Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הָא מִדְּסֵיפָא בִּדְאוֹזֵיל הָוֵי, רֵישָׁא בִּדְלָא אוֹזֵיל, דְּקָתָנֵי סֵיפָא: הָיְתָה כְּתוּבָּתָהּ אַרְבַּע מֵאוֹת זוּז, מָכְרָה לָזֶה בְּמָנֶה וְלָזֶה בְּמָנֶה, וְלָאַחֲרוֹן יָפֶה מָנֶה וְדִינָר בְּמָנֶה — שֶׁל אַחֲרוֹן מִכְרָהּ בָּטֵל, וְשֶׁל כּוּלָּן מִכְרָן קַיָּים!Mais puisque la fin de la Michna traite d'un cas où elle a vendu à bas prix, le début doit traiter d'un cas où elle n'a pas vendu à bas prix, car la fin enseigne : Si sa ketouba (contrat de mariage) était de quatre cents zouz, qu'elle a vendu à l'un pour un mané (cent zouz), à l'autre pour un mané, à un troisième de même, et au dernier un bien valant un mané et un dinar pour un mané, la vente du dernier est nulle, et pour tous les autres, leur vente est valable ! Pourquoi répéter deux fois le même cas ?
- לָא, רֵישָׁא וְסֵיפָא בִּדְאוֹזֵיל, וְסֵיפָא הָא קָא מַשְׁמַע לַן: טַעְמָא דְּאוֹזֵיל בִּדְיַתְמֵי, אֲבָל בְּדִידַהּ — מִכְרָהּ קַיָּים.Non, le début et la fin traitent tous deux d'un cas où elle a vendu à bas prix, et la fin nous apprend ceci : La raison de la nullité est qu'elle a vendu à bas prix sur les biens des orphelins, ayant déjà reçu toute sa ketouba ; mais sur ce qui est à elle, sa vente est valable.
- הָא מִדְּרֵישָׁא שָׁמְעַתְּ מִינַּהּ: הָיְתָה כְּתוּבָּתָהּ מָאתַיִם, וּמָכְרָה שָׁוֶה מָנֶה בְּמָאתַיִם, אוֹ שָׁוֶה מָאתַיִם בְּמָנֶה — נִתְקַבְּלָה כְּתוּבָּתָהּ.Mais cela, tu peux l'apprendre du début de la Michna : Si sa ketouba était de deux cents et qu'elle a vendu un bien valant un mané pour deux cents, ou valant deux cents pour un mané, elle a reçu sa ketouba ; la vente est donc valable, même à bas prix, sur ce qui lui revient !
- מַהוּ דְּתֵימָא: הָתָם הוּא דְּאִיסְתַּלַּקָא לַהּ מֵהַאי בֵּיתָא לִגְמָרֵי, אֲבָל הָכָא נִיגְזוֹר מָנֶה רִאשׁוֹן אַטּוּ מָנֶה אַחֲרוֹן — קָא מַשְׁמַע לַן.On aurait pu dire : Là, la vente vaut parce qu'elle s'est retirée entièrement de cette maison, sa créance étant soldée ; mais ici, décrétons la nullité du premier mané à cause du dernier mané. Elle nous apprend qu'il n'en est rien.
- וְאִיכָּא דְּאָמְרִי: הָא לָא תִּיבְּעֵי לָךְ הֵיכָא דַּאֲמַר לֵיהּ ״זִיל זַבֵּין לִי לִיתְכָּא״ וְזַבֵּין לֵיהּ כּוֹרָא, דְּוַדַּאי מוֹסִיף עַל דְּבָרָיו הָוֵי.Et il y a ceux qui disent : Ne te pose pas la question dans le cas où il lui a dit : Va, vends pour moi un lètekh (demi-kor), et qu'il lui a vendu un kor, car il ajoute certainement à ses paroles.
- כִּי תִּיבְּעֵי לָךְ דַּאֲמַר לֵיהּ: ״זִיל זַבֵּין לִי כּוֹרָא״ וַאֲזַל וְזַבֵּין לֵיהּ לִיתְכָּא, מַאי? מִי אָמְרִינַן אֲמַר לֵיהּ: דְּטָבָא לָךְ עֲבַדִי לָךְ, דְּאִי לָא מִצְטָרְכִי לָךְ זוּזֵי, לָא מָצֵית הָדְרַתְּ בֵּיהּ.Tu dois te poser la question quand il lui a dit : Va, vends pour moi un kor, et qu'il est allé lui vendre un lètekh. Qu'en est-il ? Disons-nous que le mandataire lui dit : C'est pour ton bien que j'ai agi, car si tu n'avais pas besoin de l'argent, tu n'aurais pas pu revenir sur la vente ?
