Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אַרְבַּע עַל אַרְבַּע רוּחוֹת הָעֲרוּגָה וְאַחַת בָּאֶמְצַע – שַׁפִּיר. אֶלָּא הָכָא, מִשּׁוּם נוֹי. וְאִי נָמֵי מִשּׁוּם טִרְחָא דְּשַׁמָּעָא הִיא.quatre espèces sur les quatre côtés de la plate-bande et une au milieu, laissant ainsi un écart entre elles, cela prouverait bien qu'il craignait les kilayim (mélanges interdits d'espèces). Mais ici, où chaque espèce a sa propre plate-bande, c'est pour l'esthétique. Ou bien encore, c'est à cause de la peine du serviteur, qui saura aussitôt où trouver le légume demandé.
- מַתְנִי׳ כׇּל הָעוֹשֶׂה מִצְוָה אַחַת – מְטִיבִין לוֹ, וּמַאֲרִיכִין לוֹ יָמָיו, וְנוֹחֵל אֶת הָאָרֶץ. וְכֹל שֶׁאֵינוֹ עוֹשֶׂה מִצְוָה אַחַת – אֵין מְטִיבִין לוֹ, וְאֵין מַאֲרִיכִין לוֹ יָמָיו, וְאֵינוֹ נוֹחֵל אֶת הָאָרֶץ.MICHNA : Quiconque accomplit une seule mitsva (commandement), on lui fait du bien, on prolonge ses jours et il hérite de la Terre, c'est-à-dire de la vie du monde à venir. Et quiconque n'accomplit pas une seule mitsva, on ne lui fait pas de bien, on ne prolonge pas ses jours et il n'hérite pas de la Terre.
- גְּמָ׳ וּרְמִינְהִי: אֵלּוּ דְּבָרִים שֶׁאָדָם אוֹכֵל פֵּירוֹתֵיהֶן בָּעוֹלָם הַזֶּה וְהַקֶּרֶן קַיֶּימֶת לוֹ לָעוֹלָם הַבָּא, אֵלּוּ הֵן: כִּבּוּד אָב וָאֵם, וּגְמִילוּת חֲסָדִים, וְהַכְנָסַת אוֹרְחִים, וַהֲבָאַת שָׁלוֹם בֵּין אָדָם לַחֲבֵירוֹ, וְתַלְמוּד תּוֹרָה כְּנֶגֶד כּוּלָּם.GUEMARA : Et opposons-y la Michna suivante (Péa 1, 1) : voici les choses dont l'homme mange les fruits en ce monde, tandis que le capital lui est conservé pour le monde à venir ; ce sont : honorer son père et sa mère, les actes de bonté, l'hospitalité envers les invités et le fait d'apporter la paix entre un homme et son prochain ; et l'étude de la Torah les équivaut toutes. Seules celles-là sont donc récompensées en ce monde, et non toute mitsva !
- אָמַר רַב יְהוּדָה: הָכִי קָאָמַר: כׇּל הָעוֹשֶׂה מִצְוָה אַחַת יְתֵירָה עַל זְכִיּוֹתָיו מְטִיבִים לוֹ, וְדוֹמֶה כְּמִי שֶׁמְּקַיֵּים כׇּל הַתּוֹרָה כּוּלָּהּ. מִכְּלָל דְּהָנָךְ אֲפִילּוּ בַּחֲדָא נָמֵי? אָמַר רַב שְׁמַעְיָה: לוֹמַר שֶׁאִם הָיְתָה שְׁקוּלָה – מַכְרַעַת.Rav Yehouda a dit : voici ce qu'elle veut dire : quiconque accomplit une seule mitsva en plus de ses mérites, faisant ainsi pencher la balance, on lui fait du bien, et il est semblable à celui qui accomplit la Torah tout entière. La Guemara demande : il s'ensuit que pour celles-là, celles de la Michna de Péa, même pour une seule aussi on est récompensé, alors que ses fautes sont majoritaires ?! Rav Chemaya a dit : cette Michna vient dire que si la balance était égale, l'une d'elles la fait pencher, sans qu'il faille une mitsva supplémentaire.
