Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לְמַטָּה.vers le bas : des signes apparus avant un certain âge ne comptent pas.
- דְּתַנְיָא: בֶּן תֵּשַׁע שָׁנִים שֶׁהֵבִיא שְׁתֵּי שְׂעָרוֹת – שׁוּמָא, מִבֶּן תֵּשַׁע שָׁנִים וְיוֹם אֶחָד עַד בֶּן שְׁתֵּים עֶשְׂרֵה שָׁנָה וְיוֹם אֶחָד וְעוֹדָן בּוֹ – שׁוּמָא, רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: סִימָן. בֶּן שְׁלֹשׁ עֶשְׂרֵה שָׁנָה וְיוֹם אֶחָד – דִּבְרֵי הַכֹּל סִימָן.Comme il a été enseigné dans une baraïta : un garçon de neuf ans qui a présenté deux poils pubiens, c'est, de l'avis de tous, un grain de beauté, et non un signe de puberté ; de neuf ans et un jour jusqu'à douze ans et un jour, et qu'ils sont encore sur lui, c'est un grain de beauté ; Rabbi Yossé, fils de Rabbi Yehouda, dit : c'est un signe de puberté. À treize ans et un jour, de l'avis de tous, c'est un signe.
- מֵתִיב רַב שֵׁשֶׁת: רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: אַרְבָּעָה מַעֲנִיקִים לָהֶם, שְׁלֹשָׁה בָּאִישׁ, וּשְׁלֹשָׁה בָּאִשָּׁה. וְאִי אַתָּה יָכוֹל לוֹמַר אַרְבָּעָה בְּאֶחָד, לְפִי שֶׁאֵין סִימָנִים בָּאִישׁ, וְאֵין רְצִיעָה בָּאִשָּׁה.Rav Chéchet a objecté : il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Chimon dit : à quatre catégories d'affranchis on accorde le cadeau de libération (ha'anaka), trois chez l'homme et trois chez la femme ; et tu ne peux pas dire quatre chez un seul d'entre eux, car il n'y a pas de signes de puberté libérateurs chez l'homme, ni de percement chez la femme.
- וְאִם אִיתָא, נִיתְנֵי נָמֵי מִיתַת אָב! וְכִי תֵּימָא הָכָא נָמֵי תַּנָּא וְשַׁיַּיר, וְהָא אַרְבָּעָה קָתָנֵי! וְכִי תֵּימָא תַּנָּא דָּבָר שֶׁיֵּשׁ לוֹ קִצְבָה קָתָנֵי וְדָבָר שֶׁאֵין לוֹ קִצְבָה לָא קָתָנֵי, וְהָא סִימָנִין, דְּאֵין לָהֶם קִצְבָה, וְקָתָנֵי!Or s'il en était ainsi, comme le dit Rech Lakich, qu'il enseigne aussi la mort du père ! Et si tu dis : ici aussi, il a enseigné et a omis — mais il enseigne « quatre », un nombre précis ! Et si tu dis : le Tanna enseigne une chose qui a une échéance fixe, et n'enseigne pas une chose qui n'a pas d'échéance fixe — mais voici les signes, qui n'ont pas d'échéance fixe, et il les enseigne !
- וְכִי תֵּימָא הָכָא נָמֵי כִּדְרַב סָפְרָא, וְהָאִיכָּא מִיתַת אָדוֹן, דְּאֵין לָהּ(ם) קִצְבָה, וְקָתָנֵי! מִיתַת אָדוֹן נָמֵי לָא קָתָנֵי.Et si tu dis : ici aussi, c'est conforme à l'avis de Rav Safra, selon qui les signes ont une échéance vers le bas — il y a la mort du maître, qui n'a pas d'échéance fixe, et il l'enseigne ! La Guemara répond : La mort du maître non plus, il ne l'enseigne pas parmi les quatre.
- וְאֶלָּא, אַרְבָּעָה מַאי נִיהוּ? שָׁנִים, וְיוֹבֵל, וְיוֹבֵל שֶׁל רְצִיעָה, וְאָמָה הָעִבְרִיָּה בְּסִימָנִים.Mais alors, quels sont ces quatre ? Les années, le Jubilé (même s'il survient au cours des six ans), le Jubilé du percement (qui libère l'esclave percé), et la servante hébreue par les signes.
