Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אִישׁ, דְּבַר מִצְוֹת – אִין, אִשָּׁה – לָא. וְאִי אַשְׁמְעִינַן הָא: מִשּׁוּם דְּאִיכָּא אִיבּוּד נְשָׁמָה חָס רַחֲמָנָא עֲלַהּ, אֲבָל הָנָךְ תַּרְתֵּי – אֵימָא לָא, צְרִיכָא.l'homme, qui est soumis aux mitsvot (commandements), oui, le propriétaire du bœuf doit payer la rançon ; mais si le bœuf a tué une femme, qui n'est obligée qu'à une partie des mitsvot, non. Et si la Torah nous avait appris seulement celui-ci, la rançon, j'aurais dit : parce qu'il y a perte d'une vie, le Miséricordieux a eu pitié d'elle ; mais ces deux autres cas, je dirais que non. C'est donc nécessaire de les écrire tous.
- חוּץ מִ״בַּל תַּקִּיף״ וּ״בַל תַּשְׁחִית״ כּוּ׳. בִּשְׁלָמָא ״בַּל תִּטַּמֵּא לְמֵתִים״, דִּכְתִיב: ״אֱמֹר אֶל הַכֹּהֲנִים בְּנֵי אַהֲרֹן״ – בְּנֵי אַהֲרֹן, וְלֹא בְּנוֹת אַהֲרֹן. אֶלָּא ״בַּל תַּקִּיף״ וּ״בַל תַּשְׁחִית״ מְנָלַן?La Michna enseigne que les femmes sont tenues par tous les interdits, « sauf « tu n'arrondiras pas » (bal takif) et « tu ne détruiras pas » (bal tach'hit), etc. » La Guemara demande : certes, l'interdit « tu ne te rendras pas impur pour les morts » ne concerne pas les femmes, car il est écrit : « Parle aux Cohanim (prêtres), fils d'Aharon » (Lévitique 21, 1) : les fils d'Aharon, et non les filles d'Aharon. Mais « tu n'arrondiras pas » et « tu ne détruiras pas », d'où le savons-nous ?
- דִּכְתִיב: ״לֹא תַקִּפוּ פְּאַת רֹאשְׁכֶם וְלֹא תַשְׁחִית אֵת פְּאַת זְקָנֶךָ״ – כֹּל שֶׁיֶּשְׁנוֹ בְּהַשְׁחָתָה יֶשְׁנוֹ בְּהַקָּפָה. וְהָנֵי נְשֵׁי, הוֹאִיל וְלָא אִיתַנְהוּ בְּהַשְׁחָתָה, לֵיתַנְהוּ בְּהַקָּפָה.Car il est écrit : « Vous n'arrondirez pas le coin de votre tête, et tu ne détruiras pas le coin de ta barbe » (Lévitique 19, 27) : quiconque est concerné par l'interdit de détruire la barbe est concerné par celui d'arrondir la tête. Et ces femmes, puisqu'elles ne sont pas concernées par l'interdit de détruire, ne sont pas concernées par celui d'arrondir.
- וּמְנָלַן דְּלָא אִיתַנְהוּ בְּהַשְׁחָתָה? אִיבָּעֵית אֵימָא סְבָרָא: דְּהָא לָא אִית לְהוּ זָקָן. וְאִיבָּעֵית אֵימָא קְרָא: דְּאָמַר קְרָא: ״לֹא תַקִּפוּ פְּאַת רֹאשְׁכֶם וְלֹא תַשְׁחִית אֵת פְּאַת זְקָנֶךָ״,Et d'où savons-nous qu'elles ne sont pas concernées par l'interdit de détruire la barbe ? Si tu veux, dis un raisonnement : car elles n'ont pas de barbe. Et si tu veux, dis un verset : car le verset dit : « Vous n'arrondirez pas le coin de votre tête (rochkhèm, au pluriel), et tu ne détruiras pas le coin de ta barbe » (zekanekha, au singulier) ;
- מִדְּשַׁנִּי קְרָא בְּדִיבּוּרֵיהּ, דְּאִם כֵּן נִיכְתּוֹב רַחֲמָנָא: ״פְּאַת זְקַנְכֶם״. מַאי ״זְקָנֶךָ״ – זְקָנֶךָ, וְלֹא זְקַן אִשְׁתְּךָ.du fait que le verset a changé sa formulation. Car s'il en était ainsi (que l'interdit concerne tout le monde), le Miséricordieux aurait écrit : « le coin de votre barbe » (zekankhèm), au pluriel. Pourquoi « ta barbe » ? Pour enseigner : ta barbe, et non la barbe de ta femme.
