Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וּלְרַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָא, דְּאָמַר: עַל שְׁנֵיהֶם הוּא אוֹמֵר: ״וַיְבָרֶךְ אֹתָם אֱלֹהִים פְּרוּ וּרְבוּ״ מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? מִשּׁוּם דְּהָוֵה תַּלְמוּד תּוֹרָה וּפִדְיוֹן הַבֵּן שְׁנֵי כְתוּבִים הַבָּאִים כְּאֶחָד, וְכֹל שְׁנֵי כְתוּבִים הַבָּאִים כְּאֶחָד אֵין מְלַמְּדִין.Et selon Rabbi Yo'hanan ben Beroka, qui dit : au sujet des deux, l'homme et la femme, il dit : « Et D.ieu les bénit, et D.ieu leur dit : Croissez et multipliez » (Genèse 1, 28), que peut-on dire ? Selon lui, les femmes ne sont dispensées que d'une seule mitsva (commandement) positive non liée au temps, l'étude de la Torah ; pourquoi ne pas en déduire les autres ? La Guemara répond : parce que l'étude de la Torah et le rachat du fils premier-né, dont les femmes sont aussi dispensées, sont deux versets qui viennent comme un (qui enseignent la même chose), et deux versets qui viennent comme un n'enseignent pas de règle générale.
- וּלְרַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָא נָמֵי, נִיהְווֹ פְּרִיָּה וּרְבִיָּה וּמוֹרָא שְׁנֵי כְתוּבִים הַבָּאִים כְּאֶחָד וְאֵין מְלַמְּדִין! צְרִיכִי, דְּאִי כְּתַב רַחֲמָנָא מוֹרָא, וְלָא כְּתַב פְּרִיָּה וּרְבִיָּה, הֲוָה אָמֵינָא: ״וְכִבְשֻׁהָ״ אָמַר רַחֲמָנָא – אִישׁ דְּדַרְכּוֹ לְכַבֵּשׁ – אִין, אִשָּׁה דְּאֵין דַּרְכָּהּ לְכַבֵּשׁ – לָא.La Guemara objecte : et selon Rabbi Yo'hanan ben Beroka aussi, que la procréation, à laquelle il oblige la femme, et la crainte des parents soient deux versets qui viennent comme un et n'enseignent pas ! La Guemara répond : ils sont nécessaires tous deux. Car si le Miséricordieux avait écrit seulement la crainte des parents et n'avait pas écrit la procréation, j'aurais dit : puisque le Miséricordieux a dit : « et conquérez-la » (Genèse 1, 28), l'homme, dont la manière est de conquérir par la guerre, oui, il est obligé de procréer ; la femme, dont la manière n'est pas de conquérir, non.
- וְאִי כְּתַב פְּרִיָּה וּרְבִיָּה וְלֹא כְּתַב מוֹרָא, הֲוָה אָמֵינָא: אִישׁ דְּסִיפֵּק בְּיָדוֹ לַעֲשׂוֹת – אִין, אִשָּׁה דְּאֵין סִיפֵּק בְּיָדָהּ לַעֲשׂוֹת – לָא, וְכֵיוָן דְּאֵין סִיפֵּק בְּיָדָהּ לַעֲשׂוֹת לֹא תִּתְחַיֵּיב כְּלָל, צְרִיכָא.Et s'Il avait écrit la procréation et n'avait pas écrit la crainte des parents, j'aurais dit : l'homme, qui a la possibilité de faire cette mitsva, oui, il est obligé ; la femme, qui n'a pas la possibilité de faire cette mitsva lorsqu'elle est mariée, car ses obligations envers son mari peuvent l'en empêcher, non. Et puisqu'elle n'a pas la possibilité de faire lorsqu'elle est mariée, elle ne serait pas obligée du tout, même célibataire. C'est pourquoi c'est nécessaire d'écrire les deux, et ils ne sont pas considérés comme deux versets qui viennent comme un.
