Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- כׇּל מִצְוָה שֶׁנִּצְטַוּוּ יִשְׂרָאֵל קוֹדֶם כְּנִיסָתָן לָאָרֶץ – נוֹהֶגֶת בֵּין בָּאָרֶץ בֵּין בְּחוּצָה לָאָרֶץ. לְאַחַר כְּנִיסָתָן לָאָרֶץ – אֵינָהּ נוֹהֶגֶת אֶלָּא בָּאָרֶץ, חוּץ מִן הַשְׁמָטַת כְּסָפִים וְשִׁילּוּחַ עֲבָדִים, שֶׁאַף עַל פִּי שֶׁנִּצְטַוּוּ עֲלֵיהֶם לְאַחַר כְּנִיסָתָן לָאָרֶץ – נוֹהֶגֶת בֵּין בָּאָרֶץ בֵּין בְּחוּצָה לָאָרֶץ.Toute mitsva qu'Israël reçut l'ordre d'accomplir avant son entrée dans la terre s'applique aussi bien en Erets Israël qu'hors d'Erets Israël ; après son entrée dans la terre, elle ne s'applique qu'en Erets Israël, à l'exception de la remise des dettes (en l'année de chemita) et de l'affranchissement des esclaves (au Jubilé) : bien qu'Israël en ait reçu l'ordre après son entrée dans la terre, elles s'appliquent aussi bien en Erets Israël qu'hors d'Erets Israël.
- הַשְׁמָטַת כְּסָפִים חוֹבַת הַגּוּף הִיא!La Guemara objecte : la remise des dettes est une obligation du corps ! Quelle nouveauté y a-t-il à dire qu'elle s'applique hors de la terre ?
- לֹא נִצְרְכָא אֶלָּא לְכִדְתַנְיָא. דְּתַנְיָא, רַבִּי אוֹמֵר: ״וְזֶה דְּבַר הַשְּׁמִטָּה שָׁמוֹט״ – בִּשְׁתֵּי שְׁמִיטוֹת הַכָּתוּב מְדַבֵּר: אַחַת שְׁמִיטַּת קַרְקַע, וְאַחַת שְׁמִיטַּת כְּסָפִים. בִּזְמַן שֶׁאַתָּה מְשַׁמֵּט קַרְקַע – אַתָּה מְשַׁמֵּט כְּסָפִים, בִּזְמַן שֶׁאִי אַתָּה מְשַׁמֵּט קַרְקַע – אִי אַתָּה מְשַׁמֵּט כְּסָפִים.La Guemara répond : ce n'était nécessaire que pour ce qui a été enseigné (dans une baraïta). Car il a été enseigné : Rabbi (Yehouda HaNassi) dit : « Et voici la teneur de la remise : remettre » (Deutéronome 15, 2) – le verset parle de deux remises : l'une, la remise du sol, et l'autre, la remise des dettes. À l'époque où tu fais la remise du sol, tu fais la remise des dettes ; à l'époque où tu ne fais pas la remise du sol, tu ne fais pas la remise des dettes.
- וְאֵימָא: בִּמְקוֹם שֶׁאַתָּה מְשַׁמֵּט קַרְקַע – אַתָּה מְשַׁמֵּט כְּסָפִים, וּבִמְקוֹם שֶׁאֵין אַתָּה מְשַׁמֵּט קַרְקַע – אֵין אַתָּה מְשַׁמֵּט כְּסָפִים! תַּלְמוּד לוֹמַר: ״כִּי קָרָא שְׁמִטָּה לַה׳״ מִכׇּל מָקוֹם.Et dis plutôt : là où tu fais la remise du sol (en Erets Israël), tu fais la remise des dettes, et là où tu ne fais pas la remise du sol, tu ne fais pas la remise des dettes ! C'est pourquoi le verset enseigne : « car on a proclamé la remise pour Hachem » (Deutéronome 15, 2) : en tout lieu.
