Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: כׇּל זְמַן שֶׁהִיא תּוֹבַעַת כְּתוּבָּתָהּ — הַיּוֹרְשִׁין מַשְׁבִּיעִין אוֹתָהּ, וְאִם אֵינָהּ תּוֹבַעַת כְּתוּבָּתָהּ — אֵין הַיּוֹרְשִׁין מַשְׁבִּיעִין אוֹתָהּ.Rabbi Chimon dit : tant qu'elle réclame sa ketouba (la somme garantie par le contrat de mariage), les héritiers lui font prêter serment ; et si elle ne réclame pas sa ketouba, les héritiers ne lui font pas prêter serment.
- גְּמָ׳ סָבַר רָמֵי בַּר חָמָא לְמֵימַר שְׁבוּעָה דְּאוֹרָיְיתָא — דְּקָא טָעֵין מָאתַיִם וְקָא מוֹדֵה לֵיהּ בְּמֵאָה, הָוְיָא לֵיהּ הוֹדָאָה בְּמִקְצָת הַטַּעֲנָה, וְכׇל הַמּוֹדֶה בְּמִקְצָת הַטַּעֲנָה — יִשָּׁבַע.GUEMARA : Rami bar 'Hama pensait dire que le serment de la femme qui entame sa ketouba est un serment de la Torah, car il (le mari) réclame deux cents en affirmant les avoir payés, et elle lui concède cent ; cela constitue pour elle un aveu d'une partie de la réclamation, et quiconque avoue une partie de la réclamation doit prêter serment.
- אָמַר רָבָא: שְׁתֵּי תְשׁוּבוֹת בַּדָּבָר: חֲדָא — דְּכׇל הַנִּשְׁבָּעִין שֶׁבַּתּוֹרָה נִשְׁבָּעִין וְלֹא מְשַׁלְּמִין, וְהִיא נִשְׁבַּעַת וְנוֹטֶלֶת. וְעוֹד: אֵין נִשְׁבָּעִין עַל כְּפִירַת שִׁעְבּוּד קַרְקָעוֹת.Rava a dit : il y a deux réfutations à cela. L'une : tous ceux qui prêtent serment dans la Torah prêtent serment et ne paient pas (le serment sert à se dispenser de payer), alors qu'elle prête serment et perçoit son argent. Et de plus : on ne prête pas serment sur la négation d'un gage immobilier, or la ketouba grève les terres du mari.
- אֶלָּא אָמַר רָבָא: מִדְּרַבָּנַן, דְּפָרַע — דָּיֵיק, דְּמִיפְּרַע — לָא דָּיֵיק, וּרְמוֹ רַבָּנַן שְׁבוּעָה עֲלַהּ כִּי הֵיכִי דְּתִידּוֹק.Mais alors, Rava a dit : ce serment n'est imposé que par décret rabbinique, car celui qui paie est précis et se souvient de son paiement, tandis que celle qui se fait payer n'est pas précise ; et nos Maîtres lui ont imposé un serment afin qu'elle soit précise.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: פּוֹגֶמֶת כְּתוּבָּתָהּ בְּעֵדִים, מַהוּ? אִם אִיתָא דְּפָרְעָה — בְּעֵדִים הֲוָה פָּרַע לַהּ, אוֹ דִלְמָא אִיתְרְמוֹיֵי אִיתְרְמִי לֵיהּ?Ils ont posé la question : si elle entame sa ketouba en reconnaissant un paiement partiel reçu devant témoins, qu'en est-il ? Dirons-nous : s'il était vrai qu'il l'a payée pour le reste, il l'aurait payée devant témoins, et elle serait donc dispensée de serment ; ou peut-être cela s'est-il simplement trouvé ainsi pour lui d'avoir des témoins pour cette partie, et elle doit prêter serment pour le reste ?
