Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לְטַמֵּא מִשְׁכָּב תַּחְתּוֹן כְּעֶלְיוֹן,pour rendre impur le michkav (objet sur lequel on se couche) inférieur comme le supérieur : celui qui a une relation avec une nidda rend impurs les objets sur lesquels il se couche, même sans contact direct avec eux ;
- וְאִם נִישֵּׂאת לְכֹהֵן – אוֹכֶלֶת בִּתְרוּמָה, וְאִם בָּא עָלֶיהָ אֶחָד מִכׇּל עֲרָיוֹת שֶׁבַּתּוֹרָה – מוּמָתִין עַל יָדָהּ, וְהִיא פְּטוּרָה. וְאִם בָּא עָלֶיהָ אֶחָד מִן הַפְּסוּלִין – פְּסָלָהּ מִן הַכְּהוּנָּה.si elle se marie à un Cohen, elle mange de la terouma (prélèvement donné au Cohen) à partir de ce moment ; si l'un de tous les interdits sexuels de la Torah (Lévitique 18) a une relation avec elle, ils sont mis à mort à cause d'elle, et elle est exempte de punition, car elle est mineure ; et si l'un des hommes inaptes — dont la relation rend une femme inapte à épouser un Cohen — a une relation avec elle, il l'a rendue inapte à la prêtrise. Fin de la baraïta.
- קָתָנֵי ״בִּיאָה״, וְקָתָנֵי ״נִישֵּׂאת״! הָכִי קָאָמַר: אִי הָנֵי נִשּׂוּאִין דְּכֹהֵן נִינְהוּ – אוֹכֶלֶת בִּתְרוּמָה.La Guemara analyse cette source : elle enseigne les fiançailles par la relation, et elle enseigne séparément : « si elle se marie » à un Cohen ; cela indique que la relation ne produit pas le mariage. La Guemara rejette : voici ce qu'elle veut dire : si ces fiançailles par la relation sont le mariage d'un Cohen, elle mange de la terouma ; il ne s'agit pas de deux étapes, mais d'un seul acte, car la relation produit le mariage.
- תָּא שְׁמַע: וּכְבָר שָׁלַח יוֹחָנָן בֶּן בַּג בַּג אֵצֶל רַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתִירָה לִנְצִיבִין: שָׁמַעְתִּי עָלֶיךָ שֶׁאַתָּה אוֹמֵר אֲרוּסָה בַּת יִשְׂרָאֵל אוֹכֶלֶת בִּתְרוּמָה. שָׁלַח לוֹ: וְאַתָּה אִי אַתָּה אוֹמֵר כֵּן? מוּחְזְקַנִי בְּךָ שֶׁאַתָּה בָּקִי בְּחַדְרֵי תוֹרָה, לִדְרוֹשׁ בְּקַל וָחוֹמֶר אִי אַתָּה יוֹדֵעַ?!Viens et entends une preuve d'une baraïta : Yo'hanan ben Bag Bag a déjà envoyé un message à Rabbi Yehouda ben Betéra, à Netsivin : « J'ai entendu à ton sujet que tu dis : une fiancée fille d'Israël (non issue d'une famille de Cohanim), fiancée à un Cohen, mange de la terouma. » Rabbi Yehouda ben Betéra lui envoya en réponse : « Et toi, ne le dis-tu pas ? Je te tiens pour expert dans les chambres de la Torah ; ne sais-tu pas interpréter par un kal va'homer (raisonnement a fortiori) ?! »
- וּמָה שִׁפְחָה כְּנַעֲנִית, שֶׁאֵין בִּיאָתָהּ מַאֲכִילָתָהּ בִּתְרוּמָה – כַּסְפָּהּ מַאֲכִילָתָהּ בִּתְרוּמָה, זוֹ, שֶׁבִּיאָתָהּ מַאֲכִילָתָהּ בִּתְרוּמָה – אֵינוֹ דִּין שֶׁכַּסְפָּהּ מַאֲכִילָתָהּ בִּתְרוּמָה? אֲבָל מָה אֶעֱשֶׂה שֶׁהֲרֵי אָמְרוּ חֲכָמִים: אֵין אֲרוּסָה בַּת יִשְׂרָאֵל אוֹכֶלֶת בִּתְרוּמָה עַד שֶׁתִּכָּנֵס לַחוּפָּה.Le kal va'homer est le suivant : si la servante cananéenne, dont la relation avec un Cohen ne lui permet pas de manger de la terouma, car elle ne lui est pas fiancée, son argent — si le Cohen l'acquiert par l'argent — lui permet de manger de la terouma, celle-ci, la fiancée, dont la relation avec un Cohen lui permet de manger de la terouma, n'est-il pas logique que son argent de fiançailles lui permette de manger de la terouma ? Mais que puis-je faire, puisque les Sages ont dit, par décret rabbinique : une fiancée fille d'Israël ne mange pas de terouma avant d'entrer sous la 'houpa (dais nuptial).
