Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וּמְבִיאוֹ לְחַיֵּי הָעוֹלָם הַבָּא.et le mène à la vie du monde futur.
- אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: כְּגוֹן אֲבִימִי בְּרִי קִיֵּים מִצְוַת כִּיבּוּד. חַמְשָׁה בְּנֵי סְמִיכִי הֲוָה לֵיהּ לַאֲבִימִי בְּחַיֵּי אָבִיו, וְכִי הֲוָה אֲתָא רַבִּי אֲבָהוּ, קָרֵי אַבָּבָא, רָהֵיט וְאָזֵיל וּפָתַח לֵיהּ וְאָמַר: אִין, אִין, עַד דְּמָטֵאי הָתָם.Rabbi Abahou a dit : Comme Avimi, mon fils, a accompli la mitsva (commandement) d'honorer ses parents. Avimi avait cinq fils ordonnés (habilités à trancher la halakha) du vivant de son père, et pourtant, lorsque Rabbi Abahou venait et appelait à la porte, il courait lui-même aller lui ouvrir, et disait : « Oui, oui ! » jusqu'à ce qu'il arrive là-bas, pour que son père ne se sente pas négligé.
- יוֹמָא חַד אֲמַר לֵיהּ: אַשְׁקְיַין מַיָּא. אַדְּאַיְיתִי לֵיהּ נַמְנֵם. גָּחֵין קָאֵי עֲלֵיהּ עַד דְּאִיתְּעַר. אִיסְתַּיַּיעָא מִילְּתֵיהּ וּדְרַשׁ אֲבִימִי ״מִזְמוֹר לְאָסָף״.Un jour, il lui dit : Donne-moi de l'eau à boire. Le temps qu'il la lui apporte, il s'était assoupi. Il resta penché au-dessus de lui jusqu'à ce qu'il se réveille. Son affaire fut couronnée de succès en récompense, et Avimi expliqua le psaume « Psaume d'Assaf » (Psaumes 79).
- אֲמַר לֵיהּ רַב יַעֲקֹב בַּר אֲבוּהּ לְאַבָּיֵי: כְּגוֹן אֲנָא, דְּעַד דְּאָתֵינָא מִבֵּי רַב אַבָּא מְדַלֵּי לִי כָּסָא וְאִמָּא מָזְגָה לִי, הֵיכִי אֶיעֱבֵיד? אֲמַר לֵיהּ: מֵאִמָּךְ קַבֵּיל, וּמֵאֲבוּךְ לָא תְּקַבֵּל דְּכֵיוָן דְּבַר תּוֹרָה הוּא חָלְשָׁה דַּעְתֵּיהּ.Rav Yaakov bar Avouh dit à Abayé : Quelqu'un comme moi, pour qui, avant que je ne revienne de la maison d'étude, mon père me tend une coupe et ma mère me verse à boire, comment dois-je agir ? Abayé lui dit : Accepte de ta mère, mais n'accepte pas de ton père : comme il est un érudit en Torah, il en serait affligé.
- רַבִּי טַרְפוֹן הֲוָה לֵיהּ הָהִיא אִמָּא דְּכֹל אֵימַת דַּהֲוָת בָּעֲיָא לְמֵיסֵק לְפוּרְיָא גָּחִין וּסְלִיק לַהּ, וְכֹל אֵימַת דֵּהוָת נָחִית, נֶחְתַּת עֲלוּיָה. אֲתָא וְקָא מִשְׁתַּבַּח בֵּי מִדְרְשָׁא. אָמְרֵי לֵיהּ: עֲדָיִין לֹא הִגַּעְתָּ לַחֲצִי כִּיבּוּד. כְּלוּם זָרְקָה אַרְנָקִי בְּפָנֶיךָ לַיָּם וְלֹא הִכְלַמְתָּהּ?Rabbi Tarfon avait une mère telle que, chaque fois qu'elle voulait monter sur son lit, il se penchait et la faisait monter sur son dos, et chaque fois qu'elle descendait, elle descendait sur lui. Il vint se vanter de cela à la maison d'étude. On lui dit : Tu n'as pas encore atteint la moitié de l'honneur dû à une mère. Lui est-il arrivé de jeter une bourse à la mer devant toi sans que tu lui fasses honte ?
