Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- – בְּנׇכְרִי שֶׁיֶּשְׁנוֹ תַּחַת יָדֶךָ, אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא בְּנׇכְרִי שֶׁאֵינוֹ תַּחַת יָדֶךָ? אָמַרְתָּ, וְכִי מָה אֶפְשָׁר לַעֲשׂוֹת לוֹ? הָא אֵין הַכָּתוּב מְדַבֵּר אֶלָּא בְּנׇכְרִי שֶׁיֶּשְׁנוֹ תַּחַת יָדֶךָ.– à propos d'un non-Juif qui est sous ta main, c'est-à-dire soumis à l'autorité juive. Ou bien ne s'agit-il que d'un non-Juif qui n'est pas sous ta main ? Tu dois dire : que peut-on donc lui faire pour le contraindre à obéir à la Torah ? Le verset ne parle donc que d'un non-Juif qui est sous ta main.
- וּבִשְׁטָר. מְנָלַן? אָמַר עוּלָּא: אָמַר קְרָא: ״אִם אַחֶרֶת יִקַּח לוֹ״ – הִקִּישָׁהּ הַכָּתוּב לְאַחֶרֶת, מָה אַחֶרֶת מִקַּנְיָא בִּשְׁטָר – אַף אָמָה הָעִבְרִיָּה מִקַּנְיָא בִּשְׁטָר.§ La Michna enseigne que l'esclave hébreu s'acquiert par l'argent ou par un acte. D'où le savons-nous ? Oula a dit : Le verset dit, à propos de la servante hébreue : « S'il en prend une autre pour lui » (Exode 21, 10) : le verset l'a rapprochée (hékech, rapprochement de deux sujets dans un même verset) d'une autre femme, prise en mariage : de même qu'une autre femme s'acquiert par un acte, de même la servante hébreue s'acquiert par un acte.
- הָנִיחָא לְמַאן דְּאָמַר: שְׁטַר אָמָה הָעִבְרִיָּה אָדוֹן כּוֹתְבוֹ, אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר: אָב כּוֹתְבוֹ, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? דְּאִיתְּמַר: שְׁטַר אָמָה הָעִבְרִיָּה, מִי כּוֹתְבוֹ? רַב הוּנָא אָמַר: אָדוֹן כּוֹתְבוֹ, רַב חִסְדָּא אָמַר: אָב כּוֹתְבוֹ. הָנִיחָא לְרַב הוּנָא, אֶלָּא לְרַב חִסְדָּא מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?La Guemara objecte : Cela va bien selon celui qui dit : l'acte de la servante hébreue, c'est le maître qui l'écrit, comme le mari écrit l'acte de mariage ; mais selon celui qui dit : c'est le père qui l'écrit, à la manière d'un acte de vente, que peut-on dire ? Car il a été dit par les Amoraïm : l'acte de la servante hébreue, qui l'écrit ? Rav Houna dit : c'est le maître qui l'écrit. Rav 'Hisda dit : c'est le père qui l'écrit. Cela va bien selon Rav Houna, mais selon Rav 'Hisda, que peut-on dire ?
- אָמַר רַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב: אָמַר קְרָא: ״לֹא תֵצֵא כְּצֵאת הָעֲבָדִים״ – אֲבָל נִקְנֵית הִיא כְּקִנְיַן עֲבָדִים. וּמַאי נִיהוּ – שְׁטָר.Rav A'ha bar Yaakov a dit : cela se déduit d'ailleurs. Le verset dit : « Elle ne sortira pas comme sortent les esclaves » (Exode 21, 7) ; on en infère : mais elle s'acquiert comme s'acquièrent les esclaves cananéens. Et de quoi s'agit-il ? D'un acte.
- וְאֵימָא: אֲבָל נִקְנֵית הִיא כְּקִנְיַן עֲבָדִים, וּמַאי נִיהוּ – חֲזָקָה! אָמַר קְרָא: ״וְהִתְנַחַלְתֶּם אֹתָם לִבְנֵיכֶם אַחֲרֵיכֶם״ – אוֹתָם בַּחֲזָקָה, וְלֹא אַחֵר בַּחֲזָקָה.La Guemara demande : Mais disons : elle s'acquiert comme s'acquièrent les esclaves, et de quoi s'agit-il ? De la 'hazaka (prise de possession) ! Le verset dit : « Vous les transmettrez en héritage à vos fils après vous » (Lévitique 25, 46) : eux, les esclaves cananéens, s'acquièrent par la 'hazaka, comme une terre héritée, et non un autre par la 'hazaka.
- וְאֵימָא: אוֹתָם בִּשְׁטָר, וְלֹא אַחֵר בִּשְׁטָר! הָכְתִיב ״לֹא תֵצֵא כְּצֵאת הָעֲבָדִים״. וּמָה רָאִיתָ?Mais disons alors : eux s'acquièrent par un acte, et non un autre par un acte ! La Guemara répond : N'est-il pas écrit : « Elle ne sortira pas comme sortent les esclaves » ? La Guemara demande : Et qu'as-tu vu pour la rapprocher de l'esclave cananéen quant à l'acte, et l'en distinguer quant à la 'hazaka, plutôt que l'inverse ?
