Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אִם בְּמַתָּנָה נוֹטְלָן לֹא כָּךְ יָפֶה כֹּחוֹ.S'il les prend à titre de don, son pouvoir n'est pas aussi bon, car il ne pourrait pas saisir sur les biens vendus à des tiers. De même, la veuve peut vendre et décider ensuite à quel titre elle a vendu.
- כֵּיצַד מוֹכֶרֶת? אָמַר רַבִּי דָּנִיאֵל בַּר רַב קַטִּינָא אָמַר רַב הוּנָא: מוֹכֶרֶת אַחַת לִשְׁנֵים עָשָׂר חֹדֶשׁ, וְלוֹקֵחַ מְפַרְנֵס אַחַת לִשְׁלשִׁים יוֹם. וְרַב יְהוּדָה אָמַר: מוֹכֶרֶת לְשִׁשָּׁה חֳדָשִׁים, וְלוֹקֵחַ מְפַרְנֵס אַחַת לִשְׁלשִׁים יוֹם.Comment vend-elle pour son entretien ? Rabbi Daniel bar Rav Katina a dit que Rav Houna a dit : Elle vend une fois pour douze mois, et l'acheteur pourvoit à ses besoins une fois tous les trente jours. Et Rav Yehouda a dit : Elle vend pour six mois, et l'acheteur pourvoit à ses besoins une fois tous les trente jours.
- תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַב הוּנָא: מוֹכֶרֶת לִשְׁנֵים עָשָׂר חֹדֶשׁ, וְלוֹקֵחַ מְפַרְנֵס אַחַת לִשְׁלשִׁים יוֹם. תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַב יְהוּדָה: מוֹכֶרֶת לְשִׁשָּׁה חֳדָשִׁים, וְלוֹקֵחַ מְפַרְנֵס אַחַת לִשְׁלשִׁים יוֹם.Il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) comme Rav Houna : Elle vend pour douze mois, et l'acheteur pourvoit à ses besoins une fois tous les trente jours. Il a été enseigné comme Rav Yehouda : Elle vend pour six mois, et l'acheteur pourvoit à ses besoins une fois tous les trente jours.
- אָמַר אַמֵּימָר, הִלְכְתָא: מוֹכֶרֶת לְשִׁשָּׁה חֳדָשִׁים וְלוֹקֵחַ מְפַרְנֵס אַחַת לִשְׁלשִׁים יוֹם. אֲמַר לֵיהּ רַב אָשֵׁי לְאַמֵּימָר: דְּרַב הוּנָא מַאי? אֲמַר לֵיהּ: לָא שְׁמִיעַ לִי, כְּלוֹמַר: לָא סְבִירָא לִי.Amémar a dit : La halakha (loi, règle pratique) est qu'elle vend pour six mois, et l'acheteur pourvoit à ses besoins une fois tous les trente jours. Rav Achi a dit à Amémar : Et celle de Rav Houna, qu'en est-il ? Il lui a dit : Je ne l'ai pas entendue, c'est-à-dire : je ne suis pas de cet avis.
- בְּעוֹ מִינֵּיהּ מֵרַב שֵׁשֶׁת: מוֹכֶרֶת לִמְזוֹנוֹת, מַהוּ שֶׁתַּחֲזוֹר וְתִטְרוֹף לִכְתוּבָּה?Ils ont demandé à Rav Chéchèt : Si elle vend pour l'entretien, qu'en est-il : peut-elle revenir saisir ces mêmes terres pour la ketouba (contrat de mariage) ?
- קָמִיבַּעְיָא לְהוּ בִּדְרַב יוֹסֵף. דְּאָמַר רַב יוֹסֵף: אַרְמַלְתָּא דְּזַבֵּין — אַחְרָיוּת אַיַּתְמֵי, וּבֵי דִינָא דְּזַבֵּין — אַחְרָיוּת אַיַּתְמֵי. מַאי?Ils se sont posé la question à propos de la règle de Rav Yossef. Car Rav Yossef a dit : Une veuve qui a vendu, la garantie incombe aux orphelins ; et un tribunal qui a vendu, la garantie incombe aux orphelins. Qu'en est-il donc ici ?