- רַב יוֹסֵף כִּי הֲוָה שָׁמַע קָל כַּרְעָא דְאִמֵּיהּ, אָמַר: אֵיקוּם מִקַּמֵּי שְׁכִינָה דְּאָתְיָא. אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אַשְׁרֵי מִי שֶׁלֹּא חֲמָאָן. רַבִּי יוֹחָנָן כִּי עִבְּרַתּוּ אִמּוֹ – מֵת אָבִיו, יְלָדַתּוּ – מֵתָה אִמּוֹ. וְכֵן אַבָּיֵי. אִינִי? וְהָאָמַר אַבָּיֵי: אֲמַרָה לִי אֵם! הָהִיא מְרַבְּיָנְתֵּיהּ הֲוַאי.Rav Yossef, lorsqu'il entendait le bruit des pas de sa mère, disait : Je me lève devant la Chekhina (Présence divine) qui arrive. Rabbi Yo'hanan a dit : Heureux celui qui ne les a pas vus, ses parents, tant il est difficile de les honorer comme il se doit. Rabbi Yo'hanan : lorsque sa mère fut enceinte de lui, son père mourut ; lorsqu'elle l'enfanta, sa mère mourut. Et de même Abayé. Est-ce vrai ? Mais Abayé n'a-t-il pas dit : « Ma mère m'a dit » ? Celle-là était sa nourrice.
- רַב אַסִּי הֲוָה לֵיהּ הָהִיא אִמָּא זְקֵינָה. אֲמַרָה לֵיהּ: בָּעֲיָנָא תַּכְשִׁיטִין. עֲבַד לַהּ. בָּעֲיָנָא גַּבְרָא: נְיעַיֵּין לָךְ. בָּעֲיָנָא גַּבְרָא דְּשַׁפִּיר כְּוָתָךְ, שַׁבְקַהּ וַאֲזַל לְאַרְעָא דְיִשְׂרָאֵל.Rav Assi avait une mère âgée. Elle lui dit : Je veux des bijoux. Il lui en fit. Elle dit : Je veux un mari. Il dit : Je t'en chercherai un. Elle dit : Je veux un mari beau comme toi. Comprenant qu'elle avait perdu la raison et qu'il ne pourrait la satisfaire, il la quitta et partit en terre d'Israël.
- שְׁמַע דְּקָא אָזְלָה אַבָּתְרֵיהּ. אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן, אֲמַר לֵיהּ: מַהוּ לָצֵאת מֵאֶרֶץ לְחוּצָה לָאָרֶץ? אֲמַר לֵיהּ: אָסוּר. לִקְרַאת אִמָּא מַהוּ? אֲמַר לֵיהּ: אֵינִי יוֹדֵעַ. אִתָּרַח פּוּרְתָּא, הֲדַר אֲתָא. אֲמַר לֵיהּ: אַסִּי, נִתְרַצֵּיתָ לָצֵאת – הַמָּקוֹם יַחֲזִירְךָ לְשָׁלוֹם.Il apprit qu'elle partait à sa suite. Il vint devant Rabbi Yo'hanan et lui dit : Qu'en est-il de sortir de la terre d'Israël vers l'extérieur de la terre ? Il lui dit : C'est interdit. – Pour aller à la rencontre de sa mère, qu'en est-il ? Il lui dit : Je ne sais pas. Il attendit un peu, puis revint à la charge. Rabbi Yo'hanan lui dit : Assi, tu es décidé à partir : que l'Omniprésent te ramène en paix.
- אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַבִּי אֶלְעָזָר. אֲמַר לֵיהּ: חַס וְשָׁלוֹם, דִּלְמָא מִירְתָּח רָתַח? אֲמַר לֵיהּ: מַאי אֲמַר לָךְ? אֲמַר לֵיהּ: הַמָּקוֹם יַחֲזִירְךָ לְשָׁלוֹם. אֲמַר לֵיהּ: וְאִם אִיתָא דְּרָתַח – לָא הֲוָה מְבָרֵךְ לֵךְ. אַדְּהָכִי וְהָכִי שְׁמַע לַאֲרוֹנַאּ דְּקָאָתֵי. אָמַר: אִי יְדַעִי לָא נְפַקִי.Il vint devant Rabbi Elazar et lui dit : À D.ieu ne plaise ! Peut-être Rabbi Yo'hanan est-il en colère contre moi ? Rabbi Elazar lui dit : Que t'a-t-il dit ? Il lui dit : « Que l'Omniprésent te ramène en paix. » Il lui dit : S'il était en colère, il ne t'aurait pas béni. Entre-temps, il apprit que son cercueil arrivait : sa mère était morte. Il dit : Si j'avais su, je ne serais pas sorti de la terre d'Israël.
