Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הֲרֵי הִיא כְּפִקָּדוֹן. עַד כָּאן לָא פְּלִיגִי אֶלָּא דְּמָר סָבַר: מִלְוָה, אַף עַל גַּב דְּלֹא נִשְׁתַּיֵּיר הֵימֶנָּה שָׁוֶה פְּרוּטָה, וּמָר סָבַר: נִשְׁתַּיֵּיר הֵימֶנָּה שָׁוֶה פְּרוּטָה – אִין, וְאִי לָא נִשְׁתַּיֵּיר הֵימֶנָּה שָׁוֶה פְּרוּטָה – לָא. אֲבָל דְּכוּלֵּי עָלְמָא מְקַדֵּשׁ בְּמִלְוָה מְקוּדֶּשֶׁת!est comme un dépôt. Ils ne divergent que sur ceci : l'un pense qu'un prêt consacre, même s'il n'en reste pas la valeur d'une perouta (la plus petite pièce de monnaie), et l'autre pense : s'il en reste la valeur d'une perouta, oui ; s'il n'en reste pas la valeur d'une perouta, non. Mais tous s'accordent que celui qui consacre une femme par un prêt, elle est consacrée ! C'est une difficulté contre Rav.
- אֲמַר לֵיהּ רָבָא: וְתִסְבְּרַאּ הָא מְתָרַצְתָּא? הָא מְשַׁבַּשְׁתָּא הִיא.Rava lui a dit : et penses-tu que cette baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) soit cohérente ? Elle est corrompue !
- הַאי פִּקָּדוֹן הֵיכִי דָמֵי? אִי דְּקַבִּיל עֲלַיהּ אַחְרָיוּת, הַיְינוּ מִלְוָה. אִי דְּלָא קַבִּיל עֲלַיהּ אַחְרָיוּת – אִי הָכִי אַדְּתָנֵי סֵיפָא: וּבְמִלְוָה, אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא נִשְׁתַּיֵּיר הֵימֶנָּה שָׁוֶה פְּרוּטָה – מְקוּדֶּשֶׁת, נִיפְלוֹג וְנִיתְנֵי בְּדִידַהּ: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים – שֶׁלֹּא קִבְּלָה עָלֶיהָ אַחְרָיוּת, אֲבָל קִבְּלָה עָלֶיהָ אַחְרָיוּת, אַף עַל גַּב דְּלֹא נִשְׁתַּיֵּיר הֵימֶנָּה שָׁוֶה פְּרוּטָה מְקוּדֶּשֶׁת!Ce dépôt, de quoi s'agit-il ? Si elle en a accepté la responsabilité en cas de vol ou de perte, c'est un prêt, puisqu'elle devra le rembourser quoi qu'il arrive. Si elle n'en a pas accepté la responsabilité, alors, au lieu d'enseigner dans la dernière partie : « Et pour un prêt, même s'il n'en reste pas la valeur d'une perouta, elle est consacrée », qu'il distingue et enseigne la distinction dans le cas du dépôt lui-même : « De quoi parle-t-on ? Lorsqu'elle n'en a pas accepté la responsabilité ; mais si elle en a accepté la responsabilité, même s'il n'en reste pas la valeur d'une perouta, elle est consacrée » !
- אֶלָּא, תָּרֵיץ הָכִי: וּבְמִלְוָה, אַף עַל פִּי שֶׁנִּשְׁתַּיֵּיר הֵימֶנָּה שָׁוֶה פְּרוּטָה – אֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת.Mais puisque le texte ne peut rester tel quel, rectifie ainsi : « Et pour un prêt, même s'il en reste la valeur d'une perouta, elle n'est pas consacrée. »
- רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבִּי מֵאִיר: מִלְוָה הֲרֵי הִיא כְּפִקָּדוֹן. בְּמַאי קָמִיפַּלְגִי? אָמַר רַבָּה: אַשְׁכַּחְתִּינְהוּ לְרַבָּנַן בְּבֵי רַב דְּיָתְבִי וְקָאָמְרִי: בְּמִלְוָה בִּרְשׁוּת בְּעָלִים לַחֲזָרָה וְהוּא הַדִּין לְאוּנְסִין קָמִיפַּלְגִי,Rabbi Chimon ben Elazar dit au nom de Rabbi Méïr : un prêt est comme un dépôt. Sur quoi divergent-ils ? Rabba a dit : j'ai trouvé les Sages à la maison d'étude de Rav, assis et disant : ils divergent sur la question de savoir si un prêt encore intact reste dans le domaine du propriétaire, le prêteur, pour ce qui est de se rétracter, et il en va de même pour les accidents.