- הָכִי נָמֵי מִסְתַּבְּרָא, דְּקָתָנֵי סֵיפָא: אִי אַתָּה יָכוֹל לוֹמַר אַרְבָּעָה בְּאֶחָד מֵהֶם, לְפִי שֶׁאֵין סִימָנִים בָּאִישׁ וְאֵין רְצִיעָה בָּאִשָּׁה. וְאִם אִיתָא, בְּאִשָּׁה מִיהָא מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ אַרְבָּעָה, שְׁמַע מִינַּהּ.C'est aussi plus logique, car il enseigne dans la dernière partie : tu ne peux pas dire quatre chez un seul d'entre eux, car il n'y a pas de signes chez l'homme ni de percement chez la femme. Or s'il en était ainsi, que la mort du maître soit comptée, chez la femme du moins, tu trouverais quatre modes : les années, le Jubilé, les signes et la mort du maître. Déduis-en donc qu'il en est ainsi.
- מֵתִיב רַב עַמְרָם: וְאֵלּוּ מַעֲנִיקִים לָהֶם: הַיּוֹצֵא בְּשָׁנִים, וּבַיּוֹבֵל, וּבְמִיתַת הָאָדוֹן, וְאָמָה הָעִבְרִיָּה בְּסִימָנִים. וְאִם אִיתָא, נִיתְנֵי נָמֵי מִיתַת אָב! וְכִי תֵּימָא תְּנָא וְשַׁיַּיר, וְהָא ״אֵלּוּ״ קָתָנֵי!Rav Amram a objecté à partir d'une baraïta : Et voici ceux à qui on accorde le cadeau : celui qui sort par les années, par le Jubilé, par la mort du maître, et la servante hébreue par les signes. Or s'il en était ainsi, comme le dit Rech Lakich, qu'on enseigne aussi la mort du père ! Et si tu dis : il a enseigné et a omis — mais il enseigne « voici », ce qui exclut tout autre cas !
- וְכִי תֵּימָא: דָּבָר שֶׁיֵּשׁ לוֹ קִצְבָה קָתָנֵי, דָּבָר שֶׁאֵין לוֹ קִצְבָה לָא קָתָנֵי, וְהָא סִימָנִין, דְּאֵין לָהֶם קִצְבָה וְקָתָנֵי. וְכִי תֵּימָא הָכָא נָמֵי כִּדְרַב סָפְרָא, הָאִיכָּא מִיתַת אָדוֹן! תְּיוּבְתָּא דְּרֵישׁ לָקִישׁ! תְּיוּבְתָּא.Et si tu dis : il enseigne une chose qui a une échéance fixe, et n'enseigne pas une chose qui n'a pas d'échéance fixe — mais voici les signes, qui n'ont pas d'échéance fixe, et il les enseigne ! Et si tu dis : ici aussi, c'est conforme à Rav Safra — il y a la mort du maître ! C'est une réfutation (teyouvta, réfutation définitive) de Rech Lakich ! La Guemara conclut : c'est une réfutation.
- וְהָא רֵישׁ לָקִישׁ קַל וָחוֹמֶר אָמַר! קַל וָחוֹמֶר פְּרִיכָא הוּא, מִשּׁוּם דְּאִיכָּא לְמִיפְרַךְ: מָה לְסִימָנִין – שֶׁנִּשְׁתַּנָּה הַגּוּף, תֹּאמַר בְּמִיתַת אָב – שֶׁכֵּן לֹא נִשְׁתַּנָּה הַגּוּף.La Guemara demande : Mais Rech Lakich a énoncé un kal va'homer, que rien n'a contredit ! — C'est un kal va'homer réfutable, car on peut le réfuter : qu'en est-il des signes, par lesquels le corps a changé, si bien qu'elle est comme une autre personne ? Diras-tu de même de la mort du père, où le corps n'a pas changé ?
- תָּנֵי חֲדָא: עֶנֶק עֶבֶד עִבְרִי – לְעַצְמוֹ, וְעֶנֶק אָמָה הָעִבְרִיָּה – לְעַצְמָהּ. וְתַנְיָא אִידַּךְ: עֶנֶק אָמָה הָעִבְרִיָּה וּמְצִיאָתָהּ – לְאָבִיהָ, וְאֵין לְרַבָּה אֶלָּא שְׂכַר בַּטָּלָה בִּלְבָד.Il a été enseigné dans une baraïta : le cadeau de l'esclave hébreu est pour lui-même, et le cadeau de la servante hébreue est pour elle-même. Et il a été enseigné dans une autre : le cadeau de la servante hébreue et ce qu'elle trouve reviennent à son père, et son maître n'a que le dédommagement pour le temps perdu.
