Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לֹא שָׁנוּ אֶלָּא דְּאָמַר לָהּ: ״בָּזוֹ וּבָזוֹ וּבָזוֹ״. אֲבָל אָמַר לָהּ: ״בְּאֵלּוּ״ – אֲפִילּוּ אוֹכֶלֶת נָמֵי מְקוּדֶּשֶׁת, כִּי קָא אָכְלָה – מִדְּנַפְשַׁהּ קָאָכְלָה.La Michna n'a enseigné que les dattes mangées une à une ne se cumulent pas que lorsqu'il lui a dit : « Par celle-ci, et par celle-ci, et par celle-ci », car les kiddouchin (consécration qui lie la femme à son futur mari) ne sont alors achevés qu'à la dernière. Mais s'il lui a dit : « Par celles-ci », même si elle les mange une à une, elle est aussi consacrée si leur valeur totale atteint une perouta (la plus petite pièce de monnaie), car quand elle mange, c'est du sien qu'elle mange : dès qu'il a fini de parler, les dattes sont à elle.
- תַּנְיָא כְּוָתֵיהּ דְּרָבָא: ״הִתְקַדְּשִׁי לִי בְּאַלּוֹן בְּרִמּוֹן וּבֶאֱגוֹז״ אוֹ שֶׁאָמַר לָהּ: ״הִתְקַדְּשִׁי לִי בְּאֵלּוּ״, אִם יֵשׁ בְּכוּלָּן שָׁוֶה פְּרוּטָה – מְקוּדֶּשֶׁת, וְאִם לָאו – אֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת. ״בָּזוֹ וּבָזוֹ וּבָזוֹ״, אִם יֵשׁ בְּכוּלָּם שָׁוֶה פְּרוּטָה – מְקוּדֶּשֶׁת, וְאִם לָאו – אֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת. ״בָּזוֹ״ – נְטָלַתּוּ וַאֲכָלַתּוּ, ״בָּזוֹ״ – נְטָלַתּוּ וַאֲכָלַתּוּ, וְעוֹד ״בָּזוֹ״ וְעוֹד ״בָּזוֹ״ – אֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת עַד שֶׁיְּהֵא בְּאַחַת מֵהֶן שָׁוֶה פְּרוּטָה.Il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) conformément à l'opinion de Rava : si quelqu'un a dit à une femme : « Consacre-toi à moi par un gland, par une grenade et par une noix », ou s'il lui a dit : « Consacre-toi à moi par ceux-ci », si tous ensemble valent une perouta, elle est consacrée ; sinon, elle n'est pas consacrée. S'il a dit : « Par celui-ci, et par celui-ci, et par celui-ci », si tous ensemble valent une perouta, elle est consacrée ; sinon, elle n'est pas consacrée. S'il a dit : « Par celui-ci », et elle l'a pris et mangé ; « par celui-ci », et elle l'a pris et mangé ; « et encore par celui-ci », « et encore par celui-ci », elle n'est consacrée que si l'un d'eux vaut une perouta.
- הַאי ״בְּאַלּוֹן בְּרִמּוֹן בֶּאֱגוֹז״, הֵיכִי דָּמֵי? אִילֵימָא דְּאָמַר לַהּ: ״אוֹ בְּאַלּוֹן, אוֹ בְּרִמּוֹן, אוֹ בֶּאֱגוֹז״, אִם יֵשׁ בְּכוּלָּן שָׁוֶה פְּרוּטָה מְקוּדֶּשֶׁת? וְהָא ״אוֹ״ קָאָמַר! וְאֶלָּא ״בְּאַלּוֹן וּבְרִמּוֹן וּבֶאֱגוֹז״ – הַיְינוּ ״בָּזוֹ וּבָזוֹ וּבָזוֹ״! אֶלָּא לָאו דַּאֲמַר לַהּ: ״בְּאֵלּוּ״, הָא מִדְּקָתָנֵי סֵיפָא: אוֹ שֶׁאָמַר לָהּ ״הִתְקַדְּשִׁי לִי בְּאֵלּוּ״ – מִכְּלָל דְּרֵישָׁא לָאו בְּ״אֵלּוּ״ עָסְקִינַן.La Guemara analyse la baraïta : ce premier cas, « par un gland, par une grenade, par une noix », de quoi s'agit-il ? Si l'on dit qu'il lui a dit : « Soit par un gland, soit par une grenade, soit par une noix », comment dire que si tous ensemble valent une perouta, elle est consacrée ? Voici qu'il dit « soit », si bien qu'elle ne serait consacrée que par un seul objet ! Mais s'il a dit : « Par un gland, et par une grenade, et par une noix », c'est la même chose que « par celui-ci, et par celui-ci, et par celui-ci », cas enseigné ensuite ! Mais alors, n'est-ce pas qu'il s'agit d'un cas où il lui a dit : « Par ceux-ci » ? Or, puisque la dernière partie enseigne : « ou s'il lui a dit : “Consacre-toi à moi par ceux-ci” », on en déduit que dans la première partie il ne s'agit pas de « ceux-ci » !
