Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בִּיאָה וּמוֹשָׁב כְּתִיב בְּהוּ?! הָכִי קָאָמַר: לְלַמֵּד שֶׁכׇּל מָקוֹם שֶׁנֶּאֱמַר בִּיאָה וּמוֹשָׁב אֵינוֹ אֶלָּא לְאַחַר יְרוּשָּׁה וִישִׁיבָה, דִּבְרֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל.La Guemara objecte : mais à propos des libations, ce sont « venir » et « habitation » qui sont écrits (« Lorsque vous viendrez dans le pays de vos habitations », Nombres 15, 2) ! Comment en apprendre le cas où seul « habitation » est écrit ? La Guemara répond : voici ce qu'elle (la baraïta) veut dire : pour enseigner que partout où sont dits « venir » et « habitation », il ne s'agit que de la période après la conquête et l'établissement. Ce sont les paroles de Rabbi Ichmaël.
- אִי הָכִי, אָמַר לוֹ רַבִּי עֲקִיבָא: הֲרֵי שַׁבָּת שֶׁנֶּאֱמַר בּוֹ ״מוֹשָׁבוֹת״, וְאָמַר לוֹ: שַׁבָּת קַל וָחוֹמֶר הִיא, נֵימָא לֵיהּ: אֲנָא בִּיאָה וּמוֹשָׁב קָאָמֵינָא! חֲדָא וְעוֹד קָאָמַר לֵיהּ, חֲדָא – דַּאֲנָא בִּיאָה וּמוֹשָׁב קָאָמֵינָא. וְעוֹד: דְּקָא אָמְרַתְּ הֲרֵי שַׁבָּת שֶׁנֶּאֱמַר בּוֹ ״מוֹשָׁבוֹת״ – שַׁבָּת קַל וָחוֹמֶר הִיא.La Guemara demande : s'il en est ainsi, lorsque Rabbi Akiva lui a dit : « Mais voici le Chabbat, à propos duquel il est dit “habitations” », et qu'il lui a répondu : « Le Chabbat est un kal va'homer » (déduit a fortiori), qu'il lui dise plutôt : « Moi, c'est de “venir” et “habitation” réunis que je parle ! » La Guemara répond : il lui a dit une raison et une autre encore. Une : moi, c'est de « venir » et « habitation » que je parle. Et une autre : ce que tu dis, « mais voici le Chabbat, à propos duquel il est dit “habitations” » – le Chabbat est un kal va'homer.
- בְּמַאי קָמִיפַּלְגִי? בְּקֵירְבוּ נְסָכִים בַּמִּדְבָּר קָא מִיפַּלְגִי. רַבִּי יִשְׁמָעֵאל סָבַר: לָא קֵירְבוּ נְסָכִים בַּמִּדְבָּר. וְרַבִּי עֲקִיבָא סָבַר: קֵירְבוּ נְסָכִים בַּמִּדְבָּר.Sur quoi divergent-ils (Rabbi Ichmaël et Rabbi Akiva) ? Ils divergent sur la question de savoir si l'on a offert des libations dans le désert. Rabbi Ichmaël pense : on n'a pas offert de libations dans le désert. Et Rabbi Akiva pense : on a offert des libations dans le désert.
- אָמַר אַבָּיֵי: הַאי תָּנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל מַפֵּיק מֵאִידַּךְ תָּנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל.Abayé a dit : ce Tanna de l'école de Rabbi Ichmaël (qui exige « venir » et « habitation » ensemble) s'écarte d'un autre Tanna de l'école de Rabbi Ichmaël.
- דְּתָנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: הוֹאִיל וְנֶאֶמְרוּ בִּיאוֹת בַּתּוֹרָה סְתָם, וּפָרַט לְךָ הַכָּתוּב בְּאֶחָד מֵהֶן לְאַחַר יְרוּשָּׁה וִישִׁיבָה, אַף כֹּל לְאַחַר יְרוּשָּׁה וִישִׁיבָה.Car un Tanna de l'école de Rabbi Ichmaël a enseigné : puisque les mentions de « venir » (dans la terre) ont été dites dans la Torah sans précision, et que le verset t'a précisé, pour l'une d'elles (la nomination d'un roi : « Lorsque tu viendras dans le pays… que tu en auras pris possession et t'y seras établi », Deutéronome 17, 14), qu'elle s'applique après la conquête et l'établissement, de même toutes s'appliquent après la conquête et l'établissement.
