Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- קְטַנָּה מִן הָאֵירוּסִין – אֵין עוֹשִׂים בָּהּ מַאֲמָר אֶלָּא מִדַּעַת אָבִיהָ. וְהַנַּעֲרָה – בֵּין מִדַּעַת עַצְמָהּ בֵּין מִדַּעַת אָבִיהָ, (מַה שֶּׁאֵין כֵּן בְּקִידּוּשִׁין).Une ketana (fillette mineure) devenue veuve après les kiddouchin (consécration matrimoniale) : on ne fait de maamar (consécration de la yevama, veuve sans enfant, par son beau-frère) avec elle qu'avec l'accord de son père. Et la naara (jeune fille de douze ans révolus, non encore majeure) : soit avec son propre accord, soit avec l'accord de son père, (ce qui n'est pas le cas pour les kiddouchin). Une naara peut donc accepter un maamar seule, bien qu'elle se soustraie ainsi à l'autorité de son père.
- אֶלָּא אִי אִיתְּמַר, הָכִי אִיתְּמַר: אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא: מַאי טַעְמֵיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן אַלִּיבָּא דְּרַבָּנַן? קִידּוּשִׁין, דְּמִדַּעְתַּהּ – אָבִיהָ וְלָא הִיא. גֵּירוּשִׁין, דִּבְעַל כֻּרְחַהּ – בֵּין הִיא בֵּין אָבִיהָ.Plutôt, si cela a été dit, voici comment cela a été dit : Rabbi Yossé, fils de Rabbi 'Hanina, a dit : Quelle est la raison de Rabbi Yo'hanan selon les Sages ? Les kiddouchin, qui se font avec son accord : son père les reçoit, et non elle. Le divorce, qui se fait contre son gré : aussi bien elle que son père peuvent le recevoir.
- הֲרֵי מַאֲמָר, דְּמִדַּעְתַּהּ, וְקָתָנֵי: בֵּין הִיא וּבֵין אָבִיהָ! הָתָם בְּמַאֲמָר דִּבְעַל כֻּרְחַהּ, וְרַבִּי הִיא. דְּתַנְיָא: הָעוֹשֶׂה מַאֲמָר בִּיבִמְתּוֹ שֶׁלֹּא מִדַּעְתָּהּ, רַבִּי אוֹמֵר: קָנָה, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים לֹא קָנָה.On objecte : Mais voici le maamar, qui se fait avec son accord, et il est enseigné : aussi bien elle que son père ! On répond : Là, il s'agit d'un maamar fait contre son gré, et c'est l'avis de Rabbi (Yehouda HaNassi). Car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Celui qui fait un maamar à sa yevama sans son accord, Rabbi dit : il l'a acquise ; et les Sages disent : il ne l'a pas acquise.
- מַאי טַעְמֵיהּ דְּרַבִּי? גָּמַר מִבִּיאָה דִיבָמָה, מָה בִּיאָה דִיבָמָה בְּעַל כֻּרְחַהּ – אַף הָכָא נָמֵי בְּעַל כֻּרְחַהּ. וְרַבָּנַן סָבְרִי: יָלְפִינַן מִקִּידּוּשִׁין, מָה קִידּוּשִׁין דְּמִדַּעְתַּהּ – אַף הָכָא נָמֵי דְּמִדַּעְתַּהּ.Quelle est la raison de Rabbi ? Il l'apprend de l'union avec la yevama : de même que l'union avec la yevama l'acquiert même contre son gré, de même ici aussi, contre son gré. Et les Sages pensent : nous l'apprenons des kiddouchin : de même que les kiddouchin se font avec son accord, de même ici aussi, avec son accord.
- בְּמַאי קָמִיפַּלְגִי? רַבִּי סָבַר: מִילֵּי דִיבָמָה מִיבָמָה הֲוָה לֵיהּ לְמֵילַף. וְרַבָּנַן סָבְרִי: קִידּוּשִׁין מִקִּידּוּשִׁין הֲוָה לֵיהּ לְמֵילַף.Sur quoi divergent-ils ? Rabbi pense : les lois de la yevama, il faut les apprendre de la yevama. Et les Sages pensent : les kiddouchin, il faut les apprendre des kiddouchin.
- הָכִי נָמֵי מִסְתַּבְּרָא כִּדְקָא מְתָרֵץ רַבִּי יוֹחָנָן, מִדְּקָתָנֵי סֵיפָא: ״מַה שֶּׁאֵין כֵּן בְּקִידּוּשִׁין״. אֶלָּא נֵימָא תֶּיהְוֵי תְּיוּבְתָּא דְּרֵישׁ לָקִישׁ? אָמַר לָךְ רֵישׁ לָקִישׁ: הָא מַנִּי – רַבִּי יְהוּדָה הִיא, דְּאָמַר: אֵין שְׁתֵּי יָדַיִם זוֹכוֹת כְּאַחַת.C'est aussi plus logique, comme l'explique Rabbi Yo'hanan, puisqu'il est enseigné à la fin de la baraïta : « ce qui n'est pas le cas pour les kiddouchin ». Faut-il alors dire que c'est une teyouvta (réfutation définitive) de Rech Lakich ? Rech Lakich peut te dire : Selon qui est ce texte ? C'est l'avis de Rabbi Yehouda, qui dit : Deux mains n'acquièrent pas comme une seule.