- אוֹ דִלְמָא אֲמַר לֵיהּ: לָא נִיחָא לִי דְּלִיפֻּשׁוּ שְׁטָרֵי עִילָּוַאי.Ou peut-être le mandant lui dit-il : Il ne me convient pas que se multiplient sur moi les actes de vente ?
- אָמַר רַבִּי חֲנִינָא מִסּוּרָא, תָּא שְׁמַע: נָתַן לוֹ דִּינָר שֶׁל זָהָב וְאָמַר לוֹ: ״הָבֵא לִי חָלוּק״, וְהָלַךְ וְהֵבִיא לוֹ בְּשָׁלֹשׁ חָלוּק וּבְשָׁלֹשׁ טַלִּית — שְׁנֵיהֶם מָעֲלוּ.Rabbi 'Hanina de Soura a dit : Viens et entends une preuve (Méïla 21a) : Il lui a donné un dinar d'or et lui a dit : Apporte-moi une tunique ; et il est allé lui apporter pour trois sela une tunique et pour trois sela un manteau : tous deux ont commis une méïla (usage profane d'un bien consacré), si le dinar se révèle consacré.
- אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא: שְׁלִיחַ כִּי הַאי גַוְונָא עוֹשֶׂה שְׁלִיחוּתוֹ, וּמוֹסִיף עַל דְּבָרָיו הָוֵי — מִשּׁוּם הָכִי בַּעַל הַבַּיִת מָעַל, אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ: מַעֲבִיר עַל דְּבָרָיו הָוֵי — אַמַּאי מָעַל?Si tu dis, cela se comprend, qu'un mandataire, dans un tel cas, accomplit sa mission et qu'il ajoute à ses paroles, c'est pour cela que le maître de maison a commis la méïla. Mais si tu dis qu'il passe outre à ses paroles, pourquoi a-t-il commis la méïla ?
- הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן — דְּאַיְיתִי לֵיהּ שָׁוֶה שֵׁשׁ בְּשָׁלֹשׁ.De quoi s'agit-il ici ? D'un cas où il lui a apporté une tunique valant six sela pour trois : le mandant a eu exactement ce qu'il voulait.
- אִי הָכִי, שָׁלִיחַ אַמַּאי מָעַל? אַטַּלִּית.S'il en est ainsi, pourquoi le mandataire a-t-il commis la méïla ? Pour le manteau, qu'on ne lui avait pas demandé.
- אִי הָכִי אֵימָא סֵיפָא, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אַף בָּזֶה בַּעַל הַבַּיִת לֹא מָעַל, מִפְּנֵי שֶׁיָּכוֹל לוֹמַר: חָלוּק גָּדוֹל הָיִיתִי מְבַקֵּשׁ, וְאַתָּה הֵבֵאתָ לִי חָלוּק קָטָן וָרַע.S'il en est ainsi, cite la fin de cette Michna : Rabbi Yehouda dit : Même dans ce cas, le maître de maison n'a pas commis de méïla, car il peut dire : Je voulais une grande tunique, et tu m'as apporté une tunique petite et mauvaise. Or une tunique valant six sela n'est pas mauvaise !
- מַאי ״רַע״? רַע בְּדָמִים, דְּאָמַר לֵיהּ: אִי אַיְיתֵית לִי בְּשֵׁית, כׇּל שֶׁכֵּן דַּהֲוָה שָׁוֵה תַּרְתֵּי סְרֵי.Que signifie « mauvaise » ? Mauvaise quant au prix, car il lui dit : Si tu m'en avais apporté une pour six, à plus forte raison elle aurait valu douze, et même davantage.
- דַּיְקָא נָמֵי, דְּקָתָנֵי: מוֹדֶה רַבִּי יְהוּדָה בְּקִטְנִית שֶׁשְּׁנֵיהֶם מָעֲלוּ,La précision du texte le confirme aussi, car on enseigne : Rabbi Yehouda reconnaît que, pour les légumineuses, tous deux ont commis une méïla,
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