- מַאי לָאו, הָא – דְּנָפְקָא בְּסִימָנִים, וְהָא – דְּנָפְקָא לַהּ בְּמִיתַת אָב!La Guemara propose : N'est-ce pas que celle-ci, qui attribue le cadeau au père, parle de celle qui sort par les signes, et qui reste à certains égards sous l'autorité de son père, et celle-là, qui le lui attribue, parle de celle qui sort par la mort du père ? Ce qui confirmerait l'avis de Rech Lakich.
- לָא, אִידִי וְאִידִי דְּנָפְקָא לַהּ בְּסִימָנִין, וְלָא קַשְׁיָא: הָא דְּאִיתֵיהּ לְאָב, הָא דְּלֵיתֵיהּ לְאָב.La Guemara rejette : Non, l'une et l'autre parlent de celle qui sort par les signes, et ce n'est pas difficile : celle-ci, quand le père est vivant ; celle-là, quand le père n'est plus, étant mort avant l'apparition des signes.
- בִּשְׁלָמָא עֶנֶק אָמָה הָעִבְרִיָּה לְעַצְמָהּ – לְמַעוֹטֵי אַחִין, דְּתַנְיָא: ״וְהִתְנַחַלְתֶּם אֹתָם לִבְנֵיכֶם אַחֲרֵיכֶם״ – אוֹתָם לִבְנֵיכֶם, וְלֹא בְּנוֹתֵיכֶם לִבְנֵיכֶם. מִכָּאן שֶׁאֵין אָדָם מוֹרִישׁ זְכוּת בִּתּוֹ לִבְנוֹ.Certes, que le cadeau de la servante hébreue soit pour elle-même, on le comprend : c'est pour exclure les frères, comme il a été enseigné : « Vous les transmettrez en héritage à vos fils après vous » (Lévitique 25, 46) : eux, les esclaves cananéens, à vos fils, et non vos filles à vos fils. De là on apprend qu'on ne transmet pas à son fils le droit qu'on a sur sa fille.
- אֶלָּא עֶנֶק עֶבֶד עִבְרִי לְעַצְמוֹ – פְּשִׁיטָא! אֶלָּא לְמַאן? אָמַר רַב יוֹסֵף: יוֹד קֶרֶת קָא חָזֵינָא הָכָא.Mais que le cadeau de l'esclave hébreu soit pour lui-même, c'est évident ! À qui d'autre reviendrait-il ? Rav Yossef a dit : Je vois ici un yod devenu une ville : le Tanna a enseigné inutilement une chose évidente.
- אַבָּיֵי אָמַר: הָכִי אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: הָא מַנִּי – תּוּטַאי הוּא. דְּתַנְיָא, תּוּטַאי אוֹמֵר: ״לוֹ״, וְלֹא לְבַעַל חוֹבוֹ.Abayé a dit : Ainsi a dit Rav Chéchet : Selon qui est cette baraïta ? C'est Toutaï. Comme il a été enseigné : Toutaï dit : « à lui » (Deutéronome 15, 14), et non à son créancier ; même si l'esclave a des dettes, le cadeau n'est pas remis à son créancier.
- גּוּפָא, אֵלּוּ מַעֲנִיקִים לָהֶם: הַיּוֹצֵא בְּשָׁנִים, וּבַיּוֹבֵל, וּבְמִיתַת אָדוֹן, וְאָמָה הָעִבְרִיָּה בְּסִימָנִין. אֲבָל בּוֹרֵחַ וְיוֹצֵא בְּגִרְעוֹן כֶּסֶף – אֵין מַעֲנִיקִים לוֹ. רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: בּוֹרֵחַ – אֵין מַעֲנִיקִין לוֹ, וְיוֹצֵא בְּגִרְעוֹן כֶּסֶף – מַעֲנִיקִים לוֹ.Le texte même de la baraïta : Voici ceux à qui on accorde le cadeau : celui qui sort par les années, par le Jubilé, par la mort du maître, et la servante hébreue par les signes. Mais celui qui s'enfuit et celui qui sort par déduction d'argent, on ne lui accorde pas de cadeau. Rabbi Méïr dit : celui qui s'enfuit, on ne lui accorde pas de cadeau, mais celui qui sort par déduction d'argent, on le lui accorde.
- רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: אַרְבָּעָה מַעֲנִיקִים לָהֶם, שְׁלֹשָׁה בָּאִישׁ וּשְׁלֹשָׁה בָּאִשָּׁה, וְאִי אַתָּה יָכוֹל לוֹמַר אַרְבָּעָה בְּאֶחָד מֵהֶן לְפִי שֶׁאֵין סִימָנִין בָּאִישׁ וּרְצִיעָה בָּאִשָּׁה.Rabbi Chimon dit : à quatre on accorde le cadeau, trois chez l'homme et trois chez la femme ; et tu ne peux pas dire quatre chez un seul d'entre eux, car il n'y a pas de signes chez l'homme ni de percement chez la femme. Fin de la baraïta.
- מְנָא הָנֵי מִילֵּי? דְּתָנוּ רַבָּנַן: יָכוֹל לֹא יְהוּ מַעֲנִיקִים אֶלָּא לַיּוֹצֵא בְּשֵׁשׁ, מִנַּיִן לְרַבּוֹת יוֹצֵא בַּיּוֹבֵל וּבְמִיתַת הָאָדוֹן וְאָמָה הָעִבְרִיָּה בְּסִימָנִין? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״תְּשַׁלְּחֶנּוּ״ ״וְכִי תְשַׁלְּחֶנּוּ״.D'où savons-nous cela ? Car nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : on pourrait penser qu'on n'accorde le cadeau qu'à celui qui sort au bout de six ans ; d'où sait-on qu'il faut inclure celui qui sort au Jubilé, par la mort du maître, et la servante hébreue par les signes ? Le verset dit : « tu le renverras », « et quand tu le renverras » (Deutéronome 15, 12-13).
- יָכוֹל שֶׁאֲנִי מְרַבֶּה בּוֹרֵחַ וְיוֹצֵא בְּגִרְעוֹן כֶּסֶף? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְכִי תְשַׁלְּחֶנּוּ חׇפְשִׁי מֵעִמָּךְ״ – מִי שֶׁשִּׁילּוּחוֹ מֵעִמָּךְ, יָצָא בּוֹרֵחַ וְיוֹצֵא בְּגִרְעוֹן כֶּסֶף שֶׁאֵין שִׁילּוּחוֹ מֵעִמָּךְ. רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: בּוֹרֵחַ אֵין מַעֲנִיקִין לוֹ, דְּאֵין שִׁילּוּחוֹ מֵעִמָּךְ, אֲבָל יוֹצֵא בְּגִרְעוֹן כֶּסֶף, שֶׁשִּׁילּוּחוֹ מֵעִמָּךְ.On pourrait penser que j'inclus aussi celui qui s'enfuit et celui qui sort par déduction d'argent ? Le verset dit : « Et quand tu le renverras libre de chez toi » (Deutéronome 15, 13) : il s'agit de celui dont le renvoi vient de toi, avec ton consentement ; sont exclus celui qui s'enfuit et celui qui sort par déduction d'argent, dont le renvoi ne vient pas de toi. Rabbi Méïr dit : celui qui s'enfuit, on ne lui accorde pas de cadeau, car son renvoi ne vient pas de toi ; mais celui qui sort par déduction d'argent, dont le renvoi vient de toi, reçoit le cadeau.
- בּוֹרֵחַ – הַשְׁלָמָה בָּעֵי! דְּתַנְיָא: מִנַּיִן לְבוֹרֵחַ שֶׁחַיָּיב לְהַשְׁלִים – תַּלְמוּד לוֹמַר: ״שֵׁשׁ שָׁנִים יַעֲבֹד״.La Guemara demande : Celui qui s'enfuit doit compléter ses années, et il devrait alors recevoir le cadeau ! Comme il a été enseigné dans une baraïta : d'où sait-on que celui qui s'enfuit est tenu de compléter son temps ? Le verset dit : « Six années il travaillera » (Exode 21, 2), pas moins.
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