- הֵיכִי דָמֵי? אִי בְּבִיאָה שֶׁעַל יְדֵי חוּפָּה, וְכֶסֶף שֶׁעַל יְדֵי חוּפָּה – בְּתַרְוַיְיהוּ מֵיכָל אָכְלָה!La Guemara précise : quel est le cas de cette comparaison entre l'argent et la relation ? S'il s'agit d'une relation au moyen de la 'houpa, c'est-à-dire après le mariage, et de l'argent au moyen de la 'houpa, où le mariage a ensuite été complété par la 'houpa, dans les deux cas elle mange de la terouma, même d'ordre rabbinique, puisqu'elle est pleinement mariée !
- וְאֶלָּא, בְּבִיאָה שֶׁעַל יְדֵי חוּפָּה, וְכֶסֶף שֶׁלֹּא עַל יְדֵי חוּפָּה – הָכָא תַּרְתֵּי, וְהָכָא חֲדָא! אֶלָּא לָאו בְּבִיאָה שֶׁלֹּא עַל יְדֵי חוּפָּה, וְכֶסֶף שֶׁלֹּא עַל יְדֵי חוּפָּה.Mais alors, s'il s'agit d'une relation au moyen de la 'houpa et de l'argent sans la 'houpa, le kal va'homer n'est pas valable, car ici, pour la relation, il y a deux étapes d'acquisition, la relation et la 'houpa, et ici, pour l'argent, il n'y en a qu'une ! Plutôt, n'est-ce pas qu'il s'agit d'une relation sans la 'houpa et de l'argent sans la 'houpa ?
- אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא נִשּׂוּאִין עוֹשָׂה – מִשּׁוּם הָכִי פְּשִׁיטָא לֵיהּ דַּאֲלִימָא לַהּ בִּיאָה מִכֶּסֶף. אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ קִדּוּשִׁין עוֹשָׂה, מַאי שְׁנָא הָכָא דִּפְשִׁיטָא לֵיהּ, וּמַאי שְׁנָא הָכָא דִּמְסַפְּקָא לֵיהּ?Si tu dis, cela se comprend, que la relation produit le mariage : c'est pour cela qu'il est évident pour lui, Rabbi Yehouda ben Betéra, que la relation est plus forte que l'argent. Mais si tu dis qu'elle ne produit que les kiddouchin (fiançailles), en quoi est-ce différent ici, pour la relation, que ce soit évident pour lui, et en quoi est-ce différent ici, pour l'argent, qu'il soit dans le doute et doive l'apprendre par un kal va'homer ? Dans les deux cas, elle n'est que fiancée !
- אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: לְעוֹלָם אֵימָא לָךְ בְּבִיאָה שֶׁעַל יְדֵי חוּפָּה וְכֶסֶף שֶׁלֹּא עַל יְדֵי חוּפָּה. וּדְקָאָמְרַתְּ: ״הָכָא תַּרְתֵּי וְהָכָא חֲדָא״ – קַל וָחוֹמֶר מִיהָא אִיתֵיהּ;Rav Na'hman bar Its'hak a dit : en réalité, je te dirai qu'il s'agit d'une relation au moyen de la 'houpa et de l'argent sans la 'houpa. Et quant à ce que tu as dit : « ici deux et ici un », il y a en tout cas un kal va'homer valable ;
- וְהָכִי שְׁלַח לֵיהּ: וּמָה שִׁפְחָה כְּנַעֲנִית, שֶׁאֵין בִּיאָתָהּ מַאֲכִילָתָהּ בִּתְרוּמָה אֲפִילּוּ עַל יְדֵי חוּפָּה – כַּסְפָּהּ מַאֲכִילָתָהּ בְּלֹא חוּפָּה, זוֹ, שֶׁבִּיאָתָהּ מַאֲכִילָתָהּ בִּתְרוּמָה עַל יְדֵי חוּפָּה – אֵינוֹ דִּין שֶׁכַּסְפָּהּ מַאֲכִילָתָהּ בִּתְרוּמָה בְּלֹא חוּפָּה?et voici ce que Rabbi Yehouda ben Betéra lui a envoyé : si la servante cananéenne, dont la relation avec un Cohen ne lui permet pas de manger de la terouma, même au moyen de la 'houpa, et pourtant son argent lui permet de manger sans 'houpa, celle-ci, la fiancée, dont la relation lui permet de manger de la terouma au moyen de la 'houpa, n'est-il pas logique que son argent lui permette de manger de la terouma sans 'houpa ?
