Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֵין אִשָּׁה פּוֹדָה מַעֲשֵׂר שֵׁנִי בְּלֹא חוֹמֶשׁ. רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבִּי מֵאִיר: אִשָּׁה פּוֹדָה מַעֲשֵׂר שֵׁנִי בְּלֹא חוֹמֶשׁ. הֵיכִי דָּמֵי? אִילֵּימָא בְּזוּזֵי דְבַעַל, וּמַעֲשֵׂר דְּבַעַל – שְׁלִיחוּתֵיהּ דְּבַעַל קָא עָבְדָה?!Une femme ne rachète pas le maasser chéni (deuxième dîme) de son mari sans ajouter le cinquième de sa valeur, comme quiconque rachète sa propre dîme. Rabbi Chimon ben Elazar dit au nom de Rabbi Méïr : Une femme rachète le maasser chéni sans ajouter le cinquième. La Guemara demande : De quel cas s'agit-il ? Si l'on dit qu'elle le rachète avec l'argent du mari, et que la dîme est celle du mari, elle agit alors comme mandataire du mari : comme lui, elle devrait ajouter le cinquième !
- וְאֶלָּא בְּזוּזֵי דִידַהּ וּמַעֲשֵׂר דִּידֵיהּ – ״אִישׁ״ אָמַר רַחֲמָנָא, וְלֹא אִשָּׁה!Mais alors, il s'agirait d'un rachat avec son argent à elle, et de sa dîme à lui ; or dans ce cas, même les Sages admettraient qu'elle est dispensée du cinquième, car le Miséricordieux a dit « un homme » (« Et si un homme rachète de sa dîme », Lévitique 27, 31), et non une femme qui rachète la dîme de son mari !
- אֶלָּא לָאו כִּי הַאי גַוְונָא, דְּאַקְנִי לַהּ אַחֵר מָנֶה, וַאֲמַר לַהּ: ״עַל מְנָת שֶׁתִּפְדִּי בּוֹ אֶת הַמַּעֲשֵׂר״, וְאִיפְּכָא שְׁמַעְנָא לְהוּ!Mais alors, n'est-ce pas dans un cas comme celui-ci : un autre lui a transféré un mané (cent dinars) et lui a dit : « À condition que tu rachètes avec lui la dîme » de ton mari ? Or nous les avons entendus dire l'inverse ! Selon Rabbi Méïr, ce que reçoit la femme revient à son mari, et c'est comme si le mari rachetait lui-même ; tandis que selon les Sages, la condition est efficace et l'argent est à elle.
- אָמַר אַבָּיֵי: אֵיפוֹךְ. רָבָא אָמַר: לְעוֹלָם לָא תֵּיפוֹךְ, וְהָכָא בְּמַעֲשֵׂר דַּאֲתָא מִבֵּי נָשָׁא עָסְקִינַן, וְרַבִּי מֵאִיר לְטַעְמֵיהּ, דְּאָמַר: מַעֲשֵׂר מָמוֹן הֶקְדֵּשׁ הוּא, וְלָא קָנֵי לֵיהּ בַּעַל.Abayé a dit : Inverse les opinions. Rava a dit : En réalité, n'inverse pas ; et ici, nous traitons d'une dîme qui est venue de la maison de son père, en héritage. Et Rabbi Méïr suit son raisonnement, lui qui dit : La dîme est un bien consacré (appartenant au Très-Haut), et le mari ne l'acquiert pas comme les autres biens de sa femme ; elle peut donc la racheter avec l'argent du mari sans ajouter le cinquième.
- וְרַבָּנַן לְטַעְמַיְיהוּ, דְּאָמְרִי: מָמוֹן הֶדְיוֹט הוּא, וְקָנֵי לֵיהּ בַּעַל, הִילְכָּךְ שְׁלִיחוּתָא דְבַעַל קָעָבְדָא.Et les Sages suivent leur raisonnement, eux qui disent : La dîme est un bien profane, et le mari l'acquiert comme les autres biens de sa femme dont il a les fruits ; c'est pourquoi elle agit comme mandataire du mari et doit ajouter le cinquième.
- תָּנָא: יוֹצֵא בְּשֵׁן וָעַיִן וְרָאשֵׁי אֵבָרִים שֶׁאֵינָן חוֹזְרִים. בִּשְׁלָמָא שֵׁן וָעַיִן – כְּתִיבִי. אֶלָּא רָאשֵׁי אֵבָרִים מְנָלַן? דּוּמְיָא דְשֵׁן וָעַיִן, מָה שֵׁן וָעַיִן מוּמִין שֶׁבַּגָּלוּי וְאֵינָן חוֹזְרִין – אַף כֹּל מוּמִין שֶׁבַּגָּלוּי וְאֵינָן חוֹזְרִין.Il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : L'esclave cananéen est affranchi par la perte d'une dent, d'un œil, et des extrémités des membres qui ne repoussent pas. La Guemara demande : Certes, la dent et l'œil sont écrits dans la Torah (Exode 21, 26-27). Mais les extrémités des membres, d'où le savons-nous ? Elle répond : Par analogie avec la dent et l'œil : de même que la dent et l'œil sont des défauts apparents qui ne repoussent pas, de même tous les défauts apparents qui ne repoussent pas libèrent l'esclave.
- וְאֵימָא נִיהְווֹ שֵׁן וָעַיִן כִּשְׁנֵי כְתוּבִים הַבָּאִים כְּאֶחָד, וְכֹל שְׁנֵי כְתוּבִים הַבָּאִים כְּאֶחָד אֵין מְלַמְּדִין! צְרִיכָא, דְּאִי כְּתַב רַחֲמָנָא ״שֵׁן״, הֲוָה אָמֵינָא אֲפִילּוּLa Guemara objecte : Mais dis plutôt que la dent et l'œil sont comme deux versets qui viennent ensemble enseigner la même chose, et deux versets qui viennent ensemble n'enseignent pas pour d'autres cas ! Elle répond : Les deux sont nécessaires, car l'un ne peut se déduire de l'autre : car si le Miséricordieux avait écrit seulement « dent », j'aurais dit : même
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