Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- ״בִּבְתוּלֶיהָ״ — שֶׁיְּהוּ כׇּל בְּתוּלֶיהָ קָיְימִין, בֵּין בִּכְדַרְכָּהּ בֵּין שֶׁלֹּא כְּדַרְכָּהּ.« Dans sa virginité » (Lévitique 21, 13) : le verset veut dire que toute sa virginité doit être intacte, aussi bien selon la voie naturelle que selon une voie non naturelle. Ce cas est donc sans rapport avec la question de savoir si une partie de la somme vaut toute la somme.
- הָהִיא אִיתְּתָא דִּתְפַסָה כָּסָא דְכַסְפָּא בִּכְתוּבְּתַהּ, קָתָבְעָה מְזוֹנֵי. אֲתַאי לְקַמֵּיהּ דְּרָבָא. אֲמַר לְהוּ לְיַתְמֵי: זִילוּ הַבוּ לַהּ מְזוֹנוֹת, לֵית דְּחָשׁ לְהָא דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן, דְּאָמַר: לָא אָמְרִינַן מִקְצָת כֶּסֶף כְּכׇל כֶּסֶף.Une certaine femme s'était saisie d'une coupe d'argent à titre de paiement partiel sur sa ketouba (contrat de mariage), et elle réclamait en outre l'entretien. Elle vint devant Rava. Il dit aux orphelins : Allez, donnez-lui l'entretien, car personne ne se soucie de cette opinion de Rabbi Chimon, qui a dit : Nous ne disons pas qu'une partie de la somme vaut toute la somme.
- שְׁלַח לֵיהּ רַבָּה בְּרֵיהּ דְּרָבָא לְרַב יוֹסֵף: מוֹכֶרֶת שֶׁלֹּא בְּבֵית דִּין צְרִיכָה שְׁבוּעָה, אוֹ אֵין צְרִיכָה שְׁבוּעָה? וְתִבְּעֵי לָךְ הַכְרָזָה?!Rabba, fils de Rava, envoya à Rav Yossef cette question : Celle qui vend hors du tribunal les biens de son mari défunt a-t-elle besoin d'un serment, ou n'a-t-elle pas besoin d'un serment ? Rav Yossef lui répondit : Pose-toi donc plutôt la question de l'annonce publique ! Faut-il annoncer la vente pour bien évaluer le bien ?
- אֲמַר לֵיהּ: הַכְרָזָה לָא קָמִיבַּעְיָא לִי, דְּאָמַר רַבִּי זֵירָא אָמַר רַב נַחְמָן: אַלְמָנָה שֶׁשָּׁמָה לְעַצְמָהּ — לֹא עָשְׂתָה וְלֹא כְּלוּם.Il lui dit : L'annonce publique, je ne me pose pas la question, car Rabbi Zeira a dit au nom de Rav Na'hman : Une veuve qui a évalué un bien pour elle-même et l'a pris selon son estimation n'a rien fait du tout.
- הֵיכִי דָמֵי? אִי דְּאַכְרוּז — אַמַּאי לֹא עָשְׂתָה וְלֹא כְּלוּם? אֶלָּא לָאו, דְּלָא אַכְרוּז, וּלְעַצְמָהּ הוּא דְּלֹא עָשְׂתָה וְלֹא כְּלוּם, הָא לְאַחֵר — מַה שֶּׁעָשְׂתָה עָשְׂתָה.Quel est le cas ? Si l'on suppose qu'ils ont fait une annonce publique, pourquoi n'a-t-elle rien fait du tout ? Elle devrait être comme tout acheteur. N'est-ce pas plutôt qu'ils n'ont pas fait d'annonce, et que c'est pour elle-même qu'elle n'a rien fait du tout, mais que si elle a vendu à un autre, ce qu'elle a fait est fait, même sans annonce ?
- לְעוֹלָם דְּאַכְרוּז, וּדְאָמְרִי לַהּ: מַאן שָׁם לִיךְ?La Guemara rejette : En réalité, il s'agit d'un cas où ils ont fait une annonce, mais où on lui dit : Qui t'a évalué cela pour toi ? Malgré l'annonce, nul n'a qualité pour lui attribuer ce bien.
- כִּי הַאי דְּהָהוּא גַּבְרָא דְּאַפְקִידוּ גַּבֵּיהּ כִּיסְתָּא דְיַתְמֵי. אֲזַל, שָׁמַהּ לְנַפְשֵׁיהּ בְּאַרְבַּע מְאָה זוּזֵי. אִיַּיקַּר קָם בְּשֵׁית מְאָה.Comme ce cas d'un homme chez qui on avait déposé du corail appartenant à des orphelins. Il alla l'évaluer pour lui-même à quatre cents zouz. Le prix monta et le corail se trouva valoir six cents.
- אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַבִּי אַמֵּי. אֲמַר לֵיהּ: מַאן שָׁם לָךְ?Il vint devant Rabbi Ami pour savoir à qui revenait le bénéfice. Rabbi Ami lui dit : Qui t'a évalué cela pour toi ? Ni le tribunal ni les orphelins ne te l'ont vendu ; le corail est donc resté aux orphelins, et le bénéfice est à eux.
- וְהִלְכְתָא: צְרִיכָה שְׁבוּעָה וְאֵינָהּ צְרִיכָה הַכְרָזָה.Et la halakha (règle pratique) est qu'elle a besoin d'un serment et qu'elle n'a pas besoin d'annonce publique.
- מַתְנִי׳ אַלְמָנָה שֶׁהָיְתָה כְּתוּבָּתָהּ מָאתַיִם, וּמָכְרָה שָׁוֶה מָנֶה בְּמָאתַיִם, אוֹ שָׁוֶה מָאתַיִם בְּמָנֶה — נִתְקַבְּלָה כְּתוּבָּתָהּ.Michna (enseignement des Tannaïm) : Une veuve dont la ketouba était de deux cents zouz et qui a vendu un bien valant un mané (cent zouz) pour deux cents, ou valant deux cents pour un mané : elle a reçu sa ketouba et ne peut plus rien réclamer.
- הָיְתָה כְּתוּבָּתָהּ מָנֶה, וּמָכְרָה שָׁוֶה מָנֶה וְדִינָר בְּמָנֶה — מִכְרָהּ בָּטֵל. אֲפִילּוּ הִיא אוֹמֶרֶת אַחְזִיר דִּינָר לַיּוֹרְשִׁין — מָכְרָה בָּטֵל.Si sa ketouba était d'un mané et qu'elle a vendu un bien valant un mané et un dinar pour un mané, sa vente est nulle, car elle a vendu ce qui ne lui revenait pas. Même si elle dit : Je rendrai le dinar aux héritiers, sa vente est nulle.
- רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: לְעוֹלָם מִכְרָהּ קַיָּים, עַד שֶׁתְּהֵא שָׁם כְּדֵי שֶׁתְּשַׁיֵּיר בְּשָׂדֶה — בַּת תִּשְׁעָה קַבִּין, וּבְגִנָּה — בַּת חֲצִי קַב, וּכְדִבְרֵי רַבִּי עֲקִיבָא — בֵּית רוֹבַע.Rabban Chimon ben Gamliel dit : Sa vente reste toujours valable, à moins qu'il n'y ait là de quoi laisser, dans un champ, une surface de neuf kav d'ensemencement, et dans un jardin, une surface d'un demi-kav, ou, selon les paroles de Rabbi Akiva, d'un beit rova (surface d'un quart de kav). En deçà, il lui suffit de rendre l'excédent aux orphelins.
- הָיְתָה כְּתוּבָּתָהּ אַרְבַּע מֵאוֹת זוּז וּמָכְרָה לָזֶה בְּמָנֶה, וְלָזֶה בְּמָנֶה, וְלָאַחֲרוֹן יָפֶה מָנֶה וְדִינָר בְּמָנֶה — שֶׁל אַחֲרוֹן בָּטֵל, וְשֶׁל כּוּלָּן מִכְרָן קַיָּים.Si sa ketouba était de quatre cents zouz et qu'elle a vendu à l'un pour un mané, à l'autre pour un mané, à un troisième de même, et au dernier un bien valant un mané et un dinar pour un mané : la vente du dernier est nulle, et pour tous les autres, leur vente est valable.
- גְּמָ׳ מַאי שְׁנָא שָׁוֶה מָאתַיִם בְּמָנֶה — דְּאָמְרִי לַהּ: אַתְּ אַפְסֵדְתְּ, שָׁוֶה מָנֶה בְּמָאתַיִם נָמֵי, תֵּימָא: אֲנָא אַרְוַוחְנָא!Guemara (discussion des Amoraïm) : Quelle différence y a-t-il ? Pour le bien valant deux cents vendu pour un mané, elle a reçu toute sa ketouba, car on lui dit : C'est toi qui as causé la perte. Pour le bien valant un mané vendu pour deux cents aussi, qu'elle dise : C'est moi qui ai fait le bénéfice ! Elle n'aurait reçu de la succession que la valeur d'un mané et devrait pouvoir réclamer le reste.
- אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ:Rav Na'hman a dit au nom de Rabba bar Avouh :
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