- אִי רַבִּי יְהוּדָה, מַה שֶּׁאֵין כֵּן בְּקִידּוּשִׁין?! מַה שֶּׁאֵין כֵּן בְּגֵירוּשִׁין מִיבְּעֵי לֵיהּ! אִין הָכִי נָמֵי, אַיְּידֵי דִּתְנָא מַאֲמָר דְּדָמֵי לְקִידּוּשִׁין, תְּנָא נָמֵי: מַה שֶּׁאֵין כֵּן בְּקִידּוּשִׁין.On demande : Si c'est Rabbi Yehouda, pourquoi dire « ce qui n'est pas le cas pour les kiddouchin » ? Il aurait fallu dire : « ce qui n'est pas le cas pour le divorce » ! On répond : Oui, c'est bien cela ; mais puisqu'il a enseigné le maamar, qui ressemble aux kiddouchin, il a enseigné aussi : « ce qui n'est pas le cas pour les kiddouchin ».
- וְרַבִּי יְהוּדָה, מַאי שְׁנָא מַאֲמָר? הוֹאִיל וּזְקוּקָה וְעוֹמֶדֶת. הַשְׁתָּא דְּאָתֵית לְהָכִי, רַבִּי יוֹחָנָן נָמֵי לָא תִּיקְשֵׁי לָךְ מֵעִיקָּרָא: שָׁאנֵי מַאֲמָר, הוֹאִיל וּזְקוּקָה וְעוֹמֶדֶת.Et selon Rabbi Yehouda, en quoi le maamar diffère-t-il du divorce, puisque tous deux se font contre son gré ? On répond : Parce qu'elle est déjà liée à son beau-frère. On remarque : Maintenant que tu en es arrivé là, Rabbi Yo'hanan non plus ne te pose pas de difficulté dès le départ : le maamar est différent, parce qu'elle est déjà liée à son beau-frère.
- תְּנַן: הָאִישׁ מְקַדֵּשׁ אֶת בִּתּוֹ כְּשֶׁהִיא נַעֲרָה, בּוֹ וּבִשְׁלוּחוֹ. בּוֹ וּבִשְׁלוּחוֹ – אִין, בָּהּ וּבִשְׁלוּחָהּ – לָא, תְּיוּבְתָּא דְּרֵישׁ לָקִישׁ! אָמַר לָךְ רֵישׁ לָקִישׁ: הָא נָמֵי רַבִּי יְהוּדָה הִיא.Nous avons appris dans la Michna : L'homme consacre sa fille lorsqu'elle est naara, par lui-même ou par son mandataire. Par lui-même ou par son mandataire : oui ; par elle-même ou par sa mandataire : non. C'est une teyouvta de Rech Lakich ! On répond : Rech Lakich peut te dire : Ce texte aussi est de Rabbi Yehouda.
- וּמִי מָצֵית מוֹקְמַתְּ לַהּ כְּרַבִּי יְהוּדָה? וְהָקָתָנֵי סֵיפָא: הָאוֹמֵר לְאִשָּׁה: ״הִתְקַדְּשִׁי לִי בִּתְמָרָה זוֹ״, ״הִתְקַדְּשִׁי לִי בָּזוֹ״ וְאָמְרִינַן: מַאן תַּנָּא ״הִתְקַדְּשִׁי״ ״הִתְקַדְּשִׁי״?On demande : Et peux-tu vraiment l'établir selon Rabbi Yehouda ? Mais il est enseigné à la fin (Michna 46b) : Celui qui dit à une femme : « Sois consacrée à moi par cette datte », « sois consacrée à moi par celle-ci », elle n'est consacrée que si l'une des dattes vaut une perouta. Et nous avons dit : Quel Tanna enseigne « sois consacrée », « sois consacrée », exigeant une telle formule répétée pour que les dattes comptent séparément ?
- וְאָמַר רַבָּה: רַבִּי שִׁמְעוֹן הִיא, דְּאָמַר: עַד שֶׁיֹּאמַר שְׁבוּעָה לְכׇל אֶחָד וְאֶחָד!Et Rabba a dit : C'est Rabbi Chimon, qui dit à propos des faux serments : on n'est passible de plusieurs offrandes que s'il dit « serment » pour chacun des demandeurs.
