Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- שֶׁמָּא נִתְרַצָּה הַבֵּן לָא אָמְרִינַן. אָמְרִי לֵיהּ רַבָּנַן לְרָבִינָא: וְדִילְמָא שָׁלִיחַ שַׁוְּיֵהּ? לָא חֲצִיף אִינִישׁ לְשַׁוּוֹיֵי לַאֲבוּהּ שָׁלִיחַ. וְדִילְמָא אַרְצוֹיֵי אַרְצְיַיהּ קַמֵּיהּ? אֲמַר לֵיהּ רַבָּה בַּר שִׁימִי: בְּפֵירוּשׁ אָמַר מָר דְּלָא סָבַר לְהָא דְּרַב וּשְׁמוּאֵל.– nous ne disons pas : de peur que le fils n'ait consenti. Les Sages dirent à Ravina : Mais peut-être le fils l'a-t-il institué (son père) mandataire pour consacrer la jeune fille ? Il répondit : Un homme n'a pas l'effronterie d'instituer son père mandataire. Ils insistèrent : Mais peut-être a-t-il fait connaître son désir devant lui, et le père a agi de lui-même ? Rabba bar Chimi lui dit (à celui qui posait la question) : Le Maître (Ravina) a dit explicitement qu'il n'adopte pas cette opinion de Rav et Chmouel, selon laquelle on craint que le père n'ait consenti ; à plus forte raison ne craint-on pas pour le fils.
- הָהוּא גַּבְרָא דְּקַדֵּישׁ בְּכִישָׁא דְיַרְקָא בְּשׁוּקָא. אֲמַר רָבִינָא: אֲפִילּוּ לְמַאן דְּאָמַר חוֹשְׁשִׁין שֶׁמָּא נִתְרַצָּה הָאָב – הָנֵי מִילֵּי דֶּרֶךְ כָּבוֹד, אֲבָל דֶּרֶךְ בִּזָּיוֹן – לָא.Il y eut un homme qui consacra une mineure, sans l'accord de son père, avec une botte de légumes au marché. Ravina a dit : Même selon celui qui dit : Nous craignons que le père n'ait consenti, ces paroles ne valent que pour une manière honorable ; mais d'une manière dégradante, non.
- אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא מִדִּיפְתִּי לְרָבִינָא: בִּזָּיוֹן דְּמַאי? אִי בִּזָּיוֹן דְּיַרְקָא, אִי בִּזָּיוֹן דְּשׁוּקָא? נָפְקָא מִינַּהּ דְּקַדֵּישׁ בְּכַסְפָּא בְּשׁוּקָא, אוֹ בְּכִישָׁא דְיַרְקָא בְּבֵיתָא, מַאי? אֲמַר לֵיהּ: אִידֵּי וְאִידֵּי דֶּרֶךְ בִּזָּיוֹן הוּא.Rav A'ha de Difti dit à Ravina : La dégradation de quoi ? Est-ce la dégradation des légumes, ou la dégradation du marché ? La différence pratique concerne celui qui a consacré avec de l'argent au marché, ou avec une botte de légumes à la maison : qu'en est-il ? Ravina lui dit : L'un et l'autre sont une manière dégradante.
- הַהוּא דְּאָמַר לְקָרִיבַאי, וְהִיא אָמְרָה לְקָרִיבַהּ. כְּפַתֵּיהּ עַד דַּאֲמַר לַהּ: ״תֶּיהְוֵי לְקָרִיבַהּ״. אַדְּאָכְלִי וְשָׁתוּ אֲתָא קָרִיבֵיהּ בְּאִיגָּרָא וְקַדְּשַׁהּ.Il y eut celui (un père) qui dit vouloir marier sa fille mineure à mon parent, tandis qu'elle (la mère) dit : à son parent à elle. Elle le pressa jusqu'à ce qu'il lui dise : Qu'elle soit à son parent (à elle). Pendant qu'ils mangeaient et buvaient au repas des fiançailles, son parent (à lui) vint sur le toit et la consacra.
- אָמַר אַבָּיֵי: כְּתִיב ״שְׁאֵרִית יִשְׂרָאֵל לֹא יַעֲשׂוּ עַוְלָה וְלֹא יְדַבְּרוּ כָזָב״. רָבָא אָמַר: חֲזָקָה אֵין אָדָם טוֹרֵחַ בִּסְעוּדָה וּמַפְסִידָהּ.On admet que le père n'a pas consenti à ces kiddouchin. Pourquoi ? Abayé a dit : Il est écrit : « Le reste d'Israël ne commettra pas d'iniquité et ne dira pas de mensonge » (Tsefanya 3, 13) : le père s'en tient à sa parole. Rava a dit : Il y a une présomption : un homme ne se donne pas la peine d'organiser un repas pour le perdre.
- מַאי בֵּינַיְיהוּ? אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ דְּלָא טְרַח.Quelle est la différence entre eux ? La différence entre eux est le cas où il ne s'est pas donné de peine pour un repas : selon Abayé, il ne revient pas sur sa parole ; selon Rava, on craint qu'il n'ait consenti.