- כֵּיוָן דְּאַחְרָיוּת אַיַּתְמֵי, טָרְפָא, אוֹ דִלְמָא מָצֵי אָמְרִי לַהּ: נְהִי דְּאַחְרָיוּת דְּעָלְמָא לָא קַבֵּילְתְּ עִילָּוָךְ, אַחְרָיוּת דְּנַפְשָׁךְ מִי לָא קַבּוֹלֵי קַבֵּילְתְּ?Puisque la garantie incombe aux orphelins, elle peut saisir ? Ou peut-être les acheteurs peuvent-ils lui dire : Admettons que tu n'aies pas pris sur toi la garantie à l'égard de tous ; la garantie pour toi-même, ne l'as-tu pas prise sur toi ?
- אֲמַר לֵיהּ, תְּנֵיתוּהָ: מוֹכֶרֶת וְהוֹלֶכֶת עַד כְּדֵי כְתוּבָּתָהּ, וְסֶמֶךְ לָהּ שֶׁתִּגְבֶּה כְּתוּבָּתָהּ מִן הַשְּׁאָר. שְׁמַע מִינַּהּ: שַׁיַּירָא — אִין, לָא שַׁיַּירָא — לָא.Il lui a dit : Vous l'avez appris dans une baraïta : Elle vend progressivement jusqu'à ce qu'il ne reste que la valeur de sa ketouba, et elle compte percevoir sa ketouba sur le reste. Déduis-en : si elle a laissé de quoi percevoir, oui ; si elle n'a pas laissé, non. Si elle pouvait saisir sur les acheteurs, elle n'aurait pas besoin de réserver cette part.
- וְדִלְמָא עֵצָה טוֹבָה קָא מַשְׁמַע לַן, דְּלָא לִיקְרוֹ לַהּ הַדְרָנִיתָא. אִם כֵּן, לִיתְנֵי: ״גּוֹבָה כְּתוּבָּתָהּ מִן הַשְּׁאָר״, מַאי ״סֶמֶךְ לָהּ״? שְׁמַע מִינַּהּ: שַׁיַּירָא — אִין, לָא שַׁיַּירָא — לָא.Mais peut-être la baraïta nous fait-elle entendre un bon conseil, pour qu'on ne l'appelle pas « celle qui se rétracte » ? S'il en est ainsi, qu'elle enseigne : « Elle perçoit sa ketouba sur le reste » ; pourquoi « elle compte » ? Déduis-en : si elle a laissé, oui ; si elle n'a pas laissé, non.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: זַבֵּין וְלָא אִיצְטְרִיכוּ לֵיהּ זוּזֵי, הָדְרִי זְבִינֵי, אוֹ לָא הָדְרִי זְבִינֵי?Ils ont posé la question : Celui qui a vendu pour un besoin précis et n'a pas eu besoin de l'argent, la vente est-elle annulée, ou n'est-elle pas annulée ?
- תָּא שְׁמַע: דְּהָהוּא גַּבְרָא דְּזַבֵּין אַרְעָא לְרַב פָּפָּא, דְּאִצְטְרִיכוּ לֵיהּ זוּזֵי לְמִיזְבַּן תּוֹרֵי. לְסוֹף לָא אִיצְטְרִיכוּ לֵיהּ, וְאַהְדְּרַיהּ נִיהֲלֵיהּ רַב פָּפָּא לְאַרְעֵיהּ. רַב פָּפָּא לִפְנִים מִשּׁוּרַת הַדִּין הוּא דַּעֲבַד.Viens et entends : Un certain homme a vendu une terre à Rav Pappa, car il avait besoin d'argent pour acheter des bœufs. Finalement, il n'en a pas eu besoin, et Rav Pappa lui a rendu sa terre. Ce n'est pas une preuve : Rav Pappa a agi au-delà de la stricte exigence de la loi.