- אֲבָל מָה אֶעֱשֶׂה שֶׁהֲרֵי אָמְרוּ חֲכָמִים: אֵין אֲרוּסָה בַּת יִשְׂרָאֵל אוֹכֶלֶת בִּתְרוּמָה עַד שֶׁתִּכָּנֵס לַחוּפָּה, מִשּׁוּם דְּעוּלָּא.Mais que puis-je faire, puisque les Sages ont dit : une fiancée fille d'Israël ne mange pas de terouma avant d'entrer sous la 'houpa, à cause de la raison donnée par Oula : on craint qu'elle ne fasse boire du vin de terouma à ses frères et sœurs tant qu'elle vit chez son père.
- וּבֶן בַּג בַּג? גַּבֵּי שִׁפְחָה כְּנַעֲנִית לָא שַׁיַּיר בְּקִנְיָנַהּ, הָכָא, שַׁיֵּיר בְּקִנְיָנַהּ.Et ben Bag Bag, pourquoi n'accepte-t-il pas ce kal va'homer ? Parce que pour la servante cananéenne achetée par l'argent, l'acquéreur ne laisse rien en suspens dans son acquisition ; ici, pour les fiançailles, il laisse une part en suspens dans son acquisition, puisque le mariage reste à accomplir. Les deux cas ne sont donc pas comparables.
- רָבִינָא אָמַר: מִדְּאוֹרָיְיתָא – מִיפְשָׁט פְּשִׁיטָא לֵיהּ דְּאָכְלָה, וּמִדְּרַבָּנַן הוּא דִּשְׁלַח לֵיהּ.Ravina a dit : selon la Torah, il est évident pour lui, Yo'hanan ben Bag Bag, qu'elle mange de la terouma même fiancée par l'argent seulement, puisqu'elle est acquise par l'argent du Cohen ; et c'est au sujet de la loi d'ordre rabbinique qu'il lui a envoyé sa question.
- וְהָכִי שְׁלַח לֵיהּ: שָׁמַעְתִּי עָלֶיךָ שֶׁאַתָּה אוֹמֵר אֲרוּסָה בַּת יִשְׂרָאֵל אוֹכֶלֶת בִּתְרוּמָה, וְלָא חָיְישַׁתְּ לְסִימְפּוֹן. שְׁלַח לֵיהּ: וְאַתָּה אִי אַתָּה אוֹמֵר כֵּן? מוּחְזְקַנִי בְּךָ שֶׁאַתָּה בָּקִי בְּחַדְרֵי תוֹרָה, לִדְרוֹשׁ בְּקַל וָחוֹמֶר אִי אַתָּה יוֹדֵעַ?!Ravina précise : et voici ce qu'il lui a envoyé : « J'ai entendu à ton sujet que tu dis qu'en pratique une fiancée fille d'Israël mange de la terouma, et tu ne crains pas le simfon (vice annulant l'acte), c'est-à-dire qu'il ne découvre en elle un défaut rendant les fiançailles rétroactivement nulles, de sorte qu'elle aurait mangé de la terouma sans y avoir droit. » Et c'est à ce sujet que Rabbi Yehouda ben Betéra lui envoya : « Et toi, ne le dis-tu pas ? Je te tiens pour expert dans les chambres de la Torah ; ne sais-tu pas interpréter par un kal va'homer ?! »
- וּמָה שִׁפְחָה כְּנַעֲנִית שֶׁאֵין בִּיאָתָהּ מַאֲכִילָתָהּ בִּתְרוּמָה – כַּסְפָּהּ מַאֲכִילָתָהּ בִּתְרוּמָה, וְלָא חָיְישִׁינַן לְסִימְפּוֹן, זוֹ שֶׁבִּיאָתָהּ מַאֲכִילָתָהּ בִּתְרוּמָה – אֵינוֹ דִּין שֶׁכַּסְפָּהּ מַאֲכִילָתָהּ בִּתְרוּמָה, וְלֹא נֵיחוּשׁ לְסִימְפּוֹן? אֲבָל מָה אֶעֱשֶׂה שֶׁהֲרֵי אָמְרוּ חֲכָמִים: אֲרוּסָה בַּת יִשְׂרָאֵל אֵינָהּ אוֹכֶלֶת בִּתְרוּמָהSi la servante cananéenne, dont la relation avec un Cohen ne lui permet pas de manger de la terouma, et pourtant son argent lui permet de manger de la terouma, et nous ne craignons pas le simfon — qu'elle ait un défaut annulant rétroactivement la vente —, celle-ci, la fiancée, dont la relation lui permet de manger de la terouma, n'est-il pas logique que son argent lui permette de manger de la terouma même avant la 'houpa, et que nous ne craignions pas le simfon ? Mais que puis-je faire, puisque les Sages ont dit, par décret rabbinique : une fiancée fille d'Israël ne mange pas de terouma
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