- דְּמָר סָבַר: מִלְוָה בִּרְשׁוּת לֹוֶה קָיְימָא, וְהוּא הַדִּין לָאוֹנָסִים. וּמָר סָבַר: מִלְוָה בִּרְשׁוּת בְּעָלִים קָיְימָא, וְהוּא הַדִּין לָאוֹנָסִים.Car l'un pense : un prêt se trouve dans le domaine de l'emprunteur, et le prêteur ne peut se rétracter, et il en va de même pour les accidents, dont l'emprunteur répond. Et l'autre pense : un prêt se trouve dans le domaine du propriétaire, et il en va de même pour les accidents ; il peut donc consacrer une femme par un prêt encore intact.
- וְאָמֵינָא לְהוּ: לָאוֹנָסִים – כּוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דְּבִרְשׁוּת לֹוֶה קָיְימִי, מַאי טַעְמָא – לָא גָּרְעָא מִשְּׁאֵלָה, מָה שְׁאֵלָה דְּהָדְרָה בְּעֵינַהּ חַיָּיב בָּאוֹנָסִים, מִלְוָה לֹא כׇּל שֶׁכֵּן. אֶלָּא הָכָא מִלְוָה בִּרְשׁוּת בְּעָלִים לַחֲזָרָה אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ.Rabba poursuit : Et je leur ai dit : pour les accidents, tous s'accordent que le prêt se trouve dans le domaine de l'emprunteur. Pour quelle raison ? Il n'est pas moindre qu'un emprunt d'objet : si, pour l'emprunt d'objet, qui est rendu tel quel, on est tenu des accidents, pour un prêt, à plus forte raison ! Mais ici, c'est sur la question d'un prêt dans le domaine du propriétaire pour ce qui est de se rétracter qu'ils divergent.
- וְאֶלָּא הָא דְּאָמַר רַב הוּנָא: הַשּׁוֹאֵל קוּרְדּוֹם מֵחֲבֵירוֹ, בִּיקַּע בּוֹ – קְנָאוֹ. לֹא בִּיקַּע בּוֹ – לֹא קְנָאוֹ. לֵימָא כְּתַנָּאֵי אַמְרַהּ לִשְׁמַעְתֵּיהּ?Mais alors, ce qu'a dit Rav Houna : celui qui emprunte une hache à son prochain pour une durée fixée : s'il a fendu du bois avec, il l'a acquise, et le prêteur ne peut la reprendre ; s'il n'a pas fendu avec, il ne l'a pas acquise, dirons-nous qu'il a énoncé son enseignement conformément à une controverse de Tannaïm (Sages de l'époque de la Michna) ?
- לָא, עַד כָּאן לָא פְּלִיגִי אֶלָּא בְּמִלְוָה, דְּלָא הָדְרָה בְּעֵינַהּ. אֲבָל בִּשְׁאֵלָה, דְּהָדְרָה בְּעֵינַהּ, דִּבְרֵי הַכֹּל בִּיקַּע בּוֹ – אִין, לֹא בִּיקַּע בּוֹ – לֹא קְנָאוֹ.Non : ils ne divergent que sur un prêt, qui n'est pas rendu tel quel. Mais pour un emprunt d'objet, qui est rendu tel quel, tous s'accordent : s'il a fendu avec, oui, il l'a acquise ; s'il n'a pas fendu avec, il ne l'a pas acquise.