- שִׁילּוּחַ עֲבָדִים חוֹבַת הַגּוּף הִיא! סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הוֹאִיל וּכְתִיב ״וּקְרָאתֶם דְּרוֹר בָּאָרֶץ״, בָּאָרֶץ – אִין, בְּחוּצָה לָאָרֶץ – לָא, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״יוֹבֵל הִיא״ – מִכׇּל מָקוֹם.La Guemara objecte encore : l'affranchissement des esclaves est une obligation du corps ! La Guemara répond : il te serait venu à l'esprit de dire : puisqu'il est écrit « Et vous proclamerez la liberté dans le pays » (Lévitique 25, 10), dans le pays, oui ; hors du pays, non. C'est pourquoi le verset enseigne : « C'est un Jubilé » : en tout lieu.
- אִם כֵּן מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״בָּאָרֶץ״? בִּזְמַן שֶׁהַדְּרוֹר נוֹהֵג בָּאָרֶץ – נוֹהֵג בְּחוּצָה לָאָרֶץ, אֵין דְּרוֹר נוֹהֵג בָּאָרֶץ – אֵינוֹ נוֹהֵג בְּחוּצָה לָאָרֶץ.S'il en est ainsi, pourquoi le verset dit-il « dans le pays » ? Pour enseigner : à l'époque où la liberté s'applique dans le pays, elle s'applique hors du pays ; si la liberté ne s'applique pas dans le pays, elle ne s'applique pas hors du pays.
- תְּנַן הָתָם: הֶחָדָשׁ אָסוּר מִן הַתּוֹרָה בְּכׇל מָקוֹם, עׇרְלָה הֲלָכָה, וְהַכִּלְאַיִם מִדִּבְרֵי סוֹפְרִים. מַאי הֲלָכָה? אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: הִלְכְתָא מְדִינָה. עוּלָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הֲלָכָה לְמֹשֶׁה מִסִּינַי.Nous avons appris là-bas (Orla 3, 9) : le 'hadach est interdit par la Torah en tout lieu ; la orla (hors de la terre) est interdite par une halakha, et les kilayim par les paroles des Scribes. Qu'est-ce que cette halakha ? Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : la halakha du pays (une coutume locale). Oula a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : une halakha transmise à Moché au Sinaï.
- אֲמַר לֵיהּ עוּלָּא לְרַב יְהוּדָה: בִּשְׁלָמָא לְדִידִי, דְּאָמֵינָא הֲלָכָה לְמֹשֶׁה מִסִּינַי – הַיְינוּ דְּשָׁנֵי לַן בֵּין סְפֵק עׇרְלָה לִסְפֵק כִּלְאַיִם.Oula dit à Rav Yehouda : certes, selon moi, qui dis que c'est une halakha transmise à Moché au Sinaï, c'est pourquoi nous distinguons entre un doute de orla et un doute de kilayim.
- דִּתְנַן: סְפֵק עׇרְלָה, בָּאָרֶץ – אָסוּר, בְּסוּרְיָא – מוּתָּר. בְּחוּצָה לָאָרֶץ יוֹרֵד וְלוֹקֵחַ, וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יִרְאֶנּוּ לוֹקֵט.Car nous avons appris (Orla 3, 9) : un doute de orla est interdit en Erets Israël et permis en Syrie ; hors d'Erets Israël, le Juif descend (dans le verger du non-Juif) et achète, pourvu qu'il ne le voie pas cueillir les fruits de orla.
- וְאִילּוּ גַּבֵּי כִלְאַיִם תְּנַן: כֶּרֶם הַנָּטוּעַ יָרָק, וְיָרָק נִמְכָּר חוּצָה לוֹ, בָּאָרֶץ – אָסוּר, בְּסוּרְיָא – מוּתָּר,Alors qu'à propos des kilayim, nous avons appris : une vigne plantée de légumes, et des légumes vendus à l'extérieur (sans qu'on sache s'ils viennent de la vigne), en Erets Israël ils sont interdits, en Syrie ils sont permis,
- בְּחוּצָה לָאָרֶץ – יוֹרֵד וְלוֹקֵט. וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יִלְקוֹט בַּיָּד.hors d'Erets Israël, le non-Juif descend et cueille (même des kilayim certains), pourvu que le Juif ne cueille pas lui-même à la main.
- אֶלָּא לְדִידָךְMais selon toi
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