Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אִי נָמֵי, ״שָׂדוֹת בַּכֶּסֶף יִקְנוּ״, תָּנֵי ״הָאִשָּׁה נִקְנֵית״.Ou bien, on prouve que l'achat d'un champ par l'argent s'appelle « acquisition » par le verset : « Ils acquerront des champs avec de l'argent » (Jérémie 32, 44). C'est pourquoi, voulant enseigner les fiançailles par l'argent, le Tanna a enseigné : « La femme est acquise. »
- וְנִיתְנֵי הָתָם ״הָאִישׁ קוֹנֶה״! מֵעִיקָּרָא תָּנֵי לִישָּׁנָא דְאוֹרָיְיתָא, וּלְבַסּוֹף תָּנֵי לִישָּׁנָא דְרַבָּנַן, וּמַאי לִישָּׁנָא דְרַבָּנַן? – דְּאָסַר לַהּ אַכּוּלֵּי עָלְמָא כְּהֶקְדֵּשׁ.La Guemara demande : mais qu'il enseigne là-bas aussi, au chapitre suivant : « L'homme acquiert » ! Elle répond : au début, il a enseigné selon le langage de la Torah, où les fiançailles sont appelées « prise », et à la fin il a enseigné selon le langage des Sages. Et que signifie le langage des Sages, « consacrer » ? Que par les fiançailles le mari la rend interdite à tout le monde, comme un bien consacré (hekdèch).
- וְנִיתְנֵי הָכָא ״הָאִישׁ קוֹנֶה״! מִשּׁוּם דְּקָא בָּעֵי לְמִיתְנָא סֵיפָא: ״וְקוֹנָה אֶת עַצְמָהּ״ בְּדִידַהּ, תְּנָא נָמֵי רֵישָׁא בְּדִידַהּ.Mais qu'il enseigne ici, comme au chapitre suivant : « L'homme acquiert » ! Pourquoi faire de la femme le sujet de la phrase ? Parce qu'il voulait enseigner dans la fin : « Et elle s'acquiert elle-même », formulé à son sujet à elle, il a enseigné aussi le début à son sujet.
- וְנִיתְנֵי ״הָאִישׁ קוֹנֶה וּמַקְנֶה״! מִשּׁוּם דְּאִיכָּא מִיתַת הַבַּעַל, דְּלָאו אִיהוּ קָא מַקְנֵי – מִן שְׁמַיָּא הוּא דְּמַקְנִי לָהּ.Mais qu'il enseigne : « L'homme acquiert et fait acquérir », c'est-à-dire qu'il rend à la femme la possession d'elle-même par le get ! La Guemara répond : c'est impossible, parce qu'il y a la mort du mari, où ce n'est pas lui qui fait acquérir : c'est du Ciel qu'on la lui fait acquérir.
- וְאִי בָּעֵית אֵימָא: אִי תְּנָא ״קוֹנֶה״, הֲוָה אָמֵינָא אֲפִילּוּ בְּעַל כׇּרְחָהּ – תְּנָא ״הָאִשָּׁה נִקְנֵית״, דְּמִדַּעְתָּהּ – אִין, שֶׁלֹּא מִדַּעְתָּהּ – לָא.Et si tu veux, dis une autre explication : s'il avait enseigné « l'homme acquiert », j'aurais dit qu'il l'acquiert même contre son gré ; il a donc enseigné : « La femme est acquise », pour indiquer qu'avec son consentement – oui, elle est acquise, mais sans son consentement – non.
- וּמַאי אִירְיָא דְּתָנֵי ״שָׁלֹשׁ״? לִיתְנֵי ״שְׁלֹשָׁה״! מִשּׁוּם דְּקָא בָּעֵי לְמִיתְנֵי ״דֶּרֶךְ״ וְ״דֶרֶךְ״ לְשׁוֹן נְקֵבָה הוּא, דִּכְתִיב: ״וְהוֹדַעְתָּ לָהֶם אֶת הַדֶּרֶךְ יֵלְכוּ בָהּ״.Et pourquoi enseigne-t-il précisément « chaloch » (trois, au féminin) ? Qu'il enseigne « chelocha » (au masculin) ! Parce qu'il voulait enseigner « dérekh » (manière, chemin), et « dérekh » est un mot féminin, comme il est écrit : « Et tu leur feras connaître le chemin sur lequel (bah, au féminin) ils marcheront » (Exode 18, 20).
