Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- נִיתְנֵי אוֹ: ״זֶה וָזֶה יוֹרֵד וְלוֹקֵחַ״, אוֹ: ״זֶה וָזֶה יוֹרֵד וְלוֹקֵט״! הָאָמַר לֵיהּ שְׁמוּאֵל לְרַב עָנָן: תְּנִי אוֹ: ״זֶה וָזֶה יוֹרֵד וְלוֹקֵחַ״ אוֹ: ״זֶה וָזֶה יוֹרֵד וְלוֹקֵט״. מָר בְּרֵיהּ דְּרַבְנָא מַתְנֵי לֵיהּ לְקוּלָּא: ״זֶה וָזֶה יוֹרֵד וְלוֹקֵט, וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יִלְקוֹט בַּיָּד״.Que l'on enseigne de la même façon dans les deux cas, soit : « dans ce cas-ci comme dans celui-là, il descend et achète » les fruits, soit : « dans ce cas-ci comme dans celui-là, il descend et ramasse » ! N'est-ce pas ce que Chmouel a dit à Rav Anan : enseigne soit : « dans ce cas-ci comme dans celui-là, il descend et achète », soit : « dans ce cas-ci comme dans celui-là, il descend et ramasse » ? Mar, fils de Ravna, l'enseignait dans le sens de la clémence : « dans ce cas-ci comme dans celui-là, il descend et ramasse, à condition qu'il ne cueille pas de sa main ».
- אֲמַר לֵיהּ לֵוִי לִשְׁמוּאֵל: אַרְיוֹךְ, סַפֵּק לִי, וַאֲנָא אֵיכוֹל. רַב אַוְיָא וְרַבָּה בַּר רַב חָנָן מְסַפְּקוּ סַפּוֹקֵי לַהֲדָדֵי. אָמְרִי חֲרִיפֵי דְפוּמְבְּדִיתָא: אֵין עׇרְלָה בְּחוּצָה לָאָרֶץ.Au sujet de la orla (les fruits d'un arbre durant ses trois premières années, qu'il est interdit de consommer) en dehors d'Israël, Lévi a dit à Chmouel : Aryokh (surnom de Chmouel), procure-moi de ces fruits – cueillis hors de ma présence, de sorte qu'ils restent douteux pour moi – et moi, je mangerai. Rav Avya et Rabba bar Rav 'Hanan se procuraient ainsi de tels fruits l'un à l'autre. Les Sages perspicaces de Poumbedita ont dit : il n'y a pas de orla en dehors de la Terre d'Israël.
- שַׁלְחַהּ רַב יְהוּדָה לְקַמֵּיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן. שְׁלַח לֵיהּ: סְתוֹם סְפֵיקָהּ, וְאַבֵּד וַדָּאַהּ, וְהַכְרֵז עַל פֵּירוֹתֵיהֶן שֶׁטְּעוּנִים גְּנִיזָה. וְכׇל הָאוֹמֵר אֵין עׇרְלָה בְּחוּצָה לָאָרֶץ – לֹא יְהֵא לוֹ נִין וָנֶכֶד, ״מַשְׁלִיךְ חֶבֶל בְּגוֹרָל בִּקְהַל ה׳״.Rav Yehouda a envoyé cette question devant Rabbi Yo'hanan. Celui-ci lui a fait répondre : tiens caché que son cas douteux est permis (ne l'enseigne pas en public), détruis son cas certain, et proclame au sujet de leurs fruits – ceux des Sages qui sont indulgents sur ce point – qu'ils doivent être enfouis. Et quiconque dit : « il n'y a pas de orla en dehors de la Terre d'Israël » – qu'il n'ait ni fils ni petit-fils « qui jette le cordeau pour un lot dans l'assemblée de Hachem » (Michée 2, 5).
- וְאִינְהוּ כְּמַאן סַבְרוּהָ? כִּי הָא דְּתַנְיָא: רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבִּי יוֹסֵי בֶּן דּוֹרְמַסְקִית, שֶׁאָמַר מִשּׁוּם רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי, שֶׁאָמַר מִשּׁוּם רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן נוּרִי, שֶׁאָמַר מִשּׁוּם רַבִּי אֱלִיעֶזֶר הַגָּדוֹל: אֵין עׇרְלָה בְּחוּצָה לָאָרֶץ.Et eux, selon qui ont-ils raisonné ? Selon ce qui a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Elazar, fils de Rabbi Yossé, dit au nom de Rabbi Yossé ben Dormaskit, qui l'a dit au nom de Rabbi Yossé HaGuelili, qui l'a dit au nom de Rabbi Yo'hanan ben Nouri, qui l'a dit au nom de Rabbi Eliézer le Grand : il n'y a pas de orla en dehors de la Terre d'Israël.
