Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- כֵּיוָן שֶׁזָּכָה זֶה נִתְחַיֵּיב בַּחֲלִיפִין. דַּיְקָא נָמֵי, דְּקָתָנֵי: כֵּיצַד? הֶחְלִיף שׁוֹר בְּפָרָה אוֹ חֲמוֹר בְּשׁוֹר. שְׁמַע מִינַּהּ.dès que celui-ci a acquis, il est tenu de l'échange. La nouveauté est que tous les biens meubles, et pas seulement les objets, servent à l'acquisition par échange ; on ne peut donc rien en déduire pour la monnaie. C'est précis aussi, car on enseigne : « Comment ? S'il a échangé un bœuf contre une vache, ou un âne contre un bœuf » — des animaux, et non de la monnaie. Déduis-en.
- וּלְמַאי דִּסְלֵיק אַדַּעְתִּין מֵעִיקָּרָא דְּמַטְבֵּעַ נַעֲשֶׂה חֲלִיפִין, מַאי כֵּיצַד? הָכִי קָאָמַר: פֵּירוֹת נָמֵי עָבְדִי חֲלִיפִין. כֵּיצַד? הֶחְלִיף בְּשַׂר שׁוֹר בְּפָרָה אוֹ בְּשַׂר חֲמוֹר בְּשׁוֹר, כֵּיוָן שֶׁזָּכָה זֶה נִתְחַיֵּיב בַּחֲלִיפִין.La Guemara demande : Et selon ce que nous avions pensé d'abord, que la monnaie sert à l'échange, que signifie « comment ? » L'exemple ne porte pas sur une pièce ! On supposait que voici ce qu'elle veut dire : les fruits aussi servent à l'échange. Comment ? S'il a échangé de la viande de bœuf contre une vache, ou de la viande d'âne contre un bœuf, dès que celui-ci a acquis, il est tenu de l'échange.
- הָנִיחָא לְרַב שֵׁשֶׁת, דְּאָמַר: פֵּירוֹת עָבְדִי חֲלִיפִין. אֶלָּא לְרַב נַחְמָן דְּאָמַר: פֵּירוֹת לָא עָבְדִי חֲלִיפִין, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?Cela va bien selon Rav Chéchet, qui dit : les fruits servent à l'échange. Mais selon Rav Na'hman, qui dit : les fruits ne servent pas à l'échange, que peut-on dire ?
- הָכִי קָאָמַר: יֵשׁ דָּמִים שֶׁהֵן כַּחֲלִיפִין, כֵּיצַד? הֶחְלִיף דְּמֵי שׁוֹר בְּפָרָה אוֹ דְּמֵי חֲמוֹר בְּשׁוֹר.La Guemara répond : selon lui, la Michna ne traite que de l'argent, et voici ce qu'elle veut dire : il y a des prix qui sont comme l'échange. Comment ? S'il a échangé le prix d'un bœuf contre une vache, ou le prix d'un âne contre un bœuf : il lui a vendu un bœuf pour une somme convenue, l'acheteur l'a tiré, puis il a proposé sa vache en paiement de cette dette ; la vache est alors acquise sans traction.
- מַאי טַעְמָא? סָבַר לַהּ כְּרַבִּי יוֹחָנָן, דְּאָמַר: דְּבַר תּוֹרָה, מָעוֹת קוֹנוֹת. וּמָה טַעַם אָמְרוּ מְשִׁיכָה קוֹנָה? גְּזֵירָה שֶׁמָּא יֹאמַר לוֹ: ״נִשְׂרְפוּ חִיטֶּיךָ בָּעֲלִיָּיה״.Quelle en est la raison, puisque l'argent n'acquiert pas les biens meubles ? Il est d'avis comme Rabbi Yo'hanan, qui a dit : selon la Torah, l'argent acquiert. Et pour quelle raison a-t-on dit que la traction (mechikha) acquiert ? C'est un décret des Sages, de crainte que le vendeur, ayant reçu l'argent, ne lui dise : « Ton blé a brûlé dans le grenier », faute d'avoir pris la peine de le sauver.
