Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וַהֲרֵי טַעֲנָה, דִּכְתִיב: ״כִּי יִתֵּן אִישׁ אֶל רֵעֵהוּ כֶּסֶף אוֹ כֵלִים לִשְׁמֹר״, וּתְנַן: שְׁבוּעַת הַדַּיָּינִין, הַטַּעֲנָה – שְׁתֵּי כֶּסֶף, וְהַהוֹדָאָה – שָׁוֶה פְרוּטָה.Mais voici le cas de la réclamation (où le défendeur n'avoue qu'une partie), comme il est écrit : « Si un homme donne à son prochain de l'argent ou des objets à garder » (Exode 22, 6), et les versets suivants imposent alors un serment ; et nous avons appris (Chevouot 38b) : le serment des juges, imposé à celui qui avoue une partie de la réclamation, n'a lieu que si la réclamation est d'au moins deux maa d'argent, et l'aveu d'au moins la valeur d'une perouta. Si tout argent de la Torah est tyrien, d'où les Sages tirent-ils la somme de deux maa ?
- הָתָם דּוּמְיָא דְּכֵלִים, מָה כֵּלִים שְׁנַיִם – אַף כֶּסֶף שְׁנַיִם, וּמָה כֶּסֶף דָּבָר חָשׁוּב – אַף כֵּלִים דָּבָר חָשׁוּב.La Guemara répond : là-bas, la règle est tirée d'un hékech (rapprochement dans un même verset), car l'argent est comparé aux objets : de même que le mot « objets » désigne au moins deux, de même « argent » désigne au moins deux pièces ; et de même que l'argent est une chose d'importance, de même les objets doivent être une chose d'importance.
- וַהֲרֵי מַעֲשֵׂר, דִּכְתִיב: ״וְצַרְתָּ הַכֶּסֶף בְּיָדְךָ״, וּתְנַן: הַפּוֹרֵט סֶלַע מִמְּעוֹת מַעֲשֵׂר שֵׁנִי! ״כֶּסֶף״ ״הַכֶּסֶף״ – רִיבָּה.La Guemara demande : mais voici le rachat de la seconde dîme, comme il est écrit : « Tu serreras l'argent dans ta main » (Deutéronome 14, 25), et pourtant nous avons appris (Maasser Chéni 2, 8) : celui qui change des pièces de cuivre de seconde dîme contre un sela… Cela indique que l'argent de la seconde dîme peut être en pièces de cuivre ! La Guemara répond : le verset ne dit pas « argent » mais « l'argent » : l'article a inclus toute monnaie, même de cuivre.
- וַהֲרֵי הֶקְדֵּשׁ, דִּכְתִיב: ״וְנָתַן הַכֶּסֶף וְקָם לוֹ״, וְאָמַר שְׁמוּאֵל: הֶקְדֵּשׁ שָׁוֶה מָנֶה שֶׁחִילְּלוֹ עַל שָׁוֶה פְרוּטָה – מְחוּלָּל! הָתָם נָמֵי, ״כֶּסֶף״ ״כֶּסֶף״ יָלֵיף מִמַּעֲשֵׂר.La Guemara demande : mais voici le bien consacré (hekdech), comme il est écrit : « Il donnera l'argent et cela lui restera » (cf. Lévitique 27, 19), et Chmouel a dit : un bien consacré valant un manè (cent dinars), qu'on a racheté sur un objet valant une perouta, est racheté ! La Guemara répond : là aussi, il y a une raison particulière, car il apprend « argent » – « argent » de la dîme (guezéra chava, analogie textuelle) ; on peut donc utiliser n'importe quelle pièce.
- וַהֲרֵי קִידּוּשֵׁי אִשָּׁה, דִּכְתִיב: ״כִּי יִקַּח אִישׁ אִשָּׁה וּבְעָלָהּ״, וְגָמַר ״קִיחָה״ ״קִיחָה״ מִשְּׂדֵה עֶפְרוֹן, וּתְנַן: בֵּית הִלֵּל אוֹמְרִים: בִּפְרוּטָה וּבְשָׁוֶה פְרוּטָה. נֵימָא רַב אַסִּי דְּאָמַר כְּבֵית שַׁמַּאי?!La Guemara demande : mais voici les kiddouchin d'une femme, comme il est écrit : « Lorsqu'un homme prendra une femme et l'épousera » (Deutéronome 24, 1), et il apprend « prise » – « prise » du champ d'Éfron les kiddouchin par l'argent ; et pourtant nous avons appris dans la Michna : Beit Hillel disent : par une perouta ou par la valeur d'une perouta. Dirons-nous que Rav Assi a parlé selon Beit Chammaï ?!
