Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- שֶׁמְּשַׁדַּלְתּוֹ בִּדְבָרִים, לְפִיכָךְ הִקְדִּים הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא כִּיבּוּד אָב לְכִיבּוּד אֵם. וְגָלוּי וְיָדוּעַ לִפְנֵי מִי שֶׁאָמַר וְהָיָה הָעוֹלָם שֶׁהַבֵּן מִתְיָירֵא מֵאָבִיו יוֹתֵר מֵאִמּוֹ, מִפְּנֵי שֶׁמְּלַמְּדוֹ תּוֹרָה, לְפִיכָךְ הִקְדִּים הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא מוֹרָא הָאֵם לְמוֹרָא הָאָב.car elle le persuade par des paroles d'encouragement et ne le traite pas durement. C'est pourquoi le Saint, béni soit-Il, a fait précéder, dans le verset « Honore ton père et ta mère » (Exode 20, 11), l'honneur dû au père à l'honneur dû à la mère : le verset insiste sur le devoir qui ne vient pas naturellement. Et il est révélé et connu devant Celui qui a parlé et le monde fut que le fils craint son père plus que sa mère, parce qu'il lui enseigne la Torah et se montre donc sévère avec lui ; c'est pourquoi le Saint, béni soit-Il, a fait précéder, dans le verset « Chacun craindra sa mère et son père » (Lévitique 19, 3), la crainte de la mère à la crainte du père.
- תָּנֵי תַּנָּא קַמֵּיהּ דְּרַב נַחְמָן: בִּזְמַן שֶׁאָדָם מְצַעֵר אֶת אָבִיו וְאֶת אִמּוֹ אָמַר הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: יָפֶה עָשִׂיתִי שֶׁלֹּא דַּרְתִּי בֵּינֵיהֶם, שֶׁאִלְמָלֵי דַּרְתִּי בֵּינֵיהֶם, צִיעֲרוּנִי. אָמַר רַבִּי יִצְחָק: כׇּל הָעוֹבֵר עֲבֵירָה בַּסֵּתֶר – כְּאִילּוּ דּוֹחֵק רַגְלֵי שְׁכִינָה. שֶׁנֶּאֱמַר: ״כֹּה אָמַר ה׳ הַשָּׁמַיִם כִּסְאִי וְהָאָרֶץ הֲדֹם רַגְלָי״.Un Tanna (récitant de baraïtot) a enseigné devant Rav Na'hman : Lorsqu'un homme fait souffrir son père et sa mère, le Saint, béni soit-Il, dit : J'ai bien fait de ne pas résider parmi eux, car si j'avais résidé parmi eux, ils M'auraient fait souffrir moi aussi, pour ainsi dire. Rabbi Yits'hak a dit : Quiconque commet une faute en secret, c'est comme s'il repoussait les pieds de la Chekhina (la Présence divine), comme il est dit : « Ainsi a dit Hachem : Le ciel est Mon trône et la terre est le marchepied de Mes pieds » (Isaïe 66, 1). Celui qui faute en secret montre qu'il pense que D.ieu n'est pas là, et c'est comme s'il repoussait Ses pieds de la terre.
- אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: אָסוּר לְאָדָם שֶׁיְּהַלֵּךְ אַרְבַּע אַמּוֹת בְּקוֹמָה זְקוּפָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״מְלֹא כׇל הָאָרֶץ כְּבוֹדוֹ״. רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ לָא מְסַגֵּי אַרְבַּע אַמּוֹת בְּגִילּוּי הָרֹאשׁ. אָמַר: שְׁכִינָה לְמַעְלָה מֵרֹאשִׁי.Rabbi Yehochoua ben Lévi a dit : Il est interdit à un homme de marcher même quatre coudées la taille dressée, attitude d'arrogance, comme il est dit : « Toute la terre est pleine de Sa gloire » (Isaïe 6, 3) ; celui qui marche avec arrogance repousse pour ainsi dire la gloire divine qui l'entoure. Rav Houna, fils de Rav Yehochoua, ne marchait pas quatre coudées la tête découverte. Il disait : La Chekhina est au-dessus de ma tête, et je dois me conduire avec respect.
