Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הָא – דִּטְעוֹ, הָא – דְּלָא טְעוֹ. אִי דְּלָא טְעוֹ, מַאי יְכוֹלִים לְמַחוֹת? יְכוֹלִים לְמַחוֹת בְּרוּחוֹת.Ici, où la vente est nulle, c'est le cas où ils se sont trompés d'un sixième ; là, où ils ne peuvent pas protester, c'est le cas où ils ne se sont pas trompés. La Guemara demande : S'ils ne se sont pas trompés, que signifie alors, dans l'enseignement de Chmouel, « ils peuvent protester » ? La Guemara répond : Ils peuvent protester quant aux directions, c'est-à-dire aux emplacements des parts.
- אָמַר רַב נַחְמָן: הָאַחִין שֶׁחָלְקוּ הֲרֵי הֵן כְּלָקוֹחוֹת. פָּחוֹת מִשְּׁתוּת – נִקְנֶה מִקָּח. יָתֵר עַל שְׁתוּת – בָּטֵל מִקָּח. שְׁתוּת – קָנָה, וּמַחְזִיר אוֹנָאָה.Rav Na'hman a dit : Des frères qui ont partagé un héritage sont comme des acheteurs. Moins d'un sixième d'erreur : la vente est acquise. Plus d'un sixième : la vente est nulle. Un sixième : il a acquis, et restitue l'onaa (la lésion, le trop-perçu).
- אָמַר רָבָא: הָא דַּאֲמַרַן ״פָּחוֹת מִשְּׁתוּת – נִקְנֶה מִקָּח״ – לָא אֲמַרַן אֶלָּא דְּלָא שַׁוְּיֵהּ שָׁלִיחַ, אֲבָל שַׁוְּיֵהּ שָׁלִיחַ, אָמַר: לְתַקּוֹנֵי שַׁדַּרְתָּיךָ וְלָא לְעַוּוֹתֵי.Rava a dit : Ce que nous avons dit, « moins d'un sixième : la vente est acquise », nous ne l'avons dit que lorsqu'il ne l'a pas fait mandataire pour le partage ; mais s'il l'a fait mandataire, il dit à son mandataire : « C'est pour arranger que je t'ai envoyé, et non pour abîmer. »
- וְהָא דַּאֲמַרַן ״יָתֵר מִשְּׁתוּת – בָּטֵל מִקָּח״ – לָא אֲמַרַן אֶלָּא דְּלָא אָמַר (נִיפְלִיגַן) [נִפְלוֹג] בְּשׁוּמָא דְּבֵי דִינָא, אֲבָל אָמַר נִפְלוֹג בְּשׁוּמָא דְּבֵי דִינָא – מִכְרָן קַיָּים, דִּתְנַן: שׁוּם הַדַּיָּינִים שֶׁפִּיחֲתוּ שְׁתוּת אוֹ הוֹתִירוּ שְׁתוּת – מִכְרָן בָּטֵל. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: מִכְרָן קַיָּים.Et ce que nous avons dit, « plus d'un sixième : la vente est nulle », nous ne l'avons dit que lorsqu'il n'a pas dit : « Partageons selon l'estimation du tribunal » ; mais s'il a dit : « Partageons selon l'estimation du tribunal », leur vente est valide, comme nous avons appris (Ketoubot 99b) : L'estimation des juges qui ont diminué d'un sixième ou ajouté un sixième : leur vente est nulle. Rabban Chimon ben Gamliel dit : Leur vente est valide.