- אֶלָּא אִי אִיתְּמַר, הָכִי אִיתְּמַר: אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב אַסִּי: כׇּל כֶּסֶף קָצוּב הָאָמוּר בַּתּוֹרָה – כֶּסֶף צוֹרִי, וְשֶׁל דִּבְרֵיהֶם – כֶּסֶף מְדִינָה.Plutôt, si cela a été dit, voici comment cela a été dit : Rav Yehouda a dit au nom de Rav Assi : tout argent fixé (dont le montant est précisé) mentionné dans la Torah est de l'argent tyrien, et celui de leurs paroles est de l'argent provincial.
- מַאי קָא מַשְׁמַע לַן? תְּנֵינָא: חָמֵשׁ סְלָעִים שֶׁל בֵּן, שְׁלֹשִׁים שֶׁל עֶבֶד, חֲמִשִּׁים שֶׁל אוֹנֶס וְשֶׁל מְפַתֶּה, מֵאָה שֶׁל מוֹצִיא שֵׁם רַע – כּוּלָּם בְּשֶׁקֶל הַקּוֹדֶשׁ, בְּמָנֶה צוֹרִי!La Guemara demande : que nous apprend-il ? Nous l'avons déjà appris (Bekhorot 49b) : les cinq sela du fils (rachat du premier-né, Nombres 18, 16), les trente de l'esclave (payés par le propriétaire du bœuf qui l'a tué, Exode 21, 32), les cinquante du violeur et du séducteur (Deutéronome 22, 29), les cent du diffamateur (Deutéronome 22, 19) : tous sont en sicle du sanctuaire, en manè tyrien !
- ״וְשֶׁל דִּבְרֵיהֶם כֶּסֶף מְדִינָה״ אִיצְטְרִיכָא לֵיהּ, דְּלָא תְּנַן. דְּתַנְיָא: הַתּוֹקֵעַ לַחֲבֵירוֹ – נוֹתֵן לוֹ סֶלַע. וְלָא תֵּימָא מַאי סֶלַע – אַרְבְּעָה זוּזֵי, אֶלָּא מַאי סֶלַע – פַּלְגָא דְזוּזָא, דַּעֲבִידִי אִינָשֵׁי דְּקָרוּ לְפַלְגָא דְזוּזָא אִיסְתֵּירָא.La Guemara répond : « et celui de leurs paroles est de l'argent provincial », il en avait besoin, car nous ne l'avons pas appris dans cette Michna. Car il a été enseigné dans une baraïta : celui qui frappe son prochain pour l'humilier lui donne un sela d'amende. Et ne dis pas : qu'est-ce qu'un sela ? Quatre zouz (le sela tyrien) ; mais plutôt : qu'est-ce qu'un sela ? Un demi-zouz (le sela provincial), car les gens ont l'habitude d'appeler un demi-zouz du nom de istéra (sela).
- רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ אוֹמֵר: טַעְמַיְיהוּ דְּבֵית שַׁמַּאי, כִּדְחִזְקִיָּה. דְּאָמַר חִזְקִיָּה: אָמַר קְרָא: ״וְהֶפְדָּהּ״ – מְלַמֵּד שֶׁמְּגָרַעַת מִפִּדְיוֹנָהּ, וְיוֹצְאָה.Rabbi Chimon ben Lakich dit une autre explication : la raison de Beit Chammaï, pour qui le minimum des kiddouchin est un dinar, est conforme à l'enseignement de 'Hizkiya. Car 'Hizkiya a dit : le verset dit, au sujet de la servante hébraïque : « il la laissera racheter » (Exode 21, 8) : cela enseigne qu'elle déduit une partie de son prix de rachat, en proportion du travail accompli, et sort libre. Or Beit Chammaï tirent les kiddouchin de la servante hébraïque, comme on l'expliquera.
- אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא דִּיהַב לַהּ דִּינָר – הַיְינוּ דִּמְגָרְעָה וְאָזְלָה עַד פְּרוּטָה, אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ דִּיהַב לַהּ פְּרוּטָה, מִפְּרוּטָה מִי מְגָרְעָה? וְדִלְמָא הָכִי קָאָמַר רַחֲמָנָא: הֵיכָא דִּיהַב לַהּ דִּינָר – תְּיגָרַע עַד פְּרוּטָה, הֵיכָא דִּיהַב לַהּ פְּרוּטָה – לָא תְּיגָרַע כְּלָל!Si tu dis, cela se comprend, qu'il lui a donné au moins un dinar pour l'acquérir, c'est ce qui est dit, qu'elle déduit progressivement jusqu'à une perouta ; mais si tu dis qu'il lui a donné une perouta, d'une perouta déduit-elle ? C'est déjà la plus petite somme ! La Guemara rejette : mais peut-être voici ce que dit le Miséricordieux : là où il lui a donné un dinar, qu'elle déduise jusqu'à une perouta ; là où il lui a donné une perouta, qu'elle ne déduise pas du tout !
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