- שָׁאַל בֶּן אַלְמָנָה אַחַת אֶת רַבִּי אֱלִיעֶזֶר: אַבָּא אוֹמֵר: ״הַשְׁקֵינִי מַיִם״ וְאִימָּא אוֹמֶרֶת: ״הַשְׁקֵינִי מַיִם״, אֵיזֶה מֵהֶם קוֹדֵם? אֲמַר לֵיהּ: הַנַּח כְּבוֹד אִמְּךָ וַעֲשֵׂה כְּבוֹד אָבִיךָ, שֶׁאַתָּה וְאִמְּךָ חַיָּיבִים בִּכְבוֹד אָבִיךָ. בָּא לִפְנֵי רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ, אָמַר לוֹ כָּךְ.Le fils d'une veuve demanda à Rabbi Eliézer : Si mon père dit : « Donne-moi de l'eau à boire », et que ma mère dit aussi : « Donne-moi de l'eau à boire », lequel d'eux passe en premier ? Rabbi Eliézer lui dit : Laisse l'honneur de ta mère et accomplis l'honneur de ton père, car toi et ta mère êtes tous deux tenus d'honorer ton père. Il vint devant Rabbi Yehochoua, lui posa la même question, et celui-ci lui répondit de même.
- אָמַר לוֹ: רַבִּי, נִתְגָּרְשָׁה מַהוּ? אֲמַר לֵיהּ: מִבֵּין רִיסֵי עֵינֶיךָ נִיכָּר שֶׁבֶּן אַלְמָנָה אַתָּה. הַטֵּל לָהֶן מַיִם בְּסֵפֶל וְקַעְקֵעַ לָהֶן כְּתַרְנְגוֹלִין.L'homme lui dit : Rabbi, si ma mère est divorcée, qu'en est-il ? Rabbi Yehochoua lui dit : D'entre les cils de tes yeux, tombés à force de pleurs, on reconnaît que tu es le fils d'une veuve, et que la question ne te concerne pas en pratique. Il lui répondit donc sur le ton de la plaisanterie : Verse-leur de l'eau dans un récipient et glousse-leur comme on appelle des poules ; autrement dit, si la mère est divorcée, l'honneur dû aux deux est égal, et aucun ne passe en premier.
- דָּרֵשׁ עוּלָּא רַבָּה אַפִּיתְחָא דְּבֵי נְשִׂיאָה: מַאי דִּכְתִיב: ״יוֹדוּךָ ה׳ כׇּל מַלְכֵי אָרֶץ כִּי שָׁמְעוּ אִמְרֵי פִיךָ״ – ״מַאֲמַר פִּיךָ״ לֹא נֶאֱמַר, אֶלָּא ״אִמְרֵי פִיךָ״ – בְּשָׁעָה שֶׁאָמַר הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא ״אָנֹכִי״ וְ״לֹא יִהְיֶה לְךָ״, אֲמַרוּ אוּמּוֹת הָעוֹלָם: לִכְבוֹד עַצְמוֹ הוּא דּוֹרֵשׁ.Oulla Rabba (le Grand) a expliqué un verset à l'entrée de la maison du Nassi (le Prince) : Que signifie ce qui est écrit : « Tous les rois de la terre Te rendront grâce, Hachem, car ils ont entendu les paroles de Ta bouche » (Psaumes 138, 4) ? Il n'est pas dit « la parole de Ta bouche » au singulier, mais « les paroles de Ta bouche » au pluriel. Lorsque le Saint, béni soit-Il, a dit : « Je suis Hachem ton D.ieu » (Exode 20, 2) et : « Tu n'auras pas d'autres dieux », les nations du monde ont dit : C'est pour Son propre honneur qu'Il enseigne cela.
- כֵּיוָן שֶׁאָמַר: ״כַּבֵּד אֶת אָבִיךָ וְאֶת אִמֶּךָ״ חָזְרוּ וְהוֹדוּ לְמַאֲמָרוֹת הָרִאשׁוֹנוֹת. רָבָא אָמַר: מֵהָכָא: ״רֹאשׁ דְּבָרְךָ אֱמֶת״ – ״רֹאשׁ דְּבָרְךָ״ וְלֹא ״סוֹף דְּבָרְךָ״? אֶלָּא מִסּוֹף דְּבָרְךָ נִיכָּר שֶׁרֹאשׁ דְּבָרְךָ אֱמֶת.Lorsqu'Il a dit : « Honore ton père et ta mère » (Exode 20, 11), elles sont revenues et ont reconnu la vérité des premières paroles ; c'est pourquoi le verset dit « les paroles de Ta bouche », au pluriel. Rava a dit : On l'apprend d'ici : « Le commencement de Ta parole est vérité » (Psaumes 119, 160). Est-ce le commencement de Ta parole qui est vérité, et non la fin de Ta parole ? Mais cela signifie : à la fin de Ta parole, on reconnaît que le commencement de Ta parole est vérité.
