Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- יָכוֹל לְמֵימַר: גֵּירַשְׁתִּיהָ וְנָתַתִּי לָהּ כְּתוּבָּתָהּ.le mari peut aussi dire : « Je l'ai répudiée et je lui ai donné sa ketouba » (la somme garantie par le contrat de mariage).
- הָא מִדְּקָתָנֵי סֵיפָא: רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: מִן הַסַּכָּנָה וְאֵילָךְ אִשָּׁה גּוֹבָה כְּתוּבָּתָהּ שֶׁלֹּא בְּגֵט, וּבַעַל חוֹב שֶׁלֹּא בִּפְרוֹזְבּוּל. בִּדְאִיכָּא עֵדֵי גֵירוּשִׁין עָסְקִינַן. דְּאִי לֵיכָּא עֵדֵי גֵירוּשִׁין, בְּמַאי גָּבְיָא?Or, du fait qu'il enseigne à la fin : Rabban Chimon ben Gamliel dit : à partir du danger et au-delà (l'époque de la persécution), la femme perçoit sa ketouba sans get (acte de divorce), et le créancier sans prozboul (acte préservant les créances malgré l'année sabbatique), il ressort que nous traitons du cas où il y a des témoins du divorce. Car s'il n'y a pas de témoins du divorce, avec quoi perçoit-elle ?
- אֶלָּא כּוּלָּהּ רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל הִיא, וְחַסּוֹרֵי מִיחַסְּרָא וְהָכִי קָתָנֵי: הֲרֵי אֵלּוּ לֹא יִפָּרְעוּ. בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים: כְּשֶׁאֵין שָׁם עֵדֵי גֵירוּשִׁין, אֲבָל יֵשׁ שָׁם עֵדֵי גֵירוּשִׁין — גָּבְיָא תּוֹסֶפֶת. וְעִיקָּר, אִי מַפְּקָא גִּיטָּא — גָּבְיָא, וְאִי לָא מַפְּקָא גִּיטָּא — לָא גָּבְיָא.Mais alors, toute la Michna est de Rabban Chimon ben Gamliel, et il y manque des mots, et voici ce qu'elle enseigne : ceux-là ne se font pas payer. De quoi parle-t-on ? Lorsqu'il n'y a pas là de témoins du divorce ; mais s'il y a là des témoins du divorce, elle perçoit le supplément de la ketouba. Quant au principal, si elle produit le get, elle perçoit, et si elle ne produit pas le get, elle ne perçoit pas.
- וּמִן הַסַּכָּנָה וְאֵילָךְ, אַף עַל גַּב דְּלָא מַפְּקָא גִּיטָּא — גָּבְיָא. שֶׁרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: מִסַּכָּנָה וְאֵילָךְ אִשָּׁה גּוֹבָה כְּתוּבָּתָהּ שֶׁלֹּא בְּגֵט, וּבַעַל חוֹב שֶׁלֹּא בִּפְרוֹזְבּוּל.Et à partir du danger et au-delà, même si elle ne produit pas de get, elle perçoit aussi le principal, car Rabban Chimon ben Gamliel dit : à partir du danger et au-delà, la femme perçoit sa ketouba sans get, et le créancier sans prozboul.
- אָמְרִי לֵיהּ רַב כָּהֲנָא וְרַב אַסִּי לְרַב: לְדִידָךְ דְּאָמְרַתְּ גֵּט גּוֹבָה עִיקָּר, אַלְמָנָה מִן הַנִּשּׂוּאִין בְּמַאי גָּבְיָא? בְּעֵדֵי מִיתָה. וְלֵיחוּשׁ דִּלְמָא גֵּירְשָׁהּ, וּמַפְּקָא לְגִיטָּא וְגָבְיָא בֵּיהּ?! בְּיוֹשֶׁבֶת תַּחַת בַּעְלָהּ.Rav Kahana et Rav Assi ont dit à Rav : selon toi, qui as dit que le get fait percevoir le principal, la veuve après le mariage, avec quoi perçoit-elle ? Avec des témoins de la mort du mari. Mais craignons que peut-être il ne l'ait répudiée, et qu'elle ne produise le get et perçoive avec lui une seconde fois ! Rav leur répond : elle ne perçoit que si elle habitait sous le toit de son mari jusqu'à sa mort.
- וְדִלְמָא סָמוּךְ לְמִיתָה גֵּירְשָׁהּ! אִיהוּ הוּא דְּאַפְסֵיד אַנַּפְשֵׁיהּ.Mais peut-être l'a-t-il répudiée à l'approche de sa mort ! La Guemara répond : c'est lui-même qui s'est causé cette perte, en n'ayant pas fait connaître le divorce.
- אַלְמָנָה מִן הָאֵירוּסִין בְּמַאי גָּבְיָא — בְּעֵדֵי מִיתָה, וְלֵיחוּשׁ דִּלְמָא גֵּירְשָׁהּ, וּמַפְּקָא גִּיטָּא וְגָבְיָא!La veuve après les fiançailles, avec quoi perçoit-elle ? Avec des témoins de la mort du mari. Mais craignons que peut-être il ne l'ait répudiée, et qu'elle ne produise le get et perçoive à nouveau ! Or la fiancée n'a jamais habité sous son toit.