- וְאֶלָּא הָא דְּתַנְיָא: ״בְּשִׁבְעָה דְּרָכִים בּוֹדְקִין אֶת הַזָּב״, נִיתְנֵי ״שֶׁבַע״! מִשּׁוּם דְּקָא בָּעֵי לְמִיתְנֵי ״דֶּרֶךְ״, וְאַשְׁכְּחַן ״דֶּרֶךְ״ דְּאִיקְּרִי לְשׁוֹן זָכָר, דִּכְתִיב: ״בְּדֶרֶךְ אֶחָד יֵצְאוּ אֵלֶיךָ וּבְשִׁבְעָה דְרָכִים יָנוּסוּ לְפָנֶיךָ״. אִי הָכִי, קָשׁוּ קְרָאֵי אַהֲדָדֵי! וְקַשְׁיָא נָמֵי מַתְנִיתִין אַהֲדָדֵי!Mais alors, ce qui est enseigné : « De sept (chiv'a, au masculin) manières on examine le zav » (l'homme atteint d'un écoulement impur), qu'il enseigne « chéva » (au féminin) ! Parce qu'il voulait enseigner « dérekh », et nous trouvons que « dérekh » est employé au masculin, comme il est écrit : « Par un seul (é'had, au masculin) chemin ils sortiront contre toi, et par sept (chiv'a) chemins ils fuiront devant toi » (Deutéronome 28, 7). S'il en est ainsi, les versets se contredisent ! Et les Michnayot aussi se contredisent !
- קְרָאֵי אַהֲדָדֵי לָא קַשְׁיָין: הָכָא, דִּבְתוֹרָה קָאֵי, וְתוֹרָה אִיקְּרִי לְשׁוֹן נְקֵבָה, דִּכְתִיב: ״תּוֹרַת ה׳ תְּמִימָה מְשִׁיבַת נָפֶשׁ״ – כָּתַב לָהּ בִּלְשׁוֹן נְקֵבָה. הָתָם, דִּבְמִלְחָמָה קָאֵי, דְּדַרְכּוֹ שֶׁל אִישׁ לַעֲשׂוֹת מִלְחָמָה וְאֵין דַּרְכָּהּ שֶׁל אִשָּׁה לַעֲשׂוֹת מִלְחָמָה – כָּתַב לָהּ בִּלְשׁוֹן זָכָר.Les versets ne se contredisent pas : ici, il s'agit de la Torah – le chemin dont parle le verset est celui de la Torah –, et la Torah est désignée au féminin, comme il est écrit : « La Torah de Hachem est parfaite (temima, au féminin), elle restaure l'âme » (Psaumes 19, 8) ; c'est pourquoi le verset l'a écrit au féminin. Là-bas, il s'agit de la guerre ; et comme c'est la manière de l'homme de faire la guerre, et que ce n'est pas la manière de la femme de faire la guerre, il l'a écrit au masculin.
- מַתְנִיתִין אַהֲדָדֵי לָא קַשְׁיָין: הָכָא, דִּלְגַבֵּי אִשָּׁה קָאֵי – קָתָנֵי לַהּ בִּלְשׁוֹן נְקֵבָה. הָתָם, דִּלְגַבֵּי אִישׁ קָאֵי, דְּדַרְכּוֹ שֶׁל אִישׁ לִיבָּדֵק וְאֵין דַּרְכָּהּ שֶׁל אִשָּׁה לִיבָּדֵק, דְּהָא אִשָּׁה נָמֵי בְּאוֹנֶס מִיטַּמְּאָהּ – תָּנֵי לְשׁוֹן זָכָר.Les Michnayot ne se contredisent pas : ici, où il s'agit de la femme, il l'enseigne au féminin. Là-bas, où il s'agit de l'homme – car c'est la manière de l'homme d'être examiné pour savoir si son écoulement a une autre cause, et ce n'est pas la manière de la femme d'être examinée, puisque la femme devient impure même par un écoulement dû à une contrainte extérieure –, il l'enseigne au masculin.
- מַאי טַעְמָא תָּנֵי ״שָׁלֹשׁ״ – מִשּׁוּם ״דְּרָכִים״? נִיתְנֵי ״דְּבָרִים״ וְנִיתְנֵי ״שְׁלֹשָׁה״! מִשּׁוּם דְּקָבָעֵי לְמִיתְנֵי ״בִּיאָה״, וּבִיאָה אִיקְּרִי ״דֶּרֶךְ״, דִּכְתִיב: ״וְדֶרֶךְ גֶּבֶר בְּעַלְמָה כֵּן דֶּרֶךְ אִשָּׁה מְנָאָפֶת״.Pour quelle raison enseigne-t-il « chaloch » ? À cause de « manières » (derakhim) ? Qu'il enseigne plutôt « choses » (devarim, au masculin) et qu'il enseigne « chelocha » ! Parce qu'il voulait enseigner « la relation », et la relation est appelée « chemin », comme il est écrit : « Et le chemin de l'homme avec la jeune fille ; ainsi est le chemin de la femme adultère » (Proverbes 30, 19-20).