- וְהָא דַּאֲמַרַן ״שְׁתוּת – קָנָה, וּמַחְזִיר אוֹנָאָה״ – לָא אֲמַרַן אֶלָּא בְּמִטַּלְטְלֵי, אֲבָל בִּמְקַרְקְעֵי – אֵין אוֹנָאָה לְקַרְקָעוֹת. וּבִמְקַרְקְעֵי לָא אֲמַרַן, אֶלָּא דִּפְלוּג בְּעִילּוּיָא, אֲבָל פְּלוּג בְּמִשְׁחֲתָא – לָא, כִּדְרַבָּה. דְּאָמַר רַבָּה: כׇּל דָּבָר שֶׁבְּמִדָּה וְשֶׁבְּמִשְׁקָל וְשֶׁבְּמִנְיָן, אֲפִילּוּ פָּחוֹת מִכְּדֵי אוֹנָאָה – נָמֵי חוֹזֵר.Et ce que nous avons dit, « un sixième : il a acquis, et restitue l'onaa », nous ne l'avons dit que pour les biens meubles ; mais pour les biens immeubles, il n'y a pas d'onaa sur les terres. Et pour les biens immeubles, nous ne l'avons dit que lorsqu'ils ont partagé selon la valeur ; mais s'ils ont partagé selon la mesure, non, selon Rabba, car Rabba a dit : Toute chose qui se mesure, se pèse ou se compte, même pour moins que le taux de l'onaa, on revient aussi sur la transaction.
- וְהָא דִּתְנַן: הַשּׁוֹלֵחַ אֶת הַבְּעֵירָה בְּיַד חֵרֵשׁ שׁוֹטֶה וְקָטָן – פָּטוּר מִדִּינֵי אָדָם, וְחַיָּיב בְּדִינֵי שָׁמַיִם. שִׁילַּח בְּיַד פִּיקֵּחַ – פִּיקֵּחַ חַיָּיב.Et ce que nous avons appris (Baba Kama 59b) : Celui qui confie du feu à la main d'un sourd-muet, d'un dément ou d'un mineur est pétour (exempt) selon les lois des hommes, et 'hayav (passible) selon les lois du Ciel. S'il l'a confié à la main d'un homme sensé, l'homme sensé est 'hayav.
- וְאַמַּאי? נֵימָא: שְׁלוּחוֹ שֶׁל אָדָם כְּמוֹתוֹ! שָׁאנֵי הָתָם דְּאֵין שָׁלִיחַ לִדְבַר עֲבֵירָה. דְּאָמְרִינַן: דִּבְרֵי הָרַב וְדִבְרֵי תַּלְמִיד – דִּבְרֵי מִי שׁוֹמְעִים?Et pourquoi ? Disons : Le mandataire d'un homme est comme lui-même ! La Guemara répond : Là, c'est différent, car il n'y a pas de mandataire pour une transgression, comme nous le disons : Entre les paroles du Maître (D.ieu) et les paroles du disciple (l'homme), aux paroles de qui obéit-on ?
- וְהָדְתַנְיָא: שָׁלִיחַ שֶׁלֹּא עָשָׂה שְׁלִיחוּתוֹ – שָׁלִיחַ מָעַל, עָשָׂה שְׁלִיחוּתוֹ – בַּעַל הַבַּיִת מָעַל. כִּי עָשָׂה שְׁלִיחוּתוֹ דְּבַעַל הַבַּיִת – בַּעַל הַבַּיִת מִיהָא מָעַל. אַמַּאי? נֵימָא: אֵין שָׁלִיחַ לִדְבַר עֲבֵירָה!Et ce qui a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) sur la méïla (détournement de biens consacrés) : Un mandataire qui n'a pas exécuté son mandat : c'est le mandataire qui a commis la méïla. S'il a exécuté son mandat, c'est le propriétaire qui a commis la méïla. La Guemara demande : Lorsqu'il a exécuté le mandat du propriétaire, le propriétaire, du moins, a commis la méïla. Pourquoi ? Disons : Il n'y a pas de mandataire pour une transgression !
- שָׁאנֵי מְעִילָה, דְּיָלְפָא ״חֵטְא״ ״חֵטְא״ מִתְּרוּמָה: מָה תְּרוּמָה מְשַׁוֵּי שָׁלִיחַ – אַף מְעִילָה מְשַׁוֵּי שָׁלִיחַ.La Guemara répond : La méïla est différente, car on l'apprend par « péché », « péché » de la terouma (prélèvement donné au Cohen), par une guezéra chava (analogie textuelle) entre Lévitique 5, 15 et Lévitique 22, 9 : de même que pour la terouma, on désigne un mandataire, de même pour la méïla, on désigne un mandataire.