- בְּעוֹ מִינֵּיהּ מֵרַב עוּלָּא: עַד הֵיכָן כִּיבּוּד אָב וָאֵם? אָמַר לָהֶם: צְאוּ וּרְאוּ מָה עָשָׂה נׇכְרִי אֶחָד בְּאַשְׁקְלוֹן, וְדָמָא בֶּן נְתִינָה שְׁמוֹ. פַּעַם אַחַת בִּקְּשׁוּ חֲכָמִים פְּרַקְמַטְיָא בְּשִׁשִּׁים רִיבּוֹא שָׂכָר, וְהָיָה מַפְתֵּחַ מוּנָּח תַּחַת מְרַאֲשׁוֹתָיו שֶׁל אָבִיו, וְלֹא צִיעֲרוֹ.On demanda à Rav Oulla : Jusqu'où va l'obligation d'honorer père et mère ? Il leur dit : Sortez et voyez ce qu'a fait un non-Juif à Achkelon, nommé Dama ben Netina. Une fois, les Sages voulurent lui acheter une marchandise (prakmatya) qui lui aurait rapporté six cent mille dinars d'or de bénéfice, mais la clé du coffre était posée sous l'oreiller de son père, qui dormait, et il ne le dérangea pas.
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: שָׁאֲלוּ אֶת רַבִּי אֱלִיעֶזֶר: עַד הֵיכָן כִּיבּוּד אָב וָאֵם? אָמַר לָהֶם: צְאוּ וּרְאוּ מָה עָשָׂה נׇכְרִי אֶחָד לְאָבִיו בְּאַשְׁקְלוֹן, וְדָמָא בֶּן נְתִינָה שְׁמוֹ. בִּקְּשׁוּ מִמֶּנּוּ חֲכָמִים אֲבָנִים לָאֵפוֹד בְּשִׁשִּׁים רִיבּוֹא שָׂכָר, וְרַב כָּהֲנָא מַתְנֵי בִּשְׁמוֹנִים רִיבּוֹא, וְהָיָה מַפְתֵּחַ מוּנָּח תַּחַת מְרַאֲשׁוֹתָיו שֶׁל אָבִיו, וְלֹא צִיעֲרוֹ.Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : On demanda à Rabbi Eliézer : Jusqu'où va l'obligation d'honorer père et mère ? Il leur dit : Sortez et voyez ce qu'a fait un non-Juif pour son père à Achkelon, nommé Dama ben Netina. Les Sages voulurent lui acheter des pierres précieuses pour l'Éphod (le tablier du Cohen Gadol) pour un bénéfice de six cent mille dinars d'or – et Rav Kahana enseigne : huit cent mille – et la clé du coffre était posée sous l'oreiller de son père, et il ne le dérangea pas.
- לְשָׁנָה הָאַחֶרֶת נָתַן הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא שְׂכָרוֹ, שֶׁנּוֹלְדָה לוֹ פָּרָה אֲדֻמָּה בְּעֶדְרוֹ. נִכְנְסוּ חַכְמֵי יִשְׂרָאֵל אֶצְלוֹ, אָמַר לָהֶם: יוֹדֵעַ אֲנִי בָּכֶם שֶׁאִם אֲנִי מְבַקֵּשׁ מִכֶּם כׇּל מָמוֹן שֶׁבָּעוֹלָם אַתֶּם נוֹתְנִין לִי, אֶלָּא אֵין אֲנִי מְבַקֵּשׁ מִכֶּם אֶלָּא אוֹתוֹ מָמוֹן שֶׁהִפְסַדְתִּי בִּשְׁבִיל כְּבוֹד אַבָּא.L'année suivante, le Saint, béni soit-Il, lui donna sa récompense : une para adouma (vache rousse, dont les cendres servent à la purification) naquit dans son troupeau. Lorsque les Sages d'Israël vinrent chez lui pour l'acheter, il leur dit : Je sais de vous que si je vous demandais tout l'argent du monde, vous me le donneriez ; mais je ne vous demande que l'argent que j'ai perdu pour l'honneur de mon père.