- וְלָא? וְהָאֲנַן תְּנַן רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: אַף הֶחָדָשׁ! תְּנִי: ״חָדָשׁ״.Et non ? Rabbi Eliézer dirait-il vraiment qu'elle ne s'y applique pas ? Mais nous avons pourtant appris dans la Michna : Rabbi Eliézer dit : même le 'hadach (la nouvelle récolte avant l'offrande du omer) est interdit en dehors d'Israël ; « même » indique qu'il admet les interdits précédents, dont la orla ! La Guemara répond : enseigne : « le 'hadach », sans le mot « même » : seul cet interdit s'applique en dehors d'Israël.
- אָמַר רַבִּי אַסִּי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: עׇרְלָה בְּחוּצָה לָאָרֶץ הֲלָכָה לְמֹשֶׁה מִסִּינַי. אֲמַר לֵיהּ רַבִּי זֵירָא לְרַבִּי אַסִּי: וְהָתַנְיָא: סְפֵק עׇרְלָה בָּאָרֶץ – אָסוּר, בְּסוּרְיָא – מוּתָּר, בְּחוּצָה לָאָרֶץ – יוֹרֵד וְלוֹקֵט! ״אֶשְׁתּוֹמַם כְּשָׁעָה חֲדָה״ אֲמַר לֵיהּ: אֵימָא כָּךְ נֶאֶמְרָה: סְפֵיקָהּ מוּתָּר, וַדָּאָהּ אָסוּר.Rabbi Assi a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : la orla en dehors de la Terre d'Israël est une halakha (loi) transmise à Moché au Sinaï. Rabbi Zeira a dit à Rabbi Assi : mais il a pourtant été enseigné dans une baraïta : le cas douteux de orla est, en Terre d'Israël, interdit ; en Syrie, permis ; en dehors de la Terre d'Israël, on descend et on ramasse ! Si la orla y est interdite par une tradition du Sinaï, comment traiter son cas douteux avec une telle légèreté ? Rabbi Assi « resta stupéfait un instant » (Daniel 4, 16), puis il lui a dit : dis que c'est ainsi qu'elle a été énoncée à Moché : son cas douteux est permis, son cas certain est interdit.
- אָמַר רַבִּי אַסִּי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: לוֹקִין עַל הַכִּלְאַיִם דְּבַר תּוֹרָה. אֲמַר לֵיהּ רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי יוֹסֵי: וְהָאֲנַן תְּנַן: הַכִּלְאַיִם מִדִּבְרֵי סוֹפְרִים! לָא קַשְׁיָא, כָּאן בְּכִלְאֵי הַכֶּרֶם, כָּאן בְּהַרְכָּבַת הָאִילָן.Rabbi Assi a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : on inflige la flagellation pour les kilayim (mélanges interdits d'espèces) en dehors d'Israël d'après la Torah. Rabbi Elazar, fils de Rabbi Yossé, lui a dit : mais nous avons pourtant appris dans la Michna : les kilayim sont interdits en dehors d'Israël d'après les paroles des Scribes ! La Guemara répond : ce n'est pas difficile : ici, la Michna parle des kilayim de la vigne ; là, Rabbi Yo'hanan parle de la greffe d'un arbre sur une autre espèce.
- כְּדִשְׁמוּאֵל, דְּאָמַר שְׁמוּאֵל: ״אֶת חֻקֹּתַי תִּשְׁמֹרוּ״ – חוּקִּים שֶׁחָקַקְתִּי לְךָ כְּבָר, ״בְּהֶמְתְּךָ לֹא תַרְבִּיעַ כִּלְאַיִם שָׂדְךָ לֹא תִזְרַע״Cela s'accorde avec l'enseignement de Chmouel, car Chmouel a dit : « Mes décrets, vous les garderez » (Lévitique 19, 19) : il s'agit des décrets que J'ai déjà décrétés pour toi – dès les fils de Noa'h. Et lesquels ? La suite du verset : « ton bétail, tu ne l'accoupleras pas en kilayim ; ton champ, tu ne le sèmeras pas » (ibid.)
- – מָה בְּהֶמְתְּךָ בְּהַרְבָּעָה, אַף שָׂדְךָ בְּהַרְכָּבָה. וּמָה בְּהֶמְתְּךָ נוֹהֵג בֵּין בָּאָרֶץ בֵּין בְּחוּצָה לָאָרֶץ, אַף שָׂדְךָ נוֹהֵג בֵּין בָּאָרֶץ בֵּין בְּחוּצָה לָאָרֶץ.– de même que pour ton bétail il s'agit d'accouplement, de même pour ton champ s'agit-il de greffe. Et de même que l'interdit touchant ton bétail s'applique aussi bien en Terre d'Israël qu'en dehors de la Terre d'Israël, puisqu'il pèse sur la personne, de même celui touchant ton champ s'applique aussi bien en Terre d'Israël qu'en dehors de la Terre d'Israël.