- וְלָא? וְהָתַנְיָא: זְקַן אִשָּׁה, וְהַסָּרִיס שֶׁהֶעֱלוּ שֵׂעָר – הֲרֵי הֵן כְּזָקָן לְכׇל דִּבְרֵיהֶם. מַאי לָאו לְהַשְׁחָתָה?La Guemara demande : et la femme n'est-elle pas concernée ? Mais voici qu'il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : la barbe d'une femme et celle d'un eunuque, s'ils ont fait pousser des poils, sont comme une barbe pour toutes leurs lois. N'est-ce pas au sujet de l'interdit de détruire ?
- אָמַר אַבָּיֵי: לְהַשְׁחָתָה לָא מָצֵית אָמְרַתְּ, דְּיָלֵיף ״פְּאַת״ ״פְּאַת״ מִבְּנֵי אַהֲרֹן, מָה לְהַלָּן נָשִׁים פְּטוּרוֹת – אַף כָּאן נָשִׁים פְּטוּרוֹת.Abayé a dit : tu ne peux pas dire que c'est au sujet de l'interdit de détruire, car on déduit par guezéra chava (analogie textuelle) « coin » (Lévitique 19, 27) de « coin » (Lévitique 21, 5), dit des fils d'Aharon : de même que là-bas, chez les Cohanim, les femmes sont dispensées, de même ici, pour l'interdit de détruire la barbe dit à tout Israël, les femmes sont dispensées. On suppose ici que l'exclusion des femmes, tirée de « Parle aux Cohanim, fils d'Aharon », s'applique à toutes les mitsvot de ce chapitre.
- וְאִי סְבִירָא לַן דְּכִי כְּתִיב ״בְּנֵי אַהֲרֹן״ – אַכּוּלֵּיהּ עִנְיָנָא כְּתִיב, נִישְׁתּוֹק קְרָא מִינֵּיהּ וְתֵיתֵי בְּקַל וָחוֹמֶר, וַאֲנָא אָמֵינָא: וּמָה כֹּהֲנִים שֶׁרִיבָּה בָּהֶם הַכָּתוּב מִצְוֹת יְתֵירוֹת – ״בְּנֵי אַהֲרֹן״ – וְלֹא בְּנוֹת אַהֲרֹן, יִשְׂרָאֵל לֹא כׇּל שֶׁכֵּן?La Guemara objecte : mais si nous pensons que, lorsqu'il est écrit « les fils d'Aharon », c'est écrit pour tout le sujet, y compris l'interdit de détruire la barbe, que le verset se taise à ce sujet pour tout Israël, et cela viendrait par un kal va'homer (raisonnement a fortiori) ; et je dirais : si les Cohanim, à qui le verset a ajouté des mitsvot supplémentaires, ne sont concernés que comme « fils d'Aharon », et non les filles d'Aharon, les Israélites, à plus forte raison !
- אִי לָאו גְּזֵירָה שָׁוָה הֲוָה אָמֵינָא: הִפְסִיק הָעִנְיָן.La Guemara répond : sans la guezéra chava, j'aurais dit : les lois d'impureté ont interrompu le sujet, et l'exclusion des filles d'Aharon ne porte que sur l'impureté ; les autres lois du chapitre s'appliqueraient aussi aux femmes.