- מִילְּתָא דִשְׁכִיחָ[א] גְּזַרוּ בַּהּ רַבָּנַן, מִילְּתָא דְּלָא שְׁכִיחָ[א] לָא גְּזַרוּ בַּהּ רַבָּנַן.Or le cas de la Michna est rare : pour une chose fréquente, les Sages ont décrété ; pour une chose rare, les Sages n'ont pas décrété.
- וּלְרֵישׁ לָקִישׁ דְּאָמַר: מְשִׁיכָה מְפוֹרֶשֶׁת מִן הַתּוֹרָה, הָנִיחָא אִי סָבַר לַהּ כְּרַב שֵׁשֶׁת דְּאָמַר פֵּירוֹת עָבְדִי חֲלִיפִין, מְתָרֵץ כְּרַב שֵׁשֶׁת.La Guemara demande : Et selon Rech Lakich, qui dit : la traction est explicite dans la Torah, de sorte qu'on ne peut distinguer entre cas fréquents et rares ? Cela va bien s'il est d'avis comme Rav Chéchet, qui dit : les fruits servent à l'échange : il explique la Michna selon Rav Chéchet.
- אֶלָּא אִי סָבַר לַהּ כְּרַב נַחְמָן דְּאָמַר פֵּירוֹת לָא עָבְדִי חֲלִיפִין, וּמַטְבֵּעַ לָא קָנֵי, בְּמַאי מוֹקֵי לַהּ? עַל כֻּרְחָךְ, כְּרַב שֵׁשֶׁת סְבִירָא לֵיהּ.Mais s'il est d'avis comme Rav Na'hman, qui dit : les fruits ne servent pas à l'échange, et que la monnaie n'acquiert pas, ni selon la Torah ni selon les Sages, comment l'établit-il ? La Guemara répond : Forcément, il est d'avis comme Rav Chéchet.
- מַתְנִי׳ רְשׁוּת הַגָּבוֹהַּ בְּכֶסֶף, וּרְשׁוּת הַהֶדְיוֹט בַּחֲזָקָה. אֲמִירָתוֹ לְגָבוֹהַּ – כִּמְסִירָתוֹ לְהֶדְיוֹט.MICHNA : Le domaine du Très-Haut, le trésor du Temple, acquiert par l'argent, et le domaine du profane (hédyot) par la prise de possession. Sa déclaration au Très-Haut, lorsqu'on consacre un bien par la parole, équivaut à sa remise au profane : le trésor du Temple l'acquiert par la seule parole.
- גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: כֵּיצַד רְשׁוּת הַגָּבוֹהַּ בְּכֶסֶף? גִּיזְבָּר שֶׁנָּתַן מָעוֹת בִּבְהֵמָה, אֲפִילּוּ בְּהֵמָה בְּסוֹף הָעוֹלָם – קָנָה. וּבַהֶדְיוֹט – לֹא קָנָה עַד שֶׁיִּמְשׁוֹךְ.GUEMARA : Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : Comment le domaine du Très-Haut acquiert-il par l'argent ? Le trésorier (guizbar) qui a donné de l'argent pour une bête, même si la bête est au bout du monde, a acquis aussitôt. Et pour le profane, il n'acquiert pas tant qu'il n'a pas tiré la bête.
- כֵּיצַד אֲמִירָתוֹ לַגָּבוֹהַּ כִּמְסִירָתוֹ לַהֶדְיוֹט? הָאוֹמֵר ״שׁוֹר זֶה עוֹלָה״, ״בַּיִת זֶה הֶקְדֵּשׁ״, אֲפִילּוּ בְּסוֹף הָעוֹלָם – קָנָה. בַּהֶדְיוֹט – לֹא קָנָהComment sa déclaration au Très-Haut équivaut-elle à sa remise au profane ? Celui qui dit : « Ce bœuf est un holocauste » (ola), « Cette maison est consacrée » (hekdèch), même si c'est au bout du monde, le trésor du Temple l'a acquis par sa seule parole. Pour le profane, il n'acquiert pas
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