- וְנֵילַף מִינַּהּ! מִשּׁוּם דְּהָוֵי מְעִילָה וּשְׁלִיחוּת יָד שְׁנֵי כְּתוּבִים הַבָּאִים כְּאֶחָד, וְכֹל שְׁנֵי כְתוּבִים הַבָּאִים כְּאֶחָד אֵין מְלַמְּדִין. מְעִילָה – הָא דַּאֲמַרַן. שְׁלִיחוּת יָד מַאי הִיא?La Guemara demande : Et apprenons d'elle pour toutes les transgressions ! La Guemara répond : Parce que la méïla et la chli'hout yad (mainmise du gardien sur un dépôt) sont deux versets qui viennent comme un seul, et deux versets qui viennent comme un seul n'enseignent pas au-delà. La méïla, c'est ce que nous avons dit. La chli'hout yad, qu'est-ce ?
- דְּתַנְיָא: ״עַל כׇּל דְּבַר פֶּשַׁע״, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: לְחַיֵּיב עַל הַמַּחְשָׁבָה כְּמַעֲשֶׂה. וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: אֵינוֹ חַיָּיב עַד שֶׁיִּשְׁלַח בּוֹ יָד, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אִם לֹא שָׁלַח יָדוֹ וְגוֹ׳״.Car il a été enseigné : « Pour toute affaire de faute » (Exode 22, 8). Beit Chamaï disent : c'est pour rendre passible pour la pensée comme pour l'acte. Et Beit Hillel disent : Il n'est passible que lorsqu'il aura porté la main sur lui, comme il est dit : « S'il n'a pas porté la main, etc. » (Exode 22, 7).
- אָמְרוּ בֵּית שַׁמַּאי לְבֵית הִלֵּל: וַהֲלֹא נֶאֱמַר ״עַל כׇּל דְּבַר פֶּשַׁע״! אָמְרוּ לָהֶם בֵּית הִלֵּל לְבֵית שַׁמַּאי: וַהֲלֹא נֶאֱמַר ״אִם לֹא שָׁלַח יָדוֹ בִּמְלֶאכֶת רֵעֵהוּ״! אָמְרוּ בֵּית שַׁמַּאי לְבֵית הִלֵּל: אִם כֵּן, ״עַל כׇּל דְּבַר פֶּשַׁע״ לְמָה לִי? שֶׁיָּכוֹל אֵין לִי אֶלָּא הוּא, אָמַר לְעַבְדּוֹ וְלִשְׁלוּחוֹ מִנַּיִן – תַּלְמוּד לוֹמַר: ״עַל כׇּל דְּבַר פֶּשַׁע״.Beit Chamaï ont dit à Beit Hillel : N'est-il pas dit : « Pour toute affaire de faute » ? Beit Hillel ont dit à Beit Chamaï : N'est-il pas dit : « S'il n'a pas porté la main sur le bien de son prochain » ? Beit Chamaï ont dit à Beit Hillel : S'il en est ainsi, « pour toute affaire de faute », pourquoi en ai-je besoin ? Beit Hillel répondirent : Car on aurait pu dire : je ne sais cela que de lui-même ; s'il l'a dit à son esclave ou à son mandataire, d'où le sait-on ? Le verset dit : « Pour toute affaire de faute. »
- הָנִיחָא לְבֵית הִלֵּל. אֶלָּא לְבֵית שַׁמַּאי, דְּמוֹקְמִי לֵיהּ לְהַאי קְרָא בְּמַחְשָׁבָה כְּמַעֲשֶׂה,La Guemara demande : Cela convient selon Beit Hillel. Mais selon Beit Chamaï, qui établissent ce verset pour la pensée comme pour l'acte,
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