- הַשְׁתָּא נָמֵי נֵימָא הִפְסִיק הָעִנְיָן! וְאִי מִשּׁוּם גְּזֵירָה שָׁוָה, מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְתַנְיָא: ״לֹא יְגַלֵּחוּ״, יָכוֹל גִּילְּחוֹ בְּמִסְפָּרַיִים יִהְיֶה חַיָּיב? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״לֹא תַשְׁחִית״.La Guemara objecte : maintenant aussi, disons qu'elles ont interrompu le sujet ! Et si c'est à cause de la guezéra chava, il en a besoin pour ce qui a été enseigné dans une baraïta : il est dit des Cohanim : « Ils ne raseront pas » le coin de leur barbe (Lévitique 21, 5) ; pourrait-on penser que s'il l'a rasée aux ciseaux, il sera passible ? Le verset dit (à tout Israël) : « tu ne détruiras pas », ce que ne font pas les ciseaux.
- יָכוֹל לִקְּטוֹ בְּמַלְקֵט וּבְרָהִיטְנֵי יְהֵא חַיָּיב? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״לֹא יְגַלֵּחוּ״. הָא כֵּיצַד? גִּילּוּחַ שֶׁיֵּשׁ בּוֹ הַשְׁחָתָה, הֱוֵי אוֹמֵר זֶה תַּעַר.Pourrait-on penser que s'il l'a épilée à la pince ou au rabot (rahitni), il sera passible ? Le verset dit : « Ils ne raseront pas ». Comment donc ? Il s'agit d'un rasage qui comporte une destruction : dis que c'est le rasoir. Selon cette baraïta, la guezéra chava sert à définir l'acte interdit, et non les personnes concernées.
- אִם כֵּן, נִיכְתּוֹב קְרָא: ״אֶת שֶׁבִּזְקָנֶךָ״, מַאי ״פְּאַת זְקָנֶךָ״ – שְׁמַע מִינַּהּ תַּרְתֵּי.La Guemara répond : s'il en est ainsi, que la guezéra chava ne sert qu'à cela, que le verset écrive « ce qui est dans ta barbe » ; pourquoi « le coin de ta barbe » ? Déduis-en deux choses : la définition du rasage et la dispense des femmes.
- וְאֶלָּא הָא דְּתַנְיָא: זְקַן הָאִשָּׁה וְהַסָּרִיס שֶׁהֶעֱלוּ שֵׂעָר הֲרֵי הֵן כְּזָקָן לְכׇל דִּבְרֵיהֶם, לְמַאי הִלְכְתָא? אָמַר מָר זוּטְרָא: לְטוּמְאַת נְגָעִים.La Guemara revient à sa question : mais alors, ce qui a été enseigné : « la barbe de la femme et celle de l'eunuque, s'ils ont fait pousser des poils, sont comme une barbe pour toutes leurs lois », pour quelle halakha (règle) est-ce dit ? Mar Zoutra a dit : pour l'impureté des plaies (néga'im, la lèpre) : une plaie dans la barbe d'une femme ou d'un eunuque est jugée comme une plaie de la barbe, et non de la peau.
- טוּמְאַת נְגָעִים בְּהֶדְיָא כְּתִיבָא, ״וְאִישׁ אוֹ אִשָּׁה כִּי יִהְיֶה בוֹ נָגַע בְּרֹאשׁ אוֹ בְזָקָן״! אֶלָּא אָמַר מָר זוּטְרָא: לְטׇהֳרַת נְגָעִים.La Guemara objecte : l'impureté des plaies est écrite explicitement : « Et un homme ou une femme, s'il a une plaie à la tête ou à la barbe » (Lévitique 13, 29) ! Mais plutôt, Mar Zoutra a dit : c'est pour la purification des plaies.
- טׇהֳרַת נְגָעִים נָמֵי פְּשִׁיטָא, כֵּיוָן דְּבַת טוּמְאָה הִיא – בַּת טׇהֳרָה הִיא! אִיצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא לִצְדָדִים כְּתִיב: ״אִישׁ אוֹ אִשָּׁה כִּי יִהְיֶה בוֹ נָגַע בְּרֹאשׁ״, ״אוֹ בְזָקָן״ – הֲדַר אֲתָאן לְאִישׁ, קָא מַשְׁמַע לַן.La Guemara objecte : la purification des plaies aussi, c'est évident : puisqu'elle est sujette à l'impureté, elle est sujette à la pureté ! La Guemara répond : c'était nécessaire pour l'impureté, car il te serait venu à l'esprit de dire que le verset est écrit de manière disjointe : « un homme ou une femme, s'il a une plaie à la tête » concerne les deux ; « ou à la barbe » : nous sommes revenus à l'homme seul. Il nous enseigne donc qu'il n'y a pas de différence.
