Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְאִידָּךְ? הָהִיא – לִגְזֵירָה שָׁוָה הוּא דַּאֲתָא. דְּתַנְיָא, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: מִנַּיִן לִרְצִיעָה שֶׁהִיא בְּאֹזֶן יָמָנִית? נֶאֱמַר כָּאן: ״אֹזֶן״, וְנֶאֱמַר לְהַלָּן: ״אֹזֶן״. מָה לְהַלָּן יָמִין – אַף כָּאן יָמִין.Et l'autre Sage, Rabbi Éléazar, que fait-il du mot « son oreille » ? Celui-là vient pour une guezéra chava (analogie textuelle fondée sur un même mot dans deux versets). Comme il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Eliézer dit : D'où sait-on que le percement de l'oreille de l'esclave hébreu au poinçon se fait à l'oreille droite ? Il est dit ici : « oreille », à propos de l'esclave hébreu, et il est dit plus loin : « oreille », à propos de la purification du lépreux : « le lobe de l'oreille droite de celui qui se purifie » (Lévitique 14, 14). De même que là-bas il s'agit de l'oreille droite, ici aussi il s'agit de l'oreille droite.
- וְאִידַּךְ? אִם כֵּן לֵימָא קְרָא ״אֹזֶן״, מַאי ״אׇזְנוֹ״?La Guemara demande : Et l'autre, le premier Tanna, d'où apprend-il que le percement se fait à l'oreille droite ? Il répondrait : s'il en est ainsi, que ce mot ne vienne que pour la guezéra chava, que le verset dise simplement « oreille » ! Pourquoi dit-il « son oreille » ? Pour enseigner que celui qui se vend lui-même n'est pas percé.
- וְאִידַּךְ? הַהוּא מִיבְּעֵי לֵיהּ: ״אׇזְנוֹ״ – וְלֹא אׇזְנָהּ. וְאִידַּךְ? נָפְקָא לַהּ מִ״וְּאִם יֹאמַר הָעֶבֶד״ – הָעֶבֶד וְלֹא אָמָה.Et l'autre, Rabbi Éléazar ? Celui-là, il en a besoin pour enseigner : « son oreille » – et non l'oreille à elle : le percement ne concerne que l'esclave homme, non la servante. Et l'autre, le premier Tanna, d'où apprend-il cela ? Il le déduit de : « Et si l'esclave dit » (Exode 21, 5) – l'esclave, et non la servante.
- וְאִידַּךְ? מִיבְּעֵי לֵיהּ: עַד שֶׁיֹּאמַר כְּשֶׁהוּא עֶבֶד.Et l'autre, Rabbi Éléazar, que fait-il de ce verset ? Il en a besoin pour enseigner que l'esclave n'est percé que s'il dit cela lorsqu'il est encore esclave, et non après avoir été affranchi.
- וְאִידַּךְ? מֵ״עֶבֶד״ ״הָעֶבֶד״ נָפְקָא. וְאִידַּךְ? ״עֶבֶד״ ״הָעֶבֶד״ לָא דָּרֵישׁ.Et l'autre, le premier Tanna, d'où apprend-il cela ? Il le déduit de la différence entre « esclave » et « l'esclave » : « esclave » enseigne qu'il doit le dire lorsqu'il est encore esclave, et l'article superflu exclut la servante. Et l'autre, Rabbi Éléazar, n'interprète pas la différence entre « esclave » et « l'esclave ».
- מַאי טַעְמָא דְּתַנָּא קַמָּא דְּאָמַר מוֹכֵר עַצְמוֹ אֵין מַעֲנִיקִין לוֹ? מִיעֵט רַחֲמָנָא גַּבֵּי מְכָרוּהוּ בֵּית דִּין: ״הַעֲנֵיק תַּעֲנִיק לוֹ״ – לוֹ, וְלֹא לְמוֹכֵר עַצְמוֹ.Quelle est la raison du premier Tanna, qui dit qu'à celui qui se vend lui-même, on n'accorde pas de cadeau de libération (ha'anaka) ? Le Miséricordieux a exclu ce cas en disant, à propos de celui que le tribunal a vendu : « Tu lui feras des présents » (Deutéronome 15, 14) : « lui », celui que le tribunal a vendu, et non celui qui se vend lui-même.
