיְקָא. דְּקָתָנֵי: ״עַל מְנָת שֶׁאֲנִי כֹּהֵן״ וְנִמְצָא לֵוִי, ״לֵוִי״ וְנִמְצָא כֹּהֵן, נָתִין וְנִמְצָא מַמְזֵר, ״מַמְזֵר״ וְנִמְצָא נָתִין. וְלָא פְּלִיג רַבִּי שִׁמְעוֹן.Rav Achi a dit : la Michna aussi est précise en ce sens, car elle enseigne (ci-après, 49b) : « À condition que je sois Cohen (prêtre) », et il s'est trouvé Lévi (lévite) ; « Lévi », et il s'est trouvé Cohen ; natin (Guibonite, à qui les Sages ont interdit de s'allier à une famille d'Israël), et il s'est trouvé mamzer (enfant né d'une union interdite, à qui la Torah l'interdit) ; « mamzer », et il s'est trouvé natin : dans tous ces cas, elle n'est pas consacrée. Et Rabbi Chimon ne s'y oppose pas.
- מַתְקֵיף לַהּ מָר בַּר רַב אָשֵׁי: אֶלָּא דְּקָתָנֵי: ״עַל מְנָת שֶׁיֵּשׁ לִי בַּת אוֹ שִׁפְחָה מְגוּדֶּלֶת״ וְאֵין לוֹ, עַל מְנָת שֶׁאֵין לוֹ וְיֵשׁ לוֹ, דִּשְׁבַח מָמוֹן הוּא, הָכִי נָמֵי דְּלָא פְּלִיג?!Mar bar Rav Achi l'a contesté : mais alors, ce qu'elle enseigne ensuite : « À condition que j'aie une fille ou une servante megoudélèt (grande) », et il n'en a pas ; « à condition qu'il n'en ait pas », et il en a, ce qui est un avantage d'argent, puisque l'épouse en aura moins de travail, dira-t-on aussi là qu'il ne s'y oppose pas ?!
- אֶלָּא פְּלִיג בְּרֵישָׁא וְהוּא הַדִּין לְסֵיפָא. הָכָא נָמֵי פְּלִיג בְּרֵישָׁא וְהוּא הַדִּין לְסֵיפָא.Mais il faut dire qu'il s'oppose dans la première partie de la Michna, et il en va de même pour la dernière partie. Ici aussi, pour la lignée, il s'oppose dans la première partie, et il en va de même pour la dernière partie.
- הָכִי הַשְׁתָּא? הָתָם, אִידֵּי וְאִידֵּי דִּשְׁבַח מָמוֹן, פְּלִיג בְּרֵישָׁא וְהוּא הַדִּין בְּסֵיפָא. הָכָא, דִּשְׁבַח יוּחֲסִים הוּא, אִם אִיתָא דִּפְלִיג, נִתְנֵי!Comment comparer ? Là-bas, l'un et l'autre cas relèvent de l'avantage d'argent : il s'oppose dans la première partie, et il en va de même dans la dernière partie. Ici, où il s'agit d'un avantage de lignée, qui est une autre question, s'il était vrai qu'il s'oppose, qu'on l'enseigne ! L'absence de toute mention prouve donc qu'il l'admet.
- אִיבָּעֵית אֵימָא: הָכָא נָמֵי שְׁבַח יוּחֲסִים, מִי סָבְרַתְּ מַאי מְגוּדֶּלֶת – גְּדוֹלָה מַמָּשׁ? מַאי מְגוּדֶּלֶת – גַּדֶּלֶת, דְּאָמְרָה הִיא: לָא נִיחָא לִי דְּשָׁקְלָה מִילֵּי מִינַּאי וְאָזְלָא נָדְיָא קַמֵּי שִׁיבָבוֹתַיי.Si tu veux, dis : ici aussi, il s'agit d'un avantage de lignée et non d'argent. Penses-tu que ce que veut dire megoudélèt, c'est : réellement grande ? Que veut dire megoudélèt ? Gadélèt : qui tresse les cheveux (selon Rachi : une femme de considération), car elle dit : « Il ne me convient pas qu'elle recueille mes paroles et s'en aille les colporter devant mes voisines. » C'est là une question de rang plus que d'argent.
- תָּנוּ רַבָּנַן: ״עַל מְנָת שֶׁאֲנִי קַרְיָינָא״, כֵּיוָן שֶׁקָּרָא שְׁלֹשָׁה פְּסוּקִים בְּבֵית הַכְּנֶסֶת – הֲרֵי זוֹ מְקוּדֶּשֶׁת. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר עַד שֶׁיִּקְרָא וִיתַרְגֵּם. יְתַרְגֵּם מִדַּעְתֵּיהּ?! וְהָתַנְיָא רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: הַמְתַרְגֵּם פָּסוּק כְּצוּרָתוֹ – הֲרֵי זֶה בַּדַּאי. וְהַמּוֹסִיף עָלָיו – הֲרֵי זֶה מְחָרֵף וּמְגַדֵּף. אֶלָּא מַאי תַּרְגּוּם – תַּרְגּוּם דִּידַן.Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : si un homme a dit : « À condition que je sois lecteur » de la Torah, dès lors qu'il a lu trois versets à la synagogue, elle est consacrée. Rabbi Yehouda dit : pas tant qu'il n'a pas lu et traduit en araméen. Traduirait-il de son propre chef ?! Or il a été enseigné (dans une baraïta) : Rabbi Yehouda dit : celui qui traduit un verset selon sa forme littérale, celui-là est un menteur ; et celui qui y ajoute, celui-là est un blasphémateur et un insulteur de D.ieu. Mais alors, de quelle traduction parle-t-il ? De notre traduction reçue, celle d'Onkelos.
- וְהָנֵי מִילֵּי דַּאֲמַר לַהּ: ״קַרְיָינָא״, אֲבָל אָמַר לַהּ: ״קָרָא אֲנָא״ – עַד דְּקָרֵי אוֹרָיְיתָא נְבִיאֵי וּכְתוּבֵי בְּדִיּוּקָא.Et cela ne vaut que s'il lui a dit : « Kariyana (je sais lire) » ; mais s'il lui a dit : « Kara ana (je suis un lecteur) », elle n'est pas consacrée tant qu'il ne lit pas la Torah, les Prophètes et les Écrits avec précision.
- ״עַל מְנָת שֶׁאֲנִי שׁוֹנֶה״, חִזְקִיָּה אָמַר: הֲלָכוֹת, וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: תּוֹרָה.Si un homme a dit : « À condition que je sois choné (quelqu'un qui étudie) », 'Hizkiya a dit : il doit étudier les halakhot (les lois) ; et Rabbi Yo'hanan a dit : la Torah.
- מֵיתִיבִי: אֵיזוֹ הִיא מִשְׁנָה? רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: הֲלָכוֹת, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: מִדְרָשׁ!On a objecté à Rabbi Yo'hanan, d'après une baraïta : Qu'est-ce que la Michna ? Rabbi Méïr dit : les halakhot ; Rabbi Yehouda dit : le Midrach ! Aucun des deux ne parle de la Torah écrite.
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