- תָּא שְׁמַע: כׇּל הַנִּשְׁבָּעִין שֶׁבַּתּוֹרָה נִשְׁבָּעִין וְלֹא מְשַׁלְּמִין. וְאֵלּוּ נִשְׁבָּעִין וְנוֹטְלִין: הַשָּׂכִיר, וְהַנִּגְזָל, וְהַנֶּחְבָּל, וְשֶׁכְּנֶגְדּוֹ חָשׁוּד עַל הַשְּׁבוּעָה, וְחֶנְוָנִי עַל פִּנְקָסוֹ, וְהַפּוֹגֵם שְׁטָרוֹ שֶׁלֹּא בְּעֵדִים. שֶׁלֹּא בְּעֵדִים — אִין, בְּעֵדִים — לָא!Viens et entends une preuve de la Michna (Chevouot 44b) : tous ceux qui prêtent serment dans la Torah prêtent serment et ne paient pas. Et voici ceux qui prêtent serment et perçoivent : le salarié, et celui qui a été volé, et celui qui a été blessé, et celui dont l'adversaire est suspect quant au serment, et le boutiquier d'après son registre, et celui qui entame son acte sans témoins. Sans témoins, oui, il doit prêter serment ; devant témoins, non !
- לָא מִיבַּעְיָא קָאָמַר: לָא מִיבַּעְיָא בְּעֵדִים — דְּוַדַּאי צְרִיכָה שְׁבוּעָה, אֲבָל שֶׁלֹּא בְּעֵדִים, אֵימָא תֶּיהְוֵי כְּמֵשִׁיב אֲבֵידָה וְתִשְׁקוֹל בְּלֹא שְׁבוּעָה, קָא מַשְׁמַע לַן.La Guemara rejette cette preuve : il s'exprime sur le mode « il n'est pas nécessaire » : il n'est pas nécessaire de dire que, si le paiement partiel a eu lieu devant témoins, elle a certainement besoin d'un serment. Mais sans témoins, on aurait pu dire : qu'elle soit comme celui qui restitue un objet perdu, puisque personne ne savait qu'elle avait reçu quoi que ce soit, et qu'elle prenne le reste sans serment ; il nous enseigne donc que même alors un serment est requis.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: הַפּוֹגֶמֶת כְּתוּבָּתָהּ פָּחוֹת פָּחוֹת מִשָּׁוֶה פְּרוּטָה, מַהוּ? מִי אָמְרִינַן: כֵּיוָן דְּקָא דָיְיקָא כּוּלֵּי הַאי, קוּשְׁטָא קָא אַמְרַהּ, אוֹ דִלְמָא אִיעָרוֹמֵי קָא מִעָרְמָא? תֵּיקוּ.Ils ont posé la question : si elle entame sa ketouba en détaillant des sommes de moins d'une valeur d'une pérouta (la plus petite monnaie) à chaque fois, qu'en est-il ? Disons-nous : puisqu'elle est précise à ce point, elle dit la vérité, ou peut-être use-t-elle de ruse ? Tékou (la question reste en suspens).
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: פּוֹחֶתֶת כְּתוּבָּתָהּ, מַהוּ? מִי אָמְרִינַן הַיְינוּ פּוֹגֶמֶת, אוֹ דִלְמָא: פּוֹגֶמֶת מוֹדְיָא בְּמִקְצָת, הָא לָא קָא מוֹדְיָא בְּמִקְצָת.Ils ont posé la question : si elle réduit sa ketouba, en affirmant que la somme due est moindre que celle de l'acte, qu'en est-il ? Disons-nous que c'est comme celle qui entame sa ketouba, ou peut-être : celle qui entame avoue en partie avoir été payée, alors que celle-ci n'avoue pas en partie ?