- הָא תִּינַח ״בִּיאָה״, ״כֶּסֶף״ וּ״שְׁטָר״ מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? מִשּׁוּם ״בִּיאָה״.Cela se comprend pour la relation ; mais pour l'argent et l'acte, que peut-on dire ? La Guemara répond : à cause de la relation, il a employé « manières » pour les trois.
- וְתָנֵי תַּרְתֵּי אַטּוּ חֲדָא? הָנָךְ נָמֵי צוֹרֶךְ בִּיאָה נִינְהוּ.Et enseignerait-il deux cas d'une certaine façon à cause d'un seul ? Ceux-là aussi sont en vue de la relation, puisque le but des fiançailles est la vie conjugale.
- וְאִי בָּעֵית אֵימָא: הָא מַנִּי – רַבִּי שִׁמְעוֹן הִיא, דְּתַנְיָא, רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: מִפְּנֵי מָה אָמְרָה תּוֹרָה ״כִּי יִקַּח אִישׁ אִשָּׁה״, וְלֹא כָּתַב ״כִּי תִּלָּקַח אִשָּׁה לְאִישׁ״? – מִפְּנֵי שֶׁדַּרְכּוֹ שֶׁל אִישׁ לְחַזֵּר עַל אִשָּׁה וְאֵין דַּרְכָּהּ שֶׁל אִשָּׁה לְחַזֵּר עַל אִישׁ. מָשָׁל לְאָדָם שֶׁאָבְדָה לוֹ אֲבֵידָה – מִי חוֹזֵר עַל מִי? בַּעַל אֲבֵידָה מְחַזֵּר עַל אֲבֵידָתוֹ.Et si tu veux, dis : qui est l'auteur de cette Michna, qui emploie « dérekh » ? C'est Rabbi Chimon, comme il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Chimon dit : pourquoi la Torah a-t-elle dit : « Lorsqu'un homme prend une femme » (Deutéronome 22, 13), et n'a-t-elle pas écrit : « Lorsqu'une femme est prise par un homme » ? Parce que c'est la manière (dérekh) de l'homme de rechercher la femme, et ce n'est pas la manière de la femme de rechercher l'homme. C'est comparable à quelqu'un qui a perdu un objet : qui cherche qui ? Le propriétaire de l'objet perdu cherche son objet perdu – la femme ayant été tirée de la côte de l'homme.
- וְהָא דִּתְנַן: ״בְּשִׁבְעָה דְּרָכִים בּוֹדְקִין אֶת הַזָּב״, לִיתְנֵי ״דְּבָרִים״! הָתָם הָא קָא מַשְׁמַע לַן, דְּדַרְכָּא דְּמֵיכְלָא יַתִּירָא לְאֵתוֹיֵי לִידֵי זִיבָה, וְדַרְכָּא דְּמִישְׁתְּיָא יַתִּירָא לְאֵתוֹיֵי לִידֵי זִיבָה.Mais ce que nous avons appris : « De sept manières on examine le zav », qu'il enseigne « choses » ! Là-bas, il nous enseigne ceci : que c'est la manière d'une nourriture excessive d'amener à la ziva (l'écoulement impur), et la manière d'une boisson excessive d'amener à la ziva.
- וְהָא דִּתְנַן: ״אֶתְרוֹג שָׁוֶה לָאִילָן בִּשְׁלֹשָׁה דְּרָכִים״, לִיתְנֵי ״דְּבָרִים״! מִשּׁוּם דְּבָעֵינַן מִתְנֵי סֵיפָא: ״וְלַיָּרָק בְּדֶרֶךְ אֶחָד״. סֵיפָא נָמֵי, נִיתְנֵי ״דָּבָר״!Et ce que nous avons appris : « L'etrog (le cédrat) est semblable à l'arbre de trois manières » (Bikkourim 2, 6), qu'il enseigne « choses » ! Parce que nous voulons enseigner dans la fin : « Et au légume, d'une manière. » Dans la fin aussi, qu'il enseigne « chose » !
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