- וְאִידַּךְ? הַהוּא מִיבְּעֵי לֵיהּ: לוֹ, וְלֹא לְיוֹרְשָׁיו. יוֹרְשָׁיו אַמַּאי לָא? ״שָׂכִיר״ קַרְיֵיהּ רַחֲמָנָא, מָה שָׂכִיר פְּעוּלָּתוֹ לְיוֹרְשָׁיו – אַף הַאי פְּעוּלָּתוֹ לְיוֹרְשָׁיו! אֶלָּא: לוֹ, וְלֹא לְבַעַל חוֹבוֹ.Et l'autre, Rabbi Éléazar ? Celui-là, il en a besoin pour enseigner : « lui », et non ses héritiers. La Guemara objecte : Ses héritiers, pourquoi pas ? Le Miséricordieux l'a appelé « salarié » (Deutéronome 15, 18) ; de même que le salaire du travail du salarié revient à ses héritiers s'il meurt, de même le cadeau rétribuant le travail de celui-ci doit revenir à ses héritiers ! Plutôt, le verset enseigne : « lui », et non son créancier : le créancier de l'esclave ne peut saisir ce cadeau en paiement de sa dette.
- מִדִּסְבִירָא לַן בְּעָלְמָא כְּרַבִּי נָתָן, דְּתַנְיָא, אָמַר רַבִּי נָתָן: מִנַּיִן לַנּוֹשֶׁה בַּחֲבֵרוֹ מָנֶה, וַחֲבֵרוֹ בַּחֲבֵרוֹ – מִנַּיִן שֶׁמּוֹצִיאִין מִזֶּה וְנוֹתְנִין לָזֶה? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְנָתַן לַאֲשֶׁר אָשַׁם לוֹ״.Pourquoi fallait-il cette exclusion ? Parce que nous tenons en général comme Rabbi Natan, comme il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Natan dit : D'où sait-on, pour celui qui a une créance d'un mané (cent dinars) sur son prochain, et ce prochain une créance semblable sur un autre – d'où sait-on qu'on prend l'argent de celui-ci, le troisième, et qu'on le donne à celui-là, le premier créancier, sans passer par l'intermédiaire ? Le verset dit : « Et il le donnera à celui envers qui il est coupable » (Nombres 5, 7).
- אֲתָא ״לוֹ״ לְאַפּוֹקֵי. וְאִידַּךְ? בְּעָלְמָא נָמֵי לָא סְבִירָא לַן כְּרַבִּי נָתָן.Le mot « lui » vient donc exclure cela : le cadeau est donné à l'esclave et non à son créancier. Et l'autre, le premier Tanna ? En général non plus, nous ne tenons pas comme Rabbi Natan, et cette exclusion est donc inutile.
- מַאי טַעְמָא דְּתַנָּא קַמָּא דְּאָמַר מוֹכֵר עַצְמוֹ אֵין רַבּוֹ מוֹסֵר לוֹ שִׁפְחָה כְּנַעֲנִית? מַיעֵט רַחֲמָנָא גַּבֵּי מְכָרוּהוּ בֵּית דִּין: ״אִם אֲדֹנָיו יִתֶּן לוֹ אִשָּׁה״ – לוֹ, וְלֹא לְמוֹכֵר עַצְמוֹ. וְאִידַּךְ? לוֹ – בְּעַל כׇּרְחוֹ.Quelle est la raison du premier Tanna, qui dit qu'à celui qui se vend lui-même, son maître ne donne pas de servante cananéenne ? Le Miséricordieux a exclu ce cas en disant, à propos de celui que le tribunal a vendu : « Si son maître lui donne une femme » (Exode 21, 4) : « lui », et non celui qui se vend lui-même. Et l'autre, Rabbi Éléazar ? « Lui » enseigne : même contre son gré.