- תָּא שְׁמַע: דְּהָהוּא בִּצּוּרְתָּא דַּהֲוָת בִּנְהַרְדְּעָא, זַבְּנִינְהוּ כּוּלֵּי עָלְמָא לְאַפַּדְנַיְיהוּ, לְסוֹף אֲתוֹ חִיטֵּי. אֲמַר לְהוּ רַב נַחְמָן: דִּינָא הוּא דְּהָדְרִי אַפַּדְנֵי לְמָרַיְיהוּ.Viens et entends : Il y eut une certaine disette à Neharde'a, et tout le monde vendit ses demeures (apadna) pour acheter du blé. Finalement, du blé arriva. Rav Na'hman leur a dit : La loi est que les demeures reviennent à leurs propriétaires.
- הָתָם נָמֵי: זְבִינֵי בְּטָעוּת הֲווֹ, דְּאִיגַּלַּאי מִילְּתָא דְּאַרְבָּא בְּעִקּוּלֵי הֲוָה קָיְימָא.Là aussi, les ventes étaient faites par erreur, car la chose s'est révélée : le bateau se trouvait déjà dans les méandres du fleuve au moment de la vente.
- אִי הָכִי, הַיְינוּ דַּאֲמַר לֵיהּ רָמֵי בַּר שְׁמוּאֵל לְרַב נַחְמָן: אִם כֵּן נִמְצֵאתָ מַכְשִׁילָן לֶעָתִיד לָבֹא! אֲמַר לֵיהּ: אַטּוּ כׇּל יוֹמָא בִּצּוּרְתָּא שְׁכִיחָא? אֲמַר לֵיהּ: אִין, בִּצּוּרְתָּא בִּנְהַרְדְּעָא מִשְׁכָּח שְׁכִיחָא.S'il en est ainsi, c'est bien ce que Rami bar Chmouel a dit à Rav Na'hman : S'il en est ainsi, tu te trouves à les faire trébucher à l'avenir ! car on n'osera plus leur acheter. Il lui a dit : Est-ce que chaque jour une disette est fréquente ? Il lui a dit : Oui, à Neharde'a, la disette est très fréquente.
- וְהִלְכְתָא: זַבֵּין וְלָא אִיצְטְרִיכוּ לֵיהּ זוּזֵי — הָדְרִי זְבִינֵי.Et la halakha est : celui qui a vendu et n'a pas eu besoin de l'argent, la vente est annulée.
- מַתְנִי׳ אַלְמָנָה, בֵּין מִן הָאֵירוּסִין בֵּין מִן הַנִּשּׂוּאִין — מוֹכֶרֶת שֶׁלֹּא בְּבֵית דִּין.Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) : Une veuve, que ce soit des fiançailles ou du mariage, vend les biens de son mari hors du tribunal.
- רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: מִן הַנִּשּׂוּאִין מוֹכֶרֶת שֶׁלֹּא בְּבֵית דִּין, מִן הָאֵירוּסִין לֹא תִּמְכּוֹר אֶלָּא בְּבֵית דִּין, מִפְּנֵי שֶׁאֵין לָהּ מְזוֹנוֹת. וְכֹל שֶׁאֵין לָהּ מְזוֹנוֹת — לֹא תִּמְכּוֹר אֶלָּא בְּבֵית דִּין.Rabbi Chimon dit : Veuve du mariage, elle vend hors du tribunal ; veuve des fiançailles, elle ne vendra qu'au tribunal, parce qu'elle n'a pas d'entretien. Et toute femme qui n'a pas d'entretien ne vendra qu'au tribunal.
- גְּמָ׳ בִּשְׁלָמָא מִן הַנִּשּׂוּאִין — מִשּׁוּם מְזוֹנֵי,Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) : Certes, du mariage, elle vend hors du tribunal à cause de l'entretien, qui ne peut attendre.
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