- פָּירוּשֵׁי קָא מְפָרֵשׁ: ״הִתְקַדְּשִׁי לִי בְּאַלּוֹן בְּרִמּוֹן בֶּאֱגוֹז״, כֵּיצַד? כְּגוֹן דְּאָמַר לַהּ ״הִתְקַדְּשִׁי לִי בְּאֵלּוּ״.Il explique en réalité : le Tanna commence par une formule générale puis la précise : « Consacre-toi à moi par un gland, par une grenade, par une noix » : comment cela ? Par exemple, s'il lui a dit : « Consacre-toi à moi par ceux-ci ».
- וְקָתָנֵי סֵיפָא ״בָּזוֹ״ נְטָלַתּוּ וַאֲכָלַתּוּ, אִם יֵשׁ בְּאַחַת מֵהֶם שָׁוֶה פְּרוּטָה – מְקוּדֶּשֶׁת, וְאִם לָאו – אֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת.Et la dernière partie enseigne : s'il a dit « par celui-ci », et qu'elle l'a pris et mangé, si l'un d'eux vaut une perouta, elle est consacrée ; sinon, elle n'est pas consacrée.
- וְאִילּוּ רֵישָׁא, לָא קָא מְפַלֵּיג בֵּין אוֹכֶלֶת לְמַנַּחַת. שְׁמַע מִינַּהּ: כֹּל הֵיכָא דַּאֲמַר לַהּ ״בְּאֵלּוּ״ כִּי קָא אָכְלָה – מִנַּפְשַׁהּ קָא אָכְלָה, שְׁמַע מִינַּהּ.Alors que dans la première partie, le Tanna ne distingue pas entre celle qui mange les fruits et celle qui les pose. Déduis-en : chaque fois qu'il lui a dit « par ceux-ci », quand elle mange, c'est du sien qu'elle mange. Déduis-en bien cela : Rava a raison.
- הָנִיחָא לְמַאן דְּאָמַר אַסֵּיפָא קָאֵי, וּמַאי ״עַד שֶׁיְּהֵא בְּאַחַת מֵהֶן שָׁוֶה פְּרוּטָה״ – עַד שֶׁיְּהֵא בָּאַחֲרוֹנָה שָׁוֶה פְּרוּטָה, הָכִי נָמֵי: עַד שֶׁיְּהֵא בָּאַחֲרוֹנָה שָׁוֶה פְּרוּטָה.La Guemara demande : cela va bien selon celui qui dit (Rabbi Ami) que le cas de celle qui mange se rapporte à la dernière partie de la Michna, et qui explique : que signifie « jusqu'à ce que l'un d'eux vaille une perouta » ? Jusqu'à ce que le dernier vaille une perouta. Ici aussi, dans la baraïta, on expliquera : jusqu'à ce que le dernier vaille une perouta.
- אֶלָּא לְרַב וּשְׁמוּאֵל דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: אַרֵישָׁא קָאֵי, וְאוֹכֶלֶת אִיצְטְרִיכָא לֵיהּ – הָכָא כְּלָלֵי קָחָשֵׁיב, פְּרָטֵי לָא קָא חָשֵׁיב.Mais selon Rav et Chmouel, qui disent tous deux que le cas de celle qui mange se rapporte à la première partie de la Michna, et que le cas de celle qui mange leur était nécessaire pour enseigner que même alors une seule datte doit valoir une perouta, comment comprendre la baraïta ? Ici, ce sont des formulations générales qu'il énumère ; il n'énumère pas de formulations particulières : il n'a dit qu'une fois « consacre-toi ». Pourquoi donc l'un des objets devrait-il valoir une perouta ?
- הָא מַנִּי – רַבִּי הִיא, דַּאֲמַר: לָא שְׁנָא ״כְּזַיִת כְּזַיִת״, וְלָא שְׁנָא ״כְּזַיִת וּכְזַיִת״, פְּרָטָא הָוֵי.La Guemara répond : selon qui est cet enseignement ? C'est Rabbi (Rabbi Yehouda HaNassi), qui dit, à propos du piggoul (sacrifice rendu inapte par l'intention de le consommer hors du temps ou du lieu prescrits) : il n'y a pas de différence entre « un kazayit (volume d'une olive) après le temps, un kazayit hors du lieu » et « un kazayit après le temps et un kazayit hors du lieu » : c'est une formulation particulière, chaque élément étant distinct. De même ici, « par celui-ci et par celui-ci » vaut une formulation particulière.
- אָמַר רַב: הַמְקַדֵּשׁ בְּמִלְוֶה – אֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת, מִלְוָה לְהוֹצָאָה נִיתְּנָה. נֵימָא כְּתַנָּאֵי: הַמְקַדֵּשׁ בְּמִלְוֶה – אֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת, וְיֵשׁ אוֹמְרִים: מְקוּדֶּשֶׁת. מַאי לָאו בְּהָא קָמִיפַּלְגִי, דְּמָר סָבַר מִלְוָה לְהוֹצָאָה נִיתְּנָה, וּמָר סָבַר מִלְוָה לָאו לְהוֹצָאָה נִיתְּנָה?Rav a dit : celui qui consacre une femme par un prêt (en lui remettant une dette qu'elle lui doit) : elle n'est pas consacrée, car un prêt est donné pour être dépensé ; l'argent n'est donc plus au prêteur. Dirons-nous que cela correspond à une controverse de Tannaïm (Sages de l'époque de la Michna) ? Il a été enseigné : celui qui consacre par un prêt : elle n'est pas consacrée ; et certains disent : elle est consacrée. N'est-ce pas sur ce point qu'ils divergent : l'un pense qu'un prêt est donné pour être dépensé, et l'autre qu'un prêt n'est pas donné pour être dépensé ?
