Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֶלָּא מִן הָאֵירוּסִין מַאי טַעְמָא? אָמַר עוּלָּא: מִשּׁוּם חִינָּא. רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: לְפִי שֶׁאֵין אָדָם רוֹצֶה שֶׁתִּתְבַּזֶּה אִשְׁתּוֹ בְּבֵית דִּין.Mais la veuve des fiançailles, quelle est la raison pour laquelle elle vend hors du tribunal ? Oulla a dit : À cause de la grâce : nos Maîtres ont voulu que les femmes trouvent grâce aux yeux des hommes et ne renoncent pas à se marier. Rabbi Yo'hanan a dit : Parce qu'un homme ne veut pas que sa femme soit humiliée au tribunal.
- מַאי בֵּינַיְיהוּ? אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ גְּרוּשָׁה. לְמַאן דְּאָמַר מִשּׁוּם חִינָּא — גְּרוּשָׁה נָמֵי בָּעֲיָא חֵן, לְמַאן דְּאָמַר לְפִי שֶׁאֵין אָדָם רוֹצֶה שֶׁתִּתְבַּזֶּה אִשְׁתּוֹ בְּבֵית דִּין — גְּרוּשָׁה לָא אִיכְפַּת לֵיהּ.Quelle est la différence entre eux ? Il y a entre eux le cas de la divorcée. Selon celui qui dit : à cause de la grâce, la divorcée aussi a besoin de grâce ; selon celui qui dit : parce qu'un homme ne veut pas que sa femme soit humiliée au tribunal, la divorcée, cela ne lui importe pas.
- תְּנַן: וּגְרוּשָׁה לֹא תִּמְכּוֹר אֶלָּא בְּבֵית דִּין. בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר לְפִי שֶׁאֵין אָדָם רוֹצֶה שֶׁתִּתְבַּזֶּה אִשְׁתּוֹ בְּבֵית דִּין — גְּרוּשָׁה לָא אִיכְפַּת לֵיהּ. אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר מִשּׁוּם חִינָּא, גְּרוּשָׁה נָמֵי בָּעֲיָא חֵן!Nous avons appris dans la Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi ; plus bas, dans cet amoud) : Et la divorcée ne vendra qu'au tribunal. Certes, selon celui qui dit : parce qu'un homme ne veut pas que sa femme soit humiliée au tribunal, la divorcée, cela ne lui importe pas. Mais selon celui qui dit : à cause de la grâce, la divorcée aussi a besoin de grâce !
- הָא מַנִּי — רַבִּי שִׁמְעוֹן הִיא.Celle-ci, de qui est-elle ? C'est Rabbi Chimon, pour qui toute femme vendant pour sa ketouba (contrat de mariage) ne vend qu'au tribunal.
- אִי רַבִּי שִׁמְעוֹן, הָא תְּנָא לֵיהּ רֵישָׁא: מִן הָאֵירוּסִין לֹא תִּמְכּוֹר כּוּ׳?Si c'est Rabbi Chimon, il l'a déjà enseigné au début : Des fiançailles, elle ne vendra, etc. qu'au tribunal ?
- מַהוּ דְּתֵימָא: אַלְמָנָה מִן הָאֵירוּסִין הוּא דְּלָא נְפִישׁ חֵן דִּידַהּ, אֲבָל גְּרוּשָׁה דִּנְפִישׁ חֵן דִּידַהּ, אֵימָא תִּיבְּעֵי חֵן.Il le fallait, de peur que tu ne dises : C'est la veuve des fiançailles dont le besoin de grâce n'est pas grand, car elle n'a pas connu d'union conjugale ; mais la divorcée, dont le besoin de grâce est grand, je dirais qu'elle a besoin de grâce, et qu'elle vend hors du tribunal.
- הָא נָמֵי תְּנֵינָא: ״כֹּל שֶׁאֵין לָהּ מְזוֹנוֹת״. לְאֵתוֹיֵי מַאי? לָאו לְאֵתוֹיֵי גְּרוּשָׁה?Cela aussi, nous l'avons appris : « Toute femme qui n'a pas d'entretien » ne vend qu'au tribunal. Pour inclure quoi ? N'est-ce pas pour inclure la divorcée ?
