Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לָא מַקְנְיָא נַפְשַׁהּ.ne se fait pas acquérir elle-même par un homme.
- מִנְיָינָא דְסֵיפָא לְמַעוֹטֵי מַאי – לְמַעוֹטֵי חֲלִיצָה. סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: תֵּיתֵי בְּקַל וָחוֹמֶר מִיְּבָמָה, מָה יְבָמָה שֶׁאֵינָהּ יוֹצְאָה בְּגֵט – יוֹצְאָה בַּחֲלִיצָה, זוֹ, שֶׁיּוֹצְאָה בְּגֵט – אֵינוֹ דִּין שֶׁיּוֹצְאָה בַּחֲלִיצָה? קָמַשְׁמַע לַן.Le nombre de la fin (« deux manières »), pour exclure quoi ? Pour exclure la 'halitsa : une femme mariée n'est pas libérée par la 'halitsa. Il te serait venu à l'esprit de dire : qu'on le déduise par un kal va'homer de la yevama : si la yevama, qui ne sort pas de son lien avec le yavam par un get, sort par la 'halitsa, celle-ci, la femme mariée, qui sort par un get, n'est-il pas logique qu'elle sorte par la 'halitsa ? Il nous enseigne donc que non.
- וְאֵימָא הָכִי נָמֵי! אָמַר קְרָא: ״סֵפֶר כְּרִיתֻת״ – סֵפֶר כּוֹרְתָהּ, וְאֵין דָּבָר אַחֵר כּוֹרְתָהּ.Et dis qu'il en est bien ainsi ! Le verset dit : « un acte de rupture » (séfer keritout ; Deutéronome 24, 1) : un acte écrit la retranche de son mari, et aucune autre chose ne la retranche.
- בְּכֶסֶף. מְנָא לַן? וְתוּ, הָא דִּתְנַן: ״הָאָב זַכַּאי בְּבִתּוֹ בְּקִדּוּשֶׁיהָ, בְּכֶסֶף בִּשְׁטָר וּבְבִיאָה״, מְנָלַן דְּמִיקַּנְיָא בְּכֶסֶף, וְכֶסֶף דַּאֲבוּהּ הוּא?La Michna enseigne : « Par l'argent. » D'où le savons-nous ? Et encore, ce que nous avons appris : « Le père a droit sur sa fille quant à ses kiddouchin (consécration), par l'argent, par l'acte et par la relation » (Ketoubot 46b) : d'où savons-nous qu'elle est acquise par l'argent, et que l'argent est à son père ?
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: דְּאָמַר קְרָא ״וְיָצְאָה חִנָּם אֵין כָּסֶף״ – אֵין כֶּסֶף לְאָדוֹן זֶה, אֲבָל יֵשׁ כֶּסֶף לְאָדוֹן אַחֵר. וּמַאן נִיהוּ – אָב.Rav Yehouda a dit au nom de Rav : car le verset dit, à propos de la servante hébreue qui quitte son maître : « Elle sortira gratuitement, sans argent » (Exode 21, 11) : il n'y a pas d'argent pour ce maître-ci, mais il y a de l'argent pour un autre maître, qui reçoit de l'argent lorsqu'elle sort de son autorité. Et qui est-il ? Le père.
- וְאֵימָא לְדִידַהּ! הָכִי הַשְׁתָּא?! אָבִיהָ מְקַבֵּל קִידּוּשֶׁיהָ, דִּכְתִיב: ״אֶת בִּתִּי נָתַתִּי לָאִישׁ הַזֶּה״, וְאִיהִי שָׁקְלָה כַּסְפָּא?!Et dis que cet argent est à elle ! Comment cela ?! Son père reçoit ses kiddouchin, comme il est écrit : « J'ai donné ma fille à cet homme » (Deutéronome 22, 16), et elle, elle prendrait l'argent ?!