- מִסְתַּבְּרָא, שְׁטָר הֲוָה לֵיהּ לְרַבּוֹיֵי, שֶׁכֵּן מוֹצִיאה בְּבַת יִשְׂרָאֵל. אַדְּרַבָּה, חֲזָקָה הֲוָה לֵיהּ לְרַבּוֹיֵי, שֶׁכֵּן קוֹנָה בְּנִכְסֵי הַגֵּר! בְּאִישׁוּת מִיהַת לָא אַשְׁכְּחַן. אִי בָּעֵית אֵימָא: לְהָכִי אַהֲנִי ״אִם אַחֶרֶת״.Il est logique qu'il fallait inclure l'acte, car l'acte fait sortir une fille d'Israël de son mariage, sous forme de get (acte de divorce). La Guemara rejette : Au contraire, il fallait inclure la 'hazaka, car elle acquiert les biens d'un converti mort sans héritier ! La Guemara répond : Dans le mariage, du moins, nous ne trouvons pas d'acquisition par 'hazaka. Si tu veux, dis : c'est à cela que sert « s'il en prend une autre » : il indique que l'acquisition de la servante hébreue inclut un mode propre au mariage, à savoir l'acte.
- וְרַב הוּנָא, הַאי ״לֹא תֵצֵא כְּצֵאת הָעֲבָדִים״ מַאי דָּרֵישׁ בֵּיהּ? הָהוּא מִיבְּעֵי לֵיהּ: שֶׁאֵינָהּ יוֹצְאָה בְּרָאשֵׁי אֵבָרִים כְּעֶבֶד. וְרַב חִסְדָּא? אִם כֵּן, לִכְתּוֹב קְרָא: ״לֹא תֵּצֵא כָּעֲבָדִים״, מַאי ״כְּצֵאת הָעֲבָדִים״? – שְׁמַע מִינַּהּ תַּרְתֵּי.Et Rav Houna, ce verset « Elle ne sortira pas comme sortent les esclaves », qu'en interprète-t-il ? Il en a besoin pour enseigner qu'elle ne sort pas pour une blessure aux extrémités du corps, comme l'esclave cananéen. Et Rav 'Hisda ? S'il en était ainsi, que le verset écrive : « Elle ne sortira pas comme les esclaves » ; pourquoi « comme sortent les esclaves » ? Déduis-en deux choses : elle ne sort pas pour une blessure aux membres, et elle s'acquiert par un acte comme les esclaves.
- וְקוֹנֶה אֶת עַצְמוֹ בְּשָׁנִים. דִּכְתִיב: ״שֵׁשׁ שָׁנִים יַעֲבֹד וּבַשְּׁבִעִת וְגוֹ׳״§ La Michna enseigne : Et il s'acquiert lui-même par les années, c'est-à-dire au bout de six ans. Comme il est écrit : « Six années il travaillera, et à la septième il sortira libre, gratuitement » (Exode 21, 2).
- בַּיּוֹבֵל. דִּכְתִיב: ״עַד שְׁנַת הַיֹּבֵל יַעֲבֹד עִמָּךְ״.La Michna enseigne qu'il sort au Jubilé. Comme il est écrit : « Jusqu'à l'année du Jubilé il travaillera chez toi » (Lévitique 25, 40).
- בְּגִרְעוֹן כֶּסֶף. אָמַר חִזְקִיָּה: דְּאָמַר קְרָא: ״וְהׇפְדֵּה״ – מְלַמֵּד שֶׁמְּגָרַעַ[ת] פִּדְיוֹנָהּ וְיוֹצְאָה. תָּנָא: וְקוֹנֶה אֶת עַצְמוֹ בְּכֶסֶף וּבְשָׁוֶה כֶּסֶף וּבִשְׁטָר.La Michna enseigne qu'il sort par la déduction d'argent. 'Hizkiya a dit : Car le verset dit : « Il la laissera racheter » (Exode 21, 8) : cela enseigne qu'elle déduit de son rachat la valeur des années déjà servies, et sort ; et il en est de même pour l'esclave. On a enseigné dans une baraïta : Et il s'acquiert lui-même par l'argent, par la valeur d'argent et par un acte.
- בִּשְׁלָמָא כֶּסֶף, דִּכְתִיב: ״מִכֶּסֶף מִקְנָתוֹ״; שָׁוֶה כֶּסֶף נָמֵי, ״יָשִׁיב גְּאֻלָּתוֹ״ אָמַר רַחֲמָנָא, לְרַבּוֹת שָׁוֶה כֶּסֶף כְּכֶסֶף; אֶלָּא הַאי שְׁטָר הֵיכִי דָמֵי? אִילֵּימָא דִּכְתַב לֵיהּ שְׁטָרָא אַדְּמֵיהּ, הַיְינוּ כֶּסֶף!Certes l'argent, comme il est écrit : « sur l'argent de son acquisition » (Lévitique 25, 51) ; la valeur d'argent aussi, car « il rendra le prix de son rachat », a dit le Miséricordieux (ibid.), pour inclure la valeur d'argent comme l'argent ; mais cet acte, de quoi s'agit-il ? Si l'on dit qu'il lui a écrit une reconnaissance de dette pour sa valeur, c'est de l'argent !