- תָּא שְׁמַע: פּוֹחֶתֶת — תִּפָּרַע שֶׁלֹּא בִּשְׁבוּעָה. כֵּיצַד? הָיְתָה כְּתוּבָּתָהּ אֶלֶף זוּז, וְאָמַר לָהּ ״הִתְקַבַּלְתְּ כְּתוּבָּתִיךְ״, וְהִיא אוֹמֶרֶת ״לֹא הִתְקַבַּלְתִּי, וְאֵינָהּ אֶלָּא מָנֶה״ — נִפְרַעַת שֶׁלֹּא בִּשְׁבוּעָה.Viens et entends une baraïta : celle qui réduit sa ketouba se fait payer sans serment. Comment cela ? Sa ketouba était de mille zouz, et il lui a dit : « Tu as reçu ta ketouba », et elle dit : « Je ne l'ai pas reçue, et elle n'est que d'un mané » (cent zouz) : elle se fait payer sans serment.
- בְּמַאי גָּבְיָא? בְּהַאי שְׁטָרָא? הַאי שְׁטָרָא חַסְפָּא בְּעָלְמָא הוּא! אָמַר רָבָא בְּרֵיהּ דְּרַבָּה: בְּאוֹמֶרֶת ״אֲמָנָה הָיְתָה לִי בֵּינִי לְבֵינוֹ״.Avec quoi perçoit-elle ? Avec cet acte ? Cet acte n'est qu'un simple tesson ! Puisqu'elle-même reconnaît que la somme qui y figure est fausse. Rava, fils de Rabba, a dit : il s'agit de celle qui dit : « Il y avait une convention de confiance entre lui et moi » : l'acte est valide, mais il m'a fait confiance pour ne réclamer que cent.
- עֵד אֶחָד מְעִידָהּ שֶׁהִיא פְּרוּעָה. סְבַר רָמֵי בַּר חָמָא לְמֵימַר שְׁבוּעָה דְּאוֹרָיְיתָא, דִּכְתִיב: ״לֹא יָקוּם עֵד אֶחָד בְּאִישׁ לְכׇל עָוֹן וּלְכׇל חַטָּאת״. לְכׇל עָוֹן וּלְכׇל חַטָּאת הוּא דְּאֵינוֹ קָם, אֲבָל קָם הוּא לִשְׁבוּעָה. וְאָמַר מָר: כׇּל מָקוֹם שֶׁהַשְּׁנַיִם מְחַיְּיבִין אוֹתוֹ מָמוֹן — אֶחָד מְחַיְּיבוֹ שְׁבוּעָה.Si un seul témoin atteste qu'elle est payée, elle prête serment, a enseigné la Michna. Rami bar 'Hama pensait dire que c'est un serment de la Torah, comme il est écrit : « Un seul témoin ne se lèvera pas contre un homme pour toute iniquité et pour tout péché » (Deutéronome 19, 15). C'est pour toute iniquité et pour tout péché qu'il ne se lève pas, mais il se lève pour un serment. Et le Maître a dit : partout où deux témoins le rendent passible d'une somme d'argent, un seul le rend passible d'un serment.
- אָמַר רָבָא, שְׁתֵּי תְּשׁוּבוֹת בַּדָּבָר. חֲדָא: דְּכׇל הַנִּשְׁבָּעִין שֶׁבַּתּוֹרָה נִשְׁבָּעִין וְלֹא מְשַׁלְּמִין, וְהִיא נִשְׁבַּעַת וְנוֹטֶלֶת. וְעוֹד: אֵין נִשְׁבָּעִין עַל כְּפִירַת שִׁיעְבּוּד קַרְקָעוֹת.Rava a dit : il y a deux réfutations à cela. L'une : tous ceux qui prêtent serment dans la Torah prêtent serment et ne paient pas, alors qu'elle prête serment et perçoit. Et de plus : on ne prête pas serment sur la négation d'un gage immobilier.
- אֶלָּא אָמַר רָבָא: מִדְּרַבָּנַן, כְּדֵי לְהָפִיס דַּעְתּוֹ שֶׁל בַּעַל.Mais alors, Rava a dit : ce serment n'est imposé que par décret rabbinique, afin d'apaiser l'esprit du mari.
- אָמַר רַב פָּפָּא:Rav Pappa a dit :
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