- נֵימָא כְּתַנָּאֵי? ״הִתְקַדְּשִׁי לִי בִּשְׁטַר חוֹב״, אוֹ שֶׁהָיָה לוֹ מִלְוָה בְּיַד אֲחֵרִים וְהִירְשָׁהּ עֲלֵיהֶם, רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: מְקוּדֶּשֶׁת, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת. הַאי שְׁטַר חוֹב הֵיכִי דָמֵי? אִילֵּימָא שְׁטַר חוֹב דַּאֲחֵרִים – הַיְינוּ מִלְוָה בְּיַד אֲחֵרִים! אֶלָּא לָאו שְׁטַר חוֹב דִּידַהּ, וּבִמְקַדֵּשׁ בְּמִלְוָה קָמִיפַּלְגִי?Dirons-nous que cela correspond à une controverse de Tannaïm ? Il a été enseigné : « Consacre-toi à moi par une reconnaissance de dette », ou bien il avait un prêt auprès d'autres personnes et il l'a mandatée sur eux : Rabbi Méïr dit : elle est consacrée ; et les Sages disent : elle n'est pas consacrée. Cette reconnaissance de dette, de quoi s'agit-il ? Si l'on dit que c'est la reconnaissance de dette d'autres personnes, c'est la même chose qu'un prêt auprès d'autres personnes, pourquoi le répéter ? Mais alors, n'est-ce pas sa reconnaissance de dette à elle, et ils divergent sur celui qui consacre par un prêt ?
- לְעוֹלָם שְׁטַר חוֹב דַּאֲחֵרִים, וְהָכָא בְּמִלְוָה בִּשְׁטָר וּבְמִלְוָה עַל פֶּה קָא מִיפַּלְגִי.En réalité, c'est la reconnaissance de dette d'autres personnes, et ici ils divergent sur deux cas : un prêt par document et un prêt oral.
- בְּמִלְוָה בִּשְׁטָר בְּמַאי פְּלִיגִי – בִּפְלוּגְתָּא דְּרַבִּי וְרַבָּנַן קָמִיפַּלְגִי. דְּתַנְיָא: אוֹתִיּוֹת נִקְנוֹת בִּמְסִירָה, דִּבְרֵי רַבִּי. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: בֵּין שֶׁכָּתַב וְלֹא מָסַר, בֵּין שֶׁמָּסַר וְלָא כָּתַב – לֹא קָנָה עַד שֶׁיִּכְתּוֹב וְיִמְסוֹר.Pour un prêt par document, sur quoi divergent-ils ? Ils divergent sur la controverse de Rabbi (Rabbi Yehouda HaNassi) et des Sages. Car il a été enseigné : les lettres d'une reconnaissance de dette s'acquièrent par la remise du document, telles sont les paroles de Rabbi. Et les Sages disent : qu'il ait écrit un acte de cession sans remettre le document, ou qu'il ait remis le document sans écrire d'acte, il n'a pas acquis tant qu'il n'a pas écrit et remis.
- מָר אִית לֵיהּ דְּרַבִּי וּמָר לֵית לֵיהּ דְּרַבִּי.L'un (Rabbi Méïr) retient l'avis de Rabbi, et l'autre (les Sages) ne retient pas l'avis de Rabbi.
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא: דְּכוּלֵּי עָלְמָא לֵית לְהוּ דְּרַבִּי, וְהָכָא בִּדְרַב פָּפָּא קָמִיפַּלְגִי, דְּאָמַר רַב פָּפָּא: הַאי מַאן דְּזָבֵין שְׁטָרָא לְחַבְרֵיהּ, צָרִיךְ לְמִיכְתַּב לֵיהּ: ״קְנִי לָךְ הוּא וְכׇל שִׁעְבּוּדֵיהּ״. מָר אִית לֵיהּ דְּרַב פָּפָּא, וּמָר לֵית לֵיהּ דְּרַב פָּפָּא.Ou, si tu veux, dis : tous rejettent l'avis de Rabbi, et ici ils divergent sur l'enseignement de Rav Pappa, car Rav Pappa a dit : celui qui vend un document à son prochain doit lui écrire : « Acquiers pour toi ce document et toute son hypothèque. » L'un retient l'avis de Rav Pappa, et l'autre ne retient pas l'avis de Rav Pappa.
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא: דְּכוּלֵּי עָלְמָא אִית לְהוּ דְּרַב פָּפָּא וְהָכָא בְּדִשְׁמוּאֵל קָמִיפַּלְגִי. דְּאָמַר שְׁמוּאֵל:Ou, si tu veux, dis : tous retiennent l'avis de Rav Pappa, et ici ils divergent sur l'enseignement de Chmouel, car Chmouel a dit :
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