- לָא, לְאֵתוֹיֵי ״מְגוֹרֶשֶׁת וְאֵינָהּ מְגוֹרֶשֶׁת״ — כִּדְרַבִּי זֵירָא. דְּאָמַר רַבִּי זֵירָא: כׇּל מָקוֹם שֶׁאָמְרוּ מְגוֹרֶשֶׁת וְאֵינָהּ מְגוֹרֶשֶׁת — בַּעַל חַיָּיב בִּמְזוֹנוֹתֶיהָ.Non, c'est pour inclure celle qui est « divorcée et non divorcée », dans un cas de doute, comme Rabbi Zeira. Car Rabbi Zeira a dit : Partout où ils ont dit « divorcée et non divorcée », le mari est tenu à son entretien.
- תָּא שְׁמַע: כְּשֵׁם שֶׁמּוֹכֶרֶת שֶׁלֹּא בְּבֵית דִּין, כָּךְ יוֹרְשֶׁיהָ יוֹרְשֵׁי כְתוּבָּתָהּ מוֹכְרִים שֶׁלֹּא בְּבֵית דִּין. בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר לְפִי שֶׁאֵין אָדָם רוֹצֶה שֶׁתִּתְבַּזֶּה אִשְׁתּוֹ בְּבֵית דִּין, כִּי הֵיכִי דְּאִיהִי לָא נִיחָא לֵיהּ דְּתִתְבַּזֵּי — יוֹרְשֶׁיהָ נָמֵי לָא נִיחָא לֵיהּ דְּלִיבַּזּוּ, אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר מִשּׁוּם חִינָּא, יוֹרְשֶׁיהָ מַאי חֵן אִיכָּא? תַּרְגְּמַהּ עוּלָּא: כְּגוֹן שֶׁיְּרָשַׁתָּה בִּתָּהּ אוֹ אֲחוֹתָהּ.Viens et entends : De même qu'elle vend hors du tribunal, ainsi ses héritiers, ceux qui héritent de sa ketouba, vendent hors du tribunal. Certes, selon celui qui dit : parce qu'un homme ne veut pas que sa femme soit humiliée au tribunal, de même qu'il ne lui convient pas qu'elle soit humiliée, il ne lui convient pas non plus que ses héritiers soient humiliés. Mais selon celui qui dit : à cause de la grâce, pour ses héritiers, quelle grâce y a-t-il ? Oulla l'a expliqué : Par exemple, si c'est sa fille ou sa sœur qui a hérité d'elle.
- מַתְנִי׳ מָכְרָה כְּתוּבָּתָהּ אוֹ מִקְצָתָהּ, מִשְׁכְּנָה כְּתוּבָּתָהּ אוֹ מִקְצָתָהּ, נָתְנָה כְּתוּבָּתָהּ לְאַחֵר אוֹ מִקְצָתָהּ — לֹא תִּמְכּוֹר אֶת הַשְּׁאָר אֶלָּא בְּבֵית דִּין. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: מוֹכֶרֶת הִיא אֲפִילּוּ אַרְבָּעָה וַחֲמִשָּׁה פְּעָמִים. וּמוֹכֶרֶת לִמְזוֹנוֹת שֶׁלֹּא בְּבֵית דִּין, וְכוֹתֶבֶת ״לִמְזוֹנוֹת מָכַרְתִּי״. וּגְרוּשָׁה לֹא תִּמְכּוֹר אֶלָּא בְּבֵית דִּין.Michna : Si elle a vendu sa ketouba ou une partie, si elle a mis en gage sa ketouba ou une partie, si elle a donné sa ketouba à un autre ou une partie, elle ne vendra le reste qu'au tribunal. Et les Sages disent : Elle vend même quatre ou cinq fois. Et elle vend pour l'entretien hors du tribunal, et elle écrit : « J'ai vendu pour l'entretien. » Et la divorcée ne vendra qu'au tribunal.