- וְתִסְבְּרָא?! אֵימָא סֵיפָא: וְשָׁוִים בְּמֶכֶר שֶׁזֶּה קָנָה. אִי אָמְרַתְּ מִלְוָה לְהוֹצָאָה נִיתְּנָה, בְּמַאי קָנֵי?!Et peux-tu le penser ?! Cite la dernière partie de cette baraïta : et ils sont d'accord, pour une vente, que celui-ci acquiert, en remettant au vendeur sa dette. Si tu dis qu'un prêt est donné pour être dépensé, par quoi acquiert-il ?! Il n'y a là aucun argent.
- אָמַר רַב נַחְמָן: הוּנָא חַבְרִין מוֹקֵים לַהּ בְּמִילֵּי אוּחְרֵי, וְהָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן — כְּגוֹן שֶׁאָמַר לַהּ: ״הִתְקַדְּשִׁי לִי בְּמָנֶה״ וְנִמְצָא מָנֶה חָסֵר דִּינָר. מָר סָבַר: כְּסִיפָא לַהּ מִילְּתָא לְמִיתְבְּעֵיהּ. וּמָר סָבַר: לָא כְּסִיפָא לַהּ מִילְּתָא לְמִיתְבְּעֵיהּ.Rav Na'hman a dit : Houna, notre collègue, l'interprète comme portant sur d'autres choses qu'un prêt ordinaire. De quoi s'agit-il ici ? Du cas où il lui a dit : « Consacre-toi à moi par un mané (cent dinars) », et l'on a trouvé un mané moins un dinar, le dinar manquant étant regardé comme un prêt qu'il lui doit. L'un pense : la chose lui fait honte, pour le lui réclamer, si bien que, faute d'être apaisée, elle n'est pas consacrée. Et l'autre pense : la chose ne lui fait pas honte, pour le lui réclamer, et elle est donc consacrée.
- וְאֶלָּא הָא דְּאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: ״הִתְקַדְּשִׁי לִי בְּמָנֶה״ וְנָתַן לָהּ דִּינָר – הֲרֵי זוֹ מְקוּדֶּשֶׁת וְיַשְׁלִים, לֵימָא כְּתַנָּאֵי אַמְרַהּ לִשְׁמַעְתֵּיהּ? אָמְרִי: מָנֶה חָסֵר דִּינָר כְּסִיפָא לַהּ מִילְּתָא לְמִיתְבְּעֵיהּ, מָנֶה חָסֵר תִּשְׁעִים וָתֵשַׁע לָא כְּסִיפָא לַהּ מִילְּתָא לְמִיתְבְּעֵיהּ.La Guemara demande : mais alors, ce qu'a dit Rabbi Elazar : s'il a dit « Consacre-toi à moi par un mané » et lui a donné un dinar, elle est consacrée et il complétera, dirons-nous qu'il a énoncé son enseignement conformément à une controverse de Tannaïm ? Les Sages répondent : pour un mané moins un dinar, la chose lui fait honte, pour le lui réclamer ; pour un mané moins quatre-vingt-dix-neuf dinars, la chose ne lui fait pas honte, pour le lui réclamer, et tous s'accordent alors qu'elle est consacrée.
- מֵיתִיבִי: הָאוֹמֵר לְאִשָּׁה ״הִתְקַדְּשִׁי לִי בְּפִקָּדוֹן שֶׁיֵּשׁ לִי בְּיָדֵךְ״ וְהָלְכָה וּמְצָאַתּוּ שֶׁנִּגְנַב אוֹ שֶׁאָבַד, אִם נִשְׁתַּיֵּיר הֵימֶנּוּ שָׁוֶה פְּרוּטָה – מְקוּדֶּשֶׁת, וְאִם לָאו – אֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת. וּבְמִלְוָה, אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא נִשְׁתַּיֵּיר הֵימֶנּוּ שָׁוֶה פְּרוּטָה – מְקוּדֶּשֶׁת. רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבִּי מֵאִיר: מִלְוָהOn a objecté à Rav depuis une baraïta : celui qui dit à une femme : « Consacre-toi à moi par le dépôt que j'ai entre tes mains », et elle est allée et a trouvé qu'il avait été volé ou perdu : s'il en reste la valeur d'une perouta, elle est consacrée ; sinon, elle n'est pas consacrée. Et pour un prêt, même s'il n'en reste pas la valeur d'une perouta, elle est consacrée. Rabbi Chimon ben Elazar dit au nom de Rabbi Méïr : un prêt
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.