- וְאִידַּךְ, מִשּׁוּם דְּהָוֵה מֶלֶךְ וּבִיכּוּרִים שְׁנֵי כְתוּבִים הַבָּאִים כְּאֶחָד, וְכֹל שְׁנֵי כְתוּבִים הַבָּאִים כְּאֶחָד אֵין מְלַמְּדִין.Et l'autre Tanna (celui de la discussion avec Rabbi Akiva) n'apprend pas ainsi, parce que le roi et les prémices (bikourim, où il est aussi écrit « venir », « posséder » et « s'établir », Deutéronome 26, 1) sont deux versets qui viennent comme un seul (enseignant la même chose), et deux versets qui viennent comme un seul n'enseignent pas pour les autres cas.
- וְאִידַּךְ: צְרִיכִי, דְּאִי כְּתַב רַחֲמָנָא מֶלֶךְ וְלָא כְּתַב בִּיכּוּרִים, הֲוָה אָמֵינָא: בִּיכּוּרִים, דְּקָא מִיתְהֲנֵי – לְאַלְתַּר. וְאִי כְּתַב בִּיכּוּרִים וְלָא כְּתַב מֶלֶךְ, הֲוָה אָמֵינָא: מֶלֶךְ, דְּדַרְכּוֹ לְכַבֵּשׁ – לְאַלְתַּר.Et l'autre (le Tanna cité par Abayé) répond : les deux sont nécessaires. Car si le Miséricordieux avait écrit cela pour le roi et ne l'avait pas écrit pour les prémices, j'aurais dit : les prémices, dont on (le propriétaire) profite, doivent être apportées immédiatement. Et s'Il l'avait écrit pour les prémices et ne l'avait pas écrit pour le roi, j'aurais dit : le roi, dont le rôle est de conquérir, doit être nommé immédiatement.
- וְאִידַּךְ: נִכְתּוֹב רַחֲמָנָא מֶלֶךְ וְלָא בָּעֵי בִּיכּוּרִים, וַאֲנָא אָמֵינָא: וּמָה מֶלֶךְ, דִּלְכַבֵּשׁ לְאַחַר יְרוּשָּׁה וִישִׁיבָה, בִּיכּוּרִים – לֹא כׇּל שֶׁכֵּן?Et l'autre rétorque : que le Miséricordieux écrive cela pour le roi, et il n'y aurait pas besoin de l'écrire pour les prémices, car je dirais : si le roi, qui sert à conquérir, n'est nommé qu'après la conquête et l'établissement, les prémices, à plus forte raison !
- וְאִידַּךְ: אִי כְּתַב הָכִי הֲוָה אָמֵינָא: מִידֵּי דְּהָוֵה אַחַלָּה, קָא מַשְׁמַע לַן.Et l'autre répond : s'Il n'avait écrit qu'ainsi (pour le roi), j'aurais dit qu'il en est des prémices comme de la 'hala (le prélèvement sur la pâte, obligatoire dès l'entrée dans la terre) ; le verset nous apprend donc qu'il n'en est pas ainsi.
- וְהַשְׁתָּא דְּאָמְרַתְּ חוֹבַת הַגּוּף נוֹהֶגֶת בֵּין בְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל בֵּין בְּחוּצָה לָאָרֶץ, ״מוֹשָׁב״ דִּכְתַב רַחֲמָנָא גַּבֵּי שַׁבָּת, לְמָה לִי? אִיצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הוֹאִיל וּבְעִנְיָנָא דְמוֹעֲדוֹת כְּתִיבָא, תִּיבְּעֵי קִידּוּשׁ כִּי מוֹעֲדוֹת, קָא מַשְׁמַע לַן.Et maintenant que tu as dit qu'une obligation du corps s'applique aussi bien en Erets Israël qu'hors d'Erets Israël, pourquoi ai-je besoin du terme « habitation » que le Miséricordieux a écrit à propos du Chabbat ? La Guemara répond : c'était nécessaire. Il te serait venu à l'esprit de dire : puisqu'il est écrit dans le contexte des fêtes, il exigera une sanctification (par le tribunal) comme les fêtes ; le verset nous apprend donc qu'il n'en est rien.