- תָּנוּ רַבָּנַן: מְכַבְּדוֹ בְּחַיָּיו, וּמְכַבְּדוֹ בְּמוֹתוֹ. בְּחַיָּיו כֵּיצַד? הַנִּשְׁמָע בִּדְבַר אָבִיו לְמָקוֹם, לֹא יֹאמַר: ״שַׁלְּחוּנִי בִּשְׁבִיל עַצְמִי״, ״מַהֲרוּנִי בִּשְׁבִיל עַצְמִי״, ״פִּטְרוּנִי בִּשְׁבִיל עַצְמִי״. אֶלָּא כּוּלְּהוּ: ״בִּשְׁבִיל אַבָּא״.Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique hors de la Michna) : On l'honore – son père – de son vivant et on l'honore après sa mort. De son vivant, comment ? Celui dont la parole est écoutée en un lieu grâce à son père ne doit pas dire à ses interlocuteurs : « Laissez-moi partir pour moi-même », « Hâtez-vous pour moi-même », « Libérez-moi pour moi-même » ; mais pour tout cela, il dira : « pour l'honneur de mon père ».
- בְּמוֹתוֹ כֵּיצַד? הָיָה אוֹמֵר דָּבָר שְׁמוּעָה מִפִּיו, לֹא יֹאמַר: ״כָּךְ אָמַר אַבָּא״, אֶלָּא: ״כָּךְ אָמַר אַבָּא מָרִי, הֲרֵינִי כַּפָּרַת מִשְׁכָּבוֹ״. וְהָנֵי מִילֵּי תּוֹךְ שְׁנֵים עָשָׂר חֹדֶשׁ, מִכָּאן וְאֵילָךְ אוֹמֵר: ״זִכְרוֹנוֹ לִבְרָכָה לְחַיֵּי הָעוֹלָם הַבָּא״.Après sa mort, comment ? S'il dit une parole qu'il a entendue de sa bouche, il ne dira pas : « Ainsi a dit mon père », mais : « Ainsi a dit mon père, mon maître, que je sois l'expiation de son repos. » Et cela s'applique pendant douze mois après sa mort ; à partir de là, il dit : « Que son souvenir soit béni pour la vie du monde futur. »
- תָּנוּ רַבָּנַן: חָכָם – מְשַׁנֶּה שֵׁם אָבִיו וְשֵׁם רַבּוֹ. תּוּרְגְּמָן – אֵינוֹ מְשַׁנֶּה לֹא שֵׁם אָבִיו וְלֹא שֵׁם רַבּוֹ. אֲבוּהּ דְּמַאן? אִילֵימָא אֲבוּהּ דִּמְתוּרְגְּמָן – אַטּוּ תּוּרְגְּמָן לָאו בַּר חִיּוּבָא הוּא?Nos Maîtres ont enseigné : Le Sage qui fait un cours en public modifie le nom de son père et le nom de son maître, sans les nommer. Le traducteur (tourgueman, qui transmet à voix haute le cours du Sage) ne modifie ni le nom de son père ni le nom de son maître. Le père de qui ? Si l'on dit le père du traducteur – est-ce à dire que le traducteur n'est pas soumis à l'obligation d'honorer son père ?
- אֶלָּא אָמַר רָבָא: שֵׁם אָבִיו שֶׁל חָכָם, וְשֵׁם רַבּוֹ שֶׁל חָכָם. כִּי הָא דְּמָר בַּר רַב אָשֵׁי כִּי הֲוָה דָּרֵישׁ בְּפִירְקָא, אִיהוּ אָמַר: אַבָּא מָרִי, וְאָמוֹרֵיהּ אָמַר: הָכִי אָמַר רַב אָשֵׁי.Mais Rava a dit : Il s'agit du nom du père du Sage et du nom du maître du Sage, comme le faisait Mar bar Rav Achi : lorsqu'il faisait son cours public, il disait : « Ainsi a dit mon père, mon maître », et son traducteur disait : « Ainsi a dit Rav Achi. »
- תָּנוּ רַבָּנַן: אֵיזֶהוּ מוֹרָא וְאֵיזֶהוּ כִּיבּוּד? מוֹרָא – לֹא עוֹמֵד בִּמְקוֹמוֹ, וְלֹא יוֹשֵׁב בִּמְקוֹמוֹ, וְלֹא סוֹתֵר אֶת דְּבָרָיו, וְלֹא מַכְרִיעוֹ. כִּיבּוּד – מַאֲכִיל וּמַשְׁקֶה, מַלְבִּישׁ וּמְכַסֶּה, מַכְנִיס וּמוֹצִיא.Nos Maîtres ont enseigné : Qu'est-ce que la crainte et qu'est-ce que l'honneur ? La crainte : on ne se tient pas à sa place – celle du père –, on ne s'assoit pas à sa place, on ne contredit pas ses paroles et on ne tranche pas en sa défaveur lors d'un différend. L'honneur : on le nourrit et on le fait boire, on l'habille et on le couvre, on le fait entrer et sortir.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ:Ils ont posé la question :
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