- וְאִידַּךְ? מִ״כִּי מִשְׁנֶה שְׂכַר שָׂכִיר״ נָפְקָא, דְּתַנְיָא: ״כִּי מִשְׁנֶה שְׂכַר שָׂכִיר עֲבָדְךָ״ – שָׂכִיר אֵינוֹ עוֹבֵד אֶלָּא בַּיּוֹם, עֶבֶד עִבְרִי עוֹבֵד בֵּין בַּיּוֹם וּבֵין בַּלַּיְלָה.Et l'autre, le premier Tanna, d'où sait-il que c'est même contre son gré ? Il le déduit de : « Car c'est le double du salaire d'un salarié qu'il t'a servi » (Deutéronome 15, 18), comme il a été enseigné dans une baraïta : « Car c'est le double du salaire d'un salarié qu'il t'a servi » – le salarié ne travaille que le jour, l'esclave hébreu travaille aussi bien le jour que la nuit.
- וְכִי תַעֲלֶה עַל דַּעְתְּךָ שֶׁעֶבֶד עִבְרִי עוֹבֵד בֵּין בַּיּוֹם וּבֵין בַּלַּיְלָה? וַהֲלֹא כְּבָר נֶאֱמַר: ״כִּי טוֹב לוֹ עִמָּךְ״ – עִמְּךָ בַּמַּאֲכָל, עִמְּךָ בַּמִּשְׁתֶּה. וְאָמַר רַבִּי יִצְחָק: מִכָּאן שֶׁרַבּוֹ מוֹסֵר לוֹ שִׁפְחָה כְּנַעֲנִית.La Guemara précise : Mais te viendrait-il à l'esprit que l'esclave hébreu travaille réellement le jour comme la nuit ? N'est-il pas déjà dit : « Car il est bien avec toi » (Deutéronome 15, 16) – avec toi pour la nourriture, avec toi pour la boisson : sa condition doit égaler celle de son maître, et on ne peut l'astreindre à un travail excessif ! Et Rabbi Its'hak a dit : De là on apprend que son maître lui donne une servante cananéenne, même contre son gré, afin d'engendrer des esclaves pour le maître : tel est son « travail de nuit ».
- וְאִידַּךְ? אִי מֵהָתָם, הֲוָה אָמֵינָא הָנֵי מִילֵּי מִדַּעְתֵּיהּ, אֲבָל בְּעַל כֻּרְחֵיהּ אֵימָא לָא, קָא מַשְׁמַע לַן.Et l'autre, Rabbi Éléazar, répondrait : si on l'apprenait seulement de là, j'aurais dit : cela ne s'applique qu'avec son consentement, mais contre son gré, dis que non ; c'est pourquoi le mot « lui » nous enseigne que c'est même contre son gré.
- אֶלָּא, מַאן תַּנָּא דְּלָא יָלֵיף ״שָׂכִיר״ ״שָׂכִיר״? הַאי תַּנָּא הוּא, דְּתַנְיָא: ״וְשָׁב אֶל מִשְׁפַּחְתּוֹ וְגוֹ׳״ אָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב: בַּמָּה הַכָּתוּב מְדַבֵּר? אִי בְּמוֹכֵר עַצְמוֹ – הֲרֵי כְּבָר אָמוּר!§ Selon ce qui précède, le premier Tanna comme Rabbi Éléazar admettent l'analogie « salarié »–« salarié ». Mais alors, quel Tanna ne déduit pas l'analogie « salarié »–« salarié » ? C'est ce Tanna-ci, comme il a été enseigné dans une baraïta : « Et il retournera à sa famille, etc. » (Lévitique 25, 41) : Rabbi Eliézer ben Yaakov dit : De quoi parle le verset ? Si c'est de celui qui se vend lui-même, et que le Jubilé survient au cours de ses six années, c'est déjà dit : « Il travaillera chez toi jusqu'à l'année du Jubilé » (Lévitique 25, 40) !