- הָנִיחָא לְמַאן דְּאָמַר שְׁנֵי כְתוּבִים הַבָּאִים כְּאֶחָד אֵין מְלַמְּדִין, אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר מְלַמְּדִין, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? אָמַר רָבָא: פַּפּוּנָאֵי יָדְעִי לַהּ לְטַעְמָא דְּהָא מִילְּתָא.La Guemara revient à la difficulté : cela va bien selon celui qui dit : deux versets qui viennent comme un n'enseignent pas ; mais selon celui qui dit qu'ils enseignent, que peut-on dire ? Selon lui, on devrait déduire de la matsa et du hakhel (le rassemblement du peuple au Temple après l'année sabbatique) que les femmes sont obligées dans les mitsvot positives liées au temps, et de l'étude de la Torah et du rachat du premier-né qu'elles sont dispensées de celles qui ne sont pas liées au temps ! Rava a dit : les Sages de Papouna connaissent la raison de cette chose.
- וּמַנּוּ – רַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב: אָמַר קְרָא: ״וְהָיָה לְךָ לְאוֹת עַל יָדְךָ וּלְזִכָּרוֹן בֵּין עֵינֶיךָ לְמַעַן תִּהְיֶה תּוֹרַת ה׳ בְּפִיךָ״ – הוּקְּשָׁה כָּל הַתּוֹרָה כּוּלָּהּ לִתְפִילִּין, מָה תְּפִילִּין מִצְוַת עֲשֵׂה שֶׁהַזְּמַן גְּרָמָהּ, וְנָשִׁים פְּטוּרוֹת – אַף כׇּל מִצְוַת עֲשֵׂה שֶׁהַזְּמַן גְּרָמָהּ – נָשִׁים פְּטוּרוֹת. וּמִדְּמִצְוַת עֲשֵׂה שֶׁהַזְּמַן גְּרָמָהּ – נָשִׁים פְּטוּרוֹת, מִכְּלָל דְּמִצְוַת עֲשֵׂה שֶׁלֹּא הַזְּמַן גְּרָמָהּ – נָשִׁים חַיָּיבוֹת.Et qui est-ce ? C'est Rav A'ha bar Yaakov, qui a dit : le verset dit au sujet des tefillin (phylactères) : « Ce sera pour toi un signe sur ta main et un souvenir entre tes yeux, afin que la Torah de Hachem soit dans ta bouche » (Exode 13, 9). Toute la Torah a été comparée aux tefillin : de même que les tefillin sont une mitsva positive liée au temps et que les femmes en sont dispensées, de même toute mitsva positive liée au temps, les femmes en sont dispensées. Et du fait que des mitsvot positives liées au temps les femmes sont dispensées, on en déduit que des mitsvot positives non liées au temps les femmes sont obligées.
- הָנִיחָא לְמַאן דְּאָמַר תְּפִילִּין מִצְוַת עֲשֵׂה שֶׁהַזְּמַן גְּרָמָהּ, אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר תְּפִילִּין מִצְוַת עֲשֵׂה שֶׁלֹּא הַזְּמַן גְּרָמָהּ, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? מַאן שָׁמְעַתְּ לֵיהּ דְּאָמַר תְּפִילִּין מִצְוַת עֲשֵׂה שֶׁלֹּא הַזְּמַן גְּרָמָהּ – רַבִּי מֵאִיר, וְסָבַר לַהּ שְׁנֵי כְתוּבִים הַבָּאִים כְּאֶחָד, וְכֹל שְׁנֵי כְתוּבִים הַבָּאִים כְּאֶחָד אֵין מְלַמְּדִין.La Guemara demande : cela va bien selon celui qui dit : les tefillin sont une mitsva positive liée au temps ; mais selon celui qui dit : les tefillin sont une mitsva positive non liée au temps, car ils se mettent toute l'année, de jour comme de nuit, que peut-on dire ? La Guemara répond : qui as-tu entendu dire que les tefillin sont une mitsva positive non liée au temps ? Rabbi Méïr ; et il pense que la matsa et le hakhel sont deux versets qui viennent comme un, et que deux versets qui viennent comme un n'enseignent pas.