- נִתְקַדְּשָׁה לְדַעַת אָבִיהָ, וְהָלַךְ אָבִיהָ לִמְדִינַת הַיָּם וְעָמְדָה וְנִישֵּׂאת, אָמַר רַב: אוֹכֶלֶת בִּתְרוּמָה עַד שֶׁיָּבֹא אָבִיהָ וִימַחֶה. רַב אַסִּי אָמַר: אֵינָהּ אוֹכֶלֶת, שֶׁמָּא יָבוֹא אָבִיהָ וִימַחֶה, וְנִמְצֵאת זָרָה אוֹכֶלֶת בִּתְרוּמָה לְמַפְרֵעַ. הֲוָה עוֹבָדָא וְחַשׁ לַהּ רַב לְהָא דְּרַב אַסִּי.Si une mineure a été consacrée avec l'accord de son père, et que son père est parti outre-mer, et qu'elle s'est levée et s'est mariée en son absence, Rav a dit : Si son mari est Cohen, elle mange de la terouma (prélèvement donné au Cohen) jusqu'à ce que son père vienne et proteste. Rav Assi a dit : Elle n'en mange pas, de peur que son père ne vienne et ne proteste, et il se trouverait rétroactivement qu'une étrangère à la prêtrise a mangé de la terouma. Il y eut un cas, et Rav tint compte de cette opinion de Rav Assi.
- אָמַר רַב שְׁמוּאֵל בַּר רַב יִצְחָק: וּמוֹדֶה רַב שֶׁאִם מֵתָה – אֵינוֹ יוֹרְשָׁהּ. אוֹקִי מָמוֹנָא בְּחֶזְקַת מָרֵיהּ.Rav Chmouel bar Rav Its'hak a dit : Et Rav reconnaît que si elle meurt, il (le mari) n'hérite pas d'elle, car : Établis l'argent dans la possession de son propriétaire.
- נִתְקַדְּשָׁה לְדַעַת וְנִיסֵּת שֶׁלֹּא לְדַעַת, וְאָבִיהָ כָּאן, רַב הוּנָא אָמַר: אֵינָהּ אוֹכֶלֶת. רַב יִרְמְיָה בַּר אַבָּא אָמַר: אוֹכֶלֶת.Si elle a été consacrée avec l'accord de son père et s'est mariée sans son accord, et que son père est ici présent, Rav Houna a dit : Elle ne mange pas de terouma. Rav Yirmeya bar Abba a dit : Elle en mange.
- רַב הוּנָא אָמַר: אֵינָהּ אוֹכֶלֶת. וַאֲפִילּוּ לְרַב, דְּאָמַר אוֹכֶלֶת – הָתָם הוּא דְּלָא אִיתֵיהּ לְאָב, אֲבָל הָכָא דְּאִיתֵיהּ לְאָב, הַאי דְּאִישְׁתִּיק – מִירְתָּח רָתַח. רַב יִרְמְיָה בַּר אַבָּא אָמַר: אוֹכֶלֶת. וַאֲפִילּוּ לְרַב אַסִּי דְּאָמַר אֵינָהּ אוֹכֶלֶת, הָתָם הוּא דְּשֶׁמָּא יָבוֹא אָבִיהָ וִימַחֶה, אֲבָל הָכָא מִדִּשְׁתֵיק – אִיתְנוֹחֵי אִיתְנְחָא לֵיהּ.Rav Houna a dit : Elle ne mange pas, et même selon Rav, qui a dit : Elle mange, c'est là seulement où le père n'est pas présent ; mais ici, où le père est présent, s'il s'est tu, c'est qu'il bouillonne de colère. Rav Yirmeya bar Abba a dit : Elle mange, et même selon Rav Assi, qui a dit : Elle ne mange pas, c'est là seulement, car on craint que son père ne vienne et ne proteste ; mais ici, du fait qu'il s'est tu, c'est qu'il en est satisfait.
- נִתְקַדְּשָׁה שֶׁלֹּא לְדַעַת אָבִיהָ, וְנִיסֵּת שֶׁלֹּא לְדַעַת, וְאָבִיהָ כָּאן, רַב הוּנָא אָמַר: אוֹכֶלֶת, רַב יִרְמְיָה בַּר אַבָּא אָמַר: אֵינָהּ אוֹכֶלֶת. אָמַר עוּלָּא: הָא דְּרַב הוּנָא ״כַּחֹמֶץ לַשִּׁנַּיִם וְכֶעָשָׁן לָעֵינָיִם״. הַשְׁתָּא וּמָה הָתָם דְּקִידּוּשֵׁי דְּאוֹרָיְיתָא אָמְרַתְּ לָא אָכְלָה, הָכָא לֹא כׇּל שֶׁכֵּן?!Si elle a été consacrée sans l'accord de son père, et s'est mariée sans son accord, et que son père est ici, Rav Houna a dit : Elle mange de la terouma. Rav Yirmeya bar Abba a dit : Elle ne mange pas. Oulla a dit : Cette opinion de Rav Houna est « comme le vinaigre pour les dents et comme la fumée pour les yeux » (Proverbes 10, 26). Car enfin, si là, où les kiddouchin sont de la Torah, tu as dit qu'elle ne mange pas, ici, ne serait-ce pas à plus forte raison ?
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.