- וְאֶלָּא הָכְתִיב: ״שָׂדְךָ״! הָהוּא לְמַעוֹטֵי זְרָעִים שֶׁבְּחוּצָה לָאָרֶץ.Mais il est pourtant écrit : « ton champ », ce qui désigne le champ qui t'a été attribué, en Terre d'Israël ! La Guemara répond : celui-là vient exclure les semences – selon Rachi, celles semées dans la vigne – qui sont en dehors de la Terre d'Israël.
- רַב חָנָן וְרַב עָנָן הֲווֹ שָׁקְלִי וְאָזְלִי בְּאוֹרְחָא. חַזְיוּהּ לְהָהוּא גַּבְרָא דְּקָא זָרַע זְרָעִים בַּהֲדֵי הֲדָדֵי. אֲמַר לֵיהּ: נֵיתֵי מָר נְשַׁמְּתֵיהּ. אֲמַר לֵיהּ: לָא חָוְורִיתוּ.Rav 'Hanan et Rav Anan marchaient ensemble en chemin. Ils ont vu un homme qui semait des semences de kilayim les unes avec les autres. L'un a dit à l'autre : que le Maître vienne, mettons-le au ban, car il a transgressé une parole des Scribes. L'autre lui a dit : vous ne voyez pas clair dans les lois de kilayim.
- וְתוּ, חַזְיוּהּ לְהָהוּא גַּבְרָא דְּקָא זָרַע חִטֵּי וּשְׂעָרֵי בֵּי גוּפְנֵי. אֲמַר לֵיהּ: נֵיתֵי מָר נְשַׁמְּתֵיהּ. אֲמַר לֵיהּ: לָא צָהֲרִיתוּ, לָא קַיְימָא לַן כְּרַבִּי יֹאשִׁיָּה דְּאָמַר: עַד שֶׁיִּזְרַע חִטָּה וּשְׂעוֹרָה וְחַרְצָן בְּמַפּוֹלֶת יָד?!Et encore, ils ont vu un homme qui semait du blé et de l'orge entre des ceps de vigne. L'un a dit à l'autre : que le Maître vienne, mettons-le au ban. L'autre lui a dit : vous n'y voyez pas lumière. N'avons-nous pas établi la règle selon Rabbi Yochiya, qui dit : on n'est passible que lorsqu'on sème blé, orge et pépin de raisin d'un seul jet de la main ?!
- רַב יוֹסֵף מְעָרֵב בִּיזְרָנֵי וְזָרַע. אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: וְהָאֲנַן תְּנַן: הַכִּלְאַיִם מִדִּבְרֵי סוֹפְרִים! אֲמַר לֵיהּ: לָא קַשְׁיָא, כָּאן בְּכִלְאֵי הַכֶּרֶם, כָּאן בְּכִלְאֵי זְרָעִים. כִּלְאֵי הַכֶּרֶם דְּבָאָרֶץ אֲסוּרִים בַּהֲנָאָה – בְּחוּצָה לָאָרֶץ נָמֵי גְּזַרוּ בְּהוּ רַבָּנַן. כִּלְאֵי זְרָעִים דְּבָאָרֶץ לָא אֲסִירִי בַּהֲנָאָה – בְּחוּצָה לָאָרֶץ נָמֵי לָא גְּזַרוּ בְּהוּ רַבָּנַן.Rav Yossef mélangeait des semences et les semait, hors de toute vigne. Abayé lui a dit : mais nous avons pourtant appris dans la Michna : les kilayim sont interdits en dehors d'Israël d'après les paroles des Scribes ! Il lui a dit : ce n'est pas difficile : ici, il s'agit des kilayim de la vigne ; là, des kilayim de semences. Les kilayim de la vigne, qui en Terre d'Israël sont interdits même de tout profit – en dehors de la Terre d'Israël aussi, nos Maîtres ont décrété à leur sujet. Les kilayim de semences, qui en Terre d'Israël ne sont pas interdits de profit – en dehors de la Terre d'Israël non plus, nos Maîtres n'ont pas décrété à leur sujet.
- הֲדַר אָמַר רַב יוֹסֵף: לָאו מִלְּתָא הִיא דְּאָמְרִי, דְּרַב זָרַע גִּינְּתָא דְּבֵי רַב מְשָׁארֵי מְשָׁארֵי, מַאי טַעְמָא – לָאו מִשּׁוּם עֵירוּב עֵירוּבֵי כִלְאַיִם? אָמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: בִּשְׁלָמָא אִי אַשְׁמְעִינַןRav Yossef s'est ensuite ravisé et a dit : ce que j'ai dit n'est pas fondé, car Rav a semé le jardin de l'école par carrés, carré par carré. Quelle en est la raison ? N'est-ce pas à cause de tout risque de mélange de kilayim ? Abayé lui a dit : cela ne prouve rien. Certes, s'il nous avait enseigné cette règle
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