- וּלְרַבִּי יְהוּדָה דְּאָמַר: שְׁנֵי כְתוּבִים הַבָּאִים כְּאֶחָד מְלַמְּדִין, וּתְפִילִּין מִצְוַת עֲשֵׂה שֶׁלֹּא הַזְּמַן גְּרָמָהּ, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? מִשּׁוּם דְּהָוֵאי מַצָּה, שִׂמְחָה, וְהַקְהֵל שְׁלֹשָׁה כְתוּבִים הַבָּאִים כְּאֶחָד, וּשְׁלֹשָׁה כְתוּבִים הַבָּאִים כְּאֶחָד אֵין מְלַמְּדִין.La Guemara demande : et selon Rabbi Yehouda, qui dit : deux versets qui viennent comme un enseignent, et qui dit aussi que les tefillin sont une mitsva positive non liée au temps, que peut-on dire ? La Guemara répond : on n'en déduit pas que les femmes sont obligées dans les mitsvot liées au temps, parce que la matsa, la réjouissance des fêtes et le hakhel sont trois versets qui viennent comme un, et de l'avis de tous, trois versets qui viennent comme un n'enseignent pas.
- וְכׇל מִצְוַת לֹא תַעֲשֶׂה וְכוּ׳. מְנָהָנֵי מִילֵּי? אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב וְכֵן תָּנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: אָמַר קְרָא: ״אִישׁ אוֹ אִשָּׁה כִּי יַעֲשׂוּ מִכׇּל חַטֹּאת הָאָדָם״ – הִשְׁוָה הַכָּתוּב אִשָּׁה לְאִישׁ לְכׇל עוֹנָשִׁים שֶׁבַּתּוֹרָה.La Michna enseigne : « Et toute mitsva négative, etc. », hommes et femmes y sont tenus. D'où savons-nous cela ? Rav Yehouda a dit au nom de Rav, et de même l'a enseigné l'école de Rabbi Ichmaël : le verset dit : « Un homme ou une femme, s'ils commettent l'un des péchés de l'homme » (Nombres 5, 6) : le verset a égalé la femme à l'homme pour toutes les punitions de la Torah, puisque la femme aussi apporte un sacrifice d'expiation.
- דְּבֵי רַבִּי אֱלִיעֶזֶר תָּנָא: אָמַר קְרָא: ״אֲשֶׁר תָּשִׂים לִפְנֵיהֶם״ – הִשְׁוָה הַכָּתוּב אִשָּׁה לְאִישׁ לְכׇל דִּינִים שֶׁבַּתּוֹרָה. דְּבֵי חִזְקִיָּה תָּנָא: אָמַר קְרָא: ״וְהֵמִית אִישׁ אוֹ אִשָּׁה״ – הִשְׁוָה הַכָּתוּב אִשָּׁה לְאִישׁ לְכׇל מִיתוֹת שֶׁבַּתּוֹרָה.L'école de Rabbi Eliézer a enseigné : le verset dit : « Et voici les lois que tu placeras devant eux » (Exode 21, 1), au pluriel : le verset a égalé la femme à l'homme pour toutes les lois de la Torah, c'est-à-dire les lois civiles et les dommages. L'école de 'Hizkiya a enseigné : le verset dit, au sujet de la rançon due lorsque le bœuf a tué : « et qu'il tue un homme ou une femme » (Exode 21, 29) : le verset a égalé la femme à l'homme pour toutes les morts de la Torah.
- וּצְרִיכָא, דְּאִי אַשְׁמְעִינַן הָךְ קַמַּיְיתָא, מִשּׁוּם כַּפָּרָה חָס רַחֲמָנָא עֲלַהּ, אֲבָל דִּינִין, אֵימָא: אִישׁ, דְּבַר מַשָּׂא וּמַתָּן – אִין, אִשָּׁה – לָא.Et c'est nécessaire d'écrire les trois versets. Car si la Torah nous avait appris seulement ce premier cas, celui du sacrifice, j'aurais dit que c'est à cause de l'expiation que le Miséricordieux a eu pitié d'elle ; mais les lois civiles, je dirais : l'homme, qui fait du commerce, oui, elles s'appliquent à lui ; la femme, qui en général n'en fait pas, non.
- וְאִי אַשְׁמְועִינַן הָא, מִשּׁוּם דְּחַיּוּתַהּ הִיא, אֲבָל כּוֹפֶר אֵימָא:Et si la Torah nous avait appris seulement celui-ci, les lois civiles, j'aurais dit qu'elles s'appliquent à la femme parce que c'est sa subsistance ; mais la rançon due lorsque le bœuf a tué, je dirais :
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