- וְכׇל הָעוֹשֶׂה מִצְוָה אַחַת יְתֵירָה עַל זְכִיּוֹתָיו מְטִיבִין לוֹ? וּרְמִינְהוּ: כֹּל שֶׁזְּכִיּוֹתָיו מְרוּבִּין מֵעֲוֹנוֹתָיו – מְרִיעִין לוֹ, וְדוֹמֶה כְּמִי שֶׁשָּׂרַף כׇּל הַתּוֹרָה כּוּלָּהּ וְלֹא שִׁיֵּיר מִמֶּנָּה אֲפִילּוּ אוֹת אַחַת. וְכֹל שֶׁעֲוֹנוֹתָיו מְרוּבִּין מִזְּכִיּוֹתָיו – מְטִיבִין לוֹ, וְדוֹמֶה כְּמִי שֶׁקִּיֵּים כׇּל הַתּוֹרָה כּוּלָּהּ וְלֹא חִיסֵּר אוֹת אַחַת מִמֶּנָּה!Et quiconque accomplit une seule mitsva en plus de ses mérites, on lui fait du bien ? Opposons-y la baraïta suivante : quiconque a des mérites plus nombreux que ses fautes, on lui fait du mal en ce monde, pour le purifier de ses fautes, et il paraît semblable à celui qui a brûlé la Torah tout entière sans en laisser ne serait-ce qu'une lettre. Et quiconque a des fautes plus nombreuses que ses mérites, on lui fait du bien en ce monde, et il paraît semblable à celui qui a accompli la Torah tout entière sans en omettre une seule lettre !
- אָמַר אַבָּיֵי: מַתְנִיתִין דְּעָבְדִין לֵיהּ יוֹם טָב וָיוֹם בִּישׁ. רָבָא אָמַר: הָא מַנִּי – רַבִּי יַעֲקֹב הִיא, דְּאָמַר: שְׂכַר מִצְוָה בְּהַאי עָלְמָא לֵיכָּא.Abayé a dit : notre Michna signifie qu'on lui prépare un bon jour et un mauvais jour, dans le monde à venir. Rava a dit : cette baraïta, selon qui est-elle ? C'est Rabbi Yaakov, qui dit : la récompense d'une mitsva, en ce monde, il n'y en a pas.
- דְּתַנְיָא, רַבִּי יַעֲקֹב אוֹמֵר: אֵין לָךְ כׇּל מִצְוָה וּמִצְוָה שֶׁכְּתוּבָה בַּתּוֹרָה שֶׁמַּתַּן שְׂכָרָהּ בְּצִדָּהּ שֶׁאֵין תְּחִיַּית הַמֵּתִים תְּלוּיָה בָּהּ. בְּכִיבּוּד אָב וָאֵם כְּתִיב: ״לְמַעַן יַאֲרִיכֻן יָמֶיךָ וּלְמַעַן יִיטַב לָךְ״, בְּשִׁילּוּחַ הַקֵּן כְּתִיב: ״לְמַעַן יִיטַב לָךְ וְהַאֲרַכְתָּ יָמִים״.Car il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Yaakov dit : il n'y a pas une seule mitsva écrite dans la Torah dont la récompense est indiquée à ses côtés, sans que la résurrection des morts n'en dépende. Ainsi, pour l'honneur dû au père et à la mère, il est écrit : « afin que tes jours se prolongent et afin qu'il t'arrive du bien » (Deutéronome 5, 16) ; pour le renvoi de la mère du nid, il est écrit : « afin qu'il t'arrive du bien et que tu prolonges tes jours » (Deutéronome 22, 7).