- אִי בְּנִרְצָע – הֲרֵי כְּבָר אָמוּר! הָא אֵין הַכָּתוּב מְדַבֵּר אֶלָּא בִּמְכָרוּהוּ בֵּית דִּין שְׁתַּיִם וְשָׁלֹשׁ שָׁנִים לִפְנֵי הַיּוֹבֵל, שֶׁהַיּוֹבֵל מוֹצִיאוֹ. וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ יָלֵיף ״שָׂכִיר״ ״שָׂכִיר״, לְמָה לִי? נֵילַף ״שָׂכִיר״ ״שָׂכִיר״!Si c'est d'un esclave percé, c'est déjà dit, comme on l'expliquera ! Le verset ne parle donc que de celui que le tribunal a vendu deux ou trois ans avant le Jubilé, et il enseigne que le Jubilé le libère. La Guemara analyse : Et s'il te venait à l'esprit que Rabbi Eliézer ben Yaakov déduit l'analogie « salarié »–« salarié », pourquoi ai-je besoin de ce verset ? Qu'il le déduise par l'analogie « salarié »–« salarié » du cas de celui qui se vend lui-même !
- אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: לְעוֹלָם יָלֵיף ״שָׂכִיר״ ״שָׂכִיר״, וְאִיצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא, מוֹכֵר עַצְמוֹ הוּא, דְּלָא עֲבַד אִיסּוּרָא, אֲבָל מְכָרוּהוּ בֵּית דִּין, דַּעֲבַד אִיסּוּרָא, אֵימָא נִיקְנְסֵיהּ, קָא מַשְׁמַע לַן.Rav Na'hman bar Its'hak a dit : En réalité, il déduit l'analogie « salarié »–« salarié », et le verset était pourtant nécessaire : car il te serait venu à l'esprit de dire que celui qui se vend lui-même, qui n'a pas commis d'interdit, sort au Jubilé, mais celui que le tribunal a vendu, qui a commis un interdit (il a volé sans pouvoir rembourser), dis que nous le pénalisons et qu'il ne sort pas au Jubilé ; le verset nous enseigne donc que lui aussi sort au Jubilé.
- אָמַר מָר: אִי בְּנִרְצָע – הֲרֵי כְּבָר אָמוּר. מַאי הִיא? דְּתַנְיָא: ״וְשַׁבְתֶּם אִישׁ אֶל אֲחֻזָּתוֹ וְאִישׁ אֶל מִשְׁפַּחְתּוֹ וְגוֹ׳״ בַּמָּה הַכָּתוּב מְדַבֵּר? אִי בְּמוֹכֵר עַצְמוֹ – הֲרֵי כְּבָר אָמוּר!Le Maître a dit dans la baraïta : « Si c'est d'un esclave percé, c'est déjà dit. » Quel est ce verset ? Comme il a été enseigné dans une baraïta : « Et vous retournerez, chacun à sa propriété, et chacun à sa famille, etc. » (Lévitique 25, 10) : de quoi parle le verset ? Si c'est de celui qui se vend lui-même, c'est déjà dit : « Il travaillera chez toi jusqu'à l'année du Jubilé » !
- אִי בִּמְכָרוּהוּ בֵּית דִּין – הֲרֵי כְּבָר אָמוּר! הָא אֵין הַכָּתוּב מְדַבֵּר אֶלָּא בְּנִרְצַע שְׁתַּיִם וְשָׁלֹשׁ שָׁנִים לִפְנֵי הַיּוֹבֵל, שֶׁהַיּוֹבֵל מוֹצִיאוֹ. מַאי מַשְׁמַע? אָמַר רָבָא בַּר שֵׁילָא: אָמַר קְרָא: ״אִישׁ״, אֵיזֶהוּ דָּבָר שֶׁנּוֹהֵג בָּאִישׁ וְאֵין נוֹהֵג בָּאִשָּׁה – הֱוֵי אוֹמֵר זוֹ רְצִיעָה.Si c'est de celui que le tribunal a vendu, c'est déjà dit : « Et il retournera à sa famille » ! Le verset ne parle donc que de celui qui a été percé deux ou trois ans avant le Jubilé, et il enseigne que le Jubilé le libère. D'où cela s'entend-il ? Rava bar Chéla a dit : Le verset dit « chacun » (littéralement « homme ») : quelle est la chose qui s'applique à l'homme et ne s'applique pas à la femme ? Dis : c'est le percement.
