Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אָמַר רַבִּי זֵירָא: מוֹדֶה רַבִּי לְעִנְיַן קְנָס דְּכוּלְּהוּ מְשַׁלְּמִי. מַאי שְׁנָא מִקְּטָלָא? שָׁאנֵי הָתָם, דְּאָמַר קְרָא: ״וּמֵת הָאִישׁ אֲשֶׁר שָׁכַב עִמָּהּ לְבַדּוֹ״.Rabbi Zeira a dit : Rabbi (Yehouda HaNassi) reconnaît, concernant l'amende (knas, due par le violeur et le séducteur), qu'ils paient tous cette amende, et ne sont pas exemptés du fait que leurs relations ont eu lieu avec une jeune fille qui n'était plus vierge. La Guemara demande : en quoi est-ce différent de la peine de mort ? Pour la peine de mort, ils sont punis comme pour une fiancée non vierge, et pour l'amende, ils paient comme pour une vierge ! La Guemara répond : c'est différent là-bas, pour la peine de mort, car le verset dit : « L'homme qui a couché avec elle mourra, lui seul » (Deutéronome 22, 25), ce qui indique qu'un seul homme est mis à mort pour une relation avec une vierge, et pas davantage.
- וְרַבָּנַן הַאי ״לְבַדּוֹ״ מַאי עָבְדִי לֵיהּ? מִיבְּעֵי לְהוּ לְכִדְתַנְיָא, ״וּמֵתוּ גַּם שְׁנֵיהֶם״ – עַד שֶׁיִּהְיוּ שָׁוִין כְּאֶחָד, דִּבְרֵי רַבִּי אוֹשַׁעְיָא. רַבִּי יוֹנָתָן אוֹמֵר: ״וּמֵת הָאִישׁ אֲשֶׁר שָׁכַב עִמָּהּ לְבַדּוֹ״.La Guemara demande : et les Rabbanim, ce mot « lui seul », qu'en font-ils ? La Guemara répond : ils en ont besoin pour ce qui a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Ils mourront tous deux » (Deutéronome 22, 22) : cela ne s'applique pas à moins qu'ils ne soient égaux l'un et l'autre, c'est-à-dire tous deux passibles de châtiment ; mais si l'un d'eux ne peut être puni, par exemple s'il est mineur, l'autre n'est pas non plus mis à mort. Ce sont les paroles de Rabbi Ochaya. Rabbi Yonatan dit : « L'homme qui a couché avec elle mourra, lui seul », ce qui indique que parfois un seul des deux est passible de mort.
- וְרַבִּי יוֹחָנָן, הַאי סְבָרָא מְנָא לֵיהּ? אִם כֵּן נִכְתּוֹב קְרָא ״בְּעוּלַת אִישׁ״, מַאי ״בְּעוּלַת בַּעַל״ – שְׁמַע מִינַּהּ תַּרְתֵּי.La Guemara demande : et Rabbi Yo'hanan, ce raisonnement — que seul le mari rend une femme non vierge par une relation non naturelle —, d'où le tire-t-il, puisqu'il utilise ce verset pour apprendre les fiançailles par la relation ? La Guemara répond : s'il en était ainsi, que le verset n'enseigne qu'une seule halakha (règle), que le verset écrive « beoulat ich » (une femme ayant eu une relation avec un homme) ; pourquoi « beoulat baal » (ayant eu une relation avec un mari) ? Déduis-en deux halakhot : premièrement, qu'on peut fiancer une femme par la relation ; deuxièmement, que seul le mari rend une femme non vierge par une relation non naturelle.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: תְּחִילַּת בִּיאָה קוֹנָה אוֹ סוֹף בִּיאָה קוֹנָה? נָפְקָא מִינַּהּ כְּגוֹן שֶׁהֶעֱרָה בָּהּ, וּפָשְׁטָה יָדָהּ וְקִבְּלָה קִדּוּשִׁין מֵאַחֵר.§ Ils ont posé la question : puisque la relation n'est pas un acte instantané, est-ce le début de la relation qui acquiert, ou est-ce la fin de la relation qui acquiert ? La Guemara précise : la conséquence pratique concerne par exemple le cas où il a seulement commencé la relation (héara) avec elle, et entre-temps elle a tendu la main et a reçu des kiddouchin (fiançailles) d'un autre homme. Si le début de la relation acquiert, les kiddouchin de l'autre sont sans effet ; si c'est la fin qui acquiert, elle est fiancée à l'autre.