- אֶלָּא, שִׁיחְרוּר – שְׁטָר לְמָה לִי? לֵימָא לֵיהּ בְּאַפֵּי תְרֵי: ״זִיל״, אִי נָמֵי בְּאַפֵּי בֵּי דִינָא: ״זִיל״. אָמַר רָבָא: זֹאת אוֹמֶרֶת עֶבֶד עִבְרִי גּוּפוֹ קָנוּי, וְהָרַב שֶׁמָּחַל עַל גִּרְעוֹנוֹ – אֵין גִּרְעוֹנוֹ מָחוּל.Plutôt, il s'agit d'un acte d'affranchissement écrit par le maître. La Guemara demande : Pourquoi ai-je besoin d'un acte ? Qu'il lui dise devant deux témoins : « Va », ou bien devant un tribunal : « Va » ! Rava a dit : Cela dit que le corps de l'esclave hébreu est acquis à son maître, et qu'il ne s'agit pas d'une simple dette ; et que le maître qui a renoncé à sa déduction, l'argent dû pour les années restantes, sa déduction n'est pas annulée par cette renonciation verbale : un acte est nécessaire.
- יְתֵירָה עָלָיו, אָמָה הָעִבְרִיָּה. אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: אָמָה הָעִבְרִיָּה קוֹנָה אֶת עַצְמָהּ בְּמִיתַת הָאָב מֵרְשׁוּת אָדוֹן, מִקַּל וָחוֹמֶר: וּמָה סִימָנִין שֶׁאֵין מוֹצִיאִין מֵרְשׁוּת אָב – מוֹצִיאִין מֵרְשׁוּת אָדוֹן, מִיתָה שֶׁמּוֹצִיאָה מֵרְשׁוּת אָב – אֵינוֹ דִּין שֶׁמּוֹצִיאָה מֵרְשׁוּת אָדוֹן?§ La Michna enseigne : La servante hébreue a en plus de lui un mode de sortie : les signes de puberté. Rech Lakich a dit : La servante hébreue s'acquiert elle-même hors de l'autorité du maître par la mort du père, déduit par kal va'homer : si les signes de puberté, qui ne la font pas sortir de l'autorité du père, la font sortir de l'autorité du maître, la mort, qui la fait sortir de l'autorité du père, n'est-il pas logique qu'elle la fasse sortir de l'autorité du maître ?
- מֵיתִיבִי רַב הוֹשַׁעְיָא: יְתֵירָה עָלָיו אָמָה הָעִבְרִיָּה שֶׁקּוֹנָה אֶת עַצְמָהּ בְּסִימָנִין. וְאִם אִיתָא, נִיתְנֵי נָמֵי מִיתַת הָאָב! תְּנָא וְשַׁיַּיר.Rav Hochaya a objecté à partir de la Michna : « La servante hébreue a en plus de lui qu'elle s'acquiert elle-même par les signes de puberté. » Or s'il en était ainsi, comme le dit Rech Lakich, qu'on enseigne aussi la mort du père ! La Guemara répond : le Tanna a enseigné et a omis certains cas.
- מַאי שַׁיַּיר דְּהַאי שַׁיַּיר? שַׁיַּיר מִיתַת הָאָדוֹן. אִי מִשּׁוּם מִיתַת הָאָדוֹן, לָאו שִׁיּוּרָא הוּא, דְּכֵיוָן דְּאִיכָּא נָמֵי בְּאִישׁ – לָא קָתָנֵי.La Guemara demande : Qu'a-t-il omis d'autre, pour qu'il ait omis celui-ci ? — Il a omis la mort du maître, qui libère aussi la servante. — Si c'est la mort du maître, ce n'est pas une omission : puisqu'elle existe aussi chez l'homme (l'esclave percé), il ne l'enseigne pas.
- וְאֶלָּא נִיתְנֵי! תַּנָּא דָּבָר שֶׁיֵּשׁ לוֹ קִצְבָה קָתָנֵי, דָּבָר שֶׁאֵין לוֹ קִצְבָה – לָא קָתָנֵי.Mais alors, qu'il l'enseigne, la mort du père ! — Le Tanna enseigne une chose qui a une échéance fixe ; une chose qui n'a pas d'échéance fixe, comme la mort du père, il ne l'enseigne pas.
- וְהָא סִימָנִין, דְּאֵין לָהֶם קִצְבָה, וְקָתָנֵי! אָמַר רַב סָפְרָא: אֵין לָהֶם קִצְבָה לְמַעְלָה, אֲבָל יֵשׁ לָהֶם קִצְבָהMais voici les signes de puberté, qui n'ont pas d'échéance fixe, puisque les jeunes filles les présentent à des âges différents, et il les enseigne ! Rav Safra a dit : Ils n'ont pas d'échéance fixe vers le haut, car passé l'âge requis elle sort dès qu'elle les présente, mais ils ont une échéance fixe
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