- אִיסִי תָּנֵי: אַף ״בַּל יִקְרְחוּ״ – נָשִׁים פְּטוּרוֹת. מַאי טַעְמָא דְּאִיסִי דְּדָרֵישׁ הָכִי? ״בָּנִים אַתֶּם לַה׳ אֱלֹהֵיכֶם לֹא תִתְגֹּדְדוּ וְלֹא תָשִׂימוּ קׇרְחָה בֵּין עֵינֵיכֶם לָמֵת. כִּי עַם קָדוֹשׁ אַתָּה לַה׳ אֱלֹהֶיךָ״, בָּנִים וְלֹא בָּנוֹת – לְקׇרְחָה.Issi enseigne : même de l'interdit « ils ne se feront pas de tonsure » (bal yikre'hou, s'arracher les cheveux en signe de deuil), les femmes sont dispensées. Quelle est la raison d'Issi, qui interprète ainsi ? Le verset dit : « Vous êtes des fils pour Hachem votre D.ieu ; vous ne vous ferez pas d'incisions et vous ne vous ferez pas de tonsure entre vos yeux pour un mort. Car tu es un peuple saint pour Hachem ton D.ieu » (Deutéronome 14, 1-2) : des fils et non des filles, cela vaut pour la tonsure.
- אַתָּה אוֹמֵר לְקׇרְחָה, אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא לִגְדִידָה? כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר: ״כִּי עַם קָדוֹשׁ אַתָּה לַה׳ אֱלֹהֶיךָ״ – הֲרֵי גְּדִידָה אָמוּר, הָא מָה אֲנִי מְקַיֵּים בָּנִים וְלֹא בָּנוֹת – לְקׇרְחָה.Tu dis : pour la tonsure ; ou n'est-ce que pour l'incision ? La Guemara répond : lorsqu'il dit : « Car tu es un peuple saint pour Hachem ton D.ieu », voici que l'incision est dite pour tous, hommes et femmes, qui font partie du peuple. Comment donc j'accomplis « des fils et non des filles » ? Pour la tonsure.
- וּמָה רָאִיתָ לְרַבּוֹת אֶת הַגְּדִידָה וּלְהוֹצִיא אֶת הַקׇּרְחָה? מְרַבֶּה אֲנִי אֶת הַגְּדִידָה, שֶׁיֶּשְׁנָהּ בִּמְקוֹם הַשֵּׂעָר וְשֶׁלֹּא בִּמְקוֹם שֵׂעָר, וּמוֹצִיא אֲנִי אֶת הַקׇּרְחָה שֶׁאֵינָהּ אֶלָּא בִּמְקוֹם שֵׂעָר.Et qu'as-tu vu pour inclure l'incision et exclure la tonsure ? Peut-être est-ce l'inverse ! J'inclus l'incision, qui existe à l'endroit des cheveux et hors de l'endroit des cheveux, et j'exclus la tonsure, qui n'existe qu'à l'endroit des cheveux.
- וְאֵימָא: בָּנִים וְלֹא בָּנוֹת – בֵּין לְקׇרְחָה בֵּין לִגְדִידָה, וְכִי כְּתִב: ״כִּי עַם קָדוֹשׁ אַתָּה לַה׳ אֱלֹהֶיךָ״, בִּשְׂרִיטָה הוּא דִּכְתִיב! קָסָבַר אִיסִי שְׂרִיטָה וּגְדִידָהLa Guemara demande : mais dis plutôt : des fils et non des filles, tant pour la tonsure que pour l'incision ; et lorsqu'il écrit : « Car tu es un peuple saint pour Hachem ton D.ieu », c'est pour la griffure qu'il est écrit ! La Guemara répond : Issi pense que la griffure et l'incision
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