- וְאִיצְטְרִיךְ לְמִיכְתַּב מְכָרוּהוּ בֵּית דִּין, וְאִיצְטְרִיךְ לְמִיכְתַּב נִרְצָע. דְּאִי אַשְׁמְעִינַן מְכָרוּהוּ בֵּית דִּין, מִשּׁוּם דְּלָא מְטַאי זִמְנֵיהּ, אֲבָל נִרְצָע, דִּמְטַאי זִמְנֵיהּ, אֵימָא נִיקְנְסֵיהּ.Et il était nécessaire d'écrire le cas de celui que le tribunal a vendu, et il était nécessaire d'écrire celui du percé, car l'un ne se déduit pas de l'autre. Car si le verset nous avait appris seulement le cas de celui que le tribunal a vendu, on aurait dit qu'il sort au Jubilé parce que son temps n'était pas arrivé ; mais le percé, dont le temps était arrivé et qui a refusé de sortir, dis que nous le pénalisons et qu'il reste esclave pour toujours.
- וְאִי אַשְׁמְעִינַן נִרְצָע, מִשּׁוּם דַּעֲבַד לֵיהּ שֵׁשׁ, אֲבָל מְכָרוּהוּ בֵּית דִּין, דְּלָא עֲבַד לֵיהּ שֵׁשׁ, אֵימָא לָא, צְרִיכָא.Et si le verset nous avait appris seulement le cas du percé, on aurait dit qu'il sort au Jubilé parce qu'il a servi son maître six ans, comme requis ; mais celui que le tribunal a vendu, qui ne l'a pas encore servi six ans, dis que non. C'était donc nécessaire pour les deux cas.
- וְאִיצְטְרִיךְ לְמִיכְתַּב ״וְשַׁבְתֶּם״, וְאִיצְטְרִיךְ לְמִיכְתַּב ״לְעוֹלָם״. דְּאִי כְּתַב רַחֲמָנָא ״לְעוֹלָם״, הֲוָה אָמֵינָא לְעוֹלָם מַמָּשׁ, כְּתַב רַחֲמָנָא ״וְשַׁבְתֶּם״.Et de même, il était nécessaire d'écrire, à propos du percé, « Et vous retournerez », et il était nécessaire d'écrire aussi « pour toujours » (« et il le servira pour toujours », Exode 21, 6), que les Sages interprètent comme « jusqu'au Jubilé ». Car si le Miséricordieux avait écrit seulement « pour toujours », j'aurais dit : pour toujours au sens propre, toute sa vie ; le Miséricordieux a donc écrit « Et vous retournerez ».
- וְאִי כְּתַב רַחֲמָנָא ״וְשַׁבְתֶּם״, הֲוָה אָמֵינָא: הָנֵי מִילֵּי הֵיכָא דְּלָא עֲבַד שֵׁשׁ, אֲבָל הֵיכָא דַּעֲבַד שֵׁשׁ לֹא יְהֵא סוֹפוֹ חָמוּר מִתְּחִלָּתוֹ, מָה תְּחִלָּתוֹ שֵׁשׁ – אַף סוֹפוֹ נָמֵי שֵׁשׁ, קָמַשְׁמַע לַן: ״לְעוֹלָם״ – לְעוֹלָמוֹ שֶׁל יוֹבֵל.Et si le Miséricordieux avait écrit seulement « Et vous retournerez », j'aurais dit : cela ne s'applique que lorsqu'il n'a pas servi six ans après le percement ; mais lorsqu'il a servi six ans après le percement, que sa fin ne soit pas plus sévère que son début : de même que son début est de six ans, sa fin aussi est de six ans. Le verset nous enseigne donc « pour toujours » – jusqu'au « toujours » du Jubilé, même s'il survient bien plus tard. Quoi qu'il en soit, on ne peut prouver de là que Rabbi Eliézer ben Yaakov rejette l'analogie « salarié »–« salarié ».
- אֶלָּא מַאן תַּנָּא דְּלָא יָלֵיף ״שָׂכִיר״ ״שָׂכִיר״? רַבִּי הִיא, דְּתַנְיָא:Mais alors, quel Tanna ne déduit pas l'analogie « salarié »–« salarié » ? C'est Rabbi Yehouda HaNassi, comme il a été enseigné dans une baraïta :
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.