Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לְרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר, עֶבֶד כְּנַעֲנִי מַהוּ שֶׁיַּעֲשֶׂה שָׁלִיחַ לְקַבֵּל גִּיטּוֹ מִיָּד רַבּוֹ? כֵּיוָן דְּגָמַר ״לָהּ״ ״לָהּ״ מֵאִשָּׁה, כְּאִשָּׁה,Selon Rabbi Chimon ben Elazar, un esclave cananéen – qu'en est-il : peut-il désigner un mandataire pour recevoir son acte d'affranchissement de la main de son maître ? Puisqu'il déduit « à elle » (lah), « à elle » de la femme, l'esclave est comme la femme, qui peut désigner un mandataire ;
- אוֹ דִילְמָא אִשָּׁה דְּאִיהִי מָצֵי מְקַבֶּלֶת גִּיטָּהּ – שָׁלִיחַ נָמֵי מָצֵי מְשַׁוְּיָא. עֶבֶד דְּאִיהוּ לָא מְקַבֵּל גִּיטֵּיהּ – שָׁלִיחַ נָמֵי לָא מָצֵי מְשַׁוֵּי. בָּתַר דְּבַעְיָא הֲדַר פַּשְׁטַהּ: ״לָהּ״ ״לָהּ״ מֵאִשָּׁה, כְּאִשָּׁה.ou peut-être : la femme, qui peut elle-même recevoir son get (acte de divorce), peut aussi désigner un mandataire ; mais l'esclave, qui ne peut pas lui-même recevoir son acte, ne peut pas non plus désigner de mandataire ? Après avoir posé la question, Rabba l'a ensuite tranchée : puisqu'il déduit « à elle », « à elle » de la femme, l'esclave est comme la femme.
- וְאֶלָּא הָא דְּאָמַר רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ: הָנֵי כָּהֲנֵי שְׁלוּחֵי דְרַחֲמָנָא נִינְהוּ. דְּאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ שְׁלוּחֵי דִידַן נִינְהוּ, מִי אִיכָּא מִידֵּי דַּאֲנַן לָא מָצֵינַן עָבְדִינַן וְאִינְהוּ מָצֵי עָבְדִי?La Guemara remarque : Mais alors, ce qu'a dit Rav Houna, fils de Rav Yehochoua : Ces Cohanim (prêtres) sont les mandataires du Miséricordieux, et non les nôtres, pour le service du Temple ; car s'il te venait à l'esprit qu'ils sont nos mandataires, y a-t-il une chose que nous ne pouvons pas faire, et qu'eux, nos mandataires, peuvent faire ? Or il est interdit à un non-Cohen d'offrir les sacrifices.
- וְלָא?! וְהָא עַבְדָּא, דְּאִיהוּ לָא מָצֵי מְקַבֵּל גִּיטֵּיהּ וּשְׁלִיחַ מָצֵי מְשַׁוֵּי!Et non ?! Ne peut-on pas désigner un mandataire pour ce qu'on ne peut faire soi-même ? Voici l'esclave, qui ne peut pas lui-même recevoir son acte, et qui peut pourtant désigner un mandataire pour le recevoir !
- וְלָא הִיא, יִשְׂרָאֵל לָא שָׁיְכִי בְּתוֹרַת קׇרְבָּנוֹת כְּלָל, עֶבֶד שָׁיֵיךְ בְּגִיטִּין. דְּתַנְיָא: נִרְאִין הַדְּבָרִים שֶׁהָעֶבֶד מְקַבֵּל גִּיטּוֹ שֶׁל חֲבֵירוֹ מִיַּד רַבּוֹ שֶׁל חֲבֵירוֹ, אֲבָל לֹא מִיַּד רַבּוֹ שֶׁלּוֹ.Mais ce n'est pas comparable : les Israélites (non-Cohanim) ne sont pas du tout concernés par la loi des sacrifices, tandis que l'esclave est concerné par les actes d'affranchissement, comme il a été enseigné dans une baraïta : Il semble que l'esclave puisse recevoir l'acte d'affranchissement de son camarade de la main du maître de son camarade, mais pas de la main de son propre maître, car l'acte ne sortirait pas alors du domaine de ce maître.