- ״מוֹשָׁב״ דִּכְתַב רַחֲמָנָא גַּבֵּי חֵלֶב וָדָם, לְמָה לִי? אִיצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הוֹאִיל וּבְעִנְיָנָא דְקׇרְבָּנוֹת כְּתִיבִי, בִּזְמַן דְּאִיכָּא קׇרְבָּן, נִיתְּסַר חֵלֶב וָדָם, בִּזְמַן דְּלֵיכָּא קׇרְבָּן – לָא, קָא מַשְׁמַע לַן.Pourquoi ai-je besoin du terme « habitation » que le Miséricordieux a écrit à propos du suif et du sang (Lévitique 3, 17) ? C'était nécessaire. Il te serait venu à l'esprit de dire : puisqu'ils sont écrits dans le contexte des sacrifices, à l'époque où il y a des sacrifices, le suif et le sang seront interdits ; à l'époque où il n'y a pas de sacrifices, non ; le verset nous apprend donc qu'ils sont toujours interdits.
- ״מוֹשָׁב״ דִּכְתַב רַחֲמָנָא גַּבֵּי מַצָּה וּמָרוֹר, לְמָה לִי? אִיצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא הוֹאִיל וּכְתִיב ״עַל מַצּוֹת וּמְרֹרִים יֹאכְלֻהוּ״, בִּזְמַן דְּאִיכָּא פֶּסַח – אִין, בִּזְמַן דְּלֵיכָּא פֶּסַח – לָא, קָא מַשְׁמַע לַן.Pourquoi ai-je besoin du terme « habitation » que le Miséricordieux a écrit à propos de la matsa et des herbes amères (maror) (« Dans toutes vos habitations, vous mangerez des matsot », Exode 12, 20) ? C'était nécessaire. Il te serait venu à l'esprit de dire : puisqu'il est écrit « Avec des matsot et des herbes amères ils le mangeront » (Nombres 9, 11), à l'époque où il y a le sacrifice de Pessa'h, oui, on est astreint ; à l'époque où il n'y a pas de Pessa'h, non ; le verset nous apprend donc qu'elles s'appliquent toujours.
- ״בִּיאָה״ דִּכְתַב רַחֲמָנָא גַּבֵּי תְּפִילִּין וּפֶטֶר חֲמוֹר, לְמָה לִי? הָהוּא מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְתָנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: עֲשֵׂה מִצְוָה זוֹ, שֶׁבִּשְׁבִילָהּ תִּיכָּנֵס לָאָרֶץ.Pourquoi ai-je besoin du terme « venir » que le Miséricordieux a écrit à propos des tefilin et du premier-né de l'âne (Exode 13, 11) ? La Guemara répond : il est nécessaire pour ce qu'a enseigné un Tanna de l'école de Rabbi Ichmaël : accomplis cette mitsva, grâce à laquelle tu entreras dans la terre.
- בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר ״מוֹשָׁב״ – כׇּל מָקוֹם שֶׁאַתֶּם יוֹשְׁבִים מַשְׁמַע, הַיְינוּ דִּכְתִיב ״וַיֹּאכְלוּ מֵעֲבוּר הָאָרֶץ מִמׇּחֳרַת הַפֶּסַח״ – מִמָּחֳרַת הַפֶּסַח אֲכוּל, מֵעִיקָּרָא – לָא אֲכוּל. אַלְמָאCertes, selon celui qui dit que « habitation » signifie : en tout lieu où vous habitez, c'est conforme à ce qui est écrit (lors de l'entrée dans la terre) : « Ils mangèrent du produit du pays le lendemain de Pessa'h » (Josué 5, 11) : le lendemain de Pessa'h, ils en ont mangé ; auparavant, ils n'en ont pas mangé. Il en ressort
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