- הֲרֵי שֶׁאָמַר לוֹ אָבִיו: עֲלֵה לַבִּירָה וְהָבֵא לִי גּוֹזָלוֹת, וְעָלָה לַבִּירָה וְשִׁלַּח אֶת הָאֵם וְנָטַל אֶת הַבָּנִים וּבַחֲזִירָתוֹ נָפַל וָמֵת – הֵיכָן טוֹבַת יָמָיו שֶׁל זֶה, וְהֵיכָן אֲרִיכוּת יָמָיו שֶׁל זֶה? אֶלָּא: ״לְמַעַן יִיטַב לָךְ״ – לְעוֹלָם שֶׁכּוּלּוֹ טוֹב, ״וּלְמַעַן יַאֲרִיכֻן יָמֶיךָ״ – לְעוֹלָם שֶׁכּוּלּוֹ אָרוֹךְ.Voici que son père lui a dit : monte au sommet de l'édifice et apporte-moi des oisillons ; il est monté au sommet de l'édifice, a renvoyé la mère et a pris les petits, et à son retour il est tombé et est mort. Il a accompli les deux mitsvot à la fois : où est le bien des jours de celui-ci, et où est la longueur des jours de celui-ci ? Mais alors : « afin qu'il t'arrive du bien » – dans le monde qui est tout entier bon ; « et afin que tes jours se prolongent » – dans le monde qui est tout entier long.
- וְדִלְמָא לָאו הָכִי הֲוָה? רַבִּי יַעֲקֹב מַעֲשֶׂה חֲזָא. וְדִלְמָא מְהַרְהֵר בַּעֲבֵירָה הֲוָה? מַחְשָׁבָה רָעָה אֵין הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא מְצָרְפָהּ לְמַעֲשֶׂה.Mais peut-être cela n'est-il pas arrivé ainsi : pareil cas ne se produit jamais ? La Guemara répond : Rabbi Yaakov a vu un tel fait. Mais peut-être pensait-il à ce moment à une faute ? La Guemara répond : une mauvaise pensée, le Saint, béni soit-Il, ne la joint pas à l'acte pour la punir.
- וְדִלְמָא מְהַרְהֵר בַּעֲבוֹדָה זָרָה הֲוָה, וּכְתִיב: ״לְמַעַן תְּפֹשׂ אֶת בֵּית יִשְׂרָאֵל בְּלִבָּם״?! אִיהוּ נָמֵי הָכִי קָאָמַר: אִי סָלְקָא דַעְתָּךְ שְׂכַר מִצְוָה בְּהַאי עָלְמָא, אַמַּאי לָא אַגִּין מִצְוֹת עֲלֵיהּ כִּי הֵיכִי דְּלָא לֵיתֵי לִידֵי הִרְהוּר?Mais peut-être pensait-il à l'idolâtrie, et il est écrit : « afin de saisir la maison d'Israël par leur cœur » (Ézéchiel 14, 5), ce qui montre qu'on punit pour cette pensée ?! La Guemara répond : lui aussi veut dire cela : si tu penses qu'il y a une récompense de la mitsva en ce monde, pourquoi les mitsvot ne l'ont-elles pas protégé, pour qu'il n'en vienne pas à cette pensée ?
- וְהָא אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: שְׁלוּחֵי מִצְוָה אֵין נִזּוֹקִין! הָתָם בַּהֲלִיכָתָן שָׁאנֵי.Mais Rabbi Elazar n'a-t-il pas dit : ceux qui sont en mission pour une mitsva ne subissent pas de dommage ? La Guemara répond : là-bas, c'est à l'aller, c'est différent, alors qu'ici, il est tombé au retour.
- וְהָא אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: שְׁלוּחֵי מִצְוָה אֵינָן נִזּוֹקִין לֹא בַּהֲלִיכָתָן וְלֹא בַּחֲזִירָתָן! סוּלָּם רָעוּעַ הֲוָה, דִּקְבִיעַ הֶיזֵּיקָא, וְכׇל הֵיכָא דִּקְבִיעַ הֶיזֵּיקָא לָא סָמְכִינַן אַנִּיסָּא. דִּכְתִיב: ״וַיֹּאמֶר שְׁמוּאֵל אֵיךְ אֵלֵךְ וְשָׁמַע שָׁאוּל וַהֲרָגָנִי״.Mais Rabbi Elazar n'a-t-il pas dit : ceux qui sont en mission pour une mitsva ne subissent de dommage ni à l'aller ni au retour ? La Guemara répond : c'était une échelle branlante, où le dommage est établi ; et partout où le dommage est établi, on ne compte pas sur un miracle. Car il est écrit : « Et Chmouel dit : Comment irai-je ? Chaoul l'apprendra et me tuera » (I Samuel 16, 2) ; bien qu'il fût envoyé par D.ieu, il redoutait un danger établi.