- וְאֵימָא הָנֵי מִילֵּי קְטַנָּה, דְּלֵית לַהּ יָד לְקַבֵּל קִידּוּשִׁין, אֲבָל נַעֲרָה, דְּאִית לַהּ יָד לְקַבֵּל קִידּוּשִׁין – תְּקַדֵּישׁ אִיהִי נַפְשָׁהּ וְתִשְׁקוֹל כַּסְפָּא! אָמַר קְרָא: ״בִּנְעֻרֶיהָ בֵּית אָבִיהָ״ – כׇּל שֶׁבַח נְעוּרִים לְאָבִיהָ.Mais dis que ces paroles s'appliquent à une mineure (ketana), qui n'a pas la capacité de recevoir des kiddouchin ; mais une naara (jeune fille entre douze ans et douze ans et demi), qui a la capacité de recevoir des kiddouchin, qu'elle se consacre elle-même et prenne l'argent ! Le verset dit : « Dans sa jeunesse, dans la maison de son père » (Nombres 30, 17) : tout profit de la jeunesse revient à son père.
- וְאֶלָּא הָא דְּאָמַר רַב הוּנָא אָמַר רַב: מִנַּיִן שֶׁמַּעֲשֵׂה הַבַּת לָאָב? שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְכִי יִמְכֹּר אִישׁ אֶת בִּתּוֹ לְאָמָה״, מָה אָמָה מַעֲשֵׂה יָדֶיהָ לְרַבָּהּ – אַף בַּת נָמֵי מַעֲשֵׂה יָדֶיהָ לְאָבִיהָ. תִּיפּוֹק לֵיהּ מִ״בִּנְעֻרֶיהָ בֵּית אָבִיהָ״!Mais alors, ce qu'a dit Rav Houna au nom de Rav : « D'où savons-nous que le produit du travail de la fille revient au père ? Comme il est dit : “Et si un homme vend sa fille comme servante” (Exode 21, 7) : de même que la servante, le produit de son travail revient à son maître, de même la fille aussi, le produit de son travail revient à son père. » Pourquoi cette déduction ? Qu'il le déduise de « Dans sa jeunesse, dans la maison de son père » !
- אֶלָּא, בַּהֲפָרַת נְדָרִים הוּא דִּכְתִיב. הָכִי נָמֵי, בַּהֲפָרַת נְדָרִים הוּא דִּכְתִיב. וְכִי תֵּימָא נֵילַף מִינֵּיהּ – מָמוֹנָא מֵאִיסּוּרָא לָא יָלְפִינַן.Mais plutôt, selon Rav Houna, c'est à propos de l'annulation des vœux que ce verset est écrit, et non à propos des droits pécuniaires. Ici aussi, pour l'argent des kiddouchin, c'est à propos de l'annulation des vœux qu'il est écrit ! Et si tu dis : déduisons-le de là – on ne déduit pas les questions d'argent des questions d'interdit.
- וְכִי תֵּימָא נֵילַף מִקְּנָסָא – מָמוֹנָא מִקְּנָסָא לָא יָלְפִינַן.Et si tu dis : déduisons-le de l'amende (knass, que celui qui viole ou séduit une jeune fille paie à son père) – on ne déduit pas les questions d'argent d'une amende.
- וְכִי תֵּימָא נֵילַף מִבּוֹשֶׁת וּפְגָם – שָׁאנֵי בּוֹשֶׁת וּפְגָם דַּאֲבוּהּ שָׁיֵיךְ בְּגַוַּיְיהוּ.Et si tu dis : déduisons-le des indemnités pour la honte et la dépréciation (bochet oufgam), versées elles aussi au père – la honte et la dépréciation sont différentes, car son père y a part, puisqu'il pourrait lui-même la marier à un homme qui lui ferait honte et la déprécierait.
- אֶלָּא, מִסְתַּבְּרָא דְּכִי קָא מְמַעֵט –Mais plutôt, la règle découle bien du verset « sans argent » ; quant à la question de savoir pourquoi l'argent n'est pas à elle, il est logique que, lorsque le verset exclut
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