- וְאָמַר רַבִּי חֲנִינָא: וּמָה מִי שֶׁאֵינוֹ מְצֻוֶּוה וְעוֹשֶׂה – כָּךְ, מְצֻוֶּוה וְעוֹשֶׂה – עַל אַחַת כַּמָּה וְכַמָּה. דְּאָמַר רַבִּי חֲנִינָא: גָּדוֹל מְצֻוֶּוה וְעוֹשֶׂה מִמִּי שֶׁאֵינוֹ מְצֻוֶּוה וְעוֹשֶׂה.Et Rabbi 'Hanina a dit : Si celui qui n'est pas commandé et qui pourtant accomplit reçoit une telle récompense, celui qui est commandé et accomplit, à plus forte raison ! Car Rabbi 'Hanina a dit : Plus grand est celui qui est commandé et accomplit que celui qui n'est pas commandé et accomplit.
- אָמַר רַב יוֹסֵף: מֵרֵישׁ הֲוָה אָמֵינָא: מַאן דַּהֲוָה אָמַר לִי הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה דְּאָמַר: סוֹמֵא פָּטוּר מִן הַמִּצְוֹת – עָבֵידְנָא יוֹמָא טָבָא לְרַבָּנַן, דְּהָא לָא מִיפְּקִידְנָא וְהָא עָבֵידְנָא. הַשְׁתָּא דְּשַׁמְעִיתַהּ לְהָא דְּאָמַר רַבִּי חֲנִינָא: גָּדוֹל מְצֻוֶּוה וְעוֹשֶׂה יוֹתֵר מִמִּי שֶׁאֵינוֹ מְצֻוֶּוה וְעוֹשֶׂה, אַדְּרַבָּה: מַאן דְּאָמַר לִי דְּאֵין הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה עָבֵידְנָא יוֹמָא טָבָא לְרַבָּנַן.Rav Yossef, qui était aveugle, a dit : Au début, je disais : Celui qui me dirait que la halakha est conforme à Rabbi Yehouda, qui dit : L'aveugle est exempt des mitsvot, je ferais un jour de fête pour les Sages, car je ne suis pas commandé et pourtant j'accomplis les mitsvot. Maintenant que j'ai entendu ce qu'a dit Rabbi 'Hanina : Plus grand est celui qui est commandé et accomplit que celui qui n'est pas commandé et accomplit, au contraire : celui qui me dirait que la halakha n'est pas conforme à Rabbi Yehouda, et que l'aveugle est donc obligé, je ferais pour lui un jour de fête pour les Sages.
- כִּי אֲתָא רַב דִּימִי אָמַר: פַּעַם אַחַת הָיָה לָבוּשׁ סִירְקוֹן שֶׁל זָהָב, וְהָיָה יוֹשֵׁב בֵּין גְּדוֹלֵי רוֹמִי. וּבָאתָה אִמּוֹ וּקְרָעַתּוּ מִמֶּנּוּ, וְטָפְחָה לוֹ עַל רֹאשׁוֹ, וְיָרְקָה לוֹ בְּפָנָיו, וְלֹא הִכְלִימָהּ.Quand Rav Dimi vint de la terre d'Israël à Babylone, il dit : Une fois, Dama ben Netina était vêtu d'un manteau de soie (sirkon) brodé d'or et était assis parmi les grands de Rome. Sa mère vint, le lui arracha, le frappa sur la tête et lui cracha au visage, et il ne lui fit pas honte.
- תָּנֵי אֲבִימִי בְּרֵיהּ דְּרַבִּי אֲבָהוּ: יֵשׁ מַאֲכִיל לְאָבִיו פַּסְיוֹנֵי וְטוֹרְדוֹ מִן הָעוֹלָם, וְיֵשׁ מַטְחִינוֹ בָּרֵיחַיִםAvimi, fils de Rabbi Abahou, a enseigné : Il y a tel fils qui nourrit son père de faisans (pasyonei) et qui pourtant, par sa conduite, se fait chasser du monde (du monde futur) ; et il y a tel fils qui le fait moudre à la meule, travail pénible,
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