Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- עַד שֶׁתִּכָּנֵס לַחוּפָּה, מִשּׁוּם דְּעוּלָּא.avant d'entrer sous la 'houpa (dais nuptial), à cause de la raison d'Oula : de peur qu'elle ne fasse manger à sa famille, qui n'est pas de Cohanim, la terouma que son mari lui a donnée.
- וּבֶן בַּג בַּג? סִימְפּוֹן, בַּעֲבָדִים לֵית לֵיהּ. אִי מוּמִין שֶׁבַּגָּלוּי הוּא – הָא קָא חָזֵי לֵיהּ. אִי מִשּׁוּם מוּמִין שֶׁבַּסֵּתֶר – מַאי נָפְקָא לֵיהּ מִינֵּיהּ? לִמְלָאכָה קָא בָעֵי לֵיהּ לָא אִיכְפַּת לֵיהּ.La Guemara demande : et ben Bag Bag, que répond-il à ce kal va'homer ? La Guemara répond : le simfon (vice annulant l'acte) pour les esclaves, il ne l'admet pas. En effet, si ce sont des défauts apparents, il les a bien vus et l'a acheté malgré tout ; si c'est à cause de défauts cachés, quelle différence cela fait-il pour lui ? Il en a besoin pour le travail ; cela ne le dérange pas.
- נִמְצָא גַּנָּב אוֹ קוּבְיוּסְטוּס – הִגִּיעוֹ. מַאי אָמְרַתְּ, לִסְטִים מְזוּיָּין אוֹ (נִכְתַּב) [מוּכְתָּב] לַמַּלְכוּת? הָנְהוּ קָלָא אִית לְהוּ!Et même s'il s'avère qu'il est voleur ou kouvyoustous — défauts cachés qui affectent son travail —, il lui revient : la vente est valide, car l'acheteur aurait dû s'attendre à de tels comportements, fréquents chez les esclaves. Que diras-tu ? Qu'il s'avère être un bandit armé, ou condamné à mort par le pouvoir ? Ces choses-là sont notoires, et il est censé en avoir accepté le risque !
- מִכְּדִי, בֵּין לְמָר וּבֵין לְמָר לָא אָכְלָה, מַאי בֵּינַיְיהוּ?La Guemara demande : or, aussi bien selon un Maître, Yo'hanan ben Bag Bag, que selon l'autre Maître, Rabbi Yehouda ben Betéra, la fiancée ne mange pas de terouma, par décret rabbinique ; quelle différence y a-t-il entre eux ?
- אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ: קִיבֵּל, מָסַר, וְהָלַךְ.La Guemara répond : il y a une différence entre eux dans les cas où il a accepté ses défauts — il n'y a alors pas de crainte de simfon, mais il reste la crainte qu'elle ne fasse manger de la terouma à sa famille ; où le père l'a remise aux envoyés du mari, et où les envoyés du père sont partis avec ceux du mari : elle n'est plus chez son père, il n'y a donc plus de crainte qu'elle nourrisse sa famille de terouma, mais il reste possible que les fiançailles soient annulées.
- בְּכֶסֶף, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים בְּדִינָר וְכו׳. מַאי טַעְמַיְיהוּ דְּבֵית שַׁמַּאי? אָמַר רַבִּי זֵירָא: שֶׁכֵּן אִשָּׁה מַקְפֶּדֶת עַל עַצְמָהּ, וְאֵין מִתְקַדֶּשֶׁת בְּפָחוֹת מִדִּינָר.§ La Guemara revient à la Michna : « Par l'argent : Beit Chammaï disent : par un dinar, etc. », tandis que selon Beit Hillel une perouta suffit. Quelle est la raison de Beit Chammaï ? Rabbi Zeira a dit : car une femme est soucieuse d'elle-même et juge indigne d'être acquise pour une somme dérisoire ; et elle ne se fiance pas pour moins d'un dinar.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: אֶלָּא מֵעַתָּה, כְּגוֹן בְּנָתֵיהּ דְּרַבִּי יַנַּאי, דְּקָפְדָן אַנַּפְשַׁיְיהוּ, וְלָא מִקַּדְּשָׁן בְּפָחוֹת מִתַּרְקְבָא דְּדִינָרֵי, הָכִי נָמֵי דְּאִי פָּשְׁטָה יָדָהּ וְקִבְּלָה חַד זוּזָא מֵאַחֵר, הָכִי נָמֵי דְּלָא הָווּ קִדּוּשִׁין?Abayé lui dit : mais alors, par exemple les filles de Rabbi Yannaï, qui sont soucieuses d'elles-mêmes et de leur honneur, et ne se fiancent pas pour moins d'un tarkav (trois kav) de dinars, en est-il de même que si l'une d'elles a tendu la main et a reçu un zouz (un dinar) d'un autre, en est-il de même que ce ne sont pas des kiddouchin ?
- אֲמַר לֵיהּ: פָּשְׁטָה יָדָהּ וְקִבְּלָהּ לָא קָאָמֵינָא, כִּי קָאָמֵינָא, דְּקַדְּשַׁהּ בְּלֵילְיָא, אִי נָמֵי דְּשַׁוִּיָה שָׁלִיחַ.Rabbi Zeira lui dit : je ne parle pas du cas où elle a tendu la main et a reçu : elle a le droit de renoncer à son honneur. Quand je parle, c'est du cas où il l'a fiancée de nuit, sans qu'elle voie ce qu'on lui donnait, ou bien où elle a désigné un envoyé pour la fiancer, sans lui préciser la somme. Dans ces cas, on présume qu'elle tient à son honneur et n'accepte pas de se fiancer pour moins d'un dinar.
- רַב יוֹסֵף אָמַר: טַעְמַיְהוּ דְּבֵית שַׁמַּאי כִּדְרַב יְהוּדָה אָמַר רַב אַסִּי. דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב אַסִּי: כׇּל כֶּסֶף הָאָמוּר בַּתּוֹרָה – כֶּסֶף צוֹרִי, וְשֶׁל דִּבְרֵיהֶם – כֶּסֶף מְדִינָה.Rav Yossef a dit une autre explication : la raison de Beit Chammaï est conforme à ce que Rav Yehouda a dit au nom de Rav Assi. Car Rav Yehouda a dit au nom de Rav Assi : tout argent mentionné dans la Torah est de l'argent tyrien (monnaie de Tyr, de haute valeur), et celui de leurs paroles, toute somme fixée par les Sages, est de l'argent provincial (monnaie locale, valant un huitième de la tyrienne). Beit Chammaï suivent la mesure de la Torah, et la plus petite pièce d'argent tyrienne vaut un dinar.
- גּוּפָא, אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב אַסִּי: כׇּל כֶּסֶף הָאָמוּר בַּתּוֹרָה – כֶּסֶף צוֹרִי, וְשֶׁל דִּבְרֵיהֶם – כֶּסֶף מְדִינָה. וּכְלָלָא הוּא?La Guemara revient au sujet lui-même : Rav Yehouda a dit au nom de Rav Assi : tout argent mentionné dans la Torah est de l'argent tyrien, et celui de leurs paroles est de l'argent provincial. La Guemara demande : et est-ce une règle établie que tout argent mentionné dans la Torah désigne une pièce d'argent valant au moins un dinar ?
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