- אָמַר רַב יוֹסֵף: אִילְמָלֵי דַּרְשֵׁיהּ אַחֵר לְהַאי קְרָא כְּרַבִּי יַעֲקֹב בַּר בְּרַתֵּיה – לָא חֲטָא. וְאַחֵר מַאי הוּא? אִיכָּא דְּאָמְרִי: כִּי הַאי גַוְונָא חֲזָא.Rav Yossef a dit : si A'her (« l'Autre », surnom d'Élicha ben Avouya) avait expliqué ce verset comme Rabbi Yaakov, le fils de sa fille, il n'aurait pas fauté. Et A'her, quel a été son cas ? Certains disent : il a vu un fait de ce genre.
- וְאִיכָּא דְּאָמְרִי: לִישָּׁנָא דְּחוּצְפִּית הַמְתוּרְגְּמָן חֲזָא דַּהֲוָה גָּרַיר לֵיהּ דָּבָר אַחֵר. אֲמַר: פֶּה שֶׁהֵפִיק מַרְגָּלִיּוֹת יְלַחֵךְ עָפָר?! נְפַק חֲטָא.Et certains disent : il a vu la langue de 'Houtspit le traducteur, que traînait une « autre chose » (euphémisme pour un porc). Il a dit : la bouche qui produisait des perles lécherait la poussière ?! Il est sorti et a fauté.
- רָמֵי רַב טוֹבִי בַּר רַב קִיסְנָא לְרָבָא: תְּנַן כׇּל הָעוֹשֶׂה מִצְוָה אַחַת מְטִיבִין לוֹ: עָשָׂה – אִין, לֹא עָשָׂה – לָא. וּרְמִינְהִי: יָשַׁב וְלֹא עָבַר עֲבֵירָה – נוֹתְנִים לוֹ שָׂכָר כְּעוֹשֶׂה מִצְוָה! אֲמַר לֵיהּ: הָתָם, כְּגוֹן שֶׁבָּא דְּבַר עֲבֵירָה לְיָדוֹ וְנִיצּוֹל הֵימֶנָּה.Rav Tovi bar Rav Kisna a opposé à Rava : nous avons appris : quiconque accomplit une seule mitsva, on lui fait du bien. S'il a accompli, oui ; s'il n'a pas accompli, non. Et opposons-y cet enseignement : celui qui est resté assis et n'a pas commis de faute, on lui donne une récompense comme à celui qui accomplit une mitsva ! Il lui a dit : là-bas, il s'agit du cas où une occasion de faute s'est présentée à lui et où il en a été sauvé.
- כִּי הָא דְּרַבִּי חֲנִינָא בַּר פַּפֵּי תְּבַעְתֵּיהּ הָהִיא מַטְרוֹנִיתָא. אֲמַר מִלְּתָא וּמַלִּי נַפְשֵׁיהּ שִׁיחְנָא וְכִיבָא, עֲבַדָה הִיא מִילְּתָא וְאִיתַּסִּי. עֲרַק, טְשָׁא בְּהָהוּא בֵּי בָנֵי דְּכִי הֲווֹ עָיְילִין בִּתְרֵין אֲפִילּוּ בִּימָמָא הֲווֹ מִיתַּזְּקִי. לִמְחַר אֲמַרוּ לֵיהּ רַבָּנַן: מַאן נַטְרָךְ? אֲמַר לְהוּ: שְׁנֵיComme ce qui est arrivé à Rabbi 'Hanina bar Papi : une matrone l'a sollicité. Il a prononcé une formule et son corps s'est couvert de plaies et de croûtes. Elle a fait une formule à son tour et il a été guéri. Il s'est enfui et s'est caché dans un bain si dangereux à cause des démons que, quand on y entrait à deux, même de jour, on subissait un dommage. Le lendemain, nos Maîtres lui ont dit : qui t'a gardé ? Il leur a dit : deux
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