- אִי נָמֵי, לְכֹהֵן גָּדוֹל דְּקָא קָנֵי בְּתוּלָה בְּבִיאָה, מַאי? אָמַר אַמֵּימָר מִשְּׁמֵיהּ דְּרָבָא: כׇּל הַבּוֹעֵל – דַּעְתּוֹ עַל גְּמַר בִּיאָה.Ou encore, il y a une conséquence pour un Cohen Gadol (grand prêtre) qui acquiert une vierge par la relation : si c'est seulement la fin de la relation qui acquiert, elle n'est déjà plus vierge au moment des fiançailles, et un Cohen Gadol ne pourrait pas acquérir une femme par la relation, puisqu'il lui est interdit d'épouser une non-vierge (Lévitique 21, 14). Qu'en est-il ? Amémar a dit au nom de Rava : quiconque a une relation, son intention porte sur l'achèvement de la relation, et non sur son début ; l'acquisition n'est donc complète qu'à l'achèvement de l'acte.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: בִּיאָה נִשּׂוּאִין עוֹשָׂה, אוֹ אֵירוּסִין עוֹשָׂה? נָפְקָא מִינַּהּ – לְיוֹרְשָׁהּ,Ils ont encore posé la question : la relation par laquelle on fiance une femme produit-elle le mariage (nissouïn) en même temps, ou produit-elle seulement les fiançailles (erroussin) ? La conséquence pratique concerne tous les cas où il importe qu'elle soit fiancée ou mariée : par exemple, pour hériter d'elle à sa mort, comme le ferait un mari ;
- וְלִיטַמֵּא לָהּ, וּלְהָפֵר נְדָרֶיהָ. אִי אָמְרַתְּ נִשּׂוּאִין עוֹשָׂה – יוֹרְשָׁהּ וּמִיטַּמֵּא לָהּ וּמֵיפֵר נְדָרֶיהָ, וְאִי אָמְרַתְּ אֵירוּסִין עוֹשָׂה – אֵינוֹ יוֹרְשָׁהּ וְאֵינוֹ מִיטַּמֵּא לָהּ וְאֵינוֹ מֵיפֵר נְדָרֶיהָ. מַאי?et pour se rendre impur pour elle, s'il est Cohen (prêtre), afin de l'enterrer, comme il le doit pour son épouse ; et pour annuler ses vœux à lui seul, sans la participation du père. Si tu dis que la relation produit le mariage, il hérite d'elle, se rend impur pour elle et annule ses vœux seul ; et si tu dis qu'elle produit seulement les fiançailles, il n'hérite pas d'elle, ne se rend pas impur pour elle et n'annule pas ses vœux seul. Qu'en est-il ?
- אָמַר אַבָּיֵי: תָּא שְׁמַע: הָאָב זַכַּאי בְּבִתּוֹ בְּקִדּוּשֶׁיהָ בְּכֶסֶף בִּשְׁטָר וּבְבִיאָה, וְזַכַּאי בִּמְצִיאָתָהּ וּבְמַעֲשֵׂה יָדֶיהָ, וּבַהֲפָרַת נְדָרֶיהָ, וּמְקַבֵּל אֶת גִּיטָּהּ, וְאֵינוֹ אוֹכֵל פֵּירוֹת בְּחַיֶּיהָ. נִישֵּׂאת – יָתֵר עָלָיו הַבַּעַל שֶׁאוֹכֵל פֵּירוֹת בְּחַיֶּיהָ.Abayé a dit : viens et entends une preuve de la Michna (Ketoubot 46b) : le père a des droits sur sa fille quant à ses kiddouchin, que ce soit par l'argent, par le document ou par la relation ; il a droit à ce qu'elle trouve, au produit de son travail et à l'annulation de ses vœux ; il reçoit son get (acte de divorce) à sa place, si elle est divorcée des fiançailles avant d'être majeure ; et bien qu'il hérite de ses biens, il ne jouit pas des fruits de ses biens de son vivant. Si elle s'est mariée, le mari a de plus que lui qu'il jouit des fruits de ses biens de son vivant.
- קָתָנֵי ״בִּיאָה״, וְקָתָנֵי ״נִישֵּׂאת״! כִּי קָתָנֵי ״נִישֵּׂאת״ – אַשְּׁאָרָא.Abayé explique sa preuve : la Michna enseigne les fiançailles par la relation, et ensuite elle enseigne : « si elle s'est mariée » ; cela indique que la relation ne produit que les fiançailles. La Guemara rejette : quand elle enseigne « si elle s'est mariée », c'est pour les autres modes mentionnés, l'argent et le document ; mais il se peut que les fiançailles par la relation produisent aussi le mariage.
- אָמַר רָבָא: תָּא שְׁמַע: בַּת שָׁלֹשׁ שָׁנִים וְיוֹם אֶחָד מִתְקַדֶּשֶׁת בְּבִיאָה, וְאִם בָּא עָלֶיהָ יָבָם – קְנָאָהּ, וְחַיָּיבִין עָלֶיהָ מִשּׁוּם אֵשֶׁת אִישׁ, וּמְטַמְּאָה אֶת בּוֹעֲלָהּRava a dit : viens et entends une preuve d'une baraïta : une fille âgée de trois ans et un jour peut être fiancée par la relation ; si le yavam (le beau-frère soumis au lévirat) a eu une relation avec elle, il l'a acquise ; on est passible à cause d'elle au titre de femme mariée, si elle est mariée ; et si elle est nidda (impure par ses menstrues), elle rend impur celui qui a une relation avec elle pendant sept jours,
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