- גְּמָ׳ מַתְנִיתִין מַנִּי? רַבִּי שִׁמְעוֹן הִיא. דְּתַנְיָא: מָכְרָה כְּתוּבָּתָהּ, מִשְׁכְּנָה כְּתוּבָּתָהּ, עָשְׂתָה כְּתוּבָּתָהּ אַפּוֹתֵיקֵי לְאַחֵר — אֵין לָהּ מְזוֹנוֹת, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא מָכְרָה וְלֹא מִשְׁכְּנָה כְּתוּבָּתָהּ אֶלָּא מַחֲצִיתָהּ — אִבְּדָה מְזוֹנוֹתֶיהָ.Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) : La Michna, de qui est-elle ? C'est Rabbi Chimon. Car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Si elle a vendu sa ketouba, mis en gage sa ketouba, fait de sa ketouba une apotiki (gage spécialement affecté) pour un autre, elle n'a pas d'entretien ; telles sont les paroles de Rabbi Méïr. Rabbi Chimon dit : Bien qu'elle n'ait vendu et mis en gage de sa ketouba que la moitié, elle a perdu son entretien.
- לְמֵימְרָא דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן סָבַר דְּלָא אָמְרִינַן מִקְצָת כֶּסֶף כְּכׇל כֶּסֶף, וְרַבָּנַן סָבְרִי אָמְרִינַן מִקְצָת כֶּסֶף כְּכׇל כֶּסֶף?Faut-il dire que Rabbi Chimon pense que nous ne disons pas : une partie de l'argent est comme tout l'argent, et que nos Maîtres pensent que nous disons : une partie de l'argent est comme tout l'argent ?
- הָא אִיפְּכָא שָׁמְעִינַן לְהוּ! דְּתַנְיָא: ״וְהוּא אִשָּׁה בִּבְתוּלֶיהָ״ — פְּרָט לְבוֹגֶרֶת שֶׁכָּלוּ בְּתוּלֶיהָ, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי אֶלְעָזָר וְרַבִּי שִׁמְעוֹן מַכְשִׁירִין בְּבוֹגֶרֶת.Or nous les avons entendus dire l'inverse ! Car il a été enseigné : « Et lui, c'est une femme dans sa virginité » (Lévitique 21, 13) qu'il épousera, à propos du Grand Prêtre : à l'exclusion de la jeune femme adulte, dont la virginité a pris fin ; telles sont les paroles de Rabbi Méïr. Rabbi Elazar et Rabbi Chimon déclarent apte la femme adulte.
- הָתָם בִּקְרָאֵי פְּלִיגִי. רַבִּי מֵאִיר סָבַר: ״בְּתוּלָה״ — אֲפִילּוּ מִקְצָת בְּתוּלִים. ״בְּתוּלֶיהָ״ — עַד דְּאִיכָּא כּוּלְּהוּ בְּתוּלִים. ״בִּבְתוּלֶיהָ״, בִּכְדַרְכָּהּ — אִין, שֶׁלֹּא כְּדַרְכָּהּ — לָא.Là, ils divergent sur les versets. Rabbi Méïr pense : s'il était écrit « vierge », cela s'entendrait même d'une virginité partielle. « Sa virginité » enseigne qu'il faut que toute la virginité soit présente. « Dans sa virginité » enseigne que si l'union a eu lieu de manière habituelle, oui, elle est disqualifiée ; de manière non habituelle, non.
- רַבִּי אֶלְעָזָר וְרַבִּי שִׁמְעוֹן סָבְרִי: ״בְּתוּלָה״ — שְׁלֵמָה מַשְׁמַע, ״בְּתוּלֶיהָ״ — אֲפִילּוּ מִקְצָת בְּתוּלִים.Rabbi Elazar et Rabbi Chimon pensent : « Vierge » implique une vierge entière ; « sa virginité » vient enseigner même une virginité partielle.
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