- וּבִלְבַד שֶׁיְּהֵא הַכֶּסֶף מִשֶּׁל אֲחֵרִים. נֵימָא בְּהָא קָמִיפַּלְגִי: דְּרַבִּי מֵאִיר סָבַר: אֵין קִנְיָן לְעֶבֶד בְּלֹא רַבּוֹ, וְאֵין קִנְיָן לְאִשָּׁה בְּלֹא בַּעְלָהּ. וְרַבָּנַן סָבְרִי: יֵשׁ קִנְיָן לְעֶבֶד בְּלֹא רַבּוֹ, וְיֵשׁ קִנְיָן לְאִשָּׁה בְּלֹא בַּעְלָהּ.La Michna enseigne que selon les Sages, l'esclave est affranchi par l'argent donné par lui-même, pourvu que l'argent appartienne à d'autres. La Guemara demande : Dirons-nous qu'ils divergent sur ceci : Rabbi Méïr pense qu'il n'y a pas d'acquisition pour un esclave sans son maître – tout ce qu'il acquiert revient aussitôt à son maître –, et qu'il n'y a pas d'acquisition pour une femme sans son mari ; et les Sages pensent qu'il y a une acquisition pour un esclave sans son maître, et qu'il y a une acquisition pour une femme sans son mari ?
- אָמַר רַבָּה אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: דְּכוּלֵּי עָלְמָא אֵין קִנְיָן לְעֶבֶד בְּלֹא רַבּוֹ, וְאֵין קִנְיָן לְאִשָּׁה בְּלֹא בַּעְלָהּ. וְהָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן, דְּאַקְנִי לֵיהּ אַחֵר מָנֶה, וַאֲמַר לֵיהּ: ״עַל מְנָת שֶׁאֵין לְרַבָּךְ רְשׁוּת בּוֹ״.Rabba a dit au nom de Rav Chéchèt : Tout le monde s'accorde à dire qu'il n'y a pas d'acquisition pour un esclave sans son maître, ni d'acquisition pour une femme sans son mari. Et ici, de quoi traitons-nous ? D'un cas où un autre lui a transféré un mané (cent dinars) et lui a dit : « À condition que ton maître n'y ait aucun droit. »
- רַבִּי מֵאִיר סָבַר: כִּי אָמַר לֵיהּ ״קְנִי״ – קָנֵי עֶבֶד וְקָנֵי רַבֵּיהּ. וְכִי אָמַר לֵיהּ ״עַל מְנָת״ – לֹא כְּלוּם קָאָמַר לֵיהּ. וְרַבָּנַן סָבְרִי: כֵּיוָן דְּאָמַר לֵיהּ ״עַל מְנָת״ – אַהֲנִי לֵיהּ תְּנָאֵיהּ.Rabbi Méïr pense : quand il lui a dit « acquiers », l'esclave acquiert et son maître acquiert aussitôt ; et quand il lui a dit « à condition », il ne lui a rien dit : la condition est sans effet. Et les Sages pensent : puisqu'il lui a dit « à condition », sa condition est efficace, le maître n'acquiert pas l'argent, et l'esclave peut se racheter avec.
- וְרַבִּי אֶלְעָזָר אָמַר: כֹּל כִּי הַאי גַוְונָא דְּכוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דְּקָנֵי עֶבֶד וְקָנֵי רַבֵּיהּ, וְהָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן, כְּגוֹן דְּאַקְנִי לֵיהּ אַחֵר מָנֶה וַאֲמַר לֵיהּ: ״עַל מְנָת שֶׁתֵּצֵא בּוֹ לְחֵירוּת״.Et Rabbi Elazar a dit : Dans un cas comme celui-ci, tout le monde s'accorde que l'esclave acquiert et que son maître acquiert. Et ici, de quoi traitons-nous ? D'un cas où un autre lui a transféré un mané et lui a dit : « À condition que tu sois affranchi par lui. »
- רַבִּי מֵאִיר סָבַר: כִּי אֲמַר לֵיהּ ״קְנִי״ – קָנֵי עֶבֶד וְקָנֵי רַבֵּיהּ. וְכִי אֲמַר לֵיהּ ״עַל מְנָת״ – לֹא כְּלוּם קָאָמַר לֵיהּ. וְרַבָּנַן סָבְרִי: לְדִידֵיהּ נָמֵי הָא לָא קָא מַקְנֵי לֵיהּ, דְּהָא לָא אֲמַר לֵיהּ אֶלָּא ״עַל מְנָת שֶׁתֵּצֵא בּוֹ לְחֵירוּת״.Rabbi Méïr pense : quand il lui a dit « acquiers », l'esclave acquiert et son maître acquiert ; et quand il lui a dit « à condition », il ne lui a rien dit. Et les Sages pensent : à lui non plus, il ne le transfère pas en propriété, puisqu'il ne lui a dit que : « À condition que tu sois affranchi par lui » ; il ne le lui a remis que pour qu'il le donne à son maître en vue de son affranchissement, et la condition est valable.
- וּרְמִי דְּרַבִּי מֵאִיר אַדְּרַבִּי מֵאִיר, וּרְמִי דְּרַבָּנַן אַדְּרַבָּנַן, דְּתַנְיָא:Et la Guemara oppose une parole de Rabbi Méïr à une autre parole de Rabbi Méïr, et oppose une parole des Sages à une autre parole des Sages, comme il a été enseigné dans une baraïta :
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