- וְכִי תֵּימָא כּוּלַּהּ רַבִּי יְהוּדָה, וּבִפְרָטֵי סָבַר לַהּ כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן, וּמִי סָבַר לַהּ?Et si tu dis que tout ce passage de la Michna est de Rabbi Yehouda, mais que pour les énumérations il pense comme Rabbi Chimon, le pense-t-il vraiment ?
- וְהָתַנְיָא: זֶה הַכְּלָל: כָּלַל – אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא אַחַת, פָּרַט – חַיָּיב עַל כׇּל אַחַת וְאַחַת, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: ״שְׁבוּעָה לֹא לָךְ, לֹא לָךְ, לֹא לָךְ״ – חַיָּיב עַל כׇּל אַחַת וְאַחַת. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: ״לֹא לָךְ, לֹא לָךְ, לֹא לָךְ וְלֹא לָךְ שְׁבוּעָה״ – חַיָּיב עַל כׇּל אַחַת וְאַחַת. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: לְעוֹלָם אֵינוֹ חַיָּיב עַד שֶׁיֹּאמַר שְׁבוּעָה לְכׇל אֶחָד וְאֶחָד.Mais il a été enseigné dans une baraïta : Voici la règle : s'il a tout englobé en un seul serment, il n'est passible que d'une seule offrande ; s'il a détaillé, il est passible pour chacun et chacun, ce sont les paroles de Rabbi Méïr. Rabbi Yehouda dit : « Serment : pas à toi, pas à toi, pas à toi » : il est passible pour chacun et chacun. Rabbi Eliézer dit : « Pas à toi, pas à toi, pas à toi, et pas à toi, serment » : il est passible pour chacun et chacun. Rabbi Chimon dit : Il n'est jamais passible de plusieurs offrandes à moins de dire « serment » pour chacun et chacun.
- אֶלָּא: כּוּלַּהּ רַבִּי שִׁמְעוֹן הִיא, וּבִשְׁלִיחוּת סָבַר לַהּ כְּרַבִּי יְהוּדָה.Plutôt : tout le passage est de Rabbi Chimon, et pour le mandat il pense comme Rabbi Yehouda : seul le père d'une naara peut désigner un mandataire.
- רַבִּי אַסִּי לָא עָל לְבֵי מִדְרְשָׁא. אַשְׁכְּחֵיהּ לְרַבִּי זֵירָא, אֲמַר לֵיהּ: מַאי אֲמוּר הָאִידָּנָא בֵּי מִדְרְשָׁא? אֲמַר לֵיהּ: אַף אֲנָא לָא עֲיַילִ[י], רַבִּי אָבִין הוּא דְּעָיֵיל וַאֲמַר: חַבְרוּתָא כּוּלַּהּ כְּרַבִּי יוֹחָנָן. וּצְוַוח רֵישׁ לָקִישׁ כִּי כְרוּכְיָא: ״וְיָצְאָה. וְהָיְתָה״, וְלֵיכָּא דְּאַשְׁגַּח בֵּיהּ. אֲמַר לֵיהּ: רַבִּי אָבִין בַּר סַמְכָא הוּא? אֲמַר לֵיהּ: אִין, כְּמִין יַמָּא לְטִיגְנֵי הוּא.Rabbi Assi n'est pas allé au beit midrach (la maison d'étude). Il a trouvé Rabbi Zeira et lui a dit : Qu'a-t-on dit aujourd'hui au beit midrach ? Il lui a dit : Moi non plus je n'y suis pas allé. C'est Rabbi Avin qui y est allé, et il a dit : Tout le groupe s'est rangé à l'avis de Rabbi Yo'hanan sur la distinction entre kiddouchin et divorce. Et Rech Lakich a crié comme une grue : « Elle sortira… et elle sera » à un autre homme (Deutéronome 24, 2), verset qui rapproche le divorce des kiddouchin, et personne n'a fait attention à lui. Il lui a dit : Rabbi Avin est-il digne de confiance ? Il lui a dit : Oui, c'était comme de la mer à la poêle : il a rapporté la chose aussitôt, comme le poisson qu'on tire de la mer pour le jeter dans la poêle.
- אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: אֲנָא, לָא רַבִּי אָבִין בְּרַבִּי חִיָּיא, וְלָא רַבִּי אָבִין בַּר כָּהֲנָא, אֶלָּא רַבִּי אָבִין סְתָם. לְמַאי נָפְקָא מִינַּהּ? לְמִירְמֵא דִּידֵיהּ אַדִּידֵיהּ.Rav Na'hman bar Yits'hak a dit : Moi, je ne dis ni Rabbi Avin, fils de Rabbi 'Hiya, ni Rabbi Avin bar Kahana, mais Rabbi Avin tout court. Quelle différence cela fait-il ? Pour opposer l'une de ses paroles à une autre : on saurait s'il s'agit du même Sage.
- בְּעָא מִינֵּיהּ רָבָא מֵרַב נַחְמָן:Rava a demandé à Rav Na'hman :
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