- אֶלָּא: בִּמְקוֹם דְּלָא אֶפְשָׁר כָּתְבִינַן שׁוֹבָר. דְּאִי לָא תֵּימָא הָכִי, עֵדֵי מִיתָה גּוּפַיְיהוּ נֵיחוּשׁ דִּלְמָא מַפְּקָא עֵדֵי מִיתָה בְּהַאי בֵּי דִינָא וְגָבְיָא, וַהֲדַר מַפְּקָא בְּבֵי דִינָא אַחֲרִינָא וְגָבְיָא. אֶלָּא וַדַּאי בִּמְקוֹם דְּלָא אֶפְשָׁר כָּתְבִינַן שׁוֹבָר.Mais alors : là où ce n'est pas possible autrement, nous écrivons une quittance. Car si tu ne dis pas cela, pour les témoins de la mort eux-mêmes, craignons que peut-être elle ne produise les témoins de la mort dans ce tribunal-ci et ne perçoive, puis ne les produise de nouveau dans un autre tribunal et ne perçoive ! Mais alors, assurément, là où ce n'est pas possible autrement, nous écrivons une quittance.
- אֲמַר לֵיהּ מָר קַשִּׁישָׁא בְּרֵיהּ דְּרַב חִסְדָּא לְרַב אָשֵׁי: אַלְמָנָה מִן הָאֵירוּסִין, מְנָלַן דְּאִית לַהּ כְּתוּבָּה? אִילֵּימָא מֵהָא: נִתְאַרְמְלָה אוֹ נִתְגָּרְשָׁה, בֵּין מִן הָאֵירוּסִין בֵּין מִן הַנִּשּׂוּאִין, גּוֹבָה אֶת הַכֹּל — דִּלְמָא דִּכְתַב לַהּ.Mar Kachicha, fils de Rav 'Hisda, a dit à Rav Achi : la veuve après les fiançailles, d'où savons-nous qu'elle a une ketouba ? Si tu dis que c'est de ceci : si elle est devenue veuve ou a été répudiée, que ce soit après les fiançailles ou après le mariage, elle perçoit le tout (Michna, plus haut, 54b), peut-être s'agit-il du cas où il lui a écrit une ketouba de son plein gré.
- וְכִי תֵּימָא: אִי כְּתַב לַהּ, מַאי לְמֵימְרָא! לְאַפּוֹקֵי מִדְּרַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה, דְּאָמַר: שֶׁלֹּא כָּתַב לָהּ אֶלָּא עַל מְנָת שֶׁהוּא כּוֹנְסָהּ.Et si tu dis : s'il lui a écrit une ketouba, à quoi bon le dire ? C'est pour exclure l'opinion de Rabbi Elazar ben Azarya, qui a dit : il ne lui a écrit le supplément qu'à condition de l'épouser.
- דַּיְקָא נָמֵי, דְּקָתָנֵי: גּוֹבָה אֶת הַכֹּל. אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא דְּכָתַב לָהּ — מִשּׁוּם הָכִי גּוֹבָה אֶת הַכֹּל. אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ דְּלָא כְּתַב לַהּ. מַאי ״גּוֹבָה אֶת הַכֹּל״? מָנֶה מָאתַיִם הוּא דְּאִית לָהּ!Le texte est d'ailleurs précis, puisqu'il enseigne : elle perçoit le tout. Certes, si tu dis qu'il lui a écrit une ketouba, c'est pour cela qu'elle perçoit le tout, principal et supplément. Mais si tu dis qu'il ne lui a pas écrit de ketouba, que signifie : « elle perçoit le tout » ? Elle n'a qu'un mané (cent zouz) ou deux cents, fixés par les Sages !
- וְאֶלָּא, מִדְּתָנֵי רַב חִיָּיא בַּר אָבִין: אִשְׁתּוֹ אֲרוּסָה, לֹא אוֹנֵן וְלֹא מִיטַּמֵּא לָהּ. וְכֵן הִיא, לֹא אוֹנֶנֶת וְלֹא מִיטַּמְּאָה לוֹ. מֵתָה — אֵינוֹ יוֹרְשָׁהּ, מֵת הוּא — גּוֹבָה כְּתוּבָּתָהּ.Mais alors, dirons-nous que c'est de ce qu'a enseigné Rav 'Hiyya bar Avin : pour sa femme fiancée, il n'entre pas dans le deuil de l'onen (le deuil précédant l'enterrement) et ne se rend pas impur pour elle s'il est Cohen. Et de même elle, elle n'est pas onenet et ne se rend pas impure pour lui. Si elle meurt, il n'hérite pas d'elle ; s'il meurt, elle perçoit sa ketouba.
- דִּלְמָא דִּכְתַב לַהּ. וְכִי תֵּימָא: אִי כְּתַב לַהּ מַאי לְמֵימְרָא? מֵתָה אֵינוֹ יוֹרְשָׁהּ אִיצְטְרִיכָא לֵיהּ.Peut-être s'agit-il du cas où il lui a écrit une ketouba. Et si tu dis : s'il lui a écrit une ketouba, à quoi bon le dire ? C'est que l'enseignement « si elle meurt, il n'hérite pas d'elle » lui était nécessaire.
- אֲמַר לֵיהּ רַב נַחְמָן לְרַב הוּנָא: לְרַב דְּאָמַר גֵּט גּוֹבָה עִיקָּר, לֵיחוּשׁ דִּלְמָא מַפְּקָא גִּיטָּא בְּהַאי בֵּי דִינָא וְגָבְיָא, וְהָדְרָא מַפְּקָא בְּבֵי דִינָא אַחֲרִינָא וְגָבְיָא? וְכִי תֵּימָא דְּקָרְעִינַן לֵיהּ! אָמְרָה: בָּעֵינָא לְאִנְּסוֹבֵי בֵּיהּ.Rav Na'hman a dit à Rav Houna : selon Rav, qui a dit que le get fait percevoir le principal, craignons que peut-être elle ne produise le get dans ce tribunal-ci et ne perçoive, puis ne le produise de nouveau dans un autre tribunal et ne perçoive ! Et si tu dis que nous le déchirons, elle dira : « J'en ai besoin pour me remarier avec. »
- דְּקָרְעִינַן לֵיהּ וְכָתְבִינַן אַגַּבֵּיהּ: גִּיטָּא דְּנַן קְרַעְנוֹהִי לָאו מִשּׁוּם דְּגִיטָּא פָּסוּל הוּא, אֶלָּא דְּלָא תִּיהְדַּר וְתִיגְבֵּי בֵּיהּ זִמְנָא אַחֲרִינָא.Rav Houna répond : c'est que nous le déchirons et écrivons au dos : « Ce get, nous l'avons déchiré, non parce que c'est un get invalide, mais pour qu'elle ne revienne pas percevoir avec lui une autre fois. »
- מַתְנִי׳ שְׁנֵי גִיטִּין וּשְׁתֵּי כְתוּבּוֹת, גּוֹבָה שְׁתֵּי כְתוּבּוֹת.MICHNA : Si elle présente deux guitin et deux ketoubot, elle perçoit deux ketoubot.
- שְׁתֵּי כְתוּבּוֹת וְגֵט אֶחָד, אוֹ כְּתוּבָּה וּשְׁנֵי גִטִּין, אוֹ כְּתוּבָּה וְגֵט וּמִיתָה — אֵינָהּ גּוֹבָה אֶלָּא כְּתוּבָּה אַחַת. שֶׁהַמְגָרֵשׁ אֶת אִשְׁתּוֹ וְהֶחְזִירָהּ — עַל מְנָת כְּתוּבָּה הָרִאשׁוֹנָה מַחְזִירָהּ.Deux ketoubot et un seul get, ou une ketouba et deux guitin, ou une ketouba, un get et des témoins de la mort du mari : elle ne perçoit qu'une seule ketouba. Car celui qui répudie sa femme et la reprend la reprend à condition que vaille la première ketouba.
- גְּמָ׳ אִי בָּעֲיָא בְּהַאי — גָּבְיָא, אִי בָּעֲיָא בְּהַאי — גָּבְיָא?GUEMARA : Dans le cas de deux ketoubot et un seul get, si elle veut, elle perçoit avec celle-ci, et si elle veut, elle perçoit avec celle-là ?
- לֵימָא תֶּיהְוֵי תְּיוּבְתָּא דְּרַב נַחְמָן אָמַר שְׁמוּאֵל. דְּאָמַר רַב נַחְמָן אָמַר שְׁמוּאֵל: שְׁנֵי שְׁטָרוֹת הַיּוֹצְאִין בָּזֶה אַחַר זֶה, בִּיטֵּל שֵׁנִי אֶת הָרִאשׁוֹן.Disons que c'est une teyouvta (réfutation définitive) de ce que Rav Na'hman a dit au nom de Chmouel ; car Rav Na'hman a dit au nom de Chmouel : deux actes émis l'un après l'autre, le second annule le premier.
- לָאו אִתְּמַר עֲלַהּ, אָמַר רַב פָּפָּא: וּמוֹדֵה רַב נַחְמָן דְּאִי אוֹסֵיף בֵּיהּ דִּיקְלָא, לְתוֹסֶפֶת כַּתְבֵיהּ. הָכָא נָמֵי בִּדְאוֹסֵיף לַהּ.N'a-t-il pas été dit à ce sujet : Rav Pappa a dit : et Rav Na'hman reconnaît que s'il y a ajouté un palmier, il l'a écrit comme supplément. Ici aussi, il s'agit du cas où il a ajouté pour elle une somme dans la seconde ketouba.
- תָּנוּ רַבָּנַן: הוֹצִיאָה גֵּט וּכְתוּבָּה וּמִיתָה,Nos Maîtres ont enseigné : si elle